Les cadavres ne portent pas de costards…(DD par De Matteis)

Bon j'mets quoi pour sortir ce soir ?

Putain, mon costard ! Il m’avait coûté une blind(e) ! ©Marvel Comics

 Daredevil : Over The Edge par De Matteis, Wagner et  Nord

1ère publication le 10/02/15- Mise à jour le 31/08/17

Par BRUCE LIT

VO : Marvel

 VF : Panini Kiosque

Over The Edge est un mini run mené par JM de Matteis couvrant les épisodes américains 344 à 350. Marvel n’ a jamais réédité pour l’instant cet arc important pour la continuité du personnage. Quant à Panini, ils nous ont saucissonné cet arc dans les numéros de Marvel 4 à 7 ( si ma mémoire sandwiche est bonne…).

Les Scans étant particulièrement ardus à trouver, je les ai emprunté à divers fansite ( red shaker de l’ami JP Nguyen et Buzz Comics ). Merci à eux.

Voici un épisode trop méconnu que l’article de JP Nguyen sur le DD des années 90 m’ont donné envie de faire redécouvrir. Il s’agit de la fin de la saga du costume noir annonçant le retour au statu quo pour Matt Murdock.

JP vous a résumé cela très bien dans les articles précédents mais une remise dans le contexte s’impose. Matt a décidé de simuler sa mort pour ne plus mettre en danger la vie de ceux qu’il aime. Il organise, comme Tom Sawyer, ses propres funérailles, change de costume et traite ses amis froidement pour les convaincre que l’ancien DD est mort. Sous le nom de Jack Battling, il tente d’enterrer son ancienne vie et ses souvenirs.

La mort de Glorianna. Un événement Kruel....

La mort de Glorianna. Un événement Kruel…. ©Marvel Comics

Mais très vite Marvel s’enlise… Les aventures de DD n’intéressent pas grand monde et l’équipe créative touche le fond lorsque DG Chichester sous le pseudo d’Alan Smithee met en scène une histoire calamiteuse, la saga de Victor Kruel que tout le monde aurait déjà oublié s’il ne s’y passait pas un événement majeur pour la suite des événements.

Pourchassée par ce taré, Glorianna, l’ancienne girlfriend de Murdock est défenestrée. Elle meurt dramatiquement (et gratuitement )  en réalisant au fil des étages que cette fois-ci Matt ne viendra pas la sauver.

Euh.... Ca va Matt ?

Euh…. Ça va Matt ? ©Marvel Comics

Lorsque Matt apprend la nouvelle, il est anéanti ! Son stratagème est un fiasco total. Non seulement, ses amis meurent mais en coupant les ponts avec eux, ils ne sont pas moins en danger qu’auparavant ! Lorsque Over The Edge commence, Murdock est de nouveau un homme en proie à la psychose.

Comme dans Born Again, il passe ses nerfs violemment sur du menu fretin, il ne dort plus et est bientôt sujet à de violentes hallucinations : il se voit attaqué par d’anciennes versions de lui-même en costume jaune et rouge. La tombe de Matt Murdock est profanée. Son costume noir déchiré dans son domicile par un individu qui lui laisse des notes menaçantes. Et un DD jaune tape l’incruste auprès de Ben Urich, Karen Page et Foggy Nelson.

Sous l'apparence de Mike Murdock, notre héros se fout littéralement de la gueule de sa copine...

Sous l’apparence de Mike Murdock, notre héros se fout  déjà littéralement de la gueule de sa copine… ©Marvel Comics

Il s’avère en fait que Murdock souffre de dissociation de personnalité et mène plusieurs vie dans la même journée jusqu’à ce qu’avec l’aide de Karen et de Stick, il retrouve la raison. Il avait déjà fait le coup chez Stan Lee en inventant Mike, un frère jumeau qu’il faisait passer pour DD.   Bien sûr, tout tournait au vinaigre, et Murdock expliquait à une Karen bien indulgente que tout ça c’était pour de rire… Il faudra le run de Kevin Smith pour qu’un auteur s’intéresse à la cruauté de Murdock envers les femmes. Mais ceci est une autre histoire !

