LA GUERRE DES COLONIALISTES (New Krypton)

 NEW KRYPTON, par divers artistes

Par TORNADO

VO : DC Comics

VF : Panini Comics, Urban Comics

© DC Comics

Cet article portera sur la grande saga NEW KRYPTON, très gros event publié entre 2009 et 2010, formant un crossover sur toutes les séries tournant autour de Superman.

En VF, cette saga a connu une publication chaotique et incomplète, avec un album incompréhensiblement publié comme un one-shot (LE MONDE SELON ATLAS, prologue de la saga) et trois gros recueils de la collection BIG BOOKS chez Panini Comics, puis avec une revue publiée des années plus tard chez Urban Comics dans la quasi-indifférence, la plupart des lecteurs ayant entretemps oublié cet event perdu dans les limbes après que l’éditeur DC Comics aie rebooté son univers avec l’événement éditorial sobrement intitulé RENAISSANCE, et ses NEW 52 (52 série repartant de zéro)…

Pour autant, c’est une saga ambitieuse qui vaut le détour pour les fans de l’Homme d’acier. Nous vous proposons donc un retour sur la publication initiale en VF, en revenant sur les trois recueils publiés par Panini, et la revue sortie tardivement chez Urban.

LA NOUVELLE KRYPTON :

© DC Comics / Panini Comics

NEW KRYPTON regroupe les épisodes SUPERMAN NEW KRYPTON SPECIAL, SUPERMAN’S PAL JIMMY OLSEN SPECIAL, ADVENTURE COMICS #1, SUPERMAN #681 à 683, ACTION COMICS #871 à 873 et SUPERGIRL #35 et 36, publiés initialement en 2009.

Plus de 100 000 Kryptoniens ont été libérés de leur prison par l’Homme d’acier ! C’était la mythique cité perdue de Kandor (patrie des parents de Supergirl), gardée sous un dôme de verre miniature par Brainiac dans sa collection de mondes…
Les voici à présent libres de se promener sur notre planète, avec les mêmes pouvoirs que Superman…

En lisant SUPERMAN : BRAINIAC par Geoff Johns & Gary Frank, le lecteur n’avait qu’une envie : connaître la suite !
Malheureusement, lire cette suite implique de pénétrer le gigantesque (puisque très long) crossover que représente NEW KRYPTON, à cheval sur plusieurs séries et divers one-shots et mini ou maxi-séries.
Qui plus est, il faut savoir que cette saga prend ses racines dans les runs respectifs de Kurt Busiek sur la série SUPERMAN, dans celui de James Robinson (l’arc LE MONDE SELON ATLAS), et surtout dans celui de Geoff Johns sur ACTION COMICS.
Il faut donc le répéter haut et fort : NEW KRYPTON est une saga de grande envergure qui s’est construite sur le travail de longue haleine de plusieurs scénaristes et ce, sur presque trois ans avant qu’elle ne soit lancée.
Toutefois, plusieurs personnes ont affirmé avoir pris le train en marche en débutant avec le présent recueil sans être perdues. Pour avoir lu l’essentiel des trois années précédentes, je trouve que NEW KRYPTON est l’aboutissement d’un ambitieux développement mythologique, et qu’il est réellement gratifiant d’avoir suivi l’ensemble.

Si vous ne le savez pas encore, Superman a vaincu Brainiac et découvert le repère du vilain. Sans vouloir trop en révéler, il faut débuter NEW KRYPTON en sachant que l’Homme d’acier a découvert que Brainiac collectionnait, depuis des siècles, les villes de plusieurs planètes disparues, en les miniaturisant. Ayant ainsi retrouvé la cité perdue de Kandor, Superman la ramène sur Terre et parvient à la libérer. Passés les moments de joie et d’allégresse, les choses vont se compliquer…

