Quoi de neuf, Doc Ock ? (Spider-Man : New Generation)

Spider-Man : New Generation de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman

Une toile de CYRILLE M

Une belle affiche ©Sony Pictures

Une belle affiche
©Sony Pictures

SPIDER-MAN : NEW GENERATION, bien plus justement titré SPIDER-MAN : INTO THE SPIDER-VERSE en VO, est un film d’animation produit et distribué par Sony Pictures Animation et Columbia Pictures. Il a été réalisé par Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman sur un scénario de Phil Lord et Rodney Rothman. Il est sorti en 2018 dans tout le Real-Verse et a obtenu l’Oscar du meilleur film d’animation le 24 février 2019.

Venez, il y a tout à spoiler mais c’est pas grave !

Je le redis immédiatement, sait-on jamais : je ne connais strictement rien à l’univers Marvel. J’ai des souvenirs plus ou moins nébuleux des Strange de ma lointaine enfance et c’est tout. Je peux très bien me contenter de quelques comics de super-héros déconnectés de toute continuité, ou de runs spécifiques (celui de Morrison sur Batman, ceux de Miller et Bendis sur Daredevil…), privilégiant les auteurs aux personnages. Je me souviens d’une lecture kiosque d’un Avengers auquel je n’ai strictement rien compris. Mais rien de rien.

Cependant, comme tout le monde, j’aime les super-héros. Et Spider-Man fait incontestablement partie des personnages préférés, il est l’un des plus attachants et symboliques. Je me souviens qu’en lisant le magazine GOTHAM ! dans les années 90, le dessinateur Varanda avait ajouté un Spider-Man sur un t-shirt dans sa bd BLOODLINE, co-créée avec les scénaristes Ange. A l’époque, les super-héros n’étaient plus à la fête, et revoir sa bobine m’avait fait un bien fou.

Miles en vrai Source Indie Wire  ©Sony Pictures

Miles en vrai
Source Indie Wire
©Sony Pictures

Depuis le premier film de Sam Raimi, c’est par contre devenu l’escalade, alors, il faut bien le dire : a-t-on encore besoin d’un film Spider-Man au cinéma en 2018 ? Ce métrage réussit-il à rassembler les nouveaux (comme ma fille) et les anciens fans (levez donc la main, la team !) ?

L’histoire

Tout d’abord, il faut savoir que nous ne situons pas ici dans le Spider-Man de Raimi et de ses suites. Nous sommes dans un univers parallèle où Spider-Man aka Peter Parker meurt sous les coups du Caïd. Ce dernier a construit un accélérateur de particules afin de retrouver ceux qu’ils aiment. Cet accélérateur agit comme un ordinateur quantique et ouvre donc les portes d’autres univers…
Cependant un adolescent s’est lui aussi fait piquer par une araignée mystico-nucléaire. Son nom porte le sceau de la double initiale : Miles Morales. Un bien joli patronyme, hérité d’un père afro-américain et d’une mère d’origine hispanique. Il est soudainement atteint de troubles physiques, ce qui fait que les spectateurs se retrouvent en face de la re-re-re-création d’un personnage que tout le monde connaît, lié à son adage devenu célèbre qu’un grand pouvoir etc.

Le trailer !

A part la capacité à grimper aux murs et plafonds et avoir un sens araignée, ses pouvoirs diffèrent de ceux de Peter Parker : il peut devenir invisible, lancer des éclairs, mais pas de toile (comme le SM (huhu) d’avant la trilogie de Raimi, il doit utiliser des lanceurs). Tout le moteur de l’histoire réside dans l’apprentissage de ces nouvelles aptitudes, et bien sûr, de devenir Spider-Man. Pour ce faire, il va être aidé par un autre Peter Parker, plus vieux, venant d’un univers alternatif, durant toute la première partie du métrage. Puis viendront d’autres avatars du personnage : Spider-Gwen, Spider-Man Noir, Spider Cochon (un Spider-Man parodique), Peni Parker et SP//dr (un manga version Marvel).

La forme

Graphiquement, le film se démarque des productions léchées de ces dernières années. Contrairement aux films Pixar et Disney, la stylisation fait partie de tous les éléments, qu’il s’agisse des personnages ou des décors. C’est parfois raté : le Caïd possède une carrure totalement improbable, bien trop exagérée. Cette distance prise avec le réalisme imposé par les films live permet aux réalisateurs d’intégrer des éléments venus du multivers qui sembleraient totalement incongrus : Spider Cochon ressemble énormément à Elmer Fudd avec un costume de Spider-Man.

Une sacrée brochettes de pattes ©Sony Pictures Source Spiderman News : https://spidermannews.com/2018/12/13/spider-man-into-the-spider-verse-stills/

Une sacrée brochettes de pattes
©Sony Pictures
Source Spiderman News : 

Dans cette logique, les réalisateurs intègrent des éléments venant directement de la bande dessinée. Comme dans SCOTT PILGRIM VS. THE WORLD, des cartouches de narratifs émaillent le film, commentant l’action, mais dont la réelle utilité reste esthétique. L’animation elle-même est très dynamique, et d’autres effets rappelant l’univers des comics apparaissent, comme les trames de points, l’illustration du spider-sense… Malheureusement, il semble parfois que la version 2D soit polluée par la version 3D : les éléments les plus aux bords de l’écran sont souvent flous. Et avec la vitesse, cela en devient parfois trop haché.
Miles Morales est un adolescent des années 2010, et il aime grapher les murs tout en écoutant du rap. New-York apparaît donc comme éminemment graphique sans être jamais grise ou terne, même dans le métro. La ville vit au rythme des courses-poursuites et des catastrophes scientifiques.

La bande-son

Comme souvent maintenant, il y en a deux : celle du score, écrite par Daniel Pemberton, et une bande originale de chansons inspirées par le film, avec Nicki Minaj, Jaden Smith, Post Malone… Les deux sont très urbaines puisqu’on y trouve du rap, des bruitages de circulation, de gyrophares, des crissements métalliques. Sans être aussi radical que ceux de Trent Reznor et Atticus Ross, le score sonne donc parfois indus ou electro. Pour le reste, ce sont les cordes classiques.
Les connaisseurs (dont je ne fais pas partie) auront remarqué l’utilisation d’un titre de Notorious BIG dans le film. Je remercie par avance celui qui m’en trouvera le titre.

