LE CLASSEMENT DES FILMS DU MCU

Un article de DOOP O’MALLEY légèrement annoté par CYRILLE M

DOOP : Tiens, et si on faisait un petit classement sur Bruce Lit ? Le classement des films du Marvel Cinematic Universe. Et comme je suis toujours un peu tranché et sans pitié, il ne fallait rien d’autre que Cyrille, ma Némésis en ce qui concerne le divertissement grand public, pour contrebalancer mes avis. Et pour les remettre dans un français lisible par tous !

CATEGORIE GANT DE L’INFINI : C’est une catégorie réservée aux chefs d’œuvres cinématographiques. Des films ayant fait avancer le cinéma, que ce soit par une histoire innovante, une réalisation incroyable ou une inventivité folle.

© Marvel Comics

Doop : Evidemment, rien de tout ça ici. Qu’on ne s’y méprenne pas, certains films du MCU peuvent être réussis, mais leur fonction reste avant tout de séduire un large public, pas de révolutionner le septième art. Reprocher cet aspect aux films du MCU est un faux débat, autant que de demander à des James Bond un traitement expérimental. Ces films ne sont pas faits pour ça et heureusement ! Ils sont là pour divertir le public le plus large. Ne nous voilons pas la face, un SPIDER-MAN réalisé par David Lynch, Terrence Malick (mon réalisateur préféré) ou David Cronenberg n’aurait aucun intérêt pour Marvel qui ne veut pas faire de ses films des films de niche. Cela ne contenterait que quelques puristes du cinéma et ce n’est pas le but. Ce qui m’intéresse dans les films du MCU, c’est tout simplement de voir si en dehors de cet aspect familial on prend les spectateurs pour des jambons en appliquant systématiquement des mêmes recettes et en proposant une histoire indigente et une réalisation crasse. Essayer de faire bouger les choses petit à petit, tout en restant dans le cadre c’est quand même nettement plus difficile à faire (et certainement plus efficace) que de renverser la table, faire caca dessus et s’en aller comme un prince. Donc non, les films Marvel ne sont pas là QUE pour les cinéphiles pur jus, ils sont là pour proposer un divertissement facile à regarder pour tout le monde et vendre des goodies. Maintenant, même dans le divertissement grand public, on peut trouver de la qualité.

Cyrille Mais non, ce n’est pas évident. C’est même faux : le MCU a redonné ses lettres de noblesse au cinéma de quartier, il est devenu le cinéma hégémonique, il a initié les films avec des univers partagés (même si cela existait déjà), il a créé les scènes bonus post-génériques, bref, il a innové. Quoiqu’il arrive, le MCU aura marqué le cinéma au même titre que les dessins animés de Disney ou les Pixar. Si je ne donne pas mon avis ci-dessous, c’est que je suis d’accord ou globalement d’accord (en remontant souvent les catégories), sauf pour BLACK PANTHER WAKANDA FOREVER et THE MARVELS car je ne les ai pas vus.

© Marvel Comics

CATEGORIE ANNIHILATEUR ULTIME : Cette catégorie signifie que le film était très bien et qu’il a répondu à toutes les attentes, voire plus. Pour moi il n’y en a qu’un.

AVENGERS (Joss Whedon)

Doop : On peut dire ce qu’on veut, on peut penser ce qu’on veut de cet AVENGERS mais c’est clairement l’aboutissement d’un rêve de geek, que ce soit le vôtre ou celui de Whedon. Et ça se sent. Les personnages sont respectés, l’écriture sympathique et pleine de clins d’œil, que ce soit pour le néophyte ou le connaisseur. Et c’est bien troussé, avec des images plutôt iconiques et une réalisation vraiment pas si mauvaise. Pour un film sur des super-héros, je n’attendais rien d’autre. Et j’ai pris mon pied !

CATEGORIE SCEPTRE D’ODIN : Film où j’ai été satisfait de ce que l’on m’a proposé. Sans me renverser de mon siège, j’y ai trouvé ce que j’étais allé chercher.

AVENGERS INFINITY WAR (Anthony & Joe Russo)

Doop : AVENGERS INFINITY WAR reste à mon sens le dernier bon film Marvel. Il arrive à tenir un pari fou : réunir tous les personnages de la franchise et surtout développer un vilain qui fonctionne. Ce qui est plutôt rare dans la production Marvel en général. La fin est assez surprenante pour un film de superhéros, très sombre, et prend le spectateur un peu pour autre chose qu’une vache à lait en surfant sur les attentes. Même si les motivations de Thanos restent en deçà des comics, les frères Russo réussissent là où tous les autres ont quasiment échoué : rendre un vilain crédible.

CAPTAIN AMERICA : WINTER SOLDIER (Anthony & Joe Russo)

Bonne surprise que ce deuxième volume de CAPTAIN AMERICA, qui reste certainement le film le plus politique de la franchise. Bon, il n’y a pas non plus de quoi sauter au plafond, mais on pourra quand même apprécier cette histoire sur fond de déploiement des armes et de surveillance généralisée. L’introduction du Winter Soldier fonctionne et l’interaction entre les personnages est plutôt bonne. Un film divertissant, bien réalisé et qui essaye d’apporter un discours : que demander de plus ?

Cyrille Peut-être le meilleur film du MCU.

CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR (Anthony & Joe Russo)

On est encore une fois dans le plaisir coupable et je dois vous avouer que certaines scènes m’ont donné la chair de poule, me faisant faire un bond dans mes souvenirs d’enfant. CAPTAIN AMERICA CIVIL WAR est certes un film un peu couillon, notamment par son vilain inexistant, mais la réunion des personnages m’a fait frissonner. On pourra s’étonner de voir les trois films des frères Russo dans cette catégorie mais à mon sens, ce sont les seuls qui ont réussi à faire vibrer la nostalgie sans que cela paraisse forcé. Pour moi, les références sont honnêtes et la proposition pas trop cynique.

CATEGORIE BOUCLIER LASER DE CAPTAIN AMERICA : On commence à rentrer dans la catégorie des films un peu médiocres, avec de gros défauts mais qui, par moments, peuvent nous livrer quelques moments de cinéma.

CAPTAIN AMERICA FIRST AVENGER (Joe Johnston)

Doop : Le vétéran Joe Johnston signe une bonne surprise. Car les origines de Captain America ne font pas partie des évènements les plus intéressants de l’univers. Et même si au départ on peut y aller à reculons, la sauce prend assez rapidement, avec quelques scènes plutôt réussies et des clins d’œil assez malicieux. On aurait pu se contenter d’une première partie du film dans le passé, eh bien non, Johnston y situe tout son film. Il y a quand-même des choses qui ne fonctionnent pas. C’est le cas avec l’adversaire Crâne Rouge et quelques effets spéciaux surprenants d’un Chris Evans en petit bonhomme rachitique.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE 1 (James Gunn)

James Gunn a une notion assez spéciale de son traitement des personnages, à base d’effets comiques un peu tordus et de blagues souvent en dessous de la ceinture. Mais ce qui ne marcherait pas avec d’autres personnages fonctionne ici, car les Gardiens de la Galaxie sont des personnages totalement secondaires et pas iconiques pour deux sous. Une vraie patte scénaristique et filmographique. De l’originalité, alors pourquoi est-ce que ce film n’est pas un peu plus haut ?  Il y a certes de bonnes idées mais j’ai toujours autant de mal avec la fin et la danse incompréhensible. À force de se balancer sur la corde, parfois on tombe et c’est ce que j’ai ressenti sur la fin.

THOR RAGNAROK (Taika Waititi)

J’avais plutôt aimé ce troisième opus qui tranchait nettement avec les deux précédents par son ton humoristique et décalé. Il est vrai que les personnages sont un peu neuneus, les gags parfois en dessous de la ceinture mais c’était la première fois qu’on osait y aller à fond niveau comédie dans l’univers Marvel hors Gardiens de la Galaxie en n’essayant pas de donner un aspect grave. C’est un équilibre difficile de faire du comique sans tomber dans le ridicule. Waititi y est arrivé avec ce troisième opus. Même si toute la partie avec Hela est assez incongrue pour ma part.

