Dépression au dessus du jardin du diable !

Daredevil : le diable au couvent par Mark Waid, Chris Samnee et Javier Rodriguez

Il est où Batman ?

Il est où Batman ? © Marvel Comics

VO : Marvel 

VF : Panini

Cette histoire est le volume deux du reboot du diable rouge par Mark Waid. Il contient les épisodes 6 à 10 de la série en cours dont deux épisodes liés au crossover que tout le monde a déjà oublié : Original Sin…..

Il faut juste se rappeler que dans cette histoire éclatent des secrets que les héros auraient préféré ignorer,  qu’ils se fâchent très fort contre le détenteur de ce secret pour faire la paix deux épisodes plus tard….

Des spoilers mineurs émailleront la première partie de cet article.

Ce volume vraiment pas épais se décompose en deux histoires pas forcément dissemblables. Dans la première, Mark Waid est de corvée  crossover. Il s’agit de chercher un secret douloureux dans la vie de Matt Murdock, ce qui n’est pas évident de prime abord, l’avocat rouquin pouvant se targuer d’avoir une des vies les plus misérables de l’univers Marvel. Waid réussit alors le tour de force de joindre l’utile à l’agréable en faisant ce que personne n’avait jusqu’ici daigné expliquer : les raisons de l’abandon de sa mère lorsqu’il était petit !

1/ Le diable au couvent

Maggie Murdock…. C’est bien simple, depuis son apparition furtive dans le Born Again de Miller, on peut compter ses interventions sur les doigts d’une main ! Elle réapparait épisodiquement lorsque Matt pète une durite, induisant que la mère et le fils ne partagent pas de relations très poussées. C’est ainsi qu’on la voit rebaptiser Matt en Jack Murdock après la saga Fall from Grace, gifler son fils et cacher le bébé pendant le run de Kevin Smith et c’est à peu près tout. Autant dire que Maggie Murdock n’inspire pas grand monde et que vivante ou morte, le personnage n’a qu’un intérêt relatif….

Miss Maggie

Miss Maggie © Marvel Comics

Pour la première fois depuis 30 ans, Matt pose la question qui tue : «  euh… maman, au fait, pourquoi tu nous as abandonnés avec papa » ? L’explication fournie par Waid, est satisfaisante quoique un peu sommaire. Elle a au moins le mérite d’exister même si une scène de deux pages ne suffit pas à donner de la consistance à ce personnage. Les fans du justicier aveugle gardent en tête la mini série Batling Jack Murdock d’une belle intensité où 4 épisodes permettaient d’établir le destin et le caractère de Jack Murdock, le papa de notre héros.

Tout ça sent le travail de commande et on aura connu Mark Waid plus investi…. Et certains de ces tics d’écriture en ressortent plus agaçants que jamais. On est chez les Super Héros, donc avoir une explication franche et sincère passe par des chemins sinueux complètement fastidieux : Maggie est enlevée par le Wakanda suite à son activité militante. Matt en quelques pages infiltre le pays de T’challa, discute tout en se bagarrant avec la soeur du souverain qui finalement le laisse partir avec la vieille. Maggie révèle alors à Matt avoir été victime d’une dépression post partum et avoir eu trop honte pour ensuite récupérer son bébé.

Mme Murdock : une mère qui passe son temps à abandonner son gamin

Mme Murdock : une mère qui passe son temps à abandonner son gamin © Marvel Comics

Comme dans le volume où Matt affrontait une horde de mort vivants, Waid le fait voyager pour le plaisir du script sans que cela n’ait aucune importance par la suite de l’histoire. Cela reste souvent exotique, divertissant, trépidant mais complétement artificiel…. A tel point, qu’il est possible de lire les deux pages de dialogues entre Matt et sa mère et de zapper les 46 autres sans rien perdre de la compréhension de l ‘histoire….

Pour autant scolaire soit cette explication, elle évoque curieusement le destin de Scott Summers des Xmen, où un parent est forcé d’abandonner son enfant par la force des choses et n’ose pas revenir de peur de se faire fumer par son rejeton…. Une histoire peu aboutie qui ouvre quand même une brèche pour l’arc suivant. Celle d’une dépression transmise de mère en fils.

Tombera, tombera pas ?

