Une famille four-midable (Les FF de Roberto Aguirre-Sacasa)

Fantastic Four Marvel Knights par Roberto Aguirre-Sacasa et Collectif

Sous des couvertures flamboyantes, des FF confrontés aux défis du quotidien…

Sous des couvertures flamboyantes, des FF confrontés aux défis du quotidien…

Article de JP NGUYEN

VO : Marvel

VF : Panini

Toutes les images ©Marvel Comics

Cet article vous propose un survol de la série « Marvel Knights 4 » publiée entre 2004 et 2006, pour un total de 30 numéros, tous écrits par Roberto Aguirre-Sacasa et dont Steve Mc Niven dessina les 7 premiers numéros, ainsi qu’une douzaine de covers… En VO, la série a été compilée dans 5 recueils :
1 – Wolft at the door (épisodes 1 à 7)
2 – The stuff of nightmares (8-12)
3 – Divine Time (13-18)
4 – Impossible Things happen every day (19-24)
5 – The resurrection of Nicholas Scratch (25-30)

En VF, seuls les épisodes dessinés par McNiven ont eu droit à leur édition librairie, en grand format, dans la collection Marvel Graphic Novel.

Susan Richards étant fort occupée, elle n’a pas eu le temps de rendre invisibles tous les spoilers de cet article.

Alors que les Fantastic Four n’ont plus de série régulière depuis 2015 et la fin de Secret Wars , il fut un temps où l’équipe comptait deux mensuels ! En 2004, Roberto Aguirre-Sacasa devait succéder à Mark Waid sur la série historique mais le lectorat protesta avec force et Marvel décida alors de lancer une deuxième série : Marvel Knights 4.

 Une série où les FF vont devoir s’employer…

Une série où les FF vont devoir s’employer…

Il y a des années, j’étais tombé par hasard sur le seule tome VF disponible en librairie et, principalement attiré par les dessins après un feuilletage rapide, je fus ensuite également séduit par le scénario, qui mettait la compagnie des 4 Fantastiques en faillite, suite au vote d’une loi mettant fin aux financements publics dont ils bénéficiaient, conjuguée aux escroqueries de leur courtier en bourse, les obligeant à abandonner le Baxter Building et les explorations cosmiques ou extra-dimensionnelles pour un appartement exigu et des jobs dans le civil. Hé oui, les Fantastic Four devenaient Four, tout court, renvoyés à une vie « normale » où la menace récurrente est davantage la fin du mois que la fin du monde…

On suit alors les membres de l’équipe dans leur recherche d’emploi. Susan trouve un poste de prof suppléante, Ben se fait embaucher comme ouvrier dans le bâtiment, Johnny galère pour se trouver un rôle au cinoche ou à la télé, avant de s’engager chez les pompiers de New-York tandis que Reed, après une phase de déni et de réclusion, décroche un travail d’administrateur réseau dans une entreprise lambda.

Pire qu’un ultimatum de Doom : un avis d’expulsion !

Pire qu’un ultimatum de Doom : un avis d’expulsion !

Habitués à utiliser leurs pouvoirs dans des batailles aux enjeux cosmiques, les Fantastiques les emploient ici de manière beaucoup plus triviale. Comme quand Susan, pour calmer le chahut dans sa classe, menace de rendre les vêtements des élèves invisibles pour les mettre dans l’embarras. Ben ne soulève pas des montagnes mais des piles de parpaings sur un chantier. Reed ne s’étend pas dans les airs pour rattraper le Docteur Doom en fuite mais pour empêcher un homme suicidaire de se jeter dans le vide.

Dans l’arc The Pine Barrens (#5-7), les parents Richards et la Chose, partent accompagner Franklin et quelques copains pour camper en forêt, mais après un début naturaliste, le récit prend un virage SF, lorsque la bande se retrouve confrontée à des aliens sévissant dans la campagne du New Jersey.