Moult supermen & women !!!
© DC Comics

Le début de la saga est captivant et bien conçu. Malgré son statut de crossover, événement souvent factice puisque dicté par des impératifs bassement commerciaux (plus y a d’événementiel, plus y a de super-héros et de bastons, plus y a de succès…), on sent que les auteurs (respectivement Geoff Johns, James Robinson et Sterling Gates) ont pris la chose au sérieux et, à ce stade, se sont passionné pour leur projet. Cette passion est communicative et n’importe quel amateur de Superman sera happé par toutes ces aventures et cette dramaturgie.
La cohabitation et l’opposition évidente entre les terriens et les kryptoniens amenant toutes sortes de tensions, les scénaristes nous développent un sous-texte plein de substance sur les conflits raciaux et interculturels. Le peuple de Krypton apparaît comme une menace colonialiste de grande envergure et reflète symboliquement nos propres civilisations occidentales, faisant écho aux conflits réels qui gangrènent notre monde. Les américains n’appréciant évidemment pas de se retrouver, soudain, en position de faiblesse…

Pour le reste, la saga est parfois cacophonique mais bien troussée. Un ensemble de grande qualité justifiant les habituels combats entre les principales figures de l’univers concerné. La grande bataille opposant la JLA au kryptoniens, par exemple, est ici parfaitement organique, alors que les habituels conflits du genre ne font qu’intervenir tous ces héros de manière gratuite et commerciale…

Le crossover voit toute une horde de dessinateurs se succéder, sans que cela ne gêne l’homogénéité de l’ensemble. On pense alors à LA MORT DE SUPERMAN, qui fut le grand événement lié à la mythologie de l’Homme d’acier dans les années 90, auquel il est fait allusion à travers le retour d’un certain méchant…

Il ne reste plus qu’à lire la suite, sachant que ce premier tome n’est considéré que comme une introduction…

© DC Comics / Panini Comics

AU CŒUR DE LA NOUVELLE KRYPTON :


Ce second recueil regroupe les douze épisodes formant la maxi-série WORLD OF NEW KRYPTON, publiée à l’origine en 2009. Celle-ci se déroule exclusivement sur une nouvelle planète, créée de toutes pièces par le génie des scientifiques du peuple de Superman.
Le lecteur aura droit à tout le fonctionnement politique, social et culturel de ce monde mythique, en même temps qu’il découvrira que les kryptoniens sont victimes des mêmes ambitions et des mêmes passions que nous autres humains.
Le récit adopte une forme feuilletonnesque qui permet de rentrer dans les détails et d’approfondir les relations entre les divers personnages. Malgré un rythme décompressé, c’est la qualité principale de cette histoire. En revanche, les scénaristes James Robinson et Greg Rucka tournent rapidement en rond et se révèlent assez peu inspirés lorsqu’il s’agit de développer la saga en elle-même. On pouvait s’attendre à bien mieux de la part de l’auteur de STARMAN et de celui de BATWOMAN ! Ainsi développent-ils un postulat binaire : Qui, des malveillants kryptoniens qui veulent déclencher la guerre dans toute la galaxie, ou de leurs bienveillants opposants, va l’emporter ? Superman réussira-t-il à faire pencher la balance du côté des seconds ?