Le fond

Miles Morales traverse le film plein de questionnements, incertain de tout et de toutes ses relations : avec ses parents – mais surtout son père policier –, son oncle, ses camarades d’école – d’un niveau social plus élevé – puis un Peter Parker roublard. Mais il s’agit bien évidemment d’un apprentissage également lié aux origines : notre héros est noir et hispanique, c’est lui qui restera le Spider-Man de cet univers. En cela, le script se montre très malin : en confrontant divers Spider-Men totalement différents physiquement et mentalement, Miles (et par extension, n’importe quel adolescent ou adolescente s’identifiant à lui) trouve finalement sa place, accepte son sort et grandit. Le climax, que je craignais avoir vu des milliers de fois, s’en trouve magnifié. Miles s’iconise et les scènes finales n’ont rien de ridicule. Il y a bien un ventre mou, mais il ne dure vraiment pas longtemps, surtout que la première partie en mode buddy movie manie l’humour et l’action comme au bon vieux temps des blockbusters des années 80.

Conclusion, SPIDER MAN : NEW GENERATION s’avère s’élever au rang de meilleur film sur le personnage. La nostalgie vous ramènera vers le premier Raimi, ou le premier AMAZING, mais celui sur le Spider-Verse propose la version la plus attachante de Peter Parker, et un adolescent futur Spider-Man plus proche des comics que les jeunes adultes vus auparavant.

Fonce gars ! Source : Spider Man News : https://spidermannews.com/2018/12/13/spider-man-into-the-spider-verse-stills/ ©Sony Pictures

Fonce gars !
Source : Spider Man News 
©Sony Pictures

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La BO du jour : le premier extrait de la bande originale du film, What’s Up Danger? par Blackway & Black Caviar.

63 comments

  • PierreN  

    « C’est parfois raté : le Caïd possède une carrure totalement improbable, bien trop exagérée. »

    Pas d’accord (s’il y en a un qui est encore plus bigger-than-life, c’est le Green Goblin, avec son envergure plus proche de King Kong que de ses équivalents à échelle humaine des univers Ultimate ou 616). Cette représentation de Fisk s’assume comme une reprise littérale de la carrure du Kingpin de Sienkiewicz dans Daredevil: Love and War, et cette hyperbole graphique me paraît bien fonctionner dans certaines scènes (l’affrontement final et son déluge de Kirby Krackle, le terrassement d’un héros au début en un seul coup, sa motivation liée à sa famille et l’impuissance qui en résulte).

    La suite tardive des Indestructibles était attendue au tournant (fort plaisante sans pour autant égaler l’original) mais c’est finalement cet outsider qui aura constitué la plue belle surprise, et le meilleur film super-héroïque de ces dernières années. Le meilleur film Spider-Man des années 2010 et le plus satisfaisant depuis la trilogie de Raimi, point barre.

    • Jyrille  

      Ah oui je n’avais pas pensé à Sienkewicz… d’ailleurs je ne sais plus si j’ai lu Love and War ! Et tu as raison pour Green Goblin, Les indestructibles et la fin. Mais sur le coup, cela m’a paru trop exagéré. Si je le revois en pensant à ce que tu dis, je le ressentirai différemment.

  • Matt  

    Mouais…
    C’est incroyable comme ça ne m’intéresse pas.
    Je n’aime pas spécialement le style graphique.
    Et le multivers ça m’emmerde, ce n’est pas ce que je veux voir devant un film Spider-man. Je veux un truc plus terre à terre. Les trucs quantiques et les univers parallèles, c’est bon pour les FF.

    Non, franchement, je ne doute pas que c’est bien fait, mais ça ne me branche pas du tout.

    • Jyrille  

      Je peux comprendre !

  • Frego Li  

    les bandes-annonces étaient plus prometteuses que le film.
    spider-cochon, la japonaise : c’est n’importe quoi, indigne.
    le spideer-man que l’article nomme roublard est un personnage réussi, parce qu’il est un looser, n’est pas vraiment très héroïque, surtout lorsqu’il arnaque un adolescent.
    spider-gwen est réussie, graphiquement, comme personnage.
    tout est cousu de fil blanc, cela dit (que l’on connaisse l’univers spidey ou pas).
    miles moralès : je n’ai pas d’appétence particulière pour le personnage, et n’en aurai pas plus.
    le film est surcôté depuis un moment, et son oscar bénéficie comme bon nombre de ceux qui ont été distribués d’une discrimination positive.
    le film est à spider-man ce que niciki minaj (qui fait partie de la BO) est à la musique (rp ou non).
    je me suis ennuyé, comme quoi le ventre mou; que j’ai ressenti au bout d’une dizaine de minutes a perduré. jusq’uà l’arrivée de l’avatar de doc ock, réussi !
    le film était supposé être le film familial de noël (en France). cela s’est avéré être Astérix. et ce spider-man est fit pour les geeks, loin du chef d’oeuvre annoncé, ou de ce que son oscar laisse supposer.
    raimi a été un pionnier. historique, auteurial, et aimé pour ces raisons. les suivants, plus historiques, moins auteur, étaient plus proche du spidey des strange, de l’origine. mais jamais face aux Amazing (à part le raté electro), jamais face au spider-man de marvel (itself), je n’ai éprouvé l’envie que le film avance (voire se finisse).
    miles moralès, spiderècochon, spider-man noir ne sont pas spider-man. le seul personnage qui s’en sort est spider-gwen, qui a sa personnalité, qui n’est pas spider-man ou un avatar (raté, dans tous les cas).
    ce sont les versions féminines, qui dépassent juste cet aspect variante (de genre), qui sont les plus intéressantes. partir avec l’idée que le film est extraordinaire (ce qu’il n’est pas), et ce sera la déception au bout du chemin. s’attendre à un film correct, de geek, sympathique mais sans plus, comme une curiosa de l’univers spider-man le fera apprécier d’autant plus.

    • Jyrille  

      Je n’ai pas vu les Astérix de Alexandre Astier mais j’aimerai bien. Je n’ai pas du tout le sentiment que ce film sur Spidey soit fait pour les geeks : je n’ai lu aucun des avatars présents en bd. Comme je le dis dans l’article, je ne connais que les vieux Spidey de mon enfance, de façon très superficielle finalement. Et je ne m’y suis pas ennuyé une seconde !