ETERNALS (Chloé Zaho)

C’est peut-être le seul véritable film, au sens propre du terme, dans la franchise Marvel. Parce que contrairement à tous les autres, nous avons ici une réalisatrice douée, capable de filmer en extérieur, et cela se voit. Image, lumière, tout respire le cinéma. Imaginez : elle arrive même à bien faire jouer Angelina Jolie (ce qui peut s’expliquer car Chloé Zaho a souvent dirigé des acteurs non professionnels) ! Reste quand même une partie super-héroïque un peu fragile, avec des personnages qui auraient mérité un meilleur développement. Mais c’est beau.

DOCTOR STRANGE AND THE MULTIVERSE OF MADNESS (Sam Raimi)

Allez savoir pourquoi, j’ai bien aimé. Pas vraiment pour l’histoire, aussi cul-cul la praline que dans les autres films Marvel, mais avec quelqu’un derrière la caméra qui essaye de donner une plus-value à son déroulement en bossant les transitions entre ses scènes, en rajoutant quelques effets de-ci de-là, en flirtant parfois avec l’horreur. Tout n’est pas catastrophique et j’ai bien aimé l’introduction d’America Chavez. C’est pour moi le dernier film Marvel que j’ai (un peu) apprécié et c’est déjà pas mal.

CATEGORIE LES ECHASSES DE L’HOMME AUX ECHASSES :  Il s’agit de films qui sont en soi ni totalement ratés, ni totalement bons et où quelques bonnes idées côtoient parfois les pires. Cette catégorie aurait pu s’appeler « C’était pas foufou » ou « Mouuuuuais…bof ».    

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ANT MAN 1 (Peyton Reed)

Doop : Le héros, interprété par Paul Rudd, est sympathique. Michael Pena est drôle. On sent parfois la patte d’Edgar Wright qui avait lancé le film avant de partir. Mais c’est un peu tout. Le vilain est aux fraises, le reste de l’histoire est assez banal et franchement, Michael Douglas et Evangeline Lilly détonnent par leur mauvais jeu d’acteur et l’insipidité de leurs rôles.

Cyrille L’humour fonctionne bien et puis il y a ces scènes de combat sur du Cure ou sur un train miniature. Rien que pour ça, je le mets deux catégories au-dessus.

SPIDER-MAN : HOMECOMING (Jon Watts)

Doop : En soi, le film n’est pas le pire. C’est classique et Tom Holland est plutôt crédible. Tout comme Michael Keaton qui pour une fois nous campe un vilain qui sort un peu de l’ordinaire. Après, tout le reste est assez médiocre, trop orienté MCU, la réalisation est aux fraises, avec trop d’effets numériques et sans aucune once d’inventivité… Mais ce n’est pas si mauvais. On peut dire ce qu’on veut, Spider-Man est sympathique.

SPIDER-MAN : FAR FROM HOME (Jon Watts)

Que dire, si ce n’est que FAR FROM HOME est la copie conforme de HOMECOMING, c’est-à-dire un truc sans réelle saveur, mais qui ne fera pas rougir de honte le spectateur. Encore une fois, la réalisation est d’une platitude absolue mais les personnages fonctionnent. Les circonvolutions qui permettent d’éviter d’évoquer le trou de cinq ans à la suite de AVENGERS INFINITY WAR sont assez aberrantes. Mais j’ai bien aimé Jake Gyllenhaal. Et Spider-Man est toujours aussi sympathique.

THOR 1 (Kenneth Branagh)

Kenneth Branagh n’était pas un bon choix. Sur le papier, il essaye de donner une dimension un peu shakespearienne à son intrigue, mais il a en face de lui Chris Hemsworth et Natalie Portman. Par conséquent, niveau émotion, c’est raté. C’est ce film qui réussit aussi à mettre en avant l’un des personnages les plus réussis du MCU : Loki ! Quelques scènes sympathiques, mais fort oubliables viennent compléter l’ensemble.

IRON MAN 1 (Jon Favreau)

C’est le film qui a tout lancé, qui a donné le ton, et qui a servi de matrice durant assez longtemps, jusqu’à ce que le concept soit totalement épuisé. En dépit de tous ses défauts (un méchant nullissime et des effets numériques pas extraordinaires mais convenables pour l’époque) on ne peut légitimement pas le mettre plus bas.

SHANG-SHI ET LA LEGENDE DES DIX ANNEAUX (Destin Daniel Cretton)

Doop : Le seul film du MCU qui ressemble plus à un film Disney qu’à un film Marvel. Il n’y a strictement aucun rapport avec quoi que ce soit du personnage de comics, dont ne sont repris que le nom et les origines asiatiques pour en faire une sorte de récit magique, mélangeant kung-fu et aventures. Un véritable film Disney pour les enfants. Pour les plus grands en revanche, cela n’a aucun intérêt. Et l’acteur principal, Simu Liu, est d’une tristesse gênante. L’un des seuls héros à avoir encore moins de charisme que son méchant. Pas très bon niveau cinéma à cause d’une fin assez catastrophique. Et puis cette idée de mélanger Shang-Shi et les anneaux du mandarin parce que vous comprenez, ce sont globalement des Chinois. Ça fait plouf, mais ça plaira à votre petit neveu de six ans. En soi, on ne prend pas trop le spectateur pour un idiot, on offre un film qui fonctionne, mais l’ambition reste relativement faible.

Cyrille J’ai beaucoup aimé car tout tient dans cette communauté chinoise, tout le casting, toutes les péripéties. Je ne connais pas le personnage des comics, les combats sont très bien et (paient leur tribut au genre original) et l’humour fonctionne.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE 3 (James Gunn)

Doop Moins bien que le 1, un peu meilleur que le 2. Le voici donc dans cette catégorie, avec quand-même pas mal de lourdeurs et de longueurs mais un vilain qui marchouille un peu (et qui fait plus peur que Kang) et quelques scènes plutôt sympathiques. Cela aurait pu être toutefois nettement plus surprenant sans cette volonté de faire et refaire du « James Gunn » dans tous les plans. On l’aime pour ça, mais point trop n’en faut quand-même. Et puis on ne reverra certainement plus jamais Gamorra ou Star-Lord, donc pour un adieu, cela reste acceptable.

Cyrille Oui, donc une vision d’auteur et un film qui marche à tous les moments. Au moins deux ou trois catégories au-dessus.

CATEGORIE CIVIL WAR 2 : On en attendait beaucoup, on en a eu beaucoup moins… voire pas grand-chose

AVENGERS ENDGAME (Anthony & Joe Russo)

Doop Le véritable début des ennuis et la première fois où je me suis dit que le film ne s’adressait plus aux spectateurs, mais uniquement aux fans du MCU en leur donnant uniquement les scènes qu’ils voulaient voir. Un grand Gloubi Boulga à base de retours dans le temps et un scénario qui se veut malin en montrant au spectateur ses propres faiblesses tout en y fonçant à pleine vitesse. C’est l’une des rares fois où je me suis dit que clairement certaines scènes étaient imposées au forceps (hello les Marvel Girls) et que tout le reste ne servait qu’à passer les plats. Une véritable déception.

L’avis de Cyrille J’ai revu le film en revoyant d’abord les précédents, et même s’il n’est pas parfait, il propose énormément de choses et de bonnes scènes. Les personnages vivent et leur histoire se termine avec beaucoup d’émotions. Pour moi c’est une réussite, trois catégories au-dessus.

AVENGERS AGE OF ULTRON (Joss Whedon)

L’intrigue est d’une faiblesse crasse avec un Ultron qui n’arrive absolument pas à nous émouvoir. Les nouveaux héros introduits (Vision, la Sorcière Rouge, Vif Argent) ne touchent personne, tout comme leur mort. Bref, on s’ennuie beaucoup.

LES GARDIENS DE LA GALAXIE VOLUME 2 (James Gunn)

Là aussi on reprend ce qui a fonctionné sur le premier opus, mais on oublie de créer une histoire autour. Mantis est correcte mais toute l’intrigue autour du père de Star-Lord est assez indigente. De fait, c’est largement en dessous du premier et c’est une réelle déception.

