Class 87

Première publication le 20 avril 2015- Mise à jour le 4 octobre 2015

Deadly Class par Rick Remender et Wes Craig

Quand on arrive en ville....

Quand on arrive en ville….©Image Comics

VO : Image

VF : Urban 

Cet article portera sur les deux premiers arcs de la série Deadly Class scénarisée par Rick Remender et dessinée par Wes Craig. Il s’agit des 11 premiers numéros parus chez Image.  Attention ! Urban ne publie ici que le premier arc de la série.

Tout commence en 1987. Le président Reagan décide que les hôpitaux psychiatriques coûtent trop cher au contribuable américain et entreprend de les fermer. Ce faisant, des milliers de malades mentaux èrent dans les rues de San Francisco. C’est ainsi que les parents du jeune Marcus Lopez sont accidentellement tués par une schizophrène.

Le jeune garçon s’échappe alors de l’orphelinat où  il subit les pires sévices pour finir SDF à 17 ans. Après une étrange mise à l’épreuve, il est recruté dans une école dirigée par un vieil homme chauve. Il ne s’agit pas de l’école Charles Xavier mais de la Kings Dominion School of the Deadly Arts; une école de….tueurs professionnels !

Un lycée fou, fou, fou

Un lycée fou, fou, fou©Image Comics

Trop content de se trouver des amis parmi la graine de violence de l’école et surtout de ne plus dormir à la rue, Marcus va vivre une série d’aventures plus dangereuses les unes que les autres sans perdre de vue sa réelle motivation : tuer Ronald Reagan !

Jesus, Marie, Joseph ! Quelle baffe ! Remender, on le savait doué ! On ne sauve pas les Xmen du marasme post Fraction sans avoir une once de talent ! Mais là ? Voici un truc écrit avec les tripes, sans aucun temps mort et ce Marcus Lopez qui pourrait être le fils de Jesse Custer !  Et déconner avec Preacher, ce n’est pas le genre de la maison ! Vraiment pas !

Saya et Curtis : un  couple aussi déglingué qu'attachant

Saya et Curtis : un couple aussi déglingué qu’attachant©Image Comics

Lorsque Preacher commence, comment prendre au sérieux cette histoire de Pasteur qui part à la chasse à Dieu accompagné de sa copine hitgirl et son pote vampire ? Et pourtant on tenait là, le meilleur comics de sa génération. Avec le début de  cette classe mortelle, c’est un peu la même chose ! Une école secrète d’assassin en pleine ville ?  Des enfants de mafieux, des ados clodos et le psychopathe défiguré de service ? Une Japonaise sexy habile au sabre  ? Vraiment ? Oui ! VRAIMENT !

Garth Ennis nous vendait la quête de Jesse Custer via une exploration aussi bien géographique qu’ historique des Etats-Unis. Le voyage était finalement plus important que la destination (pour citer l’ami Présence). Ici c’est pareil. La quête contre Reagan, on s’en fout finalement. Ce qui compte, ce sont ces personnages hauts en couleurs profondément attachants qui, aussi improbables soient ils, sonnent VRAI !

Un parti pris cartoon assumé

Un parti pris cartoon assumé©Image Comics

A aucun moment Remender ne joue avec son public, il donne tout ce qu’il a, quitte à tirer toutes ses cartouches à la fois.  Les subplots, les secrets entourant la vie tragique de Marcus sont résolus en 11 épisodes. Exactement comme Ennis qui livrait les clés de la personnalité de Jesse Custer dès le deuxième arc, Remender ne décompresse pas la vie horrible de son héros à l’orphelinat.

Custer tuait une paroisse entière lors de sa possession par Genesis ? Lopez cause involontairement la mort de tout l’orphelinat qu’il déteste !  Arseface, promenait sa pomme épouvantable ? Ici, c’est Fuckface (nettement moins sympathique) qui hante le livre. Sans oublier le triangle amoureux entre copines fatales, la drogue, whisky et des bastons animées.

Alors, vous voulez traîner avec quelle bande ?