Jobs normaux, conversations anodines : la super-famille transplantée dans une vie ordinaire…

Jobs normaux, conversations anodines : la super-famille transplantée dans une vie ordinaire…

Steve McNiven tire alors sa révérence, remplacé par Jim Muniz. Dans les épisodes 8-9, Namor revient à l’abordage de Susan Richards tandis que Johnny Storm aide une mère éplorée à retrouver le corps de son fils afin de faire son deuil. Aguire-Sacasa ramène ensuite Pyscho-Man(#10-12) pour torturer mentalement les Fantastiques et conclure sa première saison par… un retour au statuquo, puisque Reed et Susan décident de retourner à leur vie d’avant, mettant fin à leur parenthèse de normalité, déjà sérieusement compromise par les incursions insistantes de leurs ennemis récurrents.

Alors que Reed relance Fantastic Enterprises et que les FF retrouvent leur QG, c’est au tour du Maître des Maléfices de faire des siennes, se muant en tueur en série le temps d’un diptyque (#13-14) sous le prétexte de venir en aide à sa fille Alicia, la sculptrice aveugle, amie de Ben Grimm. Les FF embarquent ensuite pour une grande aventure temporelle (#15 à 18) face à Ramades, pharaon rejeton de Kang le Conquérant.

Visuellement, ces épisodes sont assez inégaux, la comparaison avec McNiven est inévitable et ne tourne pas à l’avantage de Muniz, particulièrement au niveau des visages, assez inconstants, lorgnant parfois vers une fade ressemblance avec les acteurs qui incarnaient alors les FF au cinéma (en particulier Jessica Alba pour Susan et Ioan Gruffud pour Reed), lorsqu’ils ne sont pas franchement moches, comme pour Namor, affublés de rides bizarres, comme s’il était vraiment resté trop longtemps dans l’eau… Dans les décors, on sent parfois un peu trop le poids de références photos pas totalement bien intégrées.

Dessiné par Jim Muniz, Namor devient cousin des frères Bogdanoff…

Dessiné par Jim Muniz, Namor devient cousin des frères Bogdanoff…

Le scénario, en revanche, reste solide, et continue à explorer les relations entre les personnages, respectant un équilibre délicat entre leurs traits de caractère archétypaux et des développements plus surprenants. Chaque membre de la famille a droit à son moment sous les projecteurs, y compris les enfants Franklin et Valéria…

Par la suite, c’est Valentine DeLandro qui prend le relais sur les épisodes 19 à 22. Son trait est plus fin et personnel que celui ce Jim Muniz m’évoque un peu celui de Mike McKone. Même si certaines expressions restent un peu figées, la densité de ses planches permet une meilleure immersion dans le récit. Elle débute sur un diptyque avec les Inhumains, revisitant ce coin du Marvel Universe sous l’angle original de la critique sociétale, pour une histoire d’amour impossible sur fond d’eugénisme et de lutte des classes assez surprenante mais un peu courte.

Le scénariste reviendra brièvement sur cette sous-intrigue à la fin de son run, donnant l’impression qu’il avait des plans à plus long terme qu’il n’aura pas eu l’occasion de mener à bien. Viennent ensuite des one-shots, tour à tour consacrés à Susan, qui passe une étrange journée d’anniversaire de mariage en se remémorant une idylle avortée avec la Panthère Noire, puis à la Chose, qui affronte un Golem dans la nuit pluvieuse de Yancy Street, pour une issue tragique un peu trop prévisible.

La Chose contre le Golem dans un décor de gravats : cinquante nuances de grès…

La Chose contre le Golem dans un décor de gravats : cinquante nuances de grès…

L’arc suivant, Impossible Things Happen Every Day (#23-24), est dessiné par Mizuki Sakakibara, au trait fin mais quelque peu aseptisé. C’est l’occasion pour Roberto Aguirre-Sacasa de se mettre en scène aux côtés des FF et de… l’Homme Impossible dans une histoire forcément légère mais avec une touche de profondeur dans sa conclusion, proposant une réflexion sur la parentalité.

Valentine DeLandro revient pour The Resurrection of Nicholas Scratch (#25-27), un récit aux relents horrifiques, où les FF se confronte aux forces occultes et en particulier aux Sept de Salem et Nicholas Scratch, le fils d’Agatha Arkness. Si l’arc est plutôt bien mené, il se termine par une sous-intrigue qui ne sera jamais bouclée. En effet, le crossover Civil War  approche et Aguirre-Sacasa n’a plus que trois épisodes pour conclure ses intrigues.