Tombera, tombera pas ? © Marvel Comics

2/ Les enfants pourpres

Où l’on apprend que Zebbediah Killgrave, l’affreux homme pourpre qui martyrisa Jessica Jones dans Alias, a eu des enfants issus de lits différents….  Après avoir froidement assassinés l’une de ces mères, il s’empare de ses rejetons pour leur transmettre son héritage. Par ce biais, les gamins peuvent donc à leur tour plier le quidam à leur quatre volonté. Très vite la situation dégénère : les émotions incontrôlées d’enfants immatures installe le chaos à San Francisco et dans l’esprit de DD.

Waid continue de surprendre son lecteur en allant dans une direction inédite dans l’histoire de tête à cornes : après un clin d’oeil appuyé au combat avec Typhoid Mary qui l’avait laissé pour mort, DD vient facilement à bout des super vilains en herbe. Il n’empêche que le flux d’émotions brutes révèle sa nature dépressive et pour la première fois, après un affrontement mineur dans sa vie de justicier, le voici sur le point de replonger dans la dépression comme un alcoolique qui recommencerait à boire au hasard d’un événement anodin. Comme un papillon attiré par l’intensité des ténèbres dans lequel il évolue depuis tout enfant….

Une mise en scène toujours aussi efficace

Une mise en scène toujours aussi efficace © Marvel Comics

Pourquoi ce personnage est il si fascinant ? Parce qu’il est l’un des rares chez Marvel en déni constant de ce qu’il est : un intellectuel obligé de refouler la brute en lui, un voyant jouant au non voyant, un samouraï raté, un héros qui n’a jamais pris le temps de s’arrêter sur le traumatisme de la perte de ses yeux. Il a beau prétendre le contraire, et tous les aveugles vont le diront, perdre la vue lorsqu’on en a été doté est un choc épouvantable.

En se prétendant homme sans peur, il flirta plus d’une fois avec les abysses pour tenter le diable et devenir une créature des ténèbres. Les plus érudits en DDlogie se rappelleront que sa première dépression déjà bien entamée avant Born Again. Wilson  Fisk l’admettra lui-même : Murdock était déjà fou, il ne suffisait qu’à appuyer sur…l’interrupteur  !

Et comme un hasard n’arrive jamais seul, quelques épisodes avant, Matt recouvrait la vue offerte grâce au beyonder dans un très bel épisode signé David Mazzucchelli ! Une séquence en dit long sur l’ultra sensibilité voire la folie du personnage : Matt souhaite de nouveau perdre la vue, envahi par la beauté du monde. Pour mener sa croisade contre le crime, il est préférable de rester aveugle. Il s’agit de l’épisode #223  qui précède de 4 mois Born Again !

La fameuse séquence où Matt retrouve la vue

La fameuse séquence où Matt retrouve la vue © Marvel Comics

Voilà où Mark Waid veut en venir. Si les ennemis qu’il oppose à Murdock sont parfois fades ( ici une resucée à peine inspirée des gamins du Village des Damnés), c’est parce que DD est son propre démon, un homme déchiré entre la vie et l’appel de la mort ; chez Miller qui le fait jouer à la roulette russe, chez De Matteis où il saute dans le vide avec l’espoir d’en finir, Chez Kevin Smith où il se pointe encore un flingue sur la tempe après la mort de Karen Page….

Ici, il est proposé à Matt devenu célèbre, d’écrire sa biographie en échange de 8 millions de dollars. Et Foggy d’ironiser sur le côté glauque d’une telle entreprise pour le lecteur.

Ma vie, mon oeuvre....

Ma vie, mon oeuvre…. © Marvel Comics

Malgré quelques moments faiblards, le run de Waid ne parle que de ça, d’un homme qui refuse de perdre pied, d’un type qui veut vivre tout simplement et ne pas vendre son âme au diable….En fait le lecteur suit ni plus ni moins que la thérapie de Matt Murdock après une dépression de 30 ans. C’est passionnant à lire, infiniment touchant et ce d’autant plus que l’adorable Kirsten continue d’être métaphoriquement parlant, la vraie canne qui guide Matt au royaume de la félicité retrouvée. elle n’apparaît que trop peu dans cette histoire.

