Place To Be, Or Not To Be (Balade Au Bout Du Monde)

Balade Au Bout Du Monde, par Makyo & Vicomte

Par TORNADO

VF : Glénat

Descente aux enfers à quelques lieues de Paris… © Glénat

Descente aux enfers à quelques lieues de Paris…
© Glénat

La série BALADE AU BOUT DU MONDE est une série de dix-sept albums, divisée en quatre cycles et un épilogue.

Au départ créée par le scénariste Pierre Makyo et le dessinateur Laurent Vicomte, la série a évolué en une suite de cycles dont chacun a été dessiné par un artiste différent.
A l’origine, le premier cycle de quatre albums formait une histoire auto-contenue. C’est à ce premier récit d’aventures que nous allons consacrer cet article. Nous reviendrons éventuellement sur les autres cycles dans des articles ultérieurs.

Chers damoiseaux et gentes dames, nous essaierons de limiter la criée des spoilers, mais une telle histoire nécessite néanmoins de vous en toucher deux mots et ainsi de déflorer un poil l’intrigue générale afin que vous puissiez avoir une idée de ce que cela raconte, parbleu…

Bohême et spleen dans les rues de Paris… © Glénat

Bohême et spleen dans les rues de Paris…
© Glénat

Le pitch : Arthis Jolinon est un jeune photographe parisien qui semble mener une vie bien remplie à tous les niveaux (travail, relations, vie sexuelle…) mais qui cherche manifestement à tromper son ennui et sa mélancolie.
Ayant repéré un vaste marais à quelques kilomètres de la capitale, Arthis, équipé de son meilleur matériel photographique, profite d’un moment de solitude pour se rendre dans cet endroit qui exhale un très fort parfum de mystère.
Alors qu’il pénètre les marécages dans un état presque second, perdu entre la rêverie et le désir de trouver un bon sujet pour son prochain book, et tandis qu’il reconnait une très belle jeune femme (entraperçue à l’Hôtel du Marais) venue apparemment pour les mêmes raisons que lui, Arthis est soudain attaqué par d’étranges individus à cheval, qu’il n’a pas le temps de distinguer avec précision.

Quelques temps après, il se réveille dans un endroit sombre, humide et délabré ressemblant à une gigantesque crypte médiévale. Très vite, il va comprendre qu’il s’est fait emprisonner dans ce lieu cauchemardesque comme on enfermait jadis les gens dans des oubliettes, en compagnie de nombreuses personnes, tous des hommes, dont le point commun est de s’être approchés, tout comme lui, de cet étrange marais…

Le bout du monde, près de chez vous ! © Glénat

Le bout du monde, près de chez vous !
© Glénat

Qu’est-ce que le fantastique ? Au sens littéraire du terme, il s’agit d’un cadre réaliste dans lequel vient s’immiscer un élément que l’on soupçonne surnaturel. C’est-à-dire que, dans le récit strictement fantastique, les personnages sont confrontés à des événements qui semblent relever, dans la vie de tous les jours, de l’impossible. Il faut séparer ce genre du merveilleux dans lequel, au contraire, tout est possible et admis comme une normalité (la magie, les créatures, les pouvoirs, etc.). Le fantastique, c’est donc le monde de la logique qui se heurte à celui de l’illogique. Et en règle générale, dans le récit fantastique, les personnages hésitent à accepter le fait que ce à quoi ils ont été confrontés était bel et bien de l’ordre du surnaturel. Soit la frontière ténue et difficilement identifiable qui sépare le réel du surnaturel.

Si l’on s’en tient à cette définition, BALADE AU BOUT DU MONDE relève pleinement du fantastique et constitue, au sein de la bande-dessinée, l’une des œuvres les plus à même de mériter cette étiquette, comme jadis certaines nouvelles de Maupassant en proposaient l’illustration la plus aboutie au sein de la littérature moderne.