Alors, vous voulez traîner avec quelle bande ?©Image Comics

Mais on aurait tort de ne faire exister Deadly Class que par ses similitudes avec Preacher. Remender, poursuit ici, libéré des contraintes de Marvel, son travail sur l’enfance et la violence des laissés pour compte qu’il avait brillamment abordé dans la saga Archangel. Reagan n’apparaît pas directement dans le bouquin, mais son (in)action est partout. Sa présence se résume à…l’absence : l’absence de limites, de moralité, de compassion, de justice d’un pays qui se désengage par son ultra libéralisme de toute portée éducative. Le système est perverti, le ver dans le fruit et le Welfare State  de Roosevelt a abandonné ses enfants.

Reagan déclenche ici une guerre économique invisible où les plus faibles trouvent refuge dans la délinquance et leurs pulsions comme les gamins post-Hiroshima qui n’avaient comme solution que de se mettre à la merci de la mafia japonaise.  Enfin Remender donne la parole aux minorités ethniques : Marcus est Nicaraguayen, Saya Japonaise, Maria Mexicaine. Tous ont un compte un régler avec l’Amérique de Reagan.  Et rappelle la première mouture Multi-ethnique des Xmen de Claremont à l’envers, puisque si le rêve des mutants est l’intégration, celle de Marcus et ses copains est la désintégration…. Pour citer, Johnny Rotten, ils ne savent pas ce qu’ils veulent, mais savent comment l’obtenir….

The acid King !

The acid King !©Image Comics

En celà, l’ombre du Batman de Miller n’est jamais loin ! (suis-je vraiment en train d’écrire ces lignes, moi le batmophobe patenté ? ). Les mutants de Gotham trouvaient en Bruce Wayne une figure tutélaire, qui, aussi psychotique fut elle, ne les abandonnait pas et incarnait une certaine Amérique. Les gamins de Deadly Class sont livrés à leur sort et sèment la catastrophe partout où ils passent. Leurs réactions décalées face à ce qu’ils déclenchent est souvent irrésistible. Leurs actes sont définitivement graves mais commis avec la candeur de l’enfance.  Chaque épisode contient des scènes déjà cultes : l’ouverture façon Born Again et son héros SDF, la découverte d’une école de psychopathes rappelant les grandes heures des Xmen de Jason Aaron, un trip à l’acide…stupéfiant, des moments Remender trash  et un affrontement aussi violent que grotesque rappelant les meilleurs heures de Kickass.

Impossible de ne pas évoquer le travail de Wes Craig, auteur des dessins et des covers de la série. A l’image de son scénariste qui a digéré tout ce que les meilleurs comics avaient à proposer, Craig impose un style volontairement cartoon où l’on retrouve l’influence de Chris Bachalo pour les trombines et le découpage ultra pointilleux (suis je vraiment en train d’écrire ces lignes-bis- ? ), la saveur des planche de Risso pour 100 Bullets. Et bien sûr l’ombre de Miller et de Mazzucchelli qui planent comme les parrains du projet. Son style permet de faire passer au lecteur le moins indulgent l’ultra violence de ces jeunes qui font clairement n’importe quoi avec angélisme et une mise à distance avec ce qui se passe à l’image.  Quant au coloriste Lee Loughridge il effectue un travail remarquable visant à donner à chaque séquence une tonalité spécifique.

Payer le Tribute à Miller et Mazzucchelli ? Fait !

Payer le Tribute à Miller et Mazzucchelli ? Fait !©Image Comics

Remarquable, grinçante et tendre, cette classe de vaurien explore cet âge dangereux pour l’individu et pour la société. Alors que la couverture des trade, propose à chaque fois l’envers du miroir de nos héros, il est impossible de résister à cette école qui évoquerait un manoir Charles Xavier qui aurait mal tourné. Car Deadly Class propose aussi une exploration du monde des comics et du mainstream ( Marcus travaille dans une boutique de BD).  Ces parenthèses permettent d’adorables clin d’oeil malicieux et caustiques de Remender à un métier qu’il adore. Xmen, Batman mais aussi Akira, Watchmen et Mashall Law sont ainsi cités. Ainsi que les films de John Hugues, Class 84  ou Terminator.

Bref ruez vous sur Deadly Class ! Les dialogues sont savoureux, les caractères affirmés, l’art délicieux, les situations imprévisibles et les cliffhangers insoutenables. Remender délivre ici une fable imparable sur l’art et la manière de grandir dans une société déglinguée, sans figure parentale.Voilà une série indubitablement rock remplie de sexe, de drogues, de rock et d’une rébellion pas forcément sans cause. Remender écrit le contraire de ce qui est montré : une fable humaniste habitée et tendre, en incarnant le père qu’il manque à tous ces misfits !  Brillant !