Il n’empêche !  Au fil de son existence, Matt Murdock aura revêtu bien des alias pour cacher son mal-être : DD donc mais aussi Mike Murdock (son frère imaginaire), Jack Battling ( chez Ann Nocenti au moment de son amnésie) et Jack Murdock ( ici ). Ce travail de commande (revenir au statu quo du collant rouge) est définitivement le terrain idéal pour De Matteis, grand habitué des récits schizophréniques qui va en faire un chapitre intéressant.

L'aveugle a des visions....

L’aveugle a des visions…. ©Marvel Comics

Car JM de Matteis n’a pas choisi la facilité, bien au contraire ! Rappelons en effet que l’homme a déjà écrit des récits majeurs pour Marvel : Celui où Iceberg des Xmen se retrouve confronté à son Oedipe ainsi que le fameux épisode où Spider-Man passe une semaine enterré vivant tandis que Kraven revêt son costume ( Kraven’s last hunt). De Matteis a également été l’initiateur de la saga du clone avec des épisodes très réussis.

Dès lors, cette histoire de DD devient vite fascinante car en correspondance avec les thèmes qui lui sont chers : la dissociation et la perte d’identité, le costume comme symbole de l’humeur de son héros, la folie, la tentation du suicide.  Poussé au bord du gouffre, Matt Murdock tente effectivement de se supprimer en se jetant du haut d’un building avant de se reprendre in extremis.

DD se prend la raclée habituelle contre les grands chauve ! Ici Sir !

DD se prend la raclée habituelle contre les grands chauves ! Yes Sir !©Marvel Comics

De Matteis pose patiemment les bases de son scénario. A l’inverse du grotesque Venom, il nous épargne la version d’un Daredevil possédé par un démon avec cornes et langue fourchue (un écueil dans lequel tombera à pieds joints Andy Diggle pour son pathétique Shadowland). Il s’agit au contraire d’un DD possédé par ses propres démons, un homme habille en diable qui se persécute lui-même.

Et de Matteis va très loin dans la représentation de la haine de soi que Matt Murdock éprouve envers lui-même. Il s’accuse, passe de la folie furieuse à la catatonie, de l’envie de meurtre à celle de mourir.

Sir dans la peau de DD

Sir dans la peau de DD©Marvel Comics

Face à lui, il pose le vilain le plus malsain de toute la carrière du justicier. Sir est un tueur en série qui assassine des femmes en leur demandant de l’appeler monsieur avant de les défenestrer. De Matteis propose un jeu de miroir cauchemardesque et malsain pour du Mainstream.

Sir est en fait une ancienne femme violée qui a subi une opération pour devenir un homme ! A la fois victime et psychopathe, ses tourments intérieurs reprennent en écho ceux du héros à sens radar. Sir est à la recherche d’attributs virils pour parfaire sa métamorphose et revêt le costume de DD ! Comme Kraven ! Les pulsions transsexuelles du personnage ne sont pas sans rappeler celles de Buffalo Bill, le tueur du Silence des Agneaux ! 

A la fois homme et femme, Sir est un vilain de passage assez traumatisant

A la fois homme et femme, Sir est un vilain de passage assez traumatisant©Marvel Comics

Et ces histoires de défenestration alors ? Et bien là encore le professionnalisme de De Matteis force l’admiration ! Car lorsque Miller dans les années 90 livra ses très moyennes origines revisitées de DD, personne ne sembla s’émouvoir que dans sa jeunesse Murdock tua par accident une prostituée en ….la défenestrant ! De Matteis établit des correspondances entre tous ces événements ( la poursuite de Sir, la mort de Glorianna) pour dépeindre un Murdock rongé par le remords et la culpabilité.