Dans ce volume trop court, Matt Murdock n’a jamais semblé si proche du vide. Le lecteur développe pour lui une empathie paternelle pour cet homme qui veut tuer à jamais l’enfant en colère en lui infecté par la dépression de sa mère. Une lecture Marvel assez exceptionnelle quand même ; alors que  même les héros les plus vertueux comme Scott Summers ont succombé à l’appel des ténèbres, Matt Murdock lui, lutte pour rester un héros noble aux valeurs positives ! Après avoir sauvé la vie de tant de personne, Daredevil tente de sauver la sienne et c’est magnifique ! Car comme à l’époque magique du Never Give Up de Miller, lire Daredevil reste une grande leçon de vie. Chez Marvel, qui dit mieux actuellement ?

Le regard toujours authentique de Kirsten

Le regard toujours authentique de Kirsten © Marvel Comics

27 comments

  • JP Nguyen  

    J’ai failli me le prendre en VF l’autre jour en le voyant en rayon… Désolé de radoter mais le run de Waid, je n’arrive pas à me mettre vraiment dedans. J’ai lu tout le volume 3 et le 1er TPB du volume 4 et… autant je peux trouver ça bien fait, autant il manque quelque chose…
    Je pense me relire le tout quand ce sera fini pour me refaire une idée…

  • Bastien  

    Bonjour,
    Et merci pour cet article.
    Tout comme JP Nguyen je ne suis pas très fan du runb de waid sur DD et j’attends avec impatience l’arrivée de Charles Soule sur le personnage.
    Le run de Waid est plaisant mais il manque un petit quelque chose. J’ai l’impression que DD passe au travers de plein d’embuche sans jamais en être réellement affecté, ou alors pas longtemps.
    Je suis peut être trop habitué aux ambiances très noir des arcs habituels de DD et j’ai du mal avec ce coté très bright.
    Merci tout de même.
    Bonne journée.

    • Bruce lit  

      Charles Soule ???, L’auteur inoubliable de la mort de Wolverine ???? Je pensais également que le côté bright me repousserait mais le vent de fraîcheur était quand même nécessaire non ?

        • Tornado  

          @Bastien : Hallucinante cette liste ! Je ne reconnais plus du tout le Marvel classique !
          On pourrait dire que c’est un bon point (faut que ça change ! vive les jeunes !), pourtant cette liste me fait horreur tant elle conserve tout ce que je déteste dans le Marvel récent : Les personnages déclinés (combien de versions alternatives de Spiderman ?), les franchises multipliées (combien de séries X-men, et quand bien même il y en a 10 fois moins ? Qu’est-ce que c’est que ce titre ridicule : « All New All different Avengers » ?!!!), les séries connotées humour -de merde- (Deadpool, entre autres…).
          Il n’y a que le Dr Strange de Jason Aaron et la série par Warren Ellis (personnage inconnu chez moi) qui aient retenu mon attention…

          • Bruce lit  

            Oui, à bien des égards, on croirait à peine lire le pastiche qu’Ennis en fait dans The Boys…. Les personnages changent, mais les intrigues restent les mêmes….Le changement, c’est pas pour maintenant….enfin, si, pour moi, je vais changer mes lectures, ça c’est sûr….Marvel ? J’arrête quand je veux….

          • Tornado  

            Ah oui, je n’avais pas pensé à « The Boys » ! 😀
            Franchement, je n’ai vraiment pas envie de lire un univers Marvel où il y a douze Spiderman, 6 équipes d’Avengers et de X-men, des comiques troupiers et autant de personnages sous forme d’enveloppes vides…

          • Bastien  

            Personnellement j’ai arrêté Avengers car je trouve que l’alchimie ne fonctionne pas. Je prends chaque série sans m’intéresser à ce qui se passe a coté. Du coup voir Lemire et Sorentino sur Old Man Logan, qui nous avaient livré un Green Arrow génial me donne très envie. Lemire sur X Men pareil, et sur Hawkeye avec Ramon Perez pourquoi pas. DD version plus noir et avec un ancien avocat comme auteur ça laisse présager quelque chose de sympa. + Jason Aaron sur Strange et Ellis sur Karnac des Inhumains je trouve ça très tentant.
            Pour les autres séries on verra bien.

          • Bruce lit  

            L’idée que le monde entier ait oublié l’identité de DE m’est insupportable. On parle quand même des conséquences de Born Again effacées, mince quoi !