BLACK PANTHER (Ryan Coogler)

Revu il n’y a pas si longtemps et non, vous ne me ferez pas croire que ce film est bon. Car en plus d’une écriture ridicule sur une Afrique fantasmée et celle d’un méchant incohérent, nous avons des acteurs qui ne sont pas très bons et souvent dans la caricature : rien ne va. Sérieux la scène des tribus au début du film est d’une gênance absolue. Survivent Lupita Nyong’o, la seule à développer un tout petit peu de subtilité dans le film.

CATEGORIE LE QUATRIEME COSTUME DE LA GUEPE : Vous rappelez-vous le quatrième costume de la guêpe parmi la trentaine qu’elle a arborée ? Nous voici dans la liste des films qui ne m’ont laissé strictement aucun souvenir.

© Marvel Comics

ANT MAN & LA GUEPE (Peyton Reed)

Doop : Je n’en ai véritablement aucun souvenir ! Je serai incapable de vous donner l’intrigue, de vous dire qui était le méchant et ce qu’il s’y passe. Vraiment mon cerveau a totalement effacé ce film de ma mémoire.

Cyrille Encore une fois, le capital sympathie et l’humour omniprésent ne me permettent pas de trouver ce film mauvais. Rien que pour l’hommage à L’AVENTURE INTERIEURE.

THE INCREDIBLE HULK (Louis Leterrier)

J’aime bien Edward Norton, mais là aussi je n’ai quasiment pas de souvenirs. C’est celui avec Tim Roth en abomination ? Eh bien ce n’était pas très bon. Il me semble que les effets n’étaient pas folichons et toute une scène sur un campus me gênait pas mal. Un film que je ne reverrai pas.

IRON MAN 2 (Jon Favreau)

Doop Là aussi, j’ai du mal à le distinguer du précédent tellement cela surfe sur les mêmes images et les mêmes thèmes. Il y a Mickey Rourke qui est catastrophique et Sam Rockwell qui est totalement sous exploité. Pour le reste, je ne sais même pas comment ça finit.

Cyrille Assez d’accord sauf que c’est tout de même l’apparition de Black Widow. Elle sauve un peu le film, notamment dans le final.

THE MARVELS (Nia Da Costa)

Alors oui, je m’en rappelle car je l’ai vu il y a deux mois, mais je pense que je serai incapable de vous dire de quoi ça parle dans un an. Si ce n’est pas une purge comme on veut bien nous le faire croire et si quasiment tout le casting réussit à être sympathique et agréable, l’histoire est tellement neutre et sans aspérités que l’on ne s’en rappellera plus. Tout comme les actrices. Ah oui, il faut vite recaster Samuel Jackson qui n’a plus envie d’être là et ne peut physiquement plus assurer les scènes d’action.

CATEGORIE MARCUS JOHNSON : Là, ça commence à piquer sévère. On a un peu de gêne devant l’écran de cinéma, on se dit qu’on n’a plus l’âge, que ce n’est plus fait pour nous. On se dit qu’on a perdu du temps ou que l’on nous a vraiment pris pour des gros débiles, avec des films à un seul message comblé par des scènes passe-partout et du vide. Mais il y a quand-même un truc qui fait que bon, c’est très mauvais mais ça passe… un peu.

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BLACK PANTHER WAKANDA FOREVER (Ryan Coogler)

En dehors d’une première partie plutôt agréable, jouant sur la mort de l’acteur principal, le film est une catastrophe. Avec un Namor pas royal pour deux sous, un personnage principal qui est, dès le départ, totalement irritant (oui, je parle de Shuri), une bataille finale qui fait pitié et clairement, le gros mépris de la scène de fin qui réduit à néant tout le joli discours du début. « On ne remplacera jamais Chadwick Boseman, à jamais dans nos cœurs ». Tu parles ! J’ai réellement eu envie de vomir à la fin de cette dernière scène, quasiment aussi ridicule que le changement de Marcus Johnson en Nick Fury (d’où le titre de cette catégorie).

ANT-MAN : QUANTUMANIA (Peyton Reed)

Chopez, chopez, chopez le quantum ! Avant que ce soit le quantum qui vous chope ! Seul-e-s les braves auront la référence sur ce poète du début du XXIe siècle. Référence qui est à l’image du film. À savoir une vaste blague sur fond numérique. Parce que lister tout ce qui aurait pu être réussi et qui est totalement foiré prendrait vingt pages. En vrac : l’absence des Micronautes, l’introduction de Kang, qui se fait battre par… une fourmi géante vénère et Modok. Modok, l’effet spécial le plus raté de l’histoire des effets spéciaux. Un personnage méprisé, rendu ridiculement tragique. Comme le film en fait !

CAPTAIN MARVEL (Anna Boden & Ryan Fleck)

Pour moi, c’est réellement là que les soucis ont commencé. Lorsqu’on a voulu nous vendre un film non pas pour ce qu’il proposait, mais uniquement pour un message. « Le personnage le plus fort de l’univers Marvel, c’est une femme », et c’est très bien. Sauf que si on veut la mettre en valeur, il faut écrire une véritable histoire. Sans penser au reste. Et ne pas appliquer une défense bidon aux critiques qui ont pu être portées. Du genre « si vous n’aimez pas ce film, c’est que vous n’êtes pas féministe ». Ce n’est pas parce que certains virilistes crachent sur un film sans l’avoir vu que cela fait de ce dernier une œuvre irréprochable. Ce film est totalement raté, il faut le dire. Le personnage est tellement puissant que l’on ne peut pas l’utiliser. Le vilain, joué par Jude Law, est assez mauvais, tout comme les prestations des acteurs. Ce n’est pas être antiféministe de dire que Brie Larson n’est pas à la hauteur du rôle. Elle a certainement été mal dirigée et le personnage mal écrit. Un film qui propose du vide.

DOCTOR STRANGE (Scott Derrickson)

Une grosse envie de partir devant ce film destiné à un public qui a moins de dix ans. Dr Strange, c’est la magie, c’est le surréalisme de Ditko. Là, on a une farce où se succèdent des blagues de prout, une cape douée de sa propre volonté qui fait des bêtises et des références à Beyonce ou Rihanna, je ne sais plus. Le reste ? Mordo ? Dormammu ? Une véritable farce. Des personnages qui n’existent pas, qui n’ont aucun intérêt ou qui sont réalisés en images de synthèse dégueulasses. Mais ce n’est pas le but du film. Le but c’est de transformer un personnage tragique en un héros grand-guignol et de faire rire les gens. Ce qui est dingue, c’est que DOCTOR STRANGE avait tout pour changer un peu la donne, de partir dans un aspect assez différent. A la place, on a droit à une bouillie numérique sans intérêt d’où ne ressort absolument rien.

BLACK WIDOW (Cate Shortland)

Là aussi, un film très gênant. Son propos est de montrer que les femmes sont fortes et qu’elles n’ont pas peur de Harvey Weinstein (pardon, du général Dreykov). Le reste ? Du grand n’importe quoi. C’est aussi couillon qu’un bon gros FAST AND FURIOUS, les scènes d’action sont minables (la chute de l’héliporteur) et s’il ne faut surtout pas se moquer des femmes, on peut en revanche faire des blagues sur les gros, en les comparant à des cochons parce que c’est drôle. Ce qui avait d’ailleurs déjà été fait dans AVENGERS ENDGAME. Scarlett Johansson est aussi émouvante qu’une rame de RER un lundi matin et seule la présence de Florence Pugh réussit à mettre un peu de piment dans une histoire réellement terne et sans ambition. Une petite purge.

Cyrille Je ne l’ai pas encore revu mais l’introduction de ce film est peut-être la meilleure de tout le MCU. Plein de choses ne vont pas mais la volonté de faire un James Bond féminin, incohérences incluses, m’a bien plu.

CATEGORIE LE DRACO : Bon, là on va le dire tout de suite, on est dans du grand n’importe quoi. Gênance, spectateur pris pour un idiot, rien ne va. On s’ennuie, cela cabotine et ça se prend au sérieux. L’enfer.