"La rebellion, c'est dire à la fois aidez moi et allez vous faire foutre" James Dean

Marcus fait la charité mais c’est vous qui mendierez bientôt la suite de Deadly Class !©Image Comics

19 comments

  • Bastien  

    Bonjour,
    Je viens avec un peu de retard donner mon avis sur ce tome.
    Suite à la lecture de cet article, j’ai acheté cet album et grand bien m’en a pris.
    J’ai eu l’impression d’être devant un film des années 80 le script en plus.
    L’ambiance est cool, les bandes d’ados, même si un peu datées, correspondent à ce que j’ai pu voir ou vivre quelques années plus tard, et l’auteur ne tombe pas dans le sentimentalisme.
    Remender retranscrit très bien à la fois la rage qui anime l’adolescence ainsi que les limites du à l’âge.
    Cette résolution qu’a le protagoniste est très représentative de l’adolescence (Avoir le sentiment que l’on peut arriver à tout même si pour le moment rien ne fonctionne).
    Je n’oublie pas les dessins ainsi que la mise en page qui sont simplement géniaux et participent énormément à l’ambiance générale
    En bref j’ai beaucoup aimé ce tome car je trouve les personnages très bien caractérisés, l’histoire originale et les dessins ajoute un cachet non négligeable.
    Merci à vous pour cette découverte.
    Bonne journée

  • Tornado  

    Merci Bastien. Bruce lira certainement ce petit mot gentil à son retour de vacances… 😉

  • Bruce 84  

    @ Lone Sloane : je viens de finir de voir Class 84. Un peu réac le film quand même : les punks sont tous des psychopathes en puissance, on allait ainsi les retrouver dans les jeux vidéos et chez Frank Miller par la suite…J’ai retrouvé ce vieux Perry King, le héros de Riptide !!! Son interprétation est très convaincante. En fait les ados de Deadly Class sont nettement plus sympathiques quand même….. Merci en tout cas.

    • Lone Sloane  

      Ouais, Mark L Lester, le réalisateur dont le haut fait d’armes est d’avoir dirigé Arnold dans Commando, a récidivé plus tard avec ce qui m’a l’air d’être un nanar 5 étoiles:
      http://www.imdb.com/title/tt0099277/?ref_=tt_rec_tti
      Pour les films de gang, le plus marquant, à mon avis, et toujours aussi chouette à revoir, est The Warriors de Walter Hill.

      • Jyrille  

        Je n’avais jamais vu Class 84, donc merci Lone pour le lien, mais en fait ce fut un cauchemar à regarder. Ce film est une grosse merde et je suis poli. C’est de la pure propagande désinformatrice (la cocaïne ne fait pas planer, contrairement au LSD) et totalement irréaliste. J’aimerai bien savoir ce qui est vrai dans cette histoire. Je ne peux pas le traiter de navet car c’est correctement scénarisé, joué (enfin, la femme du prof est nulle) et monté mais filmé comme un téléfilm. Quant à la musique, elle est atroce (désolé Bruce le titre de Alice Cooper est ridicule).

        C’est le pire des années 80, celles qui nous prennent pour des cons (cf. la tonne de séries télés crétines). Le film prône l’auto-défense et la justice expéditive (le prof qui dit à sa femme qu’elle ne veut pas qu’elle dise à son fils à venir que c’est un lâche), un film patriotique où pullulent les caricatures (les bons élèves sans aucun problème qui jouent de la musique gentille et montent le drapeau américain contre les punks tous drogués, psychopathes, manipulateurs, violeurs, assassins, tortionnaires d’animaux (!!) et ça sans aucune motivation claire) et qui prend la surface de Chiens de Paille, d’Orange Mécanique et de Hubert Selby Jr. pour en détourner les propos. C’est mauvais, c’est même un film dangereux : le prof assassin s’en sort, le système est pourri car on ne peut rien contre des mineurs etc… Ca me rappelle la bd pro-front national totalement idiote que j’ai vue passer sur Facebook dans un groupe parodique. On est loin du discours nuancé de Death Sentence (avec Kevin Bacon) par exemple. Même Frank Miller a un propos moins manichéen quand il présente ses punks dans The Dark Knight. Bref, merci pour ma culture, mais je suis énervé du coup 🙂