      • Frego Li  

        je ne me considère pas spécialiste de spider-man. j’ai commencé par l’araignée (spidey, strange, même la télé). j’ai du lire jusqu’à mc farlane et un peu après. de manière générale, le chef d’oeuvre, c’est le personnage et son univers d’ado entouré de vieux. les histoires, peu sont extraordinaires.
        en somme, j’en suis au même point que toi :)
        le film, je le suis depuis un moment, pour des raisons un peu personnelles, mais surtout professionnelles. j’en avais entendu parler vraiment en bien, mais avec cette exagération qui a finit par le surcôter. voilà pourquoi, lorsque je l’ai vu, j’ai été -légitimement( déçu.
        l’avoir sorti au cinéma était gonflé : nombre de films d’animation warner, consacré à batman, ou superman ou la justice league, parfois vraiment excellents, n’ont pas connu l’honneur de la salle de cinéma. fait pour un public de geeks, ou de spécialistes disons. de grands fans. et élargir ce public, c’et difficile. ce que n’a pas réussi ce spider-verse aux usa (correct, mais pas de records, pas historique -si ce n’est que warner n’a pas sorti ses films d’animation DC, et sony l’a eu fait…) en france, c’est un échec. notamment par rapport à l’attente qui avait été générée.
        Disney a eu ce qu’il voulait aux oscars : un black panther qui n’a pas un unique oscar, mais plusieurs. ce qui dispose le film dans une reconnaissance importante pour ce type de films, l’année même où ils sont à une césure : personne ne peut dire ce qu’il va se passer après avengers end game (si ce n’est la gaffe de serena williams à propos de chirs evans en coulisses des oscars…)
        obtenir un oscar pour un autre de leur personnage, c’est juste un carton plein pour ce type d’univers, et i l’on rajoute l’oscar remis à pixar pour le court-métrage, ils sont plus que netflix les grands gagnants de cette édition.
        de là à parler de marchandage, perso je saute le pas. mais chacun pensera ce qu’il veut. mais pour chacun c’était stratégiquement trop important d’obtenir quelque chose, mais comme pour le goncourt, y a des négos, des consensus. avec une campagne de votes qui n’est pas terminée à l’annonce des nominations, et qui bénéficie de supports comme des soirées, des cadeaux (netflix a acheté le déjà-produit roma 15M$ à cuaron, mais en a remis 30M$ pour la campagne des oscars… )
        pour revenir au film : les personnages féminins sont très réussis, et cela est prometteur pour l’avenir : de vraies personnalités, et pas on prend un super-héros masculin et on lui colle un sexe féminin. même la mère de miles moralès et très réussie (le père est monomaniaque, l’oncle est dans le cliché, qu’il soit gentil ou méchant…)
        ils avaient lancé une suite à ce spider-verse. avant la sortie du film. depuis, on en entend plus trop parler. avec l’oscar, ça pourrait revenir. mais s’ils commettent les mêmes erreurs de casting, s’ils n’ont pas d’histoires plus intéressantes… ce sera sans doute sympa, mais pas de quoi crier au chef d’oeuvre !
        en tous cas, je n’échangerai pas un des Amazing ou le spidey de marvel itself (et les raimi évidemment non plus) contre ce spider-verse. plutôt crever !!!

        • Jyrille  

          Merci Frego Li pour ton éclairage professionnel. Je ne me penche jamais sur les récompenses ou les dessous de la production et parfois (souvent ?) c’est un tort. Je viens de regarder plusieurs épisodes de CHROMA et cela va souvent dans ce sens, mais pas toujours.

          Je comprends ton point de vue qui te fait préférer Peter Parker, mais je pense qu’en s’affranchissant totalement de références, ce Spider-Man est bien le meilleur depuis le second Raimi : je ne prend en compte que le plaisir immédiat de sa vision. Encore maintenant, je me souviens de tous ces moments drôles et de ces scènes d’action virevoltantes, jamais gratuites et totalement intégrées dans l’univers du film. En bref, ils ont créé une diégèse qui marche du tonnerre.

          Je devrai essayer de voir plus de DA de DC, j’ai notamment la première saison de BTAS en attente.

          • PierreN  

            « Je devrai essayer de voir plus de DA de DC »

            Mask of the Phantasm vaut le coût dans les tout premiers (celui sur Freeze m’a un peu déçu, comme si son intrigue avait été délayée avec des scènes d’actions prétextes, afin d’atteindre la durée d’un long-métrage). D’après Mark Hamill (interprète vocal du Joker), il n’y avait pas foule au moment de sa sortie, ce qui explique peut-être pourquoi tous les DA suivants de DC sont sortis en direct-to-video.

  • Eddy Vanleffe  

    ce dessin animé ne me branche pas plus que ça….
    rien ne me motive et si la bande son est pleine de rap, ben je passe volontiers…
    On verra en Streaming si ça passe sur Netflix…

    • Tornado  

      Pareil :
      Un spiderman plein de spiderverse et de spider-bidules/machins/trucs/chouettes/Gwen/Gwenpool ? Je m’en bats la chaussette d’une force !
      Miles Morales ? Non mais j’en ai rien à fiche.
      Une bande-son rap + des graffitis + des ados branchouilles = Mon pire cauchemar. Au-secours.
      Le multivers ? Quelle horreur (bon, sauf exception si Grant Morrison, Geoff Johns, tout ça…).

      Ils sont forts chez Disney quand même : Ils ont apparemment réussi à imposer Miles Morales, Spider-Gwen et leur clique comme étant à présent le Canon de l’icone Spiderman. Et Peter Parker en passe d’être relégué obsolète. Un peu comme les vieux cons de lecteurs réacs, que nous sommes, et dont manifestement ils ont envie de se débarrasser en espérant renouveler leur lectorat avec des jeunes, plus nombreux, plus frais… De la bonne chair fraiche !

      C’est un peu ça pour moi ce film, vu de l’extérieur : Une grosse opération commerciale afin d’introniser le spiderverse comme étant la nouvelle version de la « franchise Spiderman ».