De Matteis propose à son lecteur une mise en abîme fascinante : Matt et le lecteur souhaitent oublier ce meurtre  en le mettant dans un petit coin de mémoire qui n’embarrassera personne ?  Le scénariste se charge de le leur rappeler ! Et de  proposer ni plus ni moins qu’une théorie imagée du retour du refoulé tel que Freud l’expliquait : le refoulé, c’est l’étudiant viré par la porte qui revient…par la fenêtre !

Matt revient sur les lieux de son crime

Matt revient sur les lieux de son crime©Marvel Comics

Héros, criminel, justicier et psychopathe, Matt à force de morceler ses personnalités finit par ne plus savoir qui il est entre ses avatars et ses identités de substitution. Une démarche que le scénariste appliquera aussi à Spidey lors de la saga du clone et qui n’est pas sans évoquer le fascinant travail de Peter Milligan pour Human Target.

Mainstream oblige, Matt finit par retrouver la raison, mais pas avant que De Matteis n’ait fini de disséquer sa psyché pour mieux le reconstruire. Les réactions de l’entourage de Murdock ne sont pas des plus amicales à son retour et restent réalistes ! C’est ici que Foggy apprend que son ami est DD et qu’il lui ment depuis des années ! Quant à Karen Page, elle oscille entre inquiétude et colère envers un homme dont elle avait fait le deuil…

Matt en catatonie et Foggy en état de choc ! On m'aurait menti ?

Matt en catatonie et Foggy en état de choc !  ©Marvel Comics

C’est parfois, comme souvent chez cet auteur très bavard, répétitif avec un penchant net pour l’utra-dramatisation des situations. Il faut également se coltiner des scènes inutiles liées au crossover de l’époque où Frank Castle tentait d’assassiner Nick Fury. Et supporter le retour du puant Stick et ces méthodes d’éducation brutale. Voilà quand même un type qui passe son temps à éduquer des enfants en les insultant et en leur tapant dessus….

Cet arc souffre également de l’alternance des deux dessinateurs Ron Wagner et Cary Nord aux styles opposés : Wagner rappelle un Lee Weeks très expressif tandis que Nord livre des planches travaillées mais moins accrocheuses au premier abord.

Ah...Stick....Un personnage tellement attachant...

Ah…Stick….Un personnage tellement attachant… ©Marvel Comics

A la fin de cet arc, Matt Murdock fait la paix avec son douloureux passé de criminel. C’est parfois un peu tordu, mais on ne pourra pas reprocher à De Matteis d’avoir occulté la question. Et d’autant plus que cette pauvre prostituée n’est qu’une parmi plusieurs des victimes féminines de notre héros ; Heather Glenn, Elektra, Glorianna, Karen Page, Millie Donovan toutes les girlfriends de DD tombent tragiquement ! Ce dont ne semblent pas se rappeler les scénaristes du démon !

Après ces 6 épisodes ambitieux, DD vivra des  poignées d’épisodes inoubliables (rires)  signés  John Rozum, Ben Raab, Karl Kessel ou Joe Kelly….Avec cet arc , JM de Matteis concluait plutôt habilement la saga du costume noir de DD qui aura duré à peine plus longtemps que celui de Spider Man.  Et lui offrait quelques heures de gloire. Mais le héros aveugle sera de nouveau dans l’impasse jusqu’à l’arrivée d’un scénariste de films indépendants : un certain…Kevin Smith !

Malgré les dessins de Shawn Mc Manus, DD attend son sauveur...

Après le run de Dematteis, DD attend son sauveur…©Marvel Comics

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C’est quoi le problème des super-héros avec leur costume ? Tenez, DD lorsqu’il troqua dans les 90’s son collant rouge contre une armure, il faillit en devenir dingue ! Schizophrénie, culpabilité, remords et transsexualisme pour cet arc de JM de Matteis, une histoire aussi méconnue qu’importante dans la légende de DD à la une de Bruce Lit.

La BO du jour : Martha veut qu’on l’appelle Sir. Haters call me bitch, Call me faggot call me whitey,But I am something that you’ll never be !