        • Bruce lit  

          Oh là, faut pas le chauffer le Cyrille ! On est complètement d’accords sur le côté réac du film : « Un peu réac le film quand même : les punks sont tous des psychopathes en puissance, on allait ainsi les retrouver dans les jeux vidéos et chez Frank Miller par la suite…J’ai retrouvé ce vieux Perry King, le héros de Riptide !!!  »
          LA chanson d’Alice : Tu n’as pas à t’excuser, ce n’est pas moi qui l’ai écrite. L’instrumentation du couplet est effectivement atroce mais j’aime beaucoup l’intro qui me fait penser à du John Carpenter et le refrain plutôt mélodique. Il faut aussi se rappeler que cette période est la pire créativement parlant pour Alice. De ce fait, « Iam the Future « est un hit !!!! En tout cas, on se demande ce qu’il fout là, car après tout le film est anti-rock et anti-punks….N’oublions pas qu’Alice Cooper était l’idole de Johnny Rotten…..

          • Lone Sloane  

            C’est clair qu’on est pas dans une vision optimiste de l’adolescent et l’école.
            Maria Montessori n’a pas aimé non plus, mais peut-être a-t-elle eu le béguin pour Michael J Fox dont c’était le premier petit rôle au cinéma avant de conduire une DeLorean trois plus tard.
            Cyrille, si t’es énervé, fais comme Hervé, écoute Brigitte 🙂
            https://www.youtube.com/watch?v=h3EknaoAed0

          • Jyrille  

            D’ailleurs je me demande comment est le film the Blackboard jungle, avec Glenn Ford je crois. C’est un film des années 50 ou 60 avec la même trame mais que j’ai vu il y a trop longtemps pour m’en souvenir correctement.

            Merci pour la chanson, Lone ! 🙂

  • Sonia Smith  

    Marrant, je n’avais pas lu ton avis et je viens d’acheter le premier tome chez Urban, je ne l’ai pas encore lu mais cet article, toujours fort bien tourné, me donner envie de me précipiter sur ce bouquin, d’autant plus si tu le compares à l’excellent Preacher

  • Anamorphose  

    La citation est une paraphrase fréquente, proverbiale désormais, du poème Le Voyage de Baudelaire.

  • Noisybear  

    Trop de name dropping tue le name dropping.

    J’ai lu les 3 chapitres et je ne reconnais en rien les comparaisons sus-citées. Même si dans le fond ce n’est pas faux pourquoi comparer ce qui n’est pas comparable.

    Je sais que cela motive les lecteurs des reviews à lire un livre qu’on a adoré de le comparer à des chef d’oeuvre. Mais de là à en faire trop, pour moi lecteur, ça peut dire plusieurs choses :
    – que l’auteur n’a pas une culture bien large et il lâche les noms qu’il connait pour faire bien (ce qui n’est pas le cas de Bruce Lit, je le sais bien) ;
    – que l’auteur veut être certain d’avoir une citation dans le prochain volume de l’album. Les comparaisons flatteuses avec les chefs d’oeuvre de la BD américaine, les éditeurs en raffolent. Mais ce n’est pas le cas de Bruce Lit.
    – que le livre n’a finalement pas de personnalité. Ce qui n’est pas le cas de Deadly Class.

    Du coup, en lisant la critique ci-dessus, je ne suis pas capable de présenter la BD à d’autres personnes que « c’est comme Preacher et Born Again » alors que, comme tu le soulignes, ça n’a rien à voir.

    Trop de name dropping tue le name dropping.

    • Bruce lit  

      Salut NoisyBear
      Du name Dropping ? c’est fort probable après tout ! tout ce que je voulais, c’était augmenter Preacher dans mes Hashtags 🙂
      Ceci dit, je constate aussi que ta remarque porte QUE sur les trois premiers épisodes alors que l’article porte sur les 11. Mon Péché mignon restant la littérature comparée, rapprocher des oeuvres ou des personnages-à priori- dissemblables (hé ! The Wall Vs Alan Moore, James Dean Vs Scott Summers), je ne promets pas de m’améliorer par la suite. Mais ta remarque est tout à fait pertinente et je vais y cogiter. Cela dit,oui, Deadly Class a une forte personnalisé, là dessus nous sommes d’accord !
      Merci en tout cas de ta (gentille) critique.