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IRON MAN 3 (Shane Black)

Non, on ne peut pas faire n’importe quoi avec un super-héros. Même si on s’appelle Shane Black, scénariste de L’ARME FATALE et de LAST ACTION HERO. Mais surtout réalisateur de l’infâme PREDATOR dernière version. Il n’y a rien de pire que lorsqu’un réalisateur se sent plus malin que ses spectateurs et le montre ostensiblement. On part donc sur une sorte de buddy movie où le mandarin sort des toilettes en faisant une blague sur le caca et où la totale indigence du scénario se veut camouflée par de la punchline hype. IRON MAN 3 nous livre certainement l’histoire la plus catastrophique de tous les films du MCU avec une utilisation aléatoire du virus Extremis, un méchant qui ne sert à rien et une résolution du conflit qui n’a ni queue ni tête (Pepper Potts et ses pouvoirs). Abominable de suffisance et de vanité, les films Marvel avaient déjà montré il y a plus de dix ans qu’ils pouvaient se foirer.

THOR : LOVE AND THUNDER (Taika Waititi)

Taika Waititi avait fait un opus précédent plutôt apprécié pour son décalage et s’est contenté de la facilité en refaisant exactement la même chose, mais en privilégiant les situations débiles au lieu d’une histoire. Le pire, c’est qu’il adapte en plus deux histoires qui ne fonctionnent pas avec ce type d’humour : le tueur de dieux et Jane Foster. On a donc de réels moments de creux, de vide. Chris Hemsworth se prend pour un comique et ne cherche qu’à faire des blagues, Russel Crowe cachetonne et Taika Waititi se donne le beau rôle dans le film avec un personnage secondaire. Le réalisateur se moque du film, se moque du spectateur et nous livre l’une des plus grosses purges du MCU.

Cyrille Sans doute aucun, le pire film du MCU (malgré une séquence un peu réussie et poétique).

SPIDER-MAN NO WAY HOME

C’est la quintessence de tout ce qui est détestable dans la production Marvel actuelle. Entendons-nous bien : ce film n’existe que par la volonté de proposer aux spectateurs de réunir les trois Spider-Men des trois époques différentes. Uniquement pour plaire au spectateur. Ce qui ne serait pas gênant si on avait essayé de faire un effort pour amener ce moment. Le reste est totalement aléatoire et surtout, totalement dispensable dans l’esprit du réalisateur, des scénaristes et du producteur. L’essentiel c’est que les gens se ruent au cinéma et hurlent quand ils vont voir les trois héros réunis à l’écran. Surtout s’ils n’ont jamais vu les précédents films à l’époque. Un film qui propose une réalisation plate, ratée, une histoire complètement incohérente mais ce n’est pas grave. Ce n’est pas l’essentiel. Et si on soignait les méchants avant de les ramener dans leur temporalité au moment où ils vont mourir ? Quelle bonne idée ! et si le pote de Spider-man maitrisait la technique des portails magiques en trois minutes, alors qu’il a fallu des mois au Dr Strange ? Impossible de donner le moindre crédit à un film où dans les scènes d’action les trois Spider-Men sont totalement indifférenciables. Parce qu’on ne va pas se casser la tête à faire des effets visuels différents. On n’a qu’à enlever leur masque, ce évitera de faire des efforts. Le pire ? C’est que cela a fonctionné.

Cyrille Je suis en total désaccord car tout est question de perspective. Imagine que tu n’aies pas su qu’il y a trois Spider-Men dans ce film – ce qui fut mon cas –, comment aurais-tu réagi ? En quoi faire plaisir au spectateur est un délit ? Au contraire, les gens sont contents de les voir réunis car ils ont vu les occurrences passées. Ce film est pour moi un cadeau de remerciement à ceux qui ont grandi avec le MCU et les autres films de super-héros, tout en transformant Peter Parker en son alter ego Spider-Man. Ce qui était totalement absent des deux premiers films : contrairement à celui-ci, ils n’ont aucune ambition.

La réponse de Doop J’aurais réagi de la même façon. Comme je le disais au début, ces films ne sont là que pour plaire aux spectateurs mais il ne faut pas pousser non plus. Amener une scène c’est bien mais il faut en faire quelque chose. Et j’aurais hurlé sur un film qui prend les gens pour des idiots en proposant une intrigue totalement crasse mais cachée par un moment totalement artificiel. N’oublions pas que la plupart des gens qui ont grandi avec le MCU n’étaient pas nés pour les Spider-Man de Raimi !

Après tout ça, la BO du jour vous invite à vous promener dans les champs

74 comments

  • Matt  

    Plus ou moins globalement d’accord avec le classement, sauf que j’ai bien aimé GoG 2, Endgame, et que j’aurais mis Quantumania dans les pires bouses.
    Même ETERNALS que tout le monde a boudé, je l’ai trouvé sympa oui. Déconnecté du reste et pas dégueu du tout.
    Ah oui si j’ai davantage aimé GoG 3 par rapport à ce que tu en dis. Pour moi ça marche très bien.
    Après il y en a que j’ai pas vus (les Black Panther, The Marvels…)

    Et très d’accord sur No way home, et si l’avis de Cyrille optimiste est rafraichissant sur les autres films, là je ne peux pas adhérer. Une récompense, un remerciement ce film ? Alors…oui, si on veut. Mais donc ce n’est pas un film, mais une attraction !
    C’est là pour faire réagir le public et les faire hurler quand ils croisent les persos. Y’a pas d’histoire, ça ne tient pas debout sans les 20 ans de films précédents. C’est juste une attraction de fan-service. Zéro pointé en tant que proposition cinématographique. Une note plus élevée si en effet tu y allais pour te retrouver dans un manège au parc d’attraction Marvel.

  • Matt  

    J’ajouterai que pour NO WAY HOME ça ne récompense même pas le fan du MCU, parce que ni les films de Raimi ni les films avec Garfield n’en font partie. C’est donc un truc hyper meta qui sort de son univers pour parler aux fans de films de super héros qui auraient tout vu depuis 20 ans. Oui, c’est la définition d’une attraction. Ce n’est même pas un final d’une série (puisque ça sort de l’univers de la série)
    Et encore le multivers utilisé à des fins hyper restrictives et commerciales : pour en faire une attraction faisant de la pub aux précédents films, même les ratés qu’on préférerait oublier. Quitte à faire du fan service, ils auraient pu faire apparaitre des vilains jamais vus encore, des incarnations diverses de Spider-man qu’un fan apprécierait et même qu’un néophyte (mais que viendrait-il foutre là le néophyte cela dit ?) pourrait trouver marrante sans saisir la référence (un Spider-man noir des années 30 ? Un spider-man du futur ?)
    En fait…un truc comme into the spider-verse plutôt quoi.
    Au lieu de ça c’est un produit mercantile qui n’essaie même pas d’avoir du sens ou une histoire. C’est juste là pour faire réagir le public « ouaaais c’est machin de l’autre film là ! »

    • Doop O Malley  

      no way home j’en suis sorti des.les premières minutes et ça a été une véritable souffrance
      merci pour ton retour

  • Matt  

    Je vous recommande la video du fossoyeur de films « le cinema c’était mieux avant ? »
    Pour l’instant il n’a sorti que la partie 1, mais ça dure déjà 1h ^^
    Il explique pas mal, et sans haine et violence, ce qui cloche auhourd’hui.

    youtube.com/watch?v=wEAPMZeZ1cY&ab_channel=LeFossoyeurdeFilms

    • Eddy Vanleffe  

      Fossoyeur de films, Intercut sont mes chaines de cinéma préférées
      et je suis assez d’accord sur leurs argumentaires

    • Jyrille  

      Merci pour tes retours Matt ! Bon, on ne sera pas d’accord sur NO WAY HOME mais je peux entendre tes arguments. Je répète juste que si, comme moi, tu ne le savais pas avant de le voir, c’est super et marrant. Je trouve d’ailleurs que tu te contredis en disant que c’est super dans INTO THE SPIDER-VERSE mais nul dans NO WAY HOME. Je pense sincèrement que c’est une simple question de ressenti au final.