La deuxième partie baisse encore en qualité, parasitée par l’arrivée poussive des quelques figures habituelles de l’univers DC comics (Green Lantern ou Adam Strange, par exemple), qui n’apportent rien au récit, avant qu’il ne soit relancé dans les toutes dernières pages, une fois les Kryptoniens de nouveau livrés à eux-mêmes. C’est seulement à ce moment-là, à la fin, que le récit finit par décoller, lorsque le lecteur prend conscience que les compatriotes de Superman ne sont pas maîtres de leur destin…
Le rôle du Général Zod (délivré de la Zone-Fantôme), tour à tour charismatique, ambigu, magnanime et inquiétant, qui s’impose néanmoins comme le leader naturel de la Nouvelle Krypton, est l’élément le plus intéressant de l’ensemble. A noter que l’épisode LES CRIMINELS DE KRYPTON (Action comics annual #10), écrit par Geoff Johns & Richard Donner (le réalisateur de SUPERMAN !) revient sur les événements ayant causé la chute de Krypton et le bannissement de Zod, Ursa et Non dans la zone fantôme (comme une suite de la saga LAST SON du même duo d’auteurs). Mais la pilule est un peu dure à avaler car leur caractérisation dans WORLD OF NEW KRYPTON ne correspond guère à celle de LAST SON. Enfin, puisqu’on parle de LAST SON, comment Superman peut traverser le récit sans s’enquérir, au-delà d’une simple et petite question rapidement éludée, de son fils adoptif…
A ce stade l’ensemble commence à souffrir d’un manque de profondeur, bien qu’on ait affaire à une lecture divertissante, fluide et pleine de rebondissements.

Le sympathique Général Zod…
© DC Comics


Côté dessin, le boulot effectué par Pete Woods et Ron Randall n’est guère captivant, mais le one-shot LES CRIMINELS DE KRYPTON brille de la plume de Rags Morales.

Pour finir, il faut savoir que la publication de la saga NEW KRYPTON en France est loin d’être complète. Le lecteur ayant lu le tome précédent, lorsqu’il débute celui-ci, se retrouvera bouche bée en constatant que la plupart des intrigues sont passées à la trappe ! Effectivement, toutes les intrigues « terriennes » ne se poursuivent pas dans la présente maxi-série, mais se déroulent dans les séries SUPERMAN, SUPERGIRL et ACTION COMICS, dont les arcs narratifs en question n’ont pas été traduits chez nous ! Ainsi, l’identité de Superwoman, le destin de Guardian et la menace représentée par le Général Lane ne nous sont pas dévoilés ! La transition entre les tomes 1 et 2 de l’édition française se fait donc carrément à l’arrache…
Enfin, Arrivé à l’épisode 6, WORLD OF NEW KRYPTON se mêle à d’autres séries afin de former un crossover connexe, nommé CODENAME PATRIOT, également absent. Au beau milieu du présent ouvrage, le lecteur devra donc se contenter d’un résumé de quelques lignes…

Pour vous donner une idée de ce que l’on a raté au milieu de ces deux premiers tomes de la saga NEW KRYPTON, en voici la liste:
–   SUPERMAN : MON-EL V.1 (contient les épisodes SUPERMAN #684-690, qui montrent Superman quitter la terre pour Krypton).
–  SUPERMAN : MON-EL V.2 (arc WORLD WITHOUT SUPERMAN, épisodes SUPERMAN #692-697 et ACTION COMICS #874).
–  SUPERMAN : CODENAME PATRIOT (le crossover entre les épisodes #6 et 7 du précédent recueil, avec SUPERMAN’S PAL JIMMY OLSEN SPECIAL #2, Superman #691, ACTION COMICS #880 et SUPERGIRL #44).
– SUPERMAN : NIGHTWING & FLAMEBIRD V.1. (épisodes ACTION COMICS #875-879 et Annual #12)
– SUPERMAN : NIGHTWING & FLAMEBIRD V.2 (épisodes ACTION COMICS #883-889. Ces deux recueils mettent en scène le destin de Chris Kent, fils adoptif de Superman, auquel tous les lecteurs de Superman se sont attachés depuis trois ans…).
– SUPERGIRL : WHO IS SUPERWOMAN ? (épisodes #37-42 de la série SUPERGIRL).
– SUPERGIRL : FRIENDS & FUGITIVES (épisodes #43-47 de la série SUPERGIRL et ACTION COMICS #881-882).