Mais enfin c’est impossible ! © Glénat

Mais enfin c’est impossible !
© Glénat

L’intrigue de ce premier cycle a beau s’orienter peu à peu vers un cadre beaucoup plus naturaliste, dans lequel les auteurs vont largement nous expliquer la raison de la présence d’une sorte de monde médiéval perdu et oublié de tous au beau milieu de la France, elle sera néanmoins suffisamment parsemée d’éléments flirtant avec le surnaturel (une prophétie, une malédiction, une musique jouée par un musicien invisible, une pierre qui rend fou…), pour que le récit reste pris dans les strates du genre fantastique.

Au final, le lecteur ressort avec toutes les réponses à ses questions, tout en ayant découvert une histoire où la frontière entre la réalité et le surnaturel, entre le possible et l’impossible, est si ténue, qu’il est difficile de choisir entre les uns et les autres, les éléments fantastiques pouvant relever tout autant du folklore, de l’inconscient collectif ou encore du pouvoir de suggestion, sans aucune preuve flagrante de leur existence tangible et avérée.

Des oubliettes, au XXème siècle ! © Glénat

Des oubliettes, au XXème siècle !
© Glénat

A ce titre, la partie la plus fascinante et la plus réussie de ce premier cycle se joue dans la première moitié, lorsque le mystère reste entier et que l’on erre encore, tout comme le héros, dans l’inconnu le plus total.
Toute la partie se déroulant dans la prison est un sommet de littérature fantastique, où la descente aux enfers côtoie l’envoûtante plongée dans les vénéneuses ténèbres du mystère et de l’angoisse. Le réveil d’Arthis dans cette crypte géante peuplée de loques humaines et de pouilleux pathétiques lutant pour survivre tout en reconstituant un semblant de société primitive est à la fois cauchemardesque et puissamment romantique, le personnage principal restant animé d’un instinct de vie qui le pousse à se raccrocher à sa dernière pulsion amoureuse, brièvement apparue dans le marais avant son emprisonnement. Ce long passage est une telle réussite qu’il va écraser la suite de l’intrigue, qui va pourtant se complexifier là où, jusqu’ici, tout n’était que mystère et inconnu dans son plus simple appareil.

Mais qui est, et d’où vient donc cette mystérieuse jeune femme ? © Glénat

Mais qui est, et d’où vient donc cette mystérieuse jeune femme ?
© Glénat

Ensuite ? Si vous êtes fan du moyen-âge, du genre à aimer vous déguiser en damoiselle ou en chevalier en armure et à fêter le ROI DE L’OISEAU ou les MEDIEVALES en déambulant le rues du Puy en Velay ou de La Garde, en quête de cervoise tiède, d’emblèmes et de parchemins poussiéreux, vous aimerez sans doute les deux derniers tomes de ce premier cycle, qui étalent en long, en large et en travers les arcanes de ce royaume médiéval préservé des marques du temps, où les familles nobles se disputent l’héritage du trône et où les sceaux et autres titres auxquels le profane n’entend rien tiennent le devant de la scène. Pour ma part, je me suis un poil ennuyé en regrettant toute la partie dévolue à la prison, où le mystère et le fantastique prenaient le pas sur toute cette cartographie historique ressemblant à une exposition de reliques médiévales un peu pompeuses et redondantes, dans lesquelles les auteurs semblent s’être embourbés. Et puis disons que ça manque un peu de Jacquouille la Fripouille

L’autre point négatif de cette histoire est que la plupart des personnages ne sont guère attachants et le héros lui-même, sorte d’insupportable bobo avant l’heure en forme de cliché sur pattes est plutôt antipathique, pour ne pas dire franchement égoïste, uniquement mu par ses propres intérêts et sa prochaine histoire d’amour, au mépris le plus total de tout le reste (en particulier de sa… précédente histoire d’amour !).
C’est peut-être un ressenti personnel et paradoxal, mais j’ai lu cette saga un sacré paquet de fois depuis la fin des années 80 et je n’ai pourtant jamais réussi à en apprécier vraiment les personnages !
Reste une intrigue rondement menée, une toile de fond originale et une mise en forme impeccable, avec un découpage des planches extrêmement maitrisé et une série de dialogues irréprochables.