      « Le cinéma c’était mieux avant ? » Bon sang mais on entend ça sur tous les sujets artistiques. Est-ce que vous trouvez que le premier Star Wars est un grand film ? Le cinéma de divertissement a toujours existé et il existera toujours. Et je crois bien qu’on a eu beaucoup de mauvais films dans les années 80 et 90 aussi. Je regarderai peut-être la vidéo du Fossoyeur mais bon, encore une fois, il y a aussi un versant commercial, économique, donc expliquer ce qui ne va pas alors que tu ne fais pas partie du métier, c’est un peu présomptueux non ?

      • Matt  

        Regarde la video avant de dire ça^^
        Il le dit qu’il y a toujours eu des mauvais films, et que le souci maintenant c’est la recherche du « toujours plus » qui pose problème, ainsi que ce qui s’est passé avec le covid, le confinement; le fait qu’il n’y a plus de place que pour les grosses franchises dans les salles et que Scorcese se retrouve obligé de demander à Netflix pour faire son film.
        C’est pas juste des vieux qui ralent, tu verras.

        • Jyrille  

          Super, mais en quoi est-ce un problème venant du MCU ? On a tous vécu le COVID, et depuis plein de choses ont changé, à commencer dans le monde du travail. C’est la vie : tout change, le progrès influe sur tous les niveaux, et râler n’y changera rien. La seule action valable, c’est le « vote » : aller voir ces films ou pas, ce qu’on regarde, nos actions quotidiennes. Mais dès que je peux je jetterai un oeil 😉

          • Matt  

            Mais personne a dit que c’était un probleme du MCU !! Je recommande juste une video ! Il se trouve que dedans ça parle du problème « meta »
            Le MCU est une cible facile je suis d’accord avec ça. Techniquement ça remonte même aux prequelles de Star Wars la franchisation épisodique qui envhit les cinés.

          • Eddy Vanleffe  

            Cyrille Le Fossoyeur n’est pas un ado dans sa chambre qui est persuadé d’avoir raison.
            sa chaine est passionnante entre analyses de fonds, courts métrages, visite de lieux de tournages mythiques ( la petite maison de PHENOMENA, il fallait la retrouver celle-là)
            anecdotes, culture avec un grand C…
            s’il déploie un argumentaire sur une heure, c’est justement qu’il évite de faire des raccourci. Il ne faut pas se fier aux titres (exactement comme pour les manchettes de journaux)

          • Matt  

            J’ai d’ailleurs regardé aussi la video que le fossoyeur recommande au début de la sienne, uniquement en anglais ; « who is killing cinema ? »

            youtube.com/watch?v=RQF82Kj-v0E&ab_channel=Patrick%28H%29Willems

            C’est très intéressant aussi. Et là d’ailleurs il dit bien que le MCU est la cible facile, et que c’est pas le principal problème. Mais qu’un problème, il y en a vraiment un.

            Entre la suppression de certains films de catalogues streaming qui ne sont plus visibles nulle part du coup (on en a déjà parlé), l’invasion du cinéma a franchises sur le grand écran, l’arrêt des ventes de supports physiques qui rapportaient mine de rien beaucoup d’argent aux studios (argent permettant de se sentir plus à l’aise pour prendre des risques à proposes des films ou formules de films susceptibles de moins marcher), le fait que Netflix et autres « volent » cet argent, et d’ailleurs perdent de l’argent en investissant dans des projets que personne ne voit (ce qui fait qu’ils vont arrêter ou ralentir les productions d’ailleurs sinon ils vont etre déficitaires)

            Bref c’est super intéressant aussi et expliqué avec respect.
            Juste en anglais par contre. Pour les anglophones ^^

          • Eddy Vanleffe  

            Cette histoire de Hater finit aussi de réduire le débat au silence.
            Si en ce moment le mouvement se casse la gueule, c’est que le public se détourne de tout ça parce qu’il en a marre des succès imposés et prévus à l’avance. Oppenheimer et Barbie et encore plus le succès surprise de GODZILLA MINUS ONE viennent donner le signal que le public peut voir d’autres types de films, que la roue tourne.
            C’est pas une histoire de Haters, mais une simple fin d’époque.
            Evidemment il y a aussi la punition d’avoir trop tiré sur la corde à force de donner un produit au public sans le oindre goût (de l’avis des propres réalisateurs de ces films).
            Certains films ne méritent peut être pas le lynchage, mais ils ne sont pas là non plus pour renverser un ordre établi par Disney. Un film comme Marvels escomptait sans doute pouvoir profiter d’un solide engouement mais il se prend le retour de vague. Pourtant il ne doit pas être plus mauvais que la moyenne des autres.
            Par contre sortir l’excuse de « c’est parce que ce sont des héroïnes », c’est hors sujet (Wonder Woman a bien marché il me semble; le premier Captain Marvel aussi)

      • Matt  

        « Je trouve d’ailleurs que tu te contredis en disant que c’est super dans INTO THE SPIDER-VERSE mais nul dans NO WAY HOME »

        Je ne me contredis pas. Spider-verse ne joue pas sur la nostalgie des gens ayant vu plein d’anciens films et donc ne se repose pas sur la satisfaction du public de voir ce qu’ils connaissent déjà au détriment d’une histoire qui est donc inexistante.
        Spider-verse présente des trucs nouveaux jamais vus au cinéma, des personnages qui sont certes du fan service mais pour les fans, et ceux qui ne connaissent pas ne sont pas largués, ils voient juste des persos divers et variés.
        Le film ne fait pas litteralement une pause sur la tronche d’un acteur pour laisser au public le temps d’applaudir.

        • Jyrille  

          Bien sûr qu’il y a les jeux avec les films existants, mais en quoi est-ce méprisant pour le cinéphile ? Est-ce que quelqu’un n’ayant jamais vu un autre Spider-Man que celui-ci ne réagirait pas de la même façon que devant le SPIDER-VERSE ?

          • Matt  

            Bah ça m’étonnerait. Si t’as jamais vu un autre Spider-man, il ne reste que la pseudo histoire indigente de NO WAY HOME, très débile, et des clins d’oeil incompréhensibles avec des personnages qui rentrent par la porte pour sortir par la fenêtre et que t’es censé connaître sinon ils n’ont aucune fonction et repartent dans des univers que tu connais pas.

            Spider-verse ne joue pas avec le fait que tu doives connaitre un autre trucs avant d’y aller. Et comme le dit Doop, ramener des persos pour n’en faire que des trucs incohérents (tiens on les soigne et on les renvoie foutre la merde chez eux) c’est juste complètement con en terme d’histoire. Ce n’est pas le fan service et les cameos au service d’une histoire, c’est l’inverse.

  • zen arcade  

    J’en ai regardé quelques uns par curiosité au début, pour voir comment c’était fait.
    Je n’ai pas tenu longtemps tellement je trouve tout cela très mauvais.
    Tout est moche, prévisible, paresseux.
    J’ai tenu jusqu’au Avengers de Whedon, présenté ici comme le meilleur film Marvel. Je n’y ai rien vu d’autre qu’un film désolant.
    Le MCU est le fossoyeur du cinéma populaire américain, qui a produit tant de grands films et qui est tombé aujourd’hui à son niveau le plus bas depuis la naissance du cinéma.

    • Jyrille  

      Merci pour le retour Zen ! Mais tu trouves vraiment que c’est le niveau le plus bas ? Tu trouves que INDEPENDANCE DAY est le haut du panier du blockbuster par exemple ? Ou le GODZILLA de Emmerich ?

      Et puis, n’est-ce pas un peu le propre de ce cinéma d’être prévisible ?

      • zen arcade  

        Oui, je trouve que le cinéma populaire américain aujourd’hui est globalement d’un niveau pitoyable.
        Et évidemment, ça ne veut pas dire qu’il n’y avait pas des daubes avant.
        Et non, le propre de ce cinéma n’est pas d’être prévisible. Je l’ai en trop haute estime pour penser cela et m’en contenter.
        Je pense que le cinéma populaire américain actuel, dont le MCU est la parfaite représentation, a en très grande partie renoncé à toute ambition de présenter des films artistiquement intéressants.
        Il y a certes des gens qui parviennent à survivre artistiquement au sein du système aux Etats-Unis mais ils sont rares et c’est un peu en périphérie de la grande industrie.

        • Jyrille  

          Et bien pour moi certains films du MCU sont artistiquement intéressants, comme le second Captain America et les trois Gardiens de la Galaxie. Et les séries télé LOKI et WANDAVISION.