LA DERNIERE BATAILLE DE LA NOUVELLE KRYPTON :

© DC Comics / Panini Comics

Ce recueil regroupe les épisodes formant l’arc narratif LAST STAND OF NEW KRYPTON, publié en 2010 à travers diverses séries (SUPERMAN #698-699, SUPERGIRL #51-52, ADVENTURE COMICS #08-11) et trois numéros spéciaux dédiés à la Légion des super-héros et à la famille de l’Homme d’acier. Au total, 200 pages d’action et de batailles flashy, dans le plus pur esprit de la maison DC Comics.

Lex Luthor et Brainiac se sont alliés afin d’attaquer la Nouvelle Krypton. La Légion des super-héros remonte le temps pour empêcher la mort de Superman, et Brainiac 5 se trouve confronté à son ascendance.

C’était mieux quand il y avait Geoff Johns, car James Robinson est désormais seul architecte de la saga et il continue d’être moins inspiré que sur STARMAN ou THE GOLDEN AGE
La lecture de ce tome est épuisante car particulièrement référentielle. L’intervention de la Légion des super-héros renvoie à une connaissance pointue de la continuité de l’univers DC Comics et contraint le lecteur à buter sans cesse sur cet exercice (sans parler de la publication incomplète en VF, voir liste plus haut).
Robinson déçoit par son incapacité à développer le récit à travers le peuple des kryptoniens, qui finissent par faire acte de figuration. Face à l’armée de robots de Brainiac, ces surhommes tombent comme des mouches, tels les premiers humains venus, ce qui n’est guère crédible dans la mesure où ils sont des dizaines et des dizaines de milliers à posséder les mêmes pouvoirs que Superman !


Ces 200 pages de batailles incessantes et répétitives frôlent l’indigestion. Robinson et son armée de dessinateurs semblent vouloir retrouver ce qui a fait le succès d’INFINITE CRISIS (event scénarisé par… Geoff Johns !), sans pour autant parvenir au même niveau de cohésion.
Si LAST STAND OF NEW KRYPTON s’impose comme un gros crossover bourré d’action au premier degré, il déçoit le lecteur qui, ayant été happé par les fondements de la saga depuis LAST SON et BRAINIAC, attendait le climax vertigineux d’une grande saga ambitieuse développée depuis quatre ans.
Heureusement, la fin redistribue les cartes en révélant l’identité de ceux qui tirent les ficelles de cette guerre intersidérale sans précédent. Conflit qui trouvera son point d’orgue dans WAR OF THE SUPERMEN…

LA GUERRE DES SUPERMEN :

© DC Comics : Urban Comics

Telle qu’elle a été publiée en VF dans le magazine SUPERMAN UNIVERS HORS-SERIE #5 (avec un retard de… 7 ans !) par les éditions Urban Comics, la saga WAR OF THE SUPERMEN est finalement assez courte, ramassée sur une mini-série de quatre épisodes classiques, encadrés d’un épisode prologue et de l’épisode #700 de la série SUPERMAN, l’ensemble ayant été publié initialement entre juin et aout 2010.

Chris Kent (fils adoptif de Clark & Loïs et fils biologique du Général Zod et de Ursa), devenu Nightwing (rien avoir avec l’ancien Robin) en ayant grandi d’une dizaine d’années en un éclair (récit inédit en VF), voit ici le dénouement de sa courte carrière (il sera de toute manière effacé de cette continuité et remplacé par un vrai fils biologique de Clark & Loïs dans la suivante, DC ayant trouvé une solution pour garder tous ces personnages au frigo jusqu’à une prochaine continuité qui voudrait les voir revenir : la Zone Fantôme !). Entretemps, c’est donc la guerre des Supermen…

Sur la Terre comme dans l’espace, c’est la bataille !
© DC Comics

James Robinson et Sterling Gates s’accommodent de la tâche sans génie et sans passion mais livrent une copie respectueuse du lectorat, si tant-est que l’on fasse partie du lectorat visé, c’est-à-dire le mainstream pur et simple, qui n’est venu là que pour lire une saga super-héroïque avec des êtres aux pouvoirs quasi-divins qui se battent sur Terre, dans l’espace, et parfois les deux en même-temps !