          • Bastien  

            Je comprends ton énervement mais je penses qu’aujourd’hui la continuité n’existe plus et qu’il faut prendre les runs des artistes pour ce qu’ils sont des histoires indépendantes sur des personnages connus.
            Sinon j’ai craqué hier soir, j’ai feuilleté cet album de DD et j’ai pas pu m’empêcher de l’acheter.

          • Bruce lit  

            @Bastien
            c’est surtout là position cul entre 2 chaises de Marvel qui est agaçante. Les récits indépendant, je suis à fond pour, tout comme des continuités adultes façon Punisher Max. Ce qui est insupportable, c’est l’adaptation factice de cette continuité et des grands événements Marvel.
            Que Marcel mette fin à celle ci en la clôturant définitivement pour poursuivre sur des hors séries indépendants me paraîtrait tellement plus intelligent et susceptible d’accueillir nouveaux comme anciens lecteurs.

  • Patrick 6  

    Il est incompréhensible pour moi que cette histoire d’abandon pourtant porteuse d’un potentiel dramatique aussi énorme ai été autant négligé ces 20 dernières années !!
    Je ne connais pas beaucoup d’orphelin qui attendrait aussi longtemps pour demander des comptes à leur géniteurs s’il les croisait !
    ça me fait un peu penser aux FF qui ont pris plusieurs années après la naissance de leur 1er enfant pour lui trouver un prénom ! Très crédible…
    Un beau gâchis au final !

  • phil  

    Il faudrait que je relise tout ça car DD est le seul titre que je fasse en single donc 30 jours entre chaque numéro ça n’aide pas
    mais d’une manière générale j’ai énormément aimé ce très long run de Waid
    Lee et Colan avait mis du fun dans le perso il y a …des décennies; Depuis Miller TOUS les scénaristes (sauf quelques très rares, et courtes, exceptions) ont mis du noir,du pathos…Miller a traumatisé les scénaristes, sauf l’inconsciente (et géniale) Nocenti (pas super drôle mais passionnante et « hors Miller ») Bendis s’en est également bien sorti avec une voix noire mais personnelle
    Bref enfin un scénariste remet du fun dans le titre, mais aussi du noir, du second degré, de la légèreté…de la vie
    Aidé magistralement par Samnee bien sur
    Il était inévitable que DD redevienne un peu plus sombre mais j’espère que Soule et Garney ne feront pas du sous Miller

  • PierreN  

    Ce qui m’intrigue dans ce prochain relaunch, c’est que DD va avoir un sidekick.

  • Bruce lit  

    @Pierre N : oui , j’ai vu le lien posté par Bastien qui n’a rien ( à mes yeux ) de très excitant….

  • Bruce Lit  

    Je ne sais pas si je te dois te remercier JP….J’ai passé une journée épouvantable au boulot et là c’est le pompom…..Laissez moi deviner, un magicien ou un beyonder à la con va donc piétiner, allez quoi, 15 de continuité du personnage et lui rendre son identité secrète comme pour Spidey….Je suis catastrophé…Un sidekick en plus…..Allez adios Marvel, im leaving you today, theres nothing you could say to make me change my mind, goodbye…..

    • JP Nguyen  

      Désolé pour ta mauvaise journée, Bruce…

      Ouais, mais bon, sinon, la continuité, c’était un peu mort depuis un moment, non ?
      Plus que de la continuité, ce que je voudrais, c’est de la cohérence et le respect de l’essence du personnage.
      Si une équipe d’auteurs peut rester pour, disons 12-24 numéros (ou plus), raconter son histoire et passer la main avec ou sans reboot… Ce sera toujours un moindre mal.
      Quelque part, l’histoire du personnage est remplie de reboots qui ne disent pas leur nom… Peut-on vraiment croire que Fisk ait perdu et regagné autant de fois le pouvoir sur la pègre, pendant toutes ces années ? Il aurait fait encore mieux que Berlusconi…
      Et puis, si c’est nul, j’achèterai pas et puis c’est tout. Les nouveaux Astérix sont nazes depuis des années, ça n’enlève rien aux anciens…

  • Présence  

    Je n’ai pas encore acheté ce tome parce que je trouve que le personnage de Maggie n’est pas une bonne idée (ce n’est pas un hasard si aucun scénariste n’a voulu s’embringuer dans cette voie là), parce Daredevil n’a pas besoin de participer à Original Sin, et parce que je ne voyais où Mark Waid voulait en venir avec sa suite de petites aventures sans beaucoup d’envergure ou d’enjeu (même si je suis béat d’admiration devant la façon dont il a donné corps à l’amitié entre Matt et Foggy).