          • zen arcade  

            Je te les laisse volontiers. 😉

          • Matt  

            Et moi je suis d’accord. Je ne m’attaque pas à l’entièreté du MCU. J’ai jamais aimé rejeter tout en bloc.
            Mais certains trucs comme NO WAY HOME représentent comme pour Doop ce que je déteste dans le ciné populaire maintenant. Ce besoin de créer une complicité factice avec le spectateur en lui faisant des clins d’oeil sans arrêt sans se donner la peine de raconter une histoire. « hé t’as pigé la référénce, hein ? »

            Je préfère largement me voir un BLACK WIDOW, même avec tous ces défauts, mais qui au moins se contente de raconter une histoire, plutôt que de tout tourner en dérision ou s’auto-référencer de manière suffisante (franchement ils pensent que c’était si génial que ça pour nous rappeler Electro de Amazing Spider-man 2 ? Ou au final peu importe si c’était nul, on peut capitaliser sur le truc en jouant sur la fibre de la complicité avec le spectateur qui reconnait ce qu’on lui montre)

            Mais oui WANDAVISION c’est cool, les GoG aussi, globalement les films MCU des frères Russo j’aime bien aussi. Sans que ce soit le summum de la créativité, mais pas besoin à chaque fois.

            Mais c’est vrai aussi que le MCU, bien qu’une cible facile, représente ce qui cloche et qui empêche même des réal comme Scorcese d’être diffusé en salles parce qu’à force de bourrer les franchises de ce genre, il n’y a plus que ça, parce que tant que ça marche pourquoi proposer autre chose ?

            Comme le dit Patrick Willhem dans sa video « who is killing cinema ? » en 1979 le film faisant le plus d’entrée aux US a été KRAMER VS KRAMER, un drame familial sur le divorce. Un film similaire aujourd’hui, MARRIAGE STORY (avec pourtant Scarlet Johansson et Adam Driver) est qualifié de « film de niche d’art et essai » diffusé en streaming et vu par 3 fois moins de gens.

            Et comme le dit Scorcese « And if you’re going to tell me that it’s simply a matter of supply and demand and giving the people what they want, I’m going to disagree. It’s a chicken-and-egg issue. If people are given only one kind of thing and endlessly sold only one kind of thing, of course they’re going to want more of that one kind of thing. »

            En gros c’est pas parce que le public a changé et veut uniquement du blockbuster formaté, c’est juste qu’on ne leur donne plus que ça en salles.
            Et il continue en disant
            « But, you might argue, can’t they just go home and watch anything else they want on Netflix or iTunes or Hulu? Sure — anywhere but on the big screen, where the filmmaker intended her or his picture to be seen.

            In the past 20 years, as we all know, the movie business has changed on all fronts. But the most ominous change has happened stealthily and under cover of night: the gradual but steady elimination of risk. Many films today are perfect products manufactured for immediate consumption. Many of them are well made by teams of talented individuals. All the same, they lack something essential to cinema: the unifying vision of an individual artist. Because, of course, the individual artist is the riskiest factor of all. »

            Je traduis pas hein^^

            Bref ok y’a des films sympas dans le MCU, mais y’en a aussi ras le bol de ce genre de films. Moi j’ai vraiment laché. Et pourtant je suis pas un hater qui n’en aime aucun, de ces films.

          • Jyrille  

            Merci Matt, je comprends complètement. Cependant, le dernier Scorcese (que je n’ai pas vu) est sorti en salles et a fait un beau succès je crois. Il faut dire que la promo n’a pas lésiné.

          • zen arcade  

            A propos de Killers of the flower moon :

            It was theatrically released in the United States on October 20, 2023, by Paramount Pictures and Apple Original Films. The film has grossed over $156 million worldwide against its $200 million production cost, making the film a box office bomb.

          • Matt  

            Scorcese a dit avoir réussi à le faire sortir en salles mais le film a été produit par Netlix (ou le précédent IRISHMAN, je sais plus)
            Il y a ça aussi comme problème, c’est Netflix qui a tout le pognon maintenant, et plus les studios de ciné qui récoltaient les recettes de films en salles ET les ventes DVD/blu-ray. Maintenant qu’ils récoltent 2 fois moins, forcément ils ne veulent pas prendre de risques et servent la même soupe.
            Heureusement de plus en plus de gens en ont marre de cette soupe à force (ça a duré longtemps quand même…) On peut espérer que les choses changent un peu.

          • Matt  

            Bon et comme nous dit Zen apparemment il a flopé de fou.
            Parce que voilà, les gens ne vont plus voir ça, faut les réhabituer…
            C’est trop devenu des parcs d’attraction les cinémas.

          • zen arcade  

            The Irishman, c’est Netflix
            Killers of the flower moon, c’est Apple. Avec un deal avec Paramount pour la distribution en salles.

          • Jyrille  

            Ah alors la réussite de Killers of the Flower Moon n’a été que critique (globalement). Sinon ce n’est pas si étonnant, un film de 3h26 a moins de séances qu’un film de 2h, et beaucoup de gens en ont marre des films qui font tous trois heures (Babylon, Oppenheimer…).

          • Matt  

            Je pense que tu te voiles un peu la face, parce que Oppenheimer a cartonné avec 953,8 millions.
            Parce qu’il y a eu une promo de dingue.
            Une promo à la con d’ailleurs, en duo avec…Barbie…
            Scorcese ? Zero promo, j’en avais même pas entendu parler.

            Si ça fait pas de buzz, les gens n’y vont pas.
            Si c’est pas de la grosse franchise blockbuster, non plus.

          • Jyrille  

            Peut-être Mattie, mais moi je me souviens d’une grosse promo sur le Scorcese, j’en entendais parler partout.

            cinematicslant.com/2023/10/19/killers-of-the-flower-moon-marketing-recap/

          • Matt  

            Ma foi, peut être…
            Pas de bol pour Scorcese alors.
            Mais je peux pas m’empêcher de me demander si c’est pas la promo débile « Barbenheimer » avec Barbie qui a joué en faveur de Oppenheimer pour ses meilleurs résultats au box office. Parce que niveau durée c’est 3h aussi Oppenheimer.
            J’epsère pas parce que ce serait inquiétant qu’il faille en arriver là pour promouvoir un film.

            A quand le prochain Shang Shi and the Killers of the Flower Moon ?
            ça donne même asiatique ^^

  • JB  

    Meilleures catégories de classement jamais faites ! The Draco, Marcus Johnson et le bouclier laser, j’adore ! Pour le classement, assez d’accord même si j’aurais placé Iron Man (qui a défini le MCU pour le meilleur et pour le pire) plus haut et mis Ragnarok en bas du classement (ce que je déteste ce truc !)
    Merci pour cette liste à 4 mains, très marrante et jamais vraiment méchante

    • Jyrille  

      Merci JB ! Oui, au départ, lorsque Doop m’a envoyé sa version, j’ai failli lâcher l’affaire tant je le trouvais personnel, notamment avec ces noms de catégories qui ne me parlent pas du tout en tant que profane de la continuité Marvel. Et puis bon, j’ai juste ajouté quelques remarques et au final je suis content car avec Doop, on n’est pas d’accord mais on s’exprime sans mauvaise foi ni acrimonie et je trouve que c’est l’essentiel. Ne pas être d’accord n’est pas grave, ne pas pouvoir en débattre l’est.