32 comments

  • JP Nguyen  

    Hey, Boss, fallait me dire qu’il te manquait des scans sur ce run, j’ai tous les épisodes en cbr !
    Techniquement, il me semble que « Over the Edge » était un label temporaire qui réunissait certaines séries, avec un crossover chapeau (celui où le Punisher devenait dingue et voulait tuer Nick Fury).
    Sur DD, les mini-arcs de ce run s’intitulaient Inferno, Purgatorio et Paradiso, dans une symbolique assez évidente…
    Le run de Kesel et Nord n’était pas si mal, on y retrouve un peu l’ambiance légère que Mark Waid ré-instaurera (mais avec plus de brio). Après, sur la fin du volume 1, avec Joe Kelly et les autres, c’est clair que c’est très bof.

    Et sinon, vu la fin de ton article, je sens que demain on ne sera pas d’accord…

  • Présence  

    … en réalisant au fil des étages que cette fois-ci Matt ne viendra pas la sauver. – Ça doit être sympa comme séquence…, pas du tout malsain.

    Le retour du refoulé – Au travers des œuvres de JM DeMatteis, il est possible de se rendre compte de son cheminement personnel sur les plans spirituel et psychologique. Il a réalisé un impressionnant travail sur lui-même qu’il sait mettre à profit dans ses récits personnels, ainsi que dans plusieurs de ses comics de superhéros.

    Merci beaucoup pour cet article sur des épisodes dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai ainsi fini par découvrir quand Foggy a appris l’identité secrète de Daredevil. J’ai bien compris qu’ils étaient importants pour toi puisque Murdock confronte enfin la mort de la prostituée dans les origines réécrites par Miller, John Romita junior et Al Williamson.

  • Bruce lit  

    @JP :
    Too late pour les images…. Je m’en suis pas trop mal tiré finalement, cela m ‘ a permis de chercher des images de Mike Murdock…
    Joe Kelly = Mark Waid ? C’est exactement ce que je me suis dit en relisant ces histoires…. Mais tout ça manque nettement de d’intensité et de grands épisodes.
    J’ai relu les histoires de Kevin Smith dans la foulée et y ai trouvé quelques défauts mais dans l’ensemble , ça tranche quand même avec les épisodes précédents.
    @ Présence :
    Ravi de t’apprendre des choses :). Je n’aime effectivement pas beaucoup le retour de Miller sur les origines de DD. En relisant Over The edge, j’ai été vraiment surpris par le volet malsain de Sir. Pour ceux n’ayant pas FB, j’ai fait le rapprochement avec The Trial de Pink Floyd qui présente des similitudes troublantes avec cette histoire !! Un psychopathe qui hait les femmes et s’invente des alias pour se juger lui même !!

  • Tornado  

    Super article, inédit, profond et tout.
    J’ai un fond d’envie compulsive qui exulte à la possibilité de lire ce genre de saga étant donné son importance pour la continuité. Et pourtant, je me contrefout de la continuité !
    Je dois être un peu schyzo moi aussi… 😀

    • Bruce lit  

      Il s’agit avant tout d’une bonne histoire dans la même lignée de Kraven’s Last Hunt avec la folie de Matt Murdock en plus. Une leçon d’espoir tendant à montrer qu’un bon auteur inspiré peut transformer une contrainte éditoriale en histoire ambitieuse. De Matteis avait vraiment tiré son épingle du jeu pendant la saga du clone. Le côté malsain de l’histoire explique peut-être sa non réedition…C’est d’ailleurs inexplicable, tout comme le fait que le Run de Nocenti n’ai été réédité qu’à moitié. Voilà typiquement le genre d’histoire non infantile qui te plairait….De Matteis ne ménage vraiment pas Matt.

  • Jyrille sous la neige  

    Houla ça m’a l’air bien tordu… Et les dessins très peu attirants. Mais j’apprends encore beaucoup de choses, notamment des scénarios de Kevin Smith ! Etonnant. Merci pour cet article donc.

    • Bruce lit  

      @Tornado : si sa Tornade majestueuse daigne virevolter un jour à Paris, je sais où te trouver ça ….
      @M. Jyrille : notre bronzé a sûrement fait trop de ski….Le scénariste est JM de Matteis, l’idole de Présence. La preuve ici . Kevin Smith, c’est pour demain, sous la plume de la Tornade !