Je ne fais pas partie de ce lectorat. Je suis arrivé là parce que j’ai été happé par le suspense mis en place par Geoff Johns dans son arc BRAINIAC de la série ACTION COMICS. Si j‘ai surtout aimé le début, j’avoue que j’ai suivi les événements de cette grande guerre sans non plus me forcer, les auteurs ayant fait le nécessaire pour que l’ensemble s’écoule sans difficulté.

Le dénouement de ces six épisodes est fluide, mais il est extrêmement compressé et les ellipses sont autant légions que les personnages. Le grand final qui voit les Kryptoniens menés par Zod mettre notre planète à sac est expédié avec une rare célérité et les quelques planches dédiées à ce climax ne sont qu’un résumé hors-champ, commenté par quelques images accompagnées de cellules de texte ! C’est tout de même assez frustrant si le lecteur est venu pour voir l’armée de New Krypton en découdre avec tous les super-héros DC ! Que nenni ! ce combat se déroule également hors-champ et n’est cité qu’au hasard d’une ou deux images anecdotiques ! Pour l’essentiel, il faudra se contenter de la famille rapprochée de Superman et de ses ennemis (en vrac : Superman, Supergirl, Loïs Lane, son père le général Lane et sa sœur Super Woman, le duo Nightwing & Flamebird, Conner Kent/Superboy, Steel, Guardian, Mon-El, Krypto le chien (!), Lex Luthor, le général Zod, Ursa et Non).

The Siouperman Family !
© DC Comics

Au final, le lecteur en a eu pour son content de tatanes entre Superman & Zod, de grandes images en double-page de batailles dans l’espace entre des milliers de supermen, et d’explosions en tout genre.

Si le statuquo final paraissait évident et téléphoné dès la première page, on peut tout de même apprécier les quelques morts et suicides-surprises qui apportent un peu de tension dramatique à l’ensemble, débouchant sur la sensation que les enjeux n’étaient pas complètement factices.

La partie graphique n’est guère mémorable (avez-vous noté la couverture particulièrement laide du magazine d’Urban Comics par Eddy Barrows & Rod Reis ?). Et c’est toute une batterie de dessinateurs de seconde, voire de troisième catégorie qui se succèdent tout au long de la saga (Eddy Barrows, Julian Lopes, Cafu, Jamal Igle, Eduardo Pansica, Bernard Chang), ce qui s’explique par la volonté de tout publier en deux mois à peine. On est loin de la classe internationale et des planches dantesques d’un George Perez sur les CRISES !

Notre article est terminé.
Après cette grande saga, la série SUPERMAN sera dirigée par les scénaristes J.M. Straczynski puis Chris Roberson, le temps d’une douzaine d’épisodes pour l’arc narratif intitulé SUPERMAN A TERRE (où l’on vous racontera le gros coup de spleen vécu par Superman après les retombées de NEW KRYPTON). La série ACTION COMICS sera écrite par Paul Cornell et Nick Spencer et embrassera l’event BLACKEST NIGHT.

Ensuite, tout sera effacé et rebooté lors de l’ère RENAISSANCE et ses NEW 52.

NEW KRYPTON peut ainsi être considéré comme le final grandiose de toute une ère, amorcée avec CRISIS ON INFINITE EARTHS.

Tatanes tu voulais, tatanes tu auras…
© DC Comics : Urban Comics

BONUS LIT

Vous ne vous y retrouvez pas ? C’est une période faste pour l’Homme d’acier. Elle se situe entre INFINITE CRISIS et BLACKEST NIGHT.
Il est conseillé de commencer par Le DERNIER FILS.
Puis de lire les deux runs concomitants :
Le run de Geoff Johns
– Le run de Kurt Busiek
Puis de terminer par la grande saga :
– NEW KRYPTON => Vous êtes ici


La BO : Miles Kane : WRONG SIDE OF LIFE

Quel côté choisirez-vous ?