    • Doop O Malley  

      merciiiiii

  • Eddy Vanleffe  

    Je vais surprendre Cyrille mais je suis bon public et j’e peux dire que j’ai quand même bien aimé le MCU longtemps…
    La césure fut pour moi l’ennui vraiment gênant que j’ai ressenti avec le second GARDIENS DE LA GALAXIE. je savais qu’on adaptait une recette jusque là, mais quand même les films reprenaient les personnages et les faisaient évoluer dans un sens qui correspondait à leur identités de papier (grosso-modo ou en tout rien de rédhibitoire). La dramaturgie avançait par à coups et les films ne s’imbriquaient pas au quart de poil, mais ça restait « humain ».
    Ce second gardiens en poussant les potard de l’humour absurde transformait les sagas cosmiques flirtant parfois avec le film de guerre (Annihilation-Gant de l’infini) en H2G2 mal fait. Blagues à rallonge pas drôles (la nausée de Drax, le scotch, le groot enfant). ce qui pouvait n’être qu’un accident devient subitement la règle avec Thor Ragnarok (encore plus lourd) et là plus rien à foutre pour les personnages, Thor et Hulk deviennent neuneu parce que ça fait rire les enfants. Et puis le matériau de base part à la trappe. Les fans de Thor auraient bien aimé que l’histoire du mercenaire joué par Kevin Urban puisse être adapté avec son climax particulier. 5 minutes de blagues de vomis plus tard, il a déjà disparu.
    BLACK PANTHER vient flatter un public en demande de respectabilité, dans un film où l’Afrique est synthétisée en trois danses et deux costumes traditionnels. les art designers se sont fait plaisir en dépit du bon sens pendant que le film trébuche sur son propos (comparer le ghetto de Los Angeles et les Africains c’est d’une maladresse de dingue)
    un nouveau Spider-Man totalement en deçà des deux premières versions hors sujet dans son inféodation à Stark.
    A partir de là, plus rien ne pouvait plus aller AVENGERS 3 et 4 ne tiennent que parce que le lore derrière est quand même balèze (20 films de build-up, ce serait dommage)
    Depuis.
    il faut jouer entre séries sur Disney+, films et mêmes animations je crois…
    c’est trop.
    on nous prend vraiment pour des distributeurs de billets et la qualité est de pire en pire.

    Je reconnais les « catégories Doopiennes » et ça m’a bien fait sourire.

    • Jyrille  

      Merci pour le retour étoffé Eddy ! Cet article est la preuve qu’il n’y aura jamais consensus car le public est trop vaste et surtout, il y a des fans de comics qui ne s’y retrouvent pas, ce qui est totalement logique. Tout est question d’attente, différente selon chacun.

      • Eddy Vanleffe  

        Le pire, c’est que je veux au départ rester neutre et ne pas avoir trop d’attentes de lecteur.
        mais je pense faire un discernement entre attente de fanboy et attente d’avoir une vraie histoire.
        A mon sens l’humour potache omniprésent et les choix de plus en plus démagogiques ont bousillé la crédibilité de l’ensemble.
        j’ai vu le sketch de Math se fait des films sur le dernier Spider-Man et le moins que l’on puisse dire, c’est que la parodie s’écrit toute seule sans avoir besoin d’un talent de comique particulier.. les échanges entre les jeunes et Docteur Strange sont gênants au possible.

    • Doop O Malley  

      merci Eddy. j’ai pas.mis de brocolis cette fois ci

  • ollieno  

    Bon, Vous êtes bien plus gentils que moi sur les films.. .(la moitié des films cités je n’ai pas été au bout tellement je me faisais chier grave)….

    Et il y a quelques films (en tout cas un) que je ne vois pas dans la liste (Morbius?? non ? je crois que je n’ai pas été au delà de 20 minutes).

    Bon, pour Cyrille, le MCU n’a pas inventé les scènes post Générique.. le premier film qui en a une est « The Silencers » (Matthew Helm, Agent très Spécial en Français, sortie en 1966).

    Après , Screen Rant à déjà fait une liste sur laquelle je pioche.

    – Airplane ! (Y’a t’il un pilote dans l’avion) 1980
    – The Great Muppet Caper (La grande aventure dse Muppets) 1981
    – Ferris Bueller’s day off (La folle journée de Ferris Bueller) 1986 (un de mes films fétiche)
    – School of Rock (Rock Academy) 2003
    – Daredevil – 2003 Ben Affleck en Matt Murdock.. Marvel avant le MCU.

    Et d’autres (Screen Rant ayant effectué une sélection, et moi aussi).

    • Jyrille  

      Merci Ollieno pour le retour et les précisions ! Marvel n’a en effet pas inventé le post-générique, mais il l’a systématiquement généralisé au point de le propager dans les autres films qui ne sont pas de cette franchise (le dernier Matrix par exemple).

      • Eddy Vanleffe  

        Il parait que le dernier Matrix est en fait une critique de ce que sont devenus les blockbusters hollywoodiens (je ne l’ai pas vu mais j’ai souvent cet écho)
        La scène post-générique n’est donc peut-être pas fortuite…

        • Jyrille  

          C’est bien ce que je dis 😉 Et oui, c’est clairement une critique (et elle est nulle).

          • Eddy Vanleffe  

            oui même en critique, elle valide l’aura de domination du MCU…
            mais tut les choses (bonnes et mauvaises ont une fin)

          • Matt  

            Ne me lancez pas sur le dernier Matrix hein ^^
            J’ai trouvé ça nulle, hypocrite au possible (on critique mais on le fait quand même en 2eme partie, wouhou on est trop des rebelles)
            Et puis c’est meta, meta…et…bref…pas pour moi (pour rester poli)

  • JP Nguyen  

    Je viens de recompter, j’en ai vu 16, soit la moitié de la liste. En lecteur de comics ayant grandi dans les années 80, j’ai un rapport ambigu avec le MCU. En gros, c’est cool, mais ce ne sera jamais « mon » Marvel Universe.
    Et puis il y a des choses toutes bêtes : le support papier me fait plus d’effet. Un gros coup de poing sur une splash page, je peux m’arrêter dessus, ou y revenir. Les combats avec SFX, c’est une véritable course qui finit par me faire mal à la tête… Ca s’enchaîne sans cesse et ça atteint trop rarement le stade épique…
    Je plussoie pour féliciter Doop sur ses catégories inventées…

    • Jyrille  

      Merci JP ! Qu’en est-il de tes enfants ?

      • JP Nguyen  

        Mes filles en ont regardé quelques-uns (Les Gardiens de la Galaxie, un Spider-Man, un Avengers…)
        Ce n’est pas trop leur truc. Ma grande a regardé tous les Screams récemment et aussi quasiment tous les Harry Potters. La cadette est fan de Twilight. La benjamine est davantage cliente des Disney genre Reine des Neiges ou Encanto.

  • Présence  

    Je n’ai vu aucun de ces films, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier l’article.

    Tout d’abord les images de chaque catégorie : je suis toujours preneur de Thanos version George Perez et d’Odin version Jack Kirby.

    Ensuite des remarques en passant qui s’avèrent très juste. Par exemple : C’est un équilibre difficile de faire du comique sans tomber dans le ridicule. Très vrai car il suffit d’un instant de prise de recul involontaire pour prendre en direct le ridicule d’hommes adultes se battant en collant moulant, ou de femmes aux postures aguicheuses se battant comme des hommes.

    Troisièmement pour un humour pince sans rire très drôle. Par exemple : la réalisatrice arrive même à bien faire jouer Angelina Jolie (ce qui peut s’expliquer car Chloé Zaho a souvent dirigé des acteurs non professionnels). 😀

    Enfin par des surprises. Par exemple, je croyais que Thor: Ragnarok était honni de tout le monde, et que Gardiens de la galaxie était universellement adulé.

    • Jyrille  

      Merci Présence !

    • Doop O Malley  

      merci présence ! le naturel revient parfois au galop sur quelques phrases 😁.

  • Fletcher Arrowsmith  

    Hello.

    je passe en coup de vent. Je n’aime pas le MCU, je n’aime pas ces films.

    J’ai éventuellement passé un « bon » moment devant le premier Black Panther, le premier Iron Man aussi et surtout le premier Captain America car Joe Jonhson a une vrai vision (et puis le décalage dans les années 40 fontionne). Mais c’est tout.

    D’une manière générale, sur ce sujet, je suis dans l’équipe Zen Arcade.

    Je trouve aussi que d’une manière générale, c’est très mal joué.

    GoG est tout ce que je n’aime pas dans ce type de cinéma, mais c’est exactement le type de film qui me montre le fossé générationnel. Je comprends tout à fait pourquoi le public actuel apprécie et surtout pourquoi ce n’est pas fait pour moi.

    Tient pour répondre à une question de Cyrille, je trouve le premier Star Wars épouvantable.