      Il est fort probable que je regarde ce machin un de ces quatre si mon fils me le fout sous le nez. Mais sans ça, je me contenterais de faire mon vieux ronchon en relisant du bon Peter Parker des familles…

      • Eddy Vanleffe  

        ouais du Spider man de Roger Stern!!! :) :) :) :) :)

        oui, on sent une mutation du lectorat…de ses besoins, de ce qu’il a envie de voir et peu à peu les persos habituels rejoignent Woody et Buzz dans leur vieux coffre au grenier….

        bof tant pis ,il reste un matériel délirant que je n’ai pas encore lu.

        J’aime bien le multivers de Johns, Morrisson aussi. c’est de la mythologie que j’aime bien et ça fonctionne super bien chez DC.

        • Matt  

          Tiens moi j’ai revendu mon Roger Stern carrément^^
          Mais j’ai gardé du Bill Mantlo. Ouh le blasphème ! ^^

          Y’a plus grand chose à lire sur Spidey non plus. Je n’aime pas la période moderne post-Superior. C’est l’univers foutraque de spider clones aussi, avec un Peter milliardiare…

          Parmi les trucs plus anciens, bah j’ai fait le tour des runs des années 2000 (Loeb, JMS, Jenkins, Millar, Slott, + les divers artistes de Brand new day)
          Années 80 (Dematteis, Mcfarlane)
          Donc voilà voilà, je crois que c’est fini je peux plus rien me procurer pour mon fix du tisseur. On passe à autre chose, je dois me désintoxiquer.

          • Tornado  

            Il y a la série « Spiderman Unlimited » qui est très chouette aussi : Que des petits one-shot intimistes (publiés de façon chaotique et incomplète, à la manière des Tangled Web et à la même époque). Hélas, hélas, hélas. Je pense qu’on peut toujours courir pour avoir une intégrale chez Paninouille. En VO peut-être ?

      • Matt  

        Ouais voilà pareil en fait…
        Que ça puisse plaire à des nouveaux, bah je sais pas…tant mieux ?
        Moi ce n’est pas du tout ce qui m’intéressait chez ce perso cette spider famille foutraque.
        C’est comme si on m’imposait de la Bat family partout. C’était un héros solitaire avant le Spidey.

        Et oui en plus si c’est ambiance ados branchés + rap et tout…ouais non merci.

  • Tornado  

    J’ajouterais juste que la BO est absolument cauchemardesquissimesque (pour mes pauvres oreilles)…

  • Lefeuvre  

    Alors je viens juste vous enquiquiner avec mon avis, pour aller dans le sens de Cyrille Munaro.

    Ce Spider-Man là est, de loin, mon film de super-héros préféré des dernières années, Marvel Studios inclus. Peut-être préféré tout court, mais c’est le temps qui me dira ce que j’en conserve.

    Vu en famille (fille grognon ado de 15 ans – fils de 6 et demie, papa – moi, donc – et madame, dans la quarantaine). Je les ai quasi traînés de force, après l’avoir vu en solo deux semaines avant.

    TOUT le monde a adoré.

    Mon fiston sautait partout à la sortie, en essayant de presser ses majeurs et anulaires dans le creux de ses paumes pour en faire sortir un fil de toile (pas forcément le client facile, le fiston : il s’en care complet de la gourde magique de Astérix, et Minuscule l’amuse gentiment). Ma fille de 15 ans (métisse comme le héros, mais on s’en tape aussi : contrairement à Black Panther, on n’en fait pas un argument d »histoire ou d’enjeu ici) a kiffé le film, les relations avec Gwen (pas si débile que ça, POUR UNE FOIS !), avec ses parents. Elle a kiffé aussi la bande son. Rectification : TOUTE la famille kiffe la bande son.

    Je n’ai à la base rien à fiche de Miles Moralès (« trop vieux pour ces conneries » – pensais-je), car les dessins des comics (à base de photocopies de cases, décors 3D intégrés) de Sara Pichelli synthétisent tout ce qui me rebute chez Marvel depuis le premier quinquenat de Jacques Chirac. Idem à la base, pour tous les autres avatars (Spider-Man Noir, Mangas & co) présents dans le film.

    Mais LÀ ! Servis par de vrais dessinateurs (on comprend qu’ils désertent les comics, tant ils sont BONS !), ce film est une leçon de ce que devrait être un film de super-héros adapté d’une BD (pas le cas de tous !) : Un reprise à la fois de la période première (Ditko/Romita), de celle de mon enfance/adolescence (Peter Parker marié… ou ex-marié, avec de la bouteille, de la bedaine, juste comme il faut), et un jeune homme qui le ramène à l’essence de ce qu’il incarne (doute, peur, envies…).

    Une fraîcheur dans l’utilisation de tout ça qui m’évoque les meilleurs scripts de Pixar, où tout est NEUF !
    (et pourtant !)

    Comme West Side Story a montré que le mythe de Roméo et Juliette est éternel, ce film change les atours des Spider-Man sous naphtaline du cinéma – celle ou Peter Parker sera TOUJOURS un-ado-maltraité-par-Flash-et-sa-clique- AU SECOURS ! – j’inclus donc la trilogie de Sam Raimi dans cette ringardisation de Spidey au cinéma ), Ce Spider-Man LÀ, ou plutôt : l’ensemble de ces Spider-Men, m’a réconcilié avec le mythe, en le renvoyant à sa modestie « hero-next-door ».

    Car aimer Miles Morales n’est pas trahir Peter Parker. Et Mary-Jane. Et la continuité si chère à mon cœur de vieux lecteur (si souvent bafouée, pourtant, la continuité !).

    Ce film résonne donc comme celui de la réconciliation des générations de lecteurs/consommateurs de Spider-Man. Il n’y a plus les jeunes contre les vieux. Les geeks contre les intellos. Les exigeants et les pop-corns.

    Il y a l’éternel recommencement de l’engagement de quelqu’un qui a souffert dans sa chair (tonton Ben pour Peter, Oncle de Miles, meilleur ami pour Gwen, etc.) et qui décide de transformer sa peine en action, et porte une croix (solitude pour TOUS, chacun dans leur réalité respective). Leur rassemblement n’en est que plus apaisant pour EUX… et pour NOUS !