A l’époque où je découvrais cette série (au lycée), j’étais en quête de bandes-dessinées adultes et celle-ci était un des best-sellers du genre, au même titre que THORGAL , LES PASSAGERS DU VENT ou LA QUÊTE DE L’OISEAU DU TEMPS . On y trouve ainsi un zest d’érotisme et quelques pointes de violence et de noirceur, notamment, encore une fois, dans la première partie se déroulant dans la prison. Culte.

Quand le lecteur se retrouve emprisonné au moyen-âge… © Glénat

Quand le lecteur se retrouve emprisonné au moyen-âge…
© Glénat

Au niveau de la partie graphique, il est certain que l’ensemble a un peu vieilli et les premières planches peuvent trahir un certain amateurisme. Les deux auteurs avaient commencé leur carrière dans le magazine jeunesse PISTIL à la fin des années 70, où toutes les BDs étaient destinées aux enfants. En ayant fait récemment l’acquisition de certains numéros de ce périodique, j’ai ainsi pu découvrir les premiers travaux de Laurent Vicomte et il s’agissait de petites histoires dessinées dans un style enfantin et humoristique bien éloigné de notre BALADE AU BOUT DU MONDE ! Ceci peut expliquer pourquoi il faut attendre le quatrième et dernier tome de ce premier cycle pour voir le dessinateur maitriser parfaitement son style définitif. Je me souviens qu’à l’époque, on avait dû patienter trois ans entre la parution du tome 3 et celle du tome 4. On racontait alors que Vicomte avait entièrement jeté les deux premières versions de l’album avant d’en réaliser une troisième dont il était enfin satisfait, expliquant ce retard !
Malgré ses menus défauts, ce premier cycle de la série mérite sa place dans toute BDthèque digne de ce nom, ne serait-ce que pour le passage dans la prison et tous ceux qui se déroulent dans les marais, où Laurent Vicomte excelle dans le rendu des paysages sauvages et mélancoliques. Et la série de mériter, avec le temps, ses galons de Classique.

Si vous avez l’occasion de lire le second cycle, vous verrez qu’il s’agit d’une aventure totalement différente (qui démarre en France et s’achève en Inde), tout en percevant le fil conducteur développé par Pierre Makyo à travers le sous-texte de la série : Celui de faire d’Arthis Jolinon un héros habité par un désir d’évasion le menant sans cesse dans une quête de lui-même et une incessante fuite en avant, échouant au final dans un univers parallèle au notre, où le rêve et la réalité, le réel et le fantastique sont fusionnés. Soit une belle parabole sur le mal-être et la recherche d’une vie à la hauteur de nos fantasmes. Assurément l’élément le plus fort et le plus réussi de l’ensemble…

 Un paysage onirique comme un reflet de votre esprit… © Glénat

Un paysage onirique comme un reflet de votre esprit…
© Glénat

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Le thème mélancolique par excellence : Rechercher un endroit, dut-il être au bout du monde, où l’on puisse être soi-même…