  • Présence  

    Effectivement DeMatteis fait partie de mes scénaristes préférés, mais j’ai dû mal à porter un jugement sur des épisodes que je n’ai pas lus.

  • Bruce Stick  

    Mais sinon, avec tout ce blabla, personne n’a relevé mon défi ! Suis je le seul à haïr Stick ? Avec Namor et Nick Fury, c’est quand même une enflure de première non ?

  • Sim Theury  

    J’aime particulièrement cet arc. De Matteis réussit le tour de force de revenir au statu quo de manière presque naturelle non seulement sans renier l’héritage des différentes périodes mais au contraire en faisant la clef de l’intrigue.
    Wagner est très bon aussi. Vraiment dommage qu’il ne soit pas rester plus longtemps que le titre.
    Même remarque pour le personnage de Sir que j’aurais vraiment aimé revoir. Elle/il avait du potentiel même une fois passé l’effet de surprise sur son identité.

  • OmacSpyder  

    @Bruce : J’aime bien Stick. Ce bâton n’est-il pas la personnification du masochisme de Matt Murdock..? 😉

    Pour ces épisodes ‘Over the Edge’, ils portent en effet bien leur nom. Matt se retrouve au bord du gouffre, au bord de la rupture, au bord de sa partie obscure qui revient comme un coup de bâton : comme le retour du refoulé. Et l’article le présente bien ce retour.
    (Or, s’il a retour du refoulé, il n’y a pas psychose donc pas de schizophrénie au sens européen du terme. Les américains ont eu tendance à englober dans ce terme tous les aspects de dissociation que l’on retrouve dans d’autres personnalités. Bref…).

    Le Sir en question forme un miroir déformant de notre diable rouge : le travestissement transexuel face au déguisement d’une personnalité clivant son Moi. (Et clivage n’est pas dissociation. J’arrête…). Et dans les deux cas l’acte traumatique par un viol subi d’un côté et une défenestration agie, fût-elle non intentionnelle) d’un autre côté. Et si la défenestration était une métaphore du viol? Nous aurions la possibilité d’envisager que Sir est métaphoriquement la prostituée défenestrée/violée par DD… Là ça devient carrément intéressant comme propos!
    Et en tant que victime elle cherche à s’emparer des oripeaux de son bourreau, engendrant une réaction psychopathique développée dans le récit.
    DD dans le même mouvement se trouve dépouillé de son identité, mis à nu, dévoilé comme son identité à son meilleur ami et comme son impuissance à sauver sa petite amie.

    Over the edge? Carrément! C’est bien de replonger dans le souvenir de ces épisodes..!

    • OmacSpyder  

      @Bruce : le refoulement est un mécanisme de défense appartenant au registre de la névrose. L’équivalent pour la psychose serait la forclusion.

  • Eddy Vanleffe  

    Un truc qui donne envie de le lire…
    moi qui suis passé de Chichester à Kevin Smith , j’ai complètement zappé cet arc pourtant assez frappadingue!

  • Lionel GARCIA  

    Je garde un souvenir très désagréable de cette histoire. Pour peu que je m’en souvienne, je ne pense pas que le récit m’a déplu. Mais j’avais le sentiment d’une impression malsaine lors de sa lecture. Je ne me souvenais pas que Sir était un personnage transexuel. Par contre je trouve génial l’idée de faire de ce personnage, la victime défenestrée par Murdock dans le récit de Miller et John Romita Jr. Au final, je crois que j’ai relire ces épisodes et voir quelle impression il me font après tant d’années.

    Par contre, je me souviens parfaitement de la prestation de Kevin Smith sur DD et encore aujourd’hui, je trouve son travail très surestimé. Tout est prétexte à citer Miller sans apporter de plus au personnage, à l’inverse du travail d’une Nocenti…

    • Bruce lit  

      @Lionel : non, c’est Omac qui t’a induit en erreur. Le sort tragique de Sir est mis en parallèle avec celui de la femme défenestrée qui sera officialisée par la suite comme étant Thyphoid Mary.