    Car personne n’est pris de haut : le fan de mangas, le fan de cartoon, celui qui a vu la série hypra-ringarde, mais au charme INTACT de 1967 (la scène post-générique à la TOUTE fin du générique, est la plus maline, drôle, et porteuse de sens, que j’ai jamais vu !

    J’ai eu à la fois 6, 15, 25 et 41 ans en regardant ce film.

    Robert Downey Junior, Thanos, le gênant Black Panther, et tous les films X-Men – Logan inclus – n’y étaient pas parvenus.

    Quand je vais voir un film de super-héros, j’ai accepté l’idée que je vais en fait à la fête foraine : des sensations dans les virages, mais aucune surprise, au fond.

    Dans le cas de Spider-Man « Into the Spider Universe », découvert le jour de la sortie (avant toute la « hype » dénoncée – mais justifiée à mes yeux – autour du film), j’ai été cueilli de me dire que j’ai assisté… à une séance de cinéma !

    DC Comics avait (pour moi !) son sommet avec Dark Knight et Heath Ledger en Joker.
    la Mythologie Marvel a désormais aussi (à mes yeux, évidemment) AUSSI son meilleur film.

    Vivement la suite !

    =:^)

    • Eddy Vanleffe  

      Je comprends tout à fait qu’on puisse être enthousiaste comme toi.
      C’est pour ça que je le regarderai…un jour…
      c’est pas un rejet en bloc, juste un truc qui ne me fait pas envie.
      mais en même temps, je ne suis pas un féroce défenseur des adaptations tv etc…
      C’est très bien, mais voilà en terme d’admiration, je reste adepte du dessin sur papier fait par des artistes qui me déglinguent la têtes.
      J’ai pour ma part vu et apprécié ALITA battle angel. mais je me suis replongé en rentrant dans le manga parce que dès que j’ouvre le truc et que je vois les planches de Kishiro, je saute au plafond. j’ai déjà oublié le film, ses exploits techniques, ses jolis décors informatiques, et son collage/gavage de scènes pour faire plaisir au fan.
      le résultat est très bien mais voilà, je reste papier.
      Ce spider-Man a l’air de vouloir faire plein de trucs bien mais l’envie n’est pas là de mon coté.
      et puis c’est vrai qu’il y a la collection des personnages qui m’ont barbé en comics(Spider Gwen et le cochon) alors, je ne suis pas chaud chaud…

    • JP Nguyen  

      @Laurent : je ne sais pas si c’est une facétie de ton correcteur automatique mais le Cyrille M qui officie pour Bruce Lit n’est pas Cyrille Munaro ;-)

      Pour le reste, je me rappelle que Phil C a également bien aimé.
      Pour ma part, je ne l’ai pas encore vu et je le regarderai à l’occasion en VoD, sans plus d’excitation que ça. Ceci dit, ce que je trouve intéressant, c’est l’ambition de saisir l’essence du personnage et de sa mythologie plutôt que de vouloir réadapter tel ou tel arc du comicbook, qui fonctionnera forcément moins bien à l’écran.

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Laurent ! Tu as synthétisé encore mieux que moi ce qui fait que ce dessin animé est une réussite : « Un reprise à la fois de la période première (Ditko/Romita), de celle de mon enfance/adolescence (Peter Parker marié… ou ex-marié, avec de la bouteille, de la bedaine, juste comme il faut), et un jeune homme qui le ramène à l’essence de ce qu’il incarne (doute, peur, envies…). »

      Et j’abonde avec tout le reste. Sauf pour une chose : j’ai eu 12 ans en voyant le premier AVENGERS au cinéma. J’ai vraiment été ébloui et transporté.

  • Tornado  

    Comme Eddy, je ne doute pas que ce soit bon (je faisais exprès d’en rajouter dans le « grognon » bien sûr), « mais l’envie n’est pas là de mon coté« .
    je changerais peut-être d’avis si je le regarde à l’occaz.
    Par contre j’ai vu « Alita » et « Astérix et le Secret de la Potion Magique » (que mon fils a choisi plutôt que ce Spiderman pour notre dernière sortie au ciné ensemble). Et dans les deux cas j’ai adoré. Surtout le Astérix, parfait de bout en bout.

    • Matt  

      Alita c’est tiré du manga Gunnm de yukito Kishiro hein.
      Parce qu’aux USA, ça porte le nom de Battle Angel Alita.

      Je précise parce qu’il y a des cons qui ont râlé que ça plagiait Gunnm…
      Hum…non, c’est une adaptation officielle.

    • Matt  

      Pour le coup les ricains sont restés sur leur version, et en France, ça n’a pas changé de nom (l’héroïne s’appelle normalement Gally en VF, pas Alita)
      Mais bref…

      Gros fan de la (première) série de manga Gunnm, j’ai un peu peur d’être déçu par l’adaptation.

      • Bruce lit  

        J’ai vu Alita il y a 15 jours. Je ne connais pas le manga, scifi oblige, mais les décors sont impressionnants et l’héroïne très attachante. Je m’attendais cependant à plus de contenu.

        • Matt  

          Lis le manga ! La première série en 9 tomes de poche, oublie la 2eme série Last Order.
          C’est pas tellement de la SF. Enfin si forcément il y a des cyborgs partout, mais c’est plus proche d’un Mad Max avec des pauvres opprimés, la violence d’un Ken le survivant dans un monde sans lois. Y’a pas d’aliens ni de vaisseux ni de mondes parallèles, c’est la vie dans une décharge avec des gens rafistolés et en proie à l’anarchie.

        • Matt  

          Le tout sur fond de luttes des classes puisqu’on suit quand même des persos qui se font littéralement chier sur la tête par une élite qui lâche ses ordures sur eux.

          Gunnm est le premier Seinen que j’ai lu, le premier manga papier que j’ai acheté, le premier qui m’a salement secoué.
          J’ai peut qu’à côté le film soit juste « sympa ».
          mais ça vient aussi de mon vécu.