14 comments

  • Bruce lit  

    Arthis Jolinon est un jeune photographe parisien qui semble mener une vie bien remplie à tous les niveaux (travail, relations, vie sexuelle…) mais qui cherche manifestement à tromper son ennui et sa mélancolie. Ah ! on est synchro avec l’article d’hier !
    Qu’est-ce que le fantastique ? Au sens littéraire du terme, il s’agit d’un cadre réaliste dans lequel vient s’immiscer un élément que l’on soupçonne surnaturel. C’est-à-dire que, dans le récit strictement fantastique, les personnages sont confrontés à des événements qui semblent relever, dans la vie de tous les jours, de l’impossible. Ce qui explique pourquoi j’adore le fantastique au contraire de la scifi. Il y a toujours un rappel du monde réel (et surtout pas d’insectes géants ou de cerveaux flottants). Mon imagination va beaucoup mieux fonctionner dans ce cadre.
    L’autre point négatif de cette histoire est que la plupart des personnages ne sont guère attachants et le héros lui-même, sorte d’insupportable bobo avant l’heure en forme de cliché sur pattes est plutôt antipathique, pour ne pas dire franchement égoïste, uniquement mu par ses propres intérêts et sa prochaine histoire d’amour ah, merde, je commençais à être intéressé.
    j’ai lu cette saga un sacré paquet de fois depuis la fin des années 80 et je n’ai pourtant jamais réussi à en apprécier vraiment les personnages ! Bon, je passe alors.
    Au niveau de la partie graphique, il est certain que l’ensemble a un peu vieilli et les premières planches peuvent trahir un certain amateurisme. Ce que j’en vois ne me dérange pas. Les couleurs par contre… Et la maquette Glénat de l’époque, c’est très moche.
    J’y jetterai quand même un oeil si un jour nos vies recouvrent un cours normal (aucune raison au vu de l’inconséquence de nos concitoyens qui ont réclamé légitimement des masques de protection pour ne pas les porter ou s’en servir d’écharpes pendant des piques niques à 10 où ces abrutis partagent du narguilé- Je te les enverrai bien dans le passé ces fumistes.)

    • matt  

      « Ce qui explique pourquoi j’adore le fantastique au contraire de la scifi. Il y a toujours un rappel du monde réel (et surtout pas d’insectes géants ou de cerveaux flottants) »

      Eh mec ! 1984, reproduction interdite, Blade Runner, snowpiercer, minority report, Metropolis, Robocop,Seven sisters, Invasion los angeles, Ghost in the shell, Judge Dredd, etc…tout a un rapport avec le monde réel.
      D’ailleurs on l’a vu dans le défi Nikolavitch dédié à la SF : la SF est le genre numéro 1 pour critiquer la société actuelle en exacerbant un élément pour le rendre pire dans un futur proche. Le rappel au monde réel, il n’y a que ça dans la SF !

      Insectes géants et cerveaux flottants ? C’est au final très rare ça. Tu parles de SF un peu kitsch ou de SF « aventures ». Parce que la SF d’anticipation par contre, il n’y a techniquement que des trucs que tu devrais aimer.

      Bon bref…sinon pour la BD du jour. Je ne connais point. J’ai déjà vu les couvertures mais jamais ouvert les albums.
      Je ne sais pas trop si c’est pour moi, après avoir lu cet article. Je note une bonne partie en prison mais une suite ennuyeuse…et ce n’est que le premier cycle. Moui bon, je sais pas…
      Tiens par contre les passagers du vent, j’ai toujours hésité à me les prendre^^ (du moins le premier cycle de 5 tomes. Je crois que les tomes suivants sont très en dessous. Du moins c’est ce qu’un ami m’a dit^^

      • Jyrille  

        Merci Matt d’avoir répondu à Bruce sur cette explication de la SF que je rejoins totalement. Le fantastique est peut-être ancré dans le réel, mais il intègre des éléments surnaturels qui peuvent devenir des facilités scénaristiques, puisque ça ne s’explique pas…

  • matt  

    Sinon c’est pas un peu paradoxal de vouloir trouver attachant un personnage qui est mécontent d’avoir tout ce qu’il faut dans la vie ?
    On l’a vu hier, c’est un « mal être » qui existe bien, mais au final les agissements de ces gens ne les rendent pas vraiment sympathiques^^ Ils ont une femme, un bon boulot, et ils sont frustrés et vont tromper leur femme, faire des conneries, etc.
    N’importe qui n’ayant pas la chance d’avoir un boulot stable ou une vie de famille ou sentimentale/sexuelle trouverait que ce sont des connards pourris gatés, non ?^^

  • Surfer  

    Ton rappel sur la définition du fantastique permet de comprendre pourquoi il est difficile d’écrire une histoire dans ce genre.
    Souvent la partie de l’intrigue qui est la plus intéressante est la mise en situation de tous les éléments fantastiques qui rendent l’histoire mystérieuse.
    Cela nous fascine, nous terrifie et touche à la part d’altérité et d’inexplicable.
    Lorsque l’auteur tente de nous faire comprendre ou de donner une raison à cette chose inexplicable , bien souvent l’intrigue devient banale.
    Notre imagination n’est plus stimulée car il n’y a plus de mystère.
    En lisant ton billet, j’ai l’impression que c’est le point faible de cette BD.