16 comments

  • JB  

    Une idée ambitieuse, peut-être trop ? Paradoxalement, la partie de cette épopée que je préfère, ce sont les séries inédites dans lesquelles Superman laisse sa place à Mon-El et Chris Kent.

  • Eddy Vanleffe.  

    Mais où est passé Tornado?
    le voilà sinon gentil, tendre et indulgent pour du superslip de Catégorie cosmique et mythologique…
    le voilà même qui me fait carrément regretter de ne pas avoir suivi l’event en question.
    je m’estimais pas suffisamment fan pour me choper tout ça…
    Vous le savez, ce que j’apprécie particulièrement, et surtout chez DC, c’est justement la mythologie.
    Je plonge volontiers dans ce monde bigarré et j’ai rapidement de l’affection pour les seconds couteaux (et je déteste même cette expression d’ailleurs) et le enfant de tel ou un tel…
    je déplore vraiment l’opération renaissance (NEW 52) qui a tout cassé sans vraiment reconstruire derrière…
    bref, cetyte saga est un beau final…
    (Mon final pour l’univers DC, C’est INJUSTICE; idéal pour donner une fin de l’avant New 52 avec ses allures de Kingdom Come)

  • Présence  

    😀 Comme Eddy, je me suis demandé quel faux pas a pu faire Tornado pour être ainsi puni et de voir faire sa rentrée sur du superhéros pur jus !?! 🙂 🙂 🙂

    Même moi, je n’ai pas eu la curiosité d’aller jusqu’au bout de ce long événement.Je n’ai dû lire que le premier tome.

    Impressionnante synthèse de l’état de publication en VF, avec la liste des épisodes manquants. Très édifiant de pouvoir ainsi se rendre compte de la difficulté de l’éditeur à suivre le rythme VO, à refourguer autant de marchandises, et à devoir ^faire des coupes sombres aux dépens de la compréhension du récit pour les lecteurs.

    Face à l’armée de robots de Brainiac, ces surhommes tombent comme des mouches, tels les premiers humains venus, ce qui n’est guère crédible dans la mesure où ils sont des dizaines et des dizaines de milliers à posséder les mêmes pouvoirs que Superman ! – Dès le départ, j’avais senti que les scénaristes allaient avoir du mal à gérer un nation avec autant de surhommes que de citoyens.

    Le grand final qui voit les Kryptoniens menés par Zod mettre notre planète à sac est expédié : à te lire, ça donne l’impression que les auteurs et certainement les responsables éditoriaux ont eu les yeux plus gros que le ventre et ne se sont pas rendus compte du nombre d’épisodes dont ils auraient besoin pour tout raconter, lors de la phase de planification de l’événement.

    Superman, Supergirl, Loïs Lane, le général Lane, Super Woman, Nightwing & Flamebird, Conner Kent/Superboy, Steel, Guardian, Mon-El, Krypto, Lex Luthor, le général Zod, Ursa et Non : ça fait déjà énormément de monde à mettre en scène et à coordonner.

    J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette rétrospective exhaustive d’un événement que j’ai abandonné en cours de route. Merci.

    • Matt  

      J’avais lu quelque part, dans je ne sais quel comics, que si Superman était un surhomme ça dépendait aussi de la nature de notre planète. Et que techniquement, sur Krypton ils ne sont pas si forts que ça…car densité différente, force d’attraction, blablabla. En gros ils peuvent pas péter un immeuble en tapant dedans ni rien. Tous les matériaux issus de la planète sont plus costauds aussi, etc.
      On peut imaginer (c’est du comics…) que des robots adaptés à Krypton seraient aussi forts qu’un Superman.
      Après pourquoi Brainiac n’est pas foutu de faire des robots super balezes adaptés à la densité de la terre, j’en sais rien^^ Surtout que visiblement ça devrait être moins difficile si tout est plus fragile et léger par rapport à Krypton sur terre.