    Après avoir lu ton article, j’ai changé d’avis : il faut absolument que je lise ces épisodes. Pour commencer les dessins sont vraiment séduisants (l’incroyable double page page avec la légende « Une mise en scène toujours aussi efficace »). Ensuite ton analyse de l’approche de Waid m’a totalement convaincu sur sa sensibilité et son intelligence (au moins pour la deuxième partie).

    Enfin, il faut absolument que je regarde DD avec ton point de vue : un intellectuel obligé de refouler la brute en lui.

  • Bruce lit  

    Alors attention Présence, il s’agit quand même de mon interprétation de ce que m’inspire ce travail. La force et la faiblesse de ce run est que le sous texte est souvent plus intéressant que l’intrigue principale super héros / super vilains.

  • Jyrille  

    Je rejoins Présence, la double page donne envie, tout comme tes analyses de la seconde partie. Mais comme je ne suis pas du tout la continuité (vont-ils l’arrêter comme chez DC ?), je passe allègrement, j’ai plein de retard ailleurs.

  • Tornado  

    Ah oui, les enfants en référence au « Village des Damnés »…
    J’ai renoncé à lire ce run de Waid. Panini n’a pas réédité le volume 3 en librairie. Et ça a vraiment l’air très inégal. La dernière histoire de DD que j’ai conservée est « Cruel et inhabituel », par Ed Brubaker.

  • Lone Sloane  

    Bon heu…l’histoire de Maggie Murdock et la révélation finale sur les raisons de son départ, le tout précédé
    de cette excursion expresse exotique au Wakanda, c’est pour moi un grand moment de lecture en diagonale cher à Bernard Pivot (avec toutefois la belle double page dans l’ambassade).
    Par contre j’ai beaucoup aimé l’arc des enfants pourpres et le retour de Zebediah Killgrave. Et la conclusion où l’on sent l’état dépressif de Matt l’envahir à nouveau ainsi que la perspicacité et la présence attentive de Kirsten sont émouvants. Enfin je trouve le travail et le découpage de Chris Samnee tout à fait enthousiasmants. Pourvu que ça dure…

  • Bruce Lit  

    Il n’y a pas de crossover idiot pour empêcher Waid de terminer son travail comme il se doit.

  • Bastien  

    Bonjour,
    Je viens de finir la lecture de ce titre et j’avoue l’avoir trouver vraiment sympa.
    On est dans la droite lignée du premier tome.
    La première histoire en deux parties est un peu moyenne mais par contre les dessins de Javier Rodriguez sont juste magnifique.
    (Je ne pensais pas acheter ce tome mais en l’ouvrant pour le feuilleter je n’ai plus pu le poser après avoir vu les épisodes de Javier Rodriguez).
    La deuxième partie est plus intéressante, mais les dessins de Chris Samnee ont du mal à tenir la comparaison avec ceux de Javier Rodriguez, même si ils restent très sympa.
    C’est grâce à la colorisation que l’on arrive à avoir cette unité d’atmosphère suivant les épisodes.
    Dans l’ensemble même si ce tome n’est pas une lecture indispensable concernant DD il reste très divertissant.
    Bonne journée

    • JP Nguyen  

      @Bastien : c’est marrant que tu dises apprécier davantage Rodriguez à Samnee, en général c’est plutôt l’inverse…
      Chris Samnee a maintenant un style plus affirmé, et, à mon sens, un meilleur sens du découpage et de la narration. Mais son graphisme s’est épuré et peut être moins joli/détaillé qu’à une époque (et en comparaison avec d’autres, dont Rodriguez…)

  • Bruce Lit  

    Ce tome n’est pas indispensable : oui et non. Effectivement, les intrigues et les vilains ne volent pas haut. Mais le sous texte est vraiment chouette. Et la séquence de clôture avec Kirsten sur le palier est très belle- ( et complètement improbable : Matt n’a pas « capté » la présence de son amie avec ses hyper sens ? ).

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