Echapper aux events et crossovers pour un auteur Marvel ? Mission Impossible !

Dans le numéro 28, à nouveau dessiné par Sakakibara, il confronte Susan Richards à un cas de violence conjugale chez une employée de Fantastic Enterprises, tandis que Reed honore une promesse qu’il avait faite au numéro… 4, en assistant un homme dans ses derniers instants. Femmes battues et fin de vie, des sujets assez caractéristiques de l’approche « sociale » du scénariste, qui, tout au long de son run, se sera montré meilleur dans les scènes intimistes (les FF assistant au match de base-ball de Franklin ou choisissant le film d’horreur à regarder le soir d’Halloween, la relation entre Reed Richards et son père) que dans les batailles spectaculaires (à l’image de leur combat face à Ramades, totalement plan-plan).

On pourra quand même regretter la résolution un peu simpliste de certaines intrigues, comme lorsque Susan vient sauver son employée battue et neutralise son mari violent en le menaçant d’une improbable surveillance satellitaire. J’y trouve-là un décalage trop fort entre la réalité du problème évoqué et la « solution » mise en œuvre dans la fiction.

La super-video surveillance en réponse aux violences conjuguales ? Bof, pas convaincu…

La super-video surveillance en réponse aux violences conjugales ? Bof, pas convaincu…

Les numéros 29-30, dessinés par un Clay Mann débutant et un peu gauche, sont l’occasion pour Aguirre-Sacasa de remettre dans l’ordre dans la maison, en expédiant rapidement certains subplots comme celui susmentionné des Inhumains et en mettant en place le contexte de Civil War, avec réunion d’Illuminati et tout le toutim… Ironie du sort, Civil War sera dessiné par… Steve McNiven et verra la séparation (temporaire) de l’équipe, avec un remplacement de Reed et Susan par T’Challa et Ororo… Le quatuor initial se reformera ensuite pour un run assez long de Jonathan Hickman, suivi par Matt Fraction puis James Robinson, avant une nouvelle séparation suite à Secret Wars. Décidément, les events ne réussissent guère aux FF !

La vie ordinaire des Fantastiques… C’était un pitch intriguant pour ce run des FF sous le label Marvel Knights. C’est surtout dans les sept premiers numéros que la série tint son pari, grandement aidée par les illustrations de Steve McNiven (sa Susan Richards souvent craquante !). Après une dizaine d’épisodes graphiquement moyens mais parsemés de scénettes émouvantes, la bande des quatre a toutefois retrouvé un second souffle avec une paire de dessinateurs au trait plus agréable et une succession d’arcs courts où l’on n’avait pas le temps de s’ennuyer. Sans tuer aucun membre, sans faire apparaître le Docteur Fatalis ou Galactus, Roberto Aguirre-Sacasa aura réussi à intéresser ce lecteur aux tribulations d’une tribu très attachante, en explorant davantage les relations humaines que les dimensions cosmiques parallèles : une approche qui, paradoxalement, fait sortir son run de l’ordinaire !

Ah, Susan Richards, c’est quand même mieux quand elle n’est pas invisible, surtout croquée par McNiven !

Ah, Susan Richards, c’est quand même mieux quand elle n’est pas invisible, surtout croquée par McNiven !

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La BO du jour :
Pire que la Zone Négative, Roberto Aguirre-Sacasa a renvoyé dans un monde… ordinaire !

28 comments

  • PierreN  

    « La vie ordinaire des Fantastiques » Du neuf avec du vieux donc. J’ai le souvenir que Lee/Kirby l’avaient déjà fait le temps d’un épisode (les FF en faillite, avec Namor en nabab hollywoodien prêt à les narguer), et surtout Byrne pour une période un peu plus longue (les Richards essayant de rester incognito en banlieue ; Reed utilise même son élasticité pour modifier les traits de son visage).
    Les FF éloignés de leur mode de vie habituel, serait-ce donc ce pitch auquel Jemas tenait tant (ou alors je confond avec cette idée d’utiliser l’angle familial selon un certain angle, afin d’en faire une sitcom) ?
    Namor a vraiment une drôle de tête sur cette case, on dirait presque Hammerhead (là encore, ça me rappelle un épisode de Byrne, avec la Torche confrontée aux ennemis « street-level » de son pote le monte-en-l’air). Bonne nouvelle, l’exil des FF va se terminer avec leur prochain relaunch par Dan Slott.