    • Matt  

      Déjà l’univers super hardcore violent et bien gore…j’imagine que c’est beaucoup plus clean et tous publics…

      • Tornado  

        Je ne connais pas une page du manga. Donc je ne peux pas comparer. Mais oui c’est tout-public et il y a des scènes qui te font sortir un peu du film (notamment celles où Alita (je préfère « Gally », tiens, c’est moche Alita, ça fait « alitée »…) devient championne de motorball en 2 secondes. Mais c’est quand même un chouette film, où l’action fait « sens », comme dans Matrix (et c’est complètement à suivre comme le 1° Matrix, d’ailleurs), ce qui est suffisamment rare au cinéma aujourd’hui (que l’action et les combats fassent « sens » dans le récit, et ne soient pas là uniquement pour faire du spectacle).

        J’avais bien aimé Mortal Engines malgré son scénario ultra-rabattu. J’ai encore préféré Alita, dont les acteurs et personnages apportent une dimension supérieure à une histoire de SF, genre où il devient difficile de faire original de nos jours.

        • Matt  

          Le manga dépeint un monde atroce avec sports extremes mortels avec des gens qui finissent démembrés et à moitié rafistolés en cyborgs, ghettos sur lesquels la cité de Zalem (cité des riches dont on ignore tout pendant un moment) rejette ses ordures, bourrés de trafics d’organes, de meurtres sordides. Et Gally a perdu la mémoire et découvre qu’elle a du être une arme un jour puisqu’elle va se souvenir qu’elle maîtrise des techniques de combats militaires anciennes.
          L’univers est désespéré, les gens meurent, un scientifique fou du nom de Desty Nova va foutre un peu la merde en révélant des secrets sur Zalem et ce qu’ils font à ceux qui y vivent, Gally va perdre sa liberté et se faire réparer par des forces spéciales qui vont la contraindre à exécuter des gens dans la décharge (elle est aux ordres de gens de Zalem mais elle n’y met pas les pieds) Son modèle de cyborg va être copié, etc.
          Le manga parle beaucoup de l’identité, de la nature de ce qu’on est en fonction des souvenirs (un peu à la Dark City), de la frontière entre l’humain et la machine. C’est assez intense, j’avais été presque traumatisé à la lecture d’un des tomes tellement elle en chie la pauvre Gally.

          Des années après (le manga est vieux) Yukito Kishiro a décidé d’effacer sa première fin (les derniers chapitres du tome 9 de Gunnm) qu’il a bouclé un peu vite pour repartir sur la série Gunnm Last Order en 18 ou 19 tomes. J’ai tout lu et…bah…il y a toujours de bonnes idées mais il y a aussi la moitié des tomes de combats à la DBZ qui ne font plus sens justement contrairement à la première série de 9 tomes qui finalement me plait davantage malgré une fin expédiée.

        • Matt  

          Le manga existe en sens de lecture français en plus^^
          Les nouvelles rééditions sont en sens japonais, mais comme le manga est vieux (1990), les premières éditions chez Gléant sans en sens français. j’ai une édition en sens de lecture français d’ailleurs.

          • Tornado  

            Je le lirai pas. J’ai commencé par le film, je n’aime pas faire le sens inverse (commencer par l’adaptation pour ensuite remonter à l’oeuvre originelle), les tomes en sens français sont intouchables et il est hors de question que je m’impose 2000 pages en sens japonais.
            C’est comme Walking Dead. Je regarde la série TV mais je ne lirai jamais le comics, même si je sais que tout le monde dit que c’est 100 000 fois mieux.

          • Matt  

            Je comprends, mais 2000 pages petit format de manga en 9 tomes, c’est pas comparable avec 30 tomes de Walking Dead quand même hein^^

            Intouchables ? ça veut dire introuvables ? Ah…j’avoue que j’ai pas fait gaffe, j’ai les miens depuis longtemps.

    • Matt  

      Le problème qu’ont beaucoup d’adaptation par rapport à un matériel original c’est justement le fan service.
      Quand une oeuvre nouvelle est créée, telle ou telle scène n’est pas créée pour faire référence à un truc ou faire plaisir aux fans, elle est créée pour signifier quelque chose, pour faire peur, ou pour être mémorable, etc.

      L’adaptation, elle, va reprendre la même scène pour « faire plaisir au fan » sans forcément réfléchir si ça va être percutant au ciné de faire la scène de manière identique ou quoi que ce soit.
      Le néophyte ne va y voir que du feu mais ne va pas forcément non plus être marqué par la scène.
      Le connaisseur va se dire « ça rend moins bien, pourquoi vous voulez faire absolument un clin d’oeil ? »
      Le fanboy débile va dire « wouééé tro cool cé com dan leu manga »

      • Eddy Vanleffe  

        Alors, il vous l’a pas encore vendu le GUNNM le père Matt? :)
        Je suis resté ouvert pour ce film, parce qu’il est empli de bonnes intentions, ils sont parvenu a rajouter le motorball au forceps dans l’arc sur Yugo sans que cela soit trop voyant. ça passe bien.
        les trucs qui sautent dans le film c’est justement tout ce qui pourrait en faire une oeuvre pour toi Bruce. un truc humain et plein de réflexions sociales ou sur l’identité. il y a beaucoup de questions sur l’inné et l’acquis. en plus c’est très noir.
        c’est presque pas un manga sur la forme en fait. c’est pas « formaté » et le premier manga n’est pas trop « informatisé », ça reste très organique. On peut déplorer cette perte dans « Last Order »(J’ai lu 5 tomes avant de raccrocher, par contre je me laisserais bien tenter par Mars Chronicles…).
        il y a vraiment des retournements de situations vraiment habiles, originaux et prenants.
        Le film restitue ce qu’il peut avec les limites de son format (2 heures, PG13…)
        Ils font l’impasse sur l’histoire de la famille de Yugo, pour se centrer sur la nécessité de gagner de l’argent pour aller sur zalem…
        Par contre j’ai été surpris de voir tout ce qu’ils ont gardé. sans être aussi sombre que le manga, on n’est pas dans la dénaturation.
        Je vais avouer un truc. c’est la peur d’être déçu qui m’a empêché de rentrer vraiment dans le film. un fois que j’ai compris que j’avais été respecté, c’était trop tard.
        c’est un bon film cyberpunk et ça court pas les rues…
        le manga c’est une des meilleures bd japonaises avec Akira, Appleseed, enfin ce tonneau là quoi… :)

        • Matt  

          Regarde-les Eddy, les collègues pinaillent sur n’importe quel détail pas respecté dans les films tirés de comics, et là ils sont contents avec leur film et ne veulent pas jeter un œil au manga. Je pense à Bruce surtout hein ! Ah ben bravo, ça fait crédible !^^

          Faudra se faire un team-up sur Gunnm peut être. je me sens pas du tout d’en parler seul…
          Trop personnel comme sujet^^ ça m’a construit comme lecteur fan de dystopies.
          Et si on me dit que ça a l’air nul, je mords^^

          J’ai tenu plus longtemps que toi sur Last Order mais au finla ça ne vaut pas le coup. Et mars Chronicles, bah comme c’est la suite, sans doute pas.
          La première série marchait bien. Une fin un peu rapide mais qui montrait tout de même la blague qu’est Zalem et les illusions que se faisaient les gens en sacralisant la cité. le message était passé.