    La BO, j’aime bien ce titre du troubadour sombre et mélancolique.

  • Tornado  

    Je trouve personnellement que la deuxième partie est moins réussie que la première, effectivement parce que dans la première partie il y a un mystère qui est presque entièrement levé dans la seconde.
    Mais le fait est que je ne m’intéresse pas du tout à ces trips moyenâgeux avec damoiselles, damoiseaux et seigneurs de ces terres. Je pense qui ceux qui aiment ça (et comme dit dans l’article il y a des fêtes consacrées bien réelles où des gens se passionnent pour ça) vont aussi aimer la deuxième partie, qui est quand même très bien écrite, et même beaucoup mieux dessinée.

    Ce premier cycle est le meilleur de la série. Le second est complètement différent avec un autre « bout du monde » (en Inde !) et une autre dimension fantastique qui n’a rien à voir avec le moyen âge. Par contre, les troisièmes et quatrièmes cycles, ainsi que l’épilogue, tournent également autour de ce même royaume médiéval, avec lequel le héros effectue des va-et-viens. Ces autres cycles sont moins bons. Mais je les ai quand même tous gardés car c’est dans l’ensemble une série de qualité. A chaque fois, le scénariste n’a pas son pareil pour planter un mystère romantique très addictif au début de chaque cycle…

  • Présence  

    Très bonne idée que d’avoir intégré la définition du fantastique : cela permet à tous de parler de la même chose.

    Quand Balade au bout du monde est initialement paru, c’était effectivement une grande nouveauté à nulle autre pareille. La maquette de la couverture tranchait par rapport aux autres bandes dessinées. Il me semble que celle que tu as choisi correspond à une réédition, et sa maquette était encore plus originale que celle de l’édition initiale, ce qui faisait ressortir ce tome et cette série sur les présentoirs et dans les bacs.

    A ce titre, la partie la plus fascinante et la plus réussie de ce premier cycle se joue dans la première moitié, lorsque le mystère reste entier et que l’on erre encore, tout comme le héros, dans l’inconnu le plus total. – Ce fut exactement mon ressenti. Dans un premier temps, je n’avais dû être en mesure de lire que les 2 premiers tomes (prêtés par un copain) et j’en gardais un souvenir intense. Quand j’ai pu les relire avec les 2 suivants, j’ai fortement ressenti le changement de tonalité que tu exprimes. Du coup je n’ai jamais lu les cycles suivants, et je suis très content que ton article me permette de découvrir ainsi ce qu’il en est.

    La plupart des personnages ne sont guère attachants – Dans mon souvenir, cet état de fait participait à rendre le récit plus adulte (mais ce n’est que mon ressenti)

    J’ai beaucoup aimé tes deux paragraphes sur Laurent Vicomte : je n’aurais jamais soupçonné qu’il ait dessiné des BD pour enfant.

  • Nicolas B  

    Merci. Merci car je me sens moins seul à en être à relire ces vieilles séries de ma jeunesse. Lecture adultes pour un adolescent de l’époque et grand souvenir. Celle là fait partie de celle que je cherche en occasion afin de la relire comme je viens de relire les 7 vies de l’épervier, comme j’ai relu les passagers du vent et autres séries qui sont pour moi des classiques.