      • OmacSpyder  

        @Bruce+Lionel : Je n’ai pas « induit en erreur », j’ai éclairé autrement. Nuance! 🙂

  • Lionel GARCIA  

    …je crois que je vais relire ces épisodes… Vivement des vacances…

  • Matt  

    Tu m’a appris l’existence des revues nommées « marvel ». Je ne les connaissais pas. Du moins…à part celles datant de 1970.
    ça a l’air d’un sacré fourre tout par contre. Des annuals séparés de leur série, du Wolvie, du ghost rider, du generation X. Du panini quoi.
    J’aimerais bien savoir s’il y a autre chose qui vaut le coup dans ces revues. Sinon ça risque de ne pas suffire à me donner envie de me les procurer.

    • JP Nguyen  

      Matt, dans ces revues Marvel, il y avait, de manière sporadique, de l’éditorial intéressant.
      Des critiques de bD et mangas autres que Marvel qui sortaient à l’époque et des rétros du genre, l’âge d’or des comics ou encore l’évolution de Marvel, année par année, avec ce qui se tramait en coulisses.
      J’aimais bien ce mag, même si je ne les ai pas tous.

      • Matt  

        Ok.
        C’est le pire titre de série pour faire une recherche sur le net par contre…
        ça va me renvoyer TOUS les trucs marvel.
        Et il y a surement du Coulomb là dedans…

  • Matt  

    Il y a quand même un truc que je ne saisis pas dans cet article et vos réactions. Pourquoi mettre sur le dos de Matt les morts de ses copines ? Si elles sont prises pour cible par ses ennemis ou des victimes collatérales, il n’y est pour rien le DD. Son seul crime c’est de ne pas vouloir rester célibataire…et ne pas renoncer à sa vie dangereuse aussi…mais comme tous les héros.

    Disons que chez DD je vois davantage ça comme un gimmick paresseux de la demoiselle en détresse usé jusqu’à la corde par les auteurs qu’une soi-disant « faute » de DD envers ses copines. Que fait-il de pire que les autres héros tels Spidey ?

    • Matt  

      Oui ça ok. Mais Karen, Milla, Glori…il n’est pas responsable de leur sort, si ?
      Disons que je ne vois pas en lui un machiste qui fait du mal aux femmes. Pas plus qu’aux mecs en fait^^ Je n’ai pas dit qu’il n’était pas insensible aux ennuis de ses amis…
      Mais ça, c’est parce qu’il est obnubilé par ses propres troubles mentaux.

      Sérieux il y a tellement d’histoires ou il craque que ce Daredevil commence à ressembler à tout sauf à un héros. Il est cinglé.
      Pourquoi t’as un problème avec Batman déjà ?^^ Ou avec Cyclope ?

      Bon oui ok…chez Daredevil il y a généralement une issue positive et une acceptation de la maladie de la part de Matt qui finit par se remettre en selle. Alors que Cyclope a eu droit à Bendis et Soule donc il n’a pas pu sortir de sa crise paranoïaque « communautarisme et autarcie »…

      • Bruce lit  

        Malgré tout ce qu’il traverse, DD reste un héros.
        Batman ne m’intéresse pas. C’est un monde de gadgets qui m’agace tout comme le decorum, peut-être pour la même raison qu’Alice au pays des merveilles où ils sont plus tarés le suns que les autres. Le volet double identité est inexistant.
        Quant à Scott, sur 50 d’existence, je l’ai adoré pendant 30 ans. Il n’est massacré « que » depuis 10 ans. C’est un personnage qui est aussi capable d’admettre ses erreurs. Matt fait preuve de cruauté inconsciente envers les femmes. C’est pas moi qui le dit mais BLack Widow chez Kevin Smith, remember ?