        • Matt  

          Venant de ta part, cette gentille critique laisse penser que le film doit rester bon, et que par rapport au coût du film, des sacrifices « tous publics » ont du être fait pour rentabiliser.
          Mais on touche là au premier Seinen que j’ai lu. Au premier manga papier.
          Peut être à la première BD d’une telle noirceur et violence que j’ai lue.

    • Jyrille  

      Moi c’est ma fille qui a choisi le Spider-Man (elle est fan du personnage depuis qu’elle a deux ans). Je pense aller au ciné samedi soir, à discuter si on va voir Alita, Astérix ou autre chose…

      Pour GUNNM, je suis comme Mattie : je n’ai lu que la première série, je n’en ai que de très faibles souvenirs (on m’a rappelé récemment qu’un des personnages ressemblait énormément au Broussaille de Yslaire) mais cela m’a fait une forte impression.

      • Matt  

         » je suis comme Mattie : je n’ai lu que la première série »

        Non j’ai lu la 2eme^^
        Mais je dis que ça ne vaut pas le coup. Malgré quelques bons trucs par ci par là, c’est saturé de tournois et de bastons à la DBZ qui n’ont rien à foutre dans ce manga. C’est étiré en longuer, ça raconte autant de trucs en 19 tomes que la première série en 9 tomes^^

        La première série déchire.

        • Peyo  

          Last Order est effectivement étiré en longueur mais connait quelques fulgurances tel que l’histoire des vampires (si on exclue la baston finale).
          La 3eme série Mars Chronicle est plus réussi du point de vue de la réflexion pour l’instant

      • Matt  

        Mais quand même franchement si ça ne prouve pas que le cinéma américain dévore tout ce phénomène de « je découvre un manga vieux de 30 ans grâce à une adaptation américaine de 2019″…

        Donc je comprends les gens qui ont les boules quand les films sont pourris. Parce que ça devient la vitrine principale du produit. Et si le film est nul, ça donne une sale réputation à l’oeuvre originale aussi.
        Et l’aspect américain n’en parlons pas…j’ai déjà râlé dans mon article sur les remakes. On fait du marketing, tout le monde voit le film et on se dit « ah ? C’est tiré d’un film ou d’un manga japonais à la base ? Ah je savais pas. Moi je bouffe du cinoche ricain à la pelle, je connais rien d’autre » ^^

        • Tornado  

          Je l’ai vu avec deux copains. L’un avait lu le manga. l’autre ne connaissait même pas son existence (et je ne suis pas convaincu qu’il ait déjà feuilleté un manga). Et moi je connaissais vaguement le nom. On a adoré tous les trois.
          Résultat on a discuté du manga pendant une heure (en étant impressionné par sa teneur, sans l’avoir lu pour deux d’entre nous) ! Tout en spéculant sur la suite du film ! (ou de la probable trilogie ?)

        • Matt  

          Mais si l’effet final c’est que personne n’a envie de lire le manga, parce que moi le premier je n’aime pas faire ce que tu décris (lire les bouquins après avoir vu les films…comme Harry Potter que je n’aurais jamais lu APRES avoir vu les films, car ça me prive de la surprise et ça me bride dans mon imagination) ben…au final on se retrouve dans un monde qui uniformise les oeuvres extrèmes en faisant des trucs tous publics, qui efface les différences culturelles en ramenant tout à une méthode américaine, qui enterre les BD dans l’oubli, etc.

          Enfin moi ça m’embête un peu. C’est ce que j’expliquais dans mon article sur les remakes. ça fait taire les indépendants aussi qui n’ont pas les moyens de rivaliser techniquement avec les grosses productions…
          Et les grosses prod, c’est du tous publics donc bienvenue dans le monde de Disney^^

          Enfin peut être suis-je un brin pessimiste mais bon…

  • Présence  

    Le titre de Notorious B.I.G. : Hypnotize, extrait de l’album Life after death (1997)

    Merci pour cette présentation de ce film que je n’ai pas vu. Il a reçu plusieurs prix :

    - Golden Globes 2019 : Meilleur film d’animation
    - Critics’ Choice Movie Awards 2019 : Meilleur film d’animation
    - BAFA 2019 : Meilleur film d’animation
    - Oscars 2019 : Meilleur film d’animation

    Mon fils (22 ans) l’a vu et a été enchanté, trouvant comme Cyrille qu’il se démarque complètement des films Marvel, pour une histoire et un ton plus personnels.

    Habitué depuis plusieurs années aux variations sur le personnage de Spider-Man, le principe ne me choque pas plus que ça. C’est une pratique de base de l’industrie des comics que de développer des franchises autour des personnages les plus vendeurs, que ce soit avec plusieurs séries mensuelles Spider-Man (Spectacular, Marvel Team-up, Web of, Friendly Neighborhood, Sensational, Tangled web… et tant d’autres), ou avec des versions plus ou moins originales. Comme Tornado, je suis beaucoup plus impressionné par l’accomplissement d’avoir réussi à légitimer à ce point Miles Morales aux yeux du grand public.

    • Jyrille  

      Merci Présence ! Comment as-tu fait ? Je ne pensais pas que ce serait toi qui trouverait :) Et merci pour tes précisions, tu me donnes une vision de lecteur que je ne possède pas.