      Mais j’avais lu ça…quelque part…

      • Présence  

        En ce qui concerne les pouvoirs de Superman, j’en suis resté à la version John Byrne : les cellules de son corps servent de batterie capables de capter et de conserver l’énergie solaire du soleil du système de la Terre parce que ça correspond à la bonne longueur d’ondes. Mais cette explication a vraisemblablement connu d’autres versions ultérieures.

        • JB  

          N’oublions pas que la version de Byrne n’est pas invulnérable mais projette un halo d’invincibilité quelques millimètres autour de son corps…

        • Matt  

          Ouais bon en gros on peut imaginer que Superman est très fort à cause de certains éléments environnementaux de la terre.
          Et que par conséquent, sur Krypton, peut être que ce ne sont pas des être surpuissants.

    • Matt  

      Ou alors non voilà : la super théorie du jour : disons que Krypton a une densité bien plus élevée que la terre. Comme on l’apprend dans DBZ, quand Sangoku s’entraine sous une forte densité, il devient capable d’aller plus vite ou de sauter plus haut quand il débarque sur une planète à plus faible densité (comme nous qui « flottons » sur la lune qui a une densité plus faible que la terre.)

      Bref…un robot adapté à Krypton aurait besoin d’être relativement léger pour ne pas être écrasé ou très peu maniable à cause de la forte densité.
      Sur terre, Brainiac est obligé de rendre ses robots plus lourds histoire qu’ils ne valdinguent pas à l’autre bout de la planète à chaque secousse^^ à cause de la plus faible densité.
      ça les rend tout aussi dangereux contre les humains soumis à la même densité, mais Superman, vu qu’il est trop fort et qu’il a un métabolisme de kryptonien adapté à une forte densité, bah il est plus rapide que les robots de Brainiac terriens qui, eux, ne peuvent pas s’adapter comme lui avec de l’entrainement vu que ce sont des machines^^

      Quoi ?
      C’est pour dire qu’en jouant avec les idées scientifiques, on peut justifier plein de trucs^^

    • Jyrille  

      Au fait, il y a vraiment un personnage qui s’appelle Non ? C’est marrant.

      • JB  

        Oui ! C’est le personnage d’évadé kryptonien bourrin du film Superman 2, intégré comme Ursa dans la continuité des comics a posteriori. Non en particulier obtient au passage une origine tragique quant à son mutisme, il me semble.

  • JP Nguyen  

    Bigre ! Je n’aurais pas cru que tu puisses te taper autant de mainstream… Faut-il que tu aimes ce personnage et son univers pour avaler un tel morceau, fût-il de bravoure !
    Tant qu’à faire, j’aurais pensé que tu kiffes davantage car selon l’adage de Metropolis… quand on » crie peton » on prend son pied !

  • Chip  

    J’avais lu la VF de la guerre des Supermen, merci de me donner le plan. Cette débauche de personnages secondaires, dont la profusion et le côté bigarré fondent en partie mon attrait venu sur le tard pour DC me fait regretter a posteriori le coup de torchon New 52 et sa demi-réplique. Cependant le volume de la liste des « lectures requises » risque de me faire éviter la lecture pendant un temps indeterminé!

  • Bruce lit  

    Les articles ici c’est aussi savoir ce que l’on ne veut pas lire. Ou plus lire.
    Du multivers, du crossover sur une année, des déclinaisons du même héros, tout ça j’en veux plus. Et cet article est aussi une certaine photographie : celle du jeune Tornado des années Amazon avec la même obsession entre le fond et la forme mais peut-être plus conciliant sur du mainstream que depuis il a rejeté.
    je me trompe ?