        • Matt  

          Je l’ai déjà dit mais pour moi l’évolution de Cyclope n’est pas un massacre. Le massacre, c’est le fait qu’il n’a eu droit à aucun auteur désireux de le réhabiliter en nous montrant que sa paranoïa est compréhensible de la part d’un type qui se sent responsable de la survie de tout un peuple dont le monde entier se contrefout, qui fait de mauvais choix qui lui paraissent certes bons mais témoignent de sa peur et de ses difficultés à assumer son rôle pesant de leader.
          Au lieu de ça Bendis en a fait un révolutionnaire à la con après AvX. Jusqu’à Schisme, l’évolution de Cyclope se tenait et aurait pu donner lieu à un portrait psychologique du bonhomme passionnant. Et même une réhabilitation.

          Sinon ouais ils sont tous cinglés dans l’univers de Batman. Marrant le parallèle avec Alice. T’as pas tort. Et ça doit être pour ça que j’aime bien. D’ailleurs je préfère le decorum (la ville de Gotham, les ennemis de Batman) à Batman lui-même dont je me fous un peu (Wayne n’est pas intéressant). Mais du coup je reste exigeant sur mes lectures Batman. Primo à cause de la série animée difficile à surpasser et aussi parce que je préfère des histoires qui mettent en scène et développent ses ennemis.

          • Bruce lit  

            Et on a pas fini d’en parler 😉 . Et tes arguments sont très pertinents
            J’ai lu récemment les Cable où Bishop le pourchasse avec lui et Hope. C’est juste….lamentable. Bishop, comment réhabiliter un tel personnage désormais ? Alors que SCott est encore « gentil » il torture, prononce des exécutions, manipule ses amis pour sa foi en l’avenir. C’est juste la définition d’un radicaliste. C’est odieux. Et c’est surtout mal écrit.

        • Matt  

          Ah et pour Daredevil…Si Tasha l’a dit, je m’incline^^ J’avoue oublier cette réplique chez SMith.

        • Matt  

          Bishop n’a pas toujours été un peu timbré ? J’ai lu peu de trucs avec lui.
          ça se passe quand ce que tu racontes ? Bishop pourchasse Scott ? C’est après AvX ?

          • Bruce lit  

            Après Messiah Complex, le mystère plane encore sur qui est Hope Summers (tiens, elle est passée où celle là d’ailleurs ? ). Cable veut la sauver. Bishop veut….tuer un bébé…Il manque de tuer Forge, il organise la destruction de l’hôtel Xavier, tire sur Xavier son mentor avant de partir en mode terminator traquer Cable dans le futur.
            Bishop est un personnage violent à la base qui peine à s’adapter à notre époque, mais qui jamais, jamais, jamais ne lèverait la gâchette sur les Xmen ses idoles….

  • Feverishtom  

    J’avais oublié ces episode aussi mais des que tu as ressorti le nom de l’antagoniste et son dessin ça m’est revenu de suite. Maintenant j’ai envie de ressortir mes volumes panini de marvel et de relire l’arc !

    • Bruce lit  

      @Feverishtom : Call me Sir !

  • Fred Le mallrat  

    J’avais bien aimé ses épisodes.
    Je rebondis juste sur quelques points:
    -A l’époque Dematteis est souvent appelé au chevet de héros ayant subi un virage extrêmes dans leurs séries pour tenter de revenir à une version plus classique mais en rendant tous les changements cohérents. Il est ainsi sur le Surfer apres que Pèrez l’ait rendu plus ou moins responsables de génocides perpétrés par Galactus et au chevet de Doctor Strange que Quinn puis Ellis avaient tenté maladroitement de vertigoiser (le epic collection vient de sortir aux USA et je recommande car Dematteis aussi ouvrait une belle porte de sortie à Mordo digne de Kraven).
    -Il me semble que le comportement de Matt avec ses copines est quand même remis en question par Nocenti voire Shooter avant elle, non? J’aime beaucoup Kevin Smith (Mallrat everyone) mais en comics.. je trouve que ses apports sont minimes (son DD c est du decalque de miller avec dose de nocenti) à part peut être Green Arrow.

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