  • Jyrille  

    Ca y est je l’ai fini. Alors, je te tire mon chapeau Bruce pour ton article, qui va bien plus loin que la perception que j’ai pu avoir de ces premiers épisodes de Deadly Class (en VF, le premier tome reprend 6 ou 7 épisodes).

    Je ne suis pas déçu du tout : c’est cash et réaliste, et comme le font remarquer les préfaces et postface, c’est très autobiographique. Ca sonne très vrai. J’ai beaucoup apprécié dessin et couleurs également (ton rapprochement avec Born Again prend tout son sens). Le trait de Wes Craig me rappelle également celui de Paul Pope, assez économique mais solide et dynamique. J’ai adoré les différentes références, notamment la présentatrice TV de Dark Knight qui apparaît réellement à la télé et un Hunter S. Thompson plus vrai que nature (bon j’ai pas tout reconnu non plus, surtout les mangas).

    Merci donc pour la découverte, ça vaut le coup !

  • Jyrille  

    J’ai fini le tome 2 VF, qui reprend les épisodes 7 à 11 je crois : c’est encore mieux que le début. J’ai complètement adhéré à la narration souvent éclatée de Remender, et il y a des trouvailles plutôt classiques qui sont extrêmement maîtrisées : je pense notamment à la course à travers la ville au petit matin pour rejoindre le magasin de comics, avec une voix off qui s’interroge sur son avenir et ses sentiments. C’est jeune, c’est rock, c’est tellement bien vu. Quant au déchaînement de violence, il rappelle les meilleurs moments du premier Kick-Ass. Je crois que je suis tombé amoureux de cette série, même si je ne suis pas toujours convaincu par le trait.

  • Matt & Maticien  

    Merci pour cet article et cette découverte. J’ai plongé à ma grande surprise avec délectation dans le premier opus (hôpital psychiatrique, Reagan, drogue ne sont pas mes mots clefs en bd;). Le récit est habilement mené. Une belle découverte. Il ne reste plus qu’à lire les 10 tomes suivants.

    Ps. Je lisais le commentaire sur le name dropping et je suis d’accord avec l’argument. J’ai noté au fil des commentaires que nous avons chacun notre panthéon personnel qui sert d’étalon pour la notation notamment (miller, mazuchelli… ou born again, weapon x, Balthazar…. par exemple) et nous pourrions être tenté de le convoquer pour chaque article…

  • Léo Vargas  

    Qu’ajouter de plus ! Tu as parfaitement résumé, comme d’habitude, avec justesse cette histoire.
    Deadly Class est une claque monumentale !
    J’ai avalé les 4 tomes parues ches Urban comme un boulimique devant ses tablettes de chocolats !
    Remender n’infantilise jamais ses héros et les croque avec justesse.
    Au départ, je ne trouvais pas les dessins de Craig terrible. Mais maintenant, je constate que son style sert parfaitement l’histoire.
    C’est explosif, enragé et les personnages sonnent juste.
    Vivement donc la suite…

    • Bruce lit  

      Le prochain tome, c’est dernier c’est ça ?

      • Jyrille  

        Je crois mais je n’en suis pas certain…

  • Présence  

    Je viens de lire le tome 2 et je partage l’enthousiasme de Bruce pour la série. Le passage dans la librairie spécialisée de comics m’a encore plus parlé, que ce soit l’évocation de Cannon de Wallace Wood, ou la comparaison entre les dessins de John Byrne et ceux de Paul Smith pour les X-Men.

    Wes Craig se montre inventif à toutes les pages (le plan du groupe de Marcus, comme s’il s’agissait de dessins réalisés à la craie sur du papier bleu, les plans de prise de vue pour les affrontements), avec cet équilibre épatant entre réalisme et exagération, sans mettre à mal la tension dramatique.

    On retrouve les thèmes de prédilection de Rick Remender et des nouveaux : la dépression, au travers de quelques-uns de ses symptômes comme l’impossibilité de s’occuper de quelqu’un qui va mal quand soi-même on titube au bord du gouffre, la nécessité d’avoir un lieu refuge (la boutique de comics), ou encore l’incapacité à ressentir le plaisir quand tout va bien. J’ai senti que ce sont des question qui ont personnellement affecté Remender, par juste des répliques de circonstance.

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