      En ce qui concerne Miles Morales, je pense que Laurent l’exprime mieux que moi : ils lui ont donné l’essence du Spider-Man que tout le monde connaît, de l’inconscient collectif, et même si j’aime beaucoup les Raimi et le premier Amazing, j’ai trouvé que cela marchait mieux ici avec ce personnage.

      Je rejoins pas mal Mattie sur les fans services pollueurs, mais étant vierge de toute lecture Spider-Man depuis trente ans (à part les épisodes de CIVIL WAR et quelques apparitions chez Daredevil), le parti pris ne m’a aucunement dérangé et cette nouvelle version a tout mon aval. C’est frais, dynamique, coloré, moderne et drôle.

      • Présence  

        Pour Notorious B.I.G., il suffit de demander à google qui répond tout de suite Hipnotize, puis à wikipedia pour savoir sur quel album figure ce titre.

        • Jyrille  

          Je te jure que j’ai fait ça… ma recherche a dû être biaisée, je vais retenter !

          Merci en tout cas !

  • Bruce lit  

    Comme les grognards avant moi, rien n’est fait pour m’intéresser là dedans. Rappelons que SPider Verse est basée sur une histoire de Dan Slott qui m’a fait fuir le post superior spider man.
    J’ai tenté de lire les nouveaux épisodes de Chip Bidule et Spencer, mais : impossible ! Je n’arrive plus à m’intéresser à ce personnage, MArvel a trop salopé le truc à mes yeux.
    Cependant le fait que Laurent, Cyrille et Pierre n’ont que d’éloges à en faire, je reste très intrigué. Donc pourquoi pas lorsque l’occasion se présentera de voir ça avec les monstres. Je confirme : le morceau de l’ost est atroce. J’espère crever avant de rester jeune….

  • OmacSpyder  

    Un film d’animation qui porte bien son nom : l’animation est au premier plan et d’une créativité rafraîchissante! C’est un graph’ qui prend vie et nous en met plein les mirettes! C’est punchy tout en acceptant des scènes d’émotion, c’est novateur tout en reprenant les codes du comics avec des bullesde pensée qui prennent vie sous nos yeux!

    Ma fille a adoré la jeune fille Spider girl manga qui lui rappelait D.Va dans Overwatch et mon fils a adoré Miles Morales pour le côté ado égaré et Spider Cochon pour son côté décalé. J’ai apprécié voir Peter Parker en homme blasé qui … s’anime… à nouveau au contact de son alter ego, voilà une belle réconciliation des générations.

    Je ne suis pas fan au départ de Miles Morales. Mais ce film ramène bien le mythe de Spiderman au devant de la scène. Les personnages l’évoquent explicitement dans une scène : chaque avatar de Spiderman a perdu un être cher, a vécu le deuil et le sentiment de culpabilité, et a réussi à se redresser pour tenter de faire le bien. Voilà une belle leçon : l’esprit de Spiderman est ce qui relie ses différentes versions, et il vaut y compris pour la fille manga et son robot, pour Spidercochon et les autres. Comment on surpasse un deuil et sa peine pour se tourner vers les autres plutôt que se replier.
    Et le Spiderman Peter Parker se trouve littéralement ressourcé par ce rappel alors qu’il était au début dans une pente dépressive et de repli au contact de la jeune génération qui, plutôt que le ringardiser, le propulse à nouveau!

    Une belle parabole intergénérationnelle, en somme, qui rappelle que l’essence de Spiderman peut encore parler aux générations actuelles…

    • Jyrille  

      Complètement d’accord Omac ! Merci !

      • OmacSpyder  

        Un article bien tissé Jyrille
        Et j’ai mis dans ma playlist un titre qui pour moi résume ce que le film vient raconter :
        DJ Khalil « Elevate »

        « Stepped out of my zone (my zone)
        I had to get out all alone (alone)
        And figure it out on my own (my own)
        And I know what I really want now
        Can’t stop me, can’t break me (can’t break)
        What don’t kill me, gon’ make me (gon’ make)
        Shoot for the stars, no safety (no safety)
        And now I see clear in HD

        Gotta go hard (gotta go hard)
        I ain’t got time to waste (I ain’t got time)
        I gotta go high (gotta go high)
        I gotta elevate (I gotta elevate)

        (…)
        Look, I ain’t got no time to be hangin’ around
        Nobody tryna figure out if they good or evil
        I’m fightin’ the crimes, savin’ your lives
        One at a time, I’m killin’ the rhymes, I do it for the people
        I’m Peter Parker running through the 6 with a bag full of tricks
        My boy, you better choose a side
        I may have lost the battle but I will not lose the war  »

        Nuff’ Said!

        • Jyrille  

          Ah ouais il est bien ce morceau à la réécoute. GG !

  • JP Nguyen  

    Hey, Eddie et Mattie, moi aussi j’ai lu Gunnm et moi aussi j’ai bien aimé…
    On se fait un teamup à trois ?

    • Jyrille  

      Sans moi, je ne les ai pas ! Maël a commencé la collec je crois, la dernière réédition.

    • Eddy Vanleffe  

      on y pense furieusement… :)

  • Eddy Vanleffe  

    Alors j’ai vu le film…
    Que dire sans fâcher personne…
    La partie sur Miles Morales qui reprends le costume est sympa, urbaine-j’aime pas le feeling à mort étant allergique au hip-hop- mais ça cadre parfaitement…
    il trouve un mentor… pourquoi pas…
    Toute une bande d’inconnu le traitent de haut pendant un moment…bof…
    les méchants sont inconsistants à mort tout à fait dans la veine du MCU, sauf que d’habitude, ils se font lyncher pour ça…
    Visuellement, j’ai pas aimé du tout la bouillie fuchsia dans laquelle baigne tout le film et surtout l’interminable scène de fin avec ces décors qui volent en rose, ça donne envie de gerber au bout de trente secondes… C’est un des trucs les plus physiquement inregardable que j’ai vu de ma vie. On a emmerdé Pokémon pour les supposée crises d’épilepsie pour moins que ça…
    Tant que ça reste « urbain » c’est pas mal, le sychrotron, c’est à chier et surtout, c’est un épisode banal de fin de saison de Ultimate Spider-Man, rien qui optionne un oscar, un golden globe, un prix nobel, une médaille olympique….
    le dessin animé de France 4 mis en film…

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