  • JP Nguyen  

    J’ai lu le premier cycle de Balade au bout du monde, au moins partiellement, il y a vingt ans environ, on me l’avait prêté. J’avais trouvé le « héros » un peu insipide et l’ambiance moyen-âgeuse un peu oppressante. Le fantastique que tu décortiques dans l’article ne m’avait pas séduit car j’aurais préféré plus de fantasy. Merci de m’aider à articuler mon impression de lecture de l’époque.
    Je ne sais pas si je devrais retenter une lecture ou pas. Même si les années ont passé, j’ai toujours une préférence pour les héros charismatiques ou les anti-héros attachants. Dans mon souvenir, Arthis me semblait avoir un charisme de moule. Mais bon, ça remonte à loin, maintenant…

    Sinon, vers la même période, on m’avait prêté une autre série Glénat : les Eaux de Mortelune, de la SF post-apo bien glauque. J’avais trouvé cette lecture très très dérangeante et malgré des qualités, je n’ai jamais retenté une lecture (yes, c’est mon côté chochotte).

  • Eddy Vanleffe  

    D’abord mille pardons, je n’ai pas eu le temps de m’attarder sur « Bruce Lit » hier et je n’ai que survolé l’article mais je me suis rattrapé aujourd’hui….

    « Si vous êtes fan du moyen-âge, du genre à aimer vous déguiser en damoiselle ou en chevalier en armure et à fêter le ROI DE L’OISEAU ou les MEDIEVALES en déambulant le rues du Puy en Velay ou de La Garde, en quête de cervoise tiède, d’emblèmes et de parchemins poussiéreux, vous aimerez sans doute les deux derniers tomes de ce premier cycle »

    Merci, ça c’est moi. ^^
    cette bd était chez mon oncle mais elle m’intimidait au milieu des Bilal, Tardi, Comés, Bourgeon etc…
    cette esthétique très réaliste mais en pleine lumière typique de la franco-belge pour adulte des années 80 manquait de chaleur.
    a présent ton article me donne furieusement envie de le lire. On dirait le film Le Village raconté comme ça…

    • Tornado  

      T’as une photo de toi en bellatore ou en vilain, Eddy ? ^^

      Le 1° cycle de BALLADE AU BOUT DU MONDE, C’est quand même de la très bonne BD. Je pense que tu ne seras pas déçu.

      LES EAUX DE MORTELUNE est endormi sur mes étagères. Je ne l’ai jamais lu encore.

      • Eddy Vanleffe  

        Tu me fais penser jsutement à tout ce courant un peu « perché » à moitié onirique ou trash
        comme Le vagabond des limbes ‘quelle fumette ce truc^^ », les Eaux que vous citez…, les sept vies de l’épervier ou la version tout publique « masquerouge »…

  • Jyrille  

    Ca tombe bien, de cette série, je n’ai lu que les quatre premiers tomes, à savoir ce premier cycle. Ou quelques autres après mais je ne suis pas sûr. En fait je sais parfaitement que j’ai lu ce cycle, mais je n’en ai quasiment aucun souvenir ! Tu me rappelles que les dessins ne sont pas du tout ma tasse de thé et font très datés années 80 du franco-belge.

    Par contre j’adore tout ton paragraphe sur le fantastique et le merveilleux, c’est extrêmement bien vu et pertinent.

    Dans le genre médiéval et sortie à peu près à la même époque, j’aimais beaucoup Masquerouge, une bd pour adolescents surtout. Et je dois avouer que je mélange un peu toutes les séries de ce genre sorties à l’époque, dans mon souvenir il y en a beaucoup…

    J’aime beaucoup ta conclusion qui rejoint parfaitement les interrogations du Superman chroniqué par JP la veille.

    La BO : fantastique.

  • Kaori  

    Bon, juste un coucou pour dire que je suis là et que j’ai lu l’article 😉

    Merci pour le rappel des nuances entre fantastique et merveilleux 🙂

    « C’est peut-être un ressenti personnel et paradoxal, mais j’ai lu cette saga un sacré paquet de fois depuis la fin des années 80 et je n’ai pourtant jamais réussi à en apprécier vraiment les personnages !
    Reste une intrigue rondement menée, une toile de fond originale et une mise en forme impeccable, avec un découpage des planches extrêmement maitrisé et une série de dialogues irréprochables. »
    A la lecture de la première partie, je me suis dit « Mais… pourquoi il l’a relu autant de fois, alors ??? » Et puis la suite me rappelle la différence entre toi et moi 😉

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