    • JP Nguyen  

      Dans la catégorie « Johnny Storm fait du street-level », j’ai une certaine affection pour l’épisode de Daredevil par Nocenti / Romita Jr pendant Inferno où DD est aux abonnés absents et où Johnny part à sa recherche, avec un look de loubard à deux balles…

      • PierreN  

        Et Spidey/Human Torch aussi (Johnny contre Kraven).

  • Bruce lit  

    Suite à ton article, j’avais lu le premier arc et bcp apprécié cette version sitcom des FF. J’ai pas réussi encore à mettre la main sur la suite, mais c’est vrai que ça fait moins envie les dessins !
    Aguirre Sacasa est un scénariste intéressant que j’apprécie beaucoup en ce moment en me faisant du Binge Watching avec son Riverdale.

    • JP Nguyen  

      Riverdale, je n’ai pas essayé… Je crois, pour avoir regardé ça de loin, que c’est une adaptation du comics Archie, dont je n’ai jamais rien lu (malgré l’existence d’un crossover entre Archie et le Punisher, dessiné, je crois, par John Buscema…)

      • Bruce lit  

        L’avantage, c’est que PERSONNE ne semble avoir lu du Archie Comics. D’où une adaptation plus que large entre Twin Peaks et Beverly Hills. c’est assez prenant.

        • Matt  

          En même temps ça sort en VF les trucs Archie ?
          Parce que bon…même les lecteurs de VO ont souvent découvert Marvel, DC, WIldstorm et compagnie via la VF.

          • PierreN  

            « L’avantage, c’est que PERSONNE ne semble avoir lu du Archie Comics. »

            Peut-être aussi que la plupart d’entre nous ne constituent pas le public cible (à moins d’être un fan hardcore de Happy Days ou d’American Graffiti, et de ce type de représentation de la jeunesse américaine), alors même que la dynamique entre Archie et ses copines a probablement influencé le triangle amoureux Peter/Gwen/MJ de la période Romita Sr.

            J’ai cru comprendre que Sacasa avait fait des efforts pour moderniser l’image surannée du comics de base (une série plus contemporaine par Waid, un crossover avec Predator ou des zombies, l’inclusion d’un personnage gay, un What If bicéphale permettant de voir ce que ça donne quand Archie fait enfin son choix entre ses deux prétendantes, etc…).

          • Bruce lit  

            Je pense faire un article là dessus bientôt : du porno internet, un tueur en série, des parents qui droguent et abandonnent leurs enfants, de l’inceste, les personnages en prennent plein la gueule….

          • Matt  

            « Je pense faire un article là dessus bientôt : du porno internet, un tueur en série, des parents qui droguent et abandonnent leurs enfants, de l’inceste, les personnages en prennent plein la gueule…. »

            Hein ? Tu parles de quoi là ? De la série Archie ?

          • PierreN  

            « Hein ? Tu parles de quoi là ? De la série Archie ? »

            Plutôt Riverdale, non (cette description correspond plus en tout cas au « Archie à la sauce Twin Peaks », évoqué plus haut) ?
            C’est moi ou l’interprète d’Archie dans cette version a un petit air de ressemblance avec le fils de Walter White ?

          • Bruce lit  

            Oui Riverdale.
            C’est moi ou l’interprète d’Archie dans cette version a un petit air de ressemblance avec le fils de Walter White ?
            Euh, pas vraiment, il nettement plus baraqué, une armoire à glace !
            Je dirais qu’il ferait un très bon jeune Dexter.

          • Matt  

            Ah encore une série TV chronophage^^
            Dîtes le personnage d’Archie c’est le même que dans le vieux dessin animé « mystère et compagnie » ? Je n’ai jamais vraiment regardé, je ne sais pas trop quel est le public visé.
            Mais ça parle de quoi cette série de comics ? C’est de la tranche de vie ou des histoires de mystères justement ?^^

          • PierreN  

            « Dîtes le personnage d’Archie c’est le même que dans le vieux dessin animé « mystère et compagnie » ? »

            À priori oui. Archie a une coupe de cheveux caractéristique, il est difficile de le confondre avec d’autres rouquins fictionnels.