  • Tornado  

    Alors pour répondre à cette interrogation générale, il y a eu un temps où j’essayais de lire un maximum de comics mainstream parce que je voulais savoir… Je voulais tout savoir !
    Bruce a raison : A l’époque d’Amazon, je discutais quotidiennement avec Présence (même le dimanche) et il fallait être à la hauteur, alors je lisais un maximum de choses. Et j’ai notamment essayé de lire la totale en kiosque autour de mes personnages favori. Et donc j’ai tout lu des revues Spiderman et de ses rejetons comme j’ai tout lu des revues Batman & Superman et de leur entourage. Je lisais aussi tous les events et les principaux runs à succès (Iron man par Fraction, Iron Fist et Captain America par Brubaker, etc.).
    J’ai fait ça jusqu’à AvX. Après j’ai arrêté.
    A cette époque j’échangeais aussi régulièrement avec un gars sur Facebook qui bosse aujourd’hui chez Paninouille. C’est lui qui m’a poussé à lire du kiosque, en me jurant que je ne le regretterais pas. Il avait en partie raison : Je ne regrette pas cette expérience car elle m’a permis de savoir de quoi on parle. D’en connaitre un rayon sur le mainstream. Par contre je sais aussi que… je ne suis pas un lecteur kiosque. Je n’aime pas du tout ce rythme de lecture et je n’apprécie pas cette tradition française d’obliger le lecteur à découvrir des séries et des personnages qui ne l’intéressent pas.
    Maintenant soyons honnête : C’est bien la revue SUPERMAN & BATMAN qui m’a aiguillé sur cette saga NEW KRYPTON. A ce moment-là j’avais vraiment envie de lire ça, de me lancer dans l’aventure. Hélas j’ai déchanté quand je me suis aperçu que Panini n’avait publié que la partie immergée de l’iceberg. Et comme l’a dit JB, ce sont surtout les parties non publiées en VF qu’on avait envie de lire…

    Un autre élément où je rejoins certains d’entre vous : Le reboot DC est arrivé au mauvais moment. Au moment où DC c’était super bien ! Et ce qu’ils ont fait ensuite était d’ailleurs souvent très mauvais. Que leur est-il passé par la tête ? Comment tout gâcher à ce point ?
    Un peu comme si, juste après les MARVEL KNIGHTS, on faisait soudain tout pêter pour faire de la merde. Comment ça c’est exactement ce qu’a fait Marvel aussi ?

  • Jyrille  

    Ouh la vache quel bordel. Bravo Tornado pour la concision de tout ça, mais il n’y aucune chance que je me risque dans ces lectures, ma connaissance en DC étant pas terrible du tout voire inexistante malgré tout ce que j’en possède.

    En plus, comme tu le soulignes pour la Guerre des Supermen, les scans ne donnent jamais vraiment envie. C’est marrant j’ai pensé aux ULTIMATES de Millar et Hitch en me disant que cela doit être compliqué de faire d’aussi belles planches, doubles ou triples, que ce dernier.

    La BO : sympa, jamais trop écouté ce mec à part, pas mal de fois quand même, dans les deux albums de The Last Shadow Puppets que j’aime bien sans en faire des étalons.

    • Tornado  

      Oui c’est du pur mainsteam réservé à un type de lecteurs accros aux comics mainstream et à la continuité. J’avais adoré le début de cette saga car elle prenait ses sources dans les runs de Geoff Johns et de Kurt Busiek que j’avais suivis et surtout dans l’arc BRAINIAC de Johns que j’avais adoré. Dommage que 1) la moitié et probablement la plus intéressante n’ait pas été publiée en VF et que 2) la saga perd en qualité au fur et à mesure que, comme le devine Présence dans son commentaire au-dessus, les éditeurs s’aperçoivent que le truc est trop ambitieux et qu’il faudrait des années pour le boucler… (du coup c’est torché).

      La BO : C’est ça ! De la pop anglaise sympa. Selon l’humeur ça me suffit amplement et je n’en demande pas plus. Evidemment je mets les Oasis, Travis, Stereophonics et autres The Verve dans le même panier.

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