            « Mais ça parle de quoi cette série de comics ? C’est de la tranche de vie ou des histoires de mystères justement ? »

            De la bluette adolescente à tendance humoristique je dirais, rattaché plus spécifiquement au « Teen Humor », ce genre en vogue dans les années 40/50 (quand les super-héros sont passés de mode pour la première fois, permettant ainsi à d’autres genres de prendre la relève). C’est en quelque sorte l’antithèse de l’ado rebelle et désespéré à la James Dean (ce nom devrait suffire pour invoquer Bruce).

            https://en.wikipedia.org/wiki/Teen_humor_comics

          • Bruce lit  

            Ahahaha….Me voilà !
            Riverdale n’est pas très drôle. La première saison est un soap attachant. La deuxième est juste catastrophique. Mais impossible de rester indifférent à une série qui centre un de ses épisodes autour de LA fureur de vivre !

          • Jyrille  

            Aaaaah ok… Merci de m’éclairer sur Riverdale et Archie ! Bruce, tu es la deuxième personne à rapprocher la série de Twin Peaks, j’avais du mal à y croire, mais je comprends mieux.

  • Présence  

    C’est une série que je n’ai pas lu et ça fait plaisir de pouvoir la découvrir ainsi. Je n’ai lu que 2 histoires écrites par Roberto Aguirre-Sacasa : After life with Archie, Chilling Adventures of Sabrina. Ce que tu décris de cette série lui donne une approche originale, pas utilisée si souvent que ça, sauf peut-être pour Ben Grimm dans le quartier de Yancy Street.

    • JP Nguyen  

      En fait, la différence entre le premier arc et d’autres transplantations des FF dans le monde ordinaire, évoquées par Pierre N, c’est que l’approche se voulait davantage naturaliste, avec un vrai défi pour les personnages à devoir affronter le monde « normal ».

  • Matt  

    Moui niveau dessins, ça ne fait pas trop envie. Même McNiven hein, désolé, mais il fait partie de ces dessinateurs que je trouve surestimés. C’est pas horrible certes, mais les femmes sont toutes rachitiques (mais avec d’énormes poitrines quand même), il y a parfois des soucis de proportions avec des bras trop longs ou des positions bizarres qui donnent l’impression que le perso a quelque chose de cassé pour pouvoir se tenir dans cette position. En gros pour moi c’est bof McNiven. Il est parfois plus ou moins en forme mais déjà sur les scans là, ça ne m’attire pas. La torche semble avoir un bras trop long avec une main énorme par rapport à son visage sur le dernier scan, Sue est rachitique…et la tête penchée de Reed sur le 2eme scan a quelque chose de…bizarre.

    • JP Nguyen  

      Sans ériger McNiven en dieu du dessin, j’apprécie le rendu de ses planches. Son sens du détail contribue à donner une certaine authenticité dans la banalité des choses (par exemple, dans la case scannée où Reed rentre à la maison, le bout de lit pour bébé que l’on voit en bas à droite fait très « vrai »).
      Les erreurs de proportion, oui, sûr qu’il doit y en avoir, mais, visuellement, elles me choquent moins que chez Liefeld…
      Mais si tu n’es pas fan de son trait, tu peux zapper entièrement cette série, puisque les autres sont, globalement, moins bon (à part Valentine DeLandro, peut-être).

  • Matt  

    En tous cas, j’attends toujours de lire un truc sur les FF qui me donne envie de suivre ces personnages. Je ne sais pas pourquoi mais cette équipe ne fonctionne pas sur moi. ça ne m’empêche pas d’aimer les bons runs comme celui de Waid mais…ben déjà c’est le seul run que j’ai celui de Waid^^…et en plus contrairement aux X-men, Spidey et autres…je ne ressens aucune envie d’en lire davantage sur eux.

    Est-ce parce que je n’ai jamais suivi leurs histoires plus jeune ? Ou que les runs historiques comme celui de Byrne n’est jamais sorti en VF ? Ou juste que je trouve les persos ennuyeux ? Je n’en sais trop rien. Il y a assez peu de choix en librairie aussi par chez nous.

    • PierreN  

      Dans les publications relativement récentes de Panini (en dehors des intégrales FF) j’aurais tendance à te recommander le best of Marvel « la chute de Fatalis », mais je ne sais pas ce que vaut la traduction (et puis du papier glacée pour des histoires anciennes, ce n’est pas aussi adapté que le mat de la collection Icons).

  • Eddy Vanleffe  

    Sur « La chute de Fatalis » les FF sont également séparés en dehors du Baxter Building. Johnny Fait acteur ou coureur automobile (je ne sais plus) et Red est embauché par Fatalis…
    j’ai un souvenir vague de tout cela…
    C’est sympa mais assez Vintage quand même…
    Robinson sépare aussi les FF, ils trouvent aussi des métiers en rapport avec leurs personnalités (Pauvre Johnny se retrouve jet-setteur, je crois… :) )
    C’est asssez « tarte à la crème » comme pitch finalement…

    J’aime bien les FF… surtout ceux de Byrne dans mes petits Nova que j’ai fini par jeter en pensant que Panini allait enfin tout republier… mais su Byrne tire son épingle du jeu chez Urban, Panini le boude ostensiblement…

    Roberto machin est le rédacteur en chef de chez Archie je crois… il a voulu tout rénover et son grand truc, c’est d’avoir transposé cet univers « gentillet » dans le rayon de l ‘horreur. le plébiscite est évident mais ça avance à une allure de tortue!

    • Bruce lit  

      Les deux épisodes vus hier soir étaient épatants. Quand c’est Aguirre Sacasa qui écrit, c’est très bien Rivedale.

  • Tornado  

    L’album librairie avec les 7 premiers épisodes dort sur mes étagères. Je l’avais pris parce que « MK » et « bonnes critiques unanimes ».

    Comme Matt, je n’apprécie guère McNiven et ses personnages en cire et j’ai du mal à comprendre son engouement (j’ai cette même sensation avec moult dessinateurs cultes, souvenez-vous : Paul Smith, Steve Dillon…). Mais bon, c’est regardable, quand même.

    Je propose un article sur les FF de Grant Morrison (sauf si quelqu’un est déjà sur le coup).

    • Bruce lit  

      Adjugé !
      J’ai un très mauvais souvenir de cette histoire.

      • Eddy Vanleffe  

        J’ai bien aimé pour deux raison:
        1/ un des meilleurs boulots de Jae Lee. avec son compère à la couleurs, c’est vraiment très beau avec pas mal de rendu comme la buée, la pluie, il y a vraiment pas mal de matière.
        2/ le scénar est un contrepoint de Stan Lee/Jack Kirby, une sorte d’antithèse mais très classique. les ff divisés par un Doom jaloux comme un poux et impuissant face à l’unité d’une famille: le bousier sera toujours battu par la fourmilière
        Links, Zwo, Links,Zwo, Linkn, Zwo, Drei, Fier, Links!

  • Jyrille  

    Merci JP pour un article rafraîchissant et enthousiaste tout en conservant son mordant ! J’ai adoré ta conclusion et les quelques jeux de mots (cinquante nuance de grès…). Comme toi, je suis intrigué par des supers face à la normalité, et j’aime bien le trait de McNiven (je ne le connais que grâce à Civil War). Je ne pense pas être assez intéressé pour m’acheter ça, mais au moins j’ai apprécié les couvertures et quelques scans.

    J’ai vu la dernière bd de Véro Cazot aujourd’hui mais je me suis retenu… tout comme désormais je suis condamné à m’offrir la suite de Elric : j’ai bien aimé ce premier tome, le dessin retrouve le panache de mes lectures adolescentes (les premiers Chroniques de la lune noire) en mieux, et le scénario condense parfaitement la légende du Loup blanc. J’ai également très envie de craquer pour I Kill Giants…

    J’ai également vu qu’une bd Riverdale (version Archie ? j’ai pas compris) est sortie. Et elle est scénarisée par Roberto Aguirre-Sacasa, Bruce !

    La BO : un tube que j’aime bien sans en être fondu.

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