    Pour tout vous dire j’ai eu du mal à aller au bout de votre article. Quel courage d’en avoir écrit autant (et vu ou revu autant).

    • Jyrille  

      Merci Fletcher ! Je savais que tu serais d’accord avec moi pour Star Wars 😀

  • Jyrille  

    @Mattie @Eddy J’ai regardé la vidéo du Fossoyeur de films. Déjà, je ne vous remercie pas parce que Youtube abuse avec les pubs. Je n’en avais pas vu autant depuis 2016. Une coupure toutes les 10 minutes minimum. A part ça c’est très intéressant et plein d’analyses pertinentes mais ma conclusion reste la même qu’avant de la voir, ils le disent eux-mêmes : il y a toujours eu de bons et de mauvais films, et ce sera toujours ainsi, fin du débat. Donc non, le cinéma n’était pas mieux avant pour moi, il était différent, mais comme je le disais (et c’est tout leur propos), la société change et les techniques changent, et les attentes changent, et il faut s’adapter.

    Et c’est exactement ce que fait NO WAY HOME. Je reviens une dernière fois dessus : ce côté meta agaçant, je l’ai trouvé rafraîchissant, alors que je l’ai détesté dans MATRIX IV. Il y était cynique, dans le Spider-Man, il est un peu bienveillant, il tente de faire du lien avec le spectateur. Mais au-delà de ça, le film m’a également plu pour trois raisons : par rapport aux deux premiers de Tom Holland, il est complètement différent, et c’est pour moi un bonus car je ne les avais pas vraiment aimés (je préfère un Spider-Man sans costume fait par Tony Stark). Le scénario n’est pas si prévisible que ça (j’ai adoré le passage où on voit le Bouffon vert en train de boire un café avec tant May alors qu’on s’attend à ce qu’il ait tué tout le monde) et enfin, il assoit le personnage de Spider-Man qui perd tout : sa tante, ses amis, son identité.

    Sur le Fossoyeur, l’autre biais qu’il pose comme postulat de départ ne me va pas : il oppose le cinéma et les films. Il faudrait peut-être définir le cinéma dans ce cas. Celui qui vaut le coup, celui qui n’est pas un commerce. C’est condescendant, et pour avoir vu récemment tous les James Bond que je n’avais pas vus (soient plus d’une douzaine), certains sont de purs navets, on ne peut pas dire qu’ils sont mieux que le dernier Mission Impossible (que je n’ai pas aimé malgré des scènes d’action impressionnantes). Là où c’est pertinent, c’est dans l’analyse de l’évolution et le rapprochement entre technologie et cinéma.

    Cela fait bien longtemps que l’on a compris que les séries télé devenaient plus intéressantes que les films. Le cinéma essaie de s’adapter et c’est normal. J’ai même vu que désormais, on peut revoir des épisodes de série au ciné, dans des projections spéciales. Car en ajoutant les réseaux sociaux, internet (qui fait qu’on a jamais autant su de choses sur les coulisses du cinéma), le marketing de plus en plus professionnel et les plateformes de streaming, le monde change. Et donc le cinéma. Mais jamais je n’oserai dire que c’était mieux avant. On en savait moins, c’est tout, par conséquent, le public attend toujours plus.

    Mes enfants désormais adultes vont très régulièrement au cinéma, plus d’une fois par mois voire par semaine. Ils y trouvent parfois leur compte (récemment, Anatomie d’une chute, Daaaaali, Poor Creatures, le dernier Miyazaki, Oppeinhemer…) et parfois non, mais c’est le jeu : on est tous sortis déçu d’une séance ciné.

    Est-ce que quelqu’un a regardé les Césars hier ? Moi non.

    Je vais sans doute regarder la seconde partie du Fossoyeur, mais j’ai toujours envie de dire : il faut vivre avec son temps. Tiens, pour le plaisir, je vais vous (re?)citer Douglas Adams : “I’ve come up with a set of rules that describe our reactions to technologies:
    1. Anything that is in the world when you’re born is normal and ordinary and is just a natural part of the way the world works.
    2. Anything that’s invented between when you’re fifteen and thirty-five is new and exciting and revolutionary and you can probably get a career in it.
    3. Anything invented after you’re thirty-five is against the natural order of things.”
    ― Douglas Adams, The Salmon of Doubt: Hitchhiking the Galaxy One Last Time

    Traduction : « J’ai élaboré un ensemble de règles qui décrivent nos réactions aux technologies :
    1. Tout ce qui existe dans le monde à votre naissance est normal et ordinaire et fait simplement partie du fonctionnement naturel du monde.
    2. Tout ce qui est inventé entre quinze et trente-cinq ans est nouveau, passionnant et révolutionnaire et vous pouvez probablement y faire carrière.
    3. Tout ce qui est inventé après trente-cinq ans est contraire à l’ordre naturel des choses. »

    • zen arcade  

      « il y a toujours eu de bons et de mauvais films, et ce sera toujours ainsi, fin du débat. »

      C’est une évidence.
      Et c’est aussi une évidence de dire qu’à toute époque, il y a plus de mauvais films que de bons films.
      Mais ça n’empêche pas de se poser de nombreuses questions par rapport à l’évolution du cinéma, à sa richesse à travers les époques,…
      Estimer que c’est la fin du débat, je trouve ça triste.
      Aujourd’hui, je trouve qu’il y a dans le cinéma américain populaire une très grande standardisation des formes et des récits. En tant que cinéphile, cela me questionne et je trouve légitime de me demander si une standardisation aussi importante a toujours été de mise dans l’histoire.
      C’est une question parmi beaucoup d’autres, juste un exemple, pour montrer qu’on peut certes proclamer la fin du débat mais que l’histoire du cinéma est à notre disposition pour au contraire entamer de riches discussions.

      J’ai vu la vidéo du fossoyeur de films il y a quelque temps. Je trouve le gars sympathique mais ses vidéos m’intéressent assez peu.
      Sur le sujet qui nous occupe, je te conseille plutôt cette interview du critique de cinéma (entre autres) François Bégaudeau. C’est plutôt en début de vidéo mais le reste est également intéressant.

      youtube.com/watch?v=fohps9q8Scg&t=1218s

      « Sur le Fossoyeur, l’autre biais qu’il pose comme postulat de départ ne me va pas : il oppose le cinéma et les films. »

      Oui, je trouve aussi que cette distinction est assez floue et peu intéressante.
      Par contre, je pense qu’il y a deux catégories de spectateurs : ceux qui vont au cinéma et ceux qui vont voir des films. Sans poser aucune primauté de l’un par rapport à l’autre, c’est juste un rapport différent au cinéma et à l’action d’aller voir des films.
      Ceux qui vont au cinéma, ce sont les spectateurs qui réfléchissent sur ce qu’est le cinéma, sur les courants cinématographiques, sur son histoire, sur la place qu’entretient le film qu’ils ont vu dans un corpus, ceux qui se posent des questions esthétiques, formelles, éventuellement politiques… dans le cadre que je viens de définir.
      Celui qui va voir des films, il a sans doute une intuition plus ou moins grande de ce que je viens d’écrire mais il va juste voir des films.

      « Cela fait bien longtemps que l’on a compris que les séries télé devenaient plus intéressantes que les films. Le cinéma essaie de s’adapter et c’est normal. »

      C’est valable pour le champ de la série américaine et du cinéma populaire américain.
      Mais par ailleurs, je trouve que le cinéma actuellement produit de par le monde beaucoup de films intéressants. Le cinéma contemporain est très riche. Il suffit d’aller chercher les richesse là où elles sont. Pendant longtemps, le centre de gravité a été le cinéma hollywoodien. Aujourd’hui, celui-ci se trouve dans un gros creux. Le centre de gravité des propositions cinématographies contemporaines passionnantes a bougé.
      Ailleurs dans le monde pour ce qui concerne le cinéma. Et comme tu le pointes bien, vers les séries télévisées si on en reste au niveau de la production audiovisuelle étatsunienne.
      Tu as également raison de pointer le fait que le cinéma populaire américain tente de s’adapter face à la série télé et face au streaming en général. Mais cette adaptation, à mon sens, elle se fait dans la boursouflure et la fuite en avant vers le toujours plus et le trop plein de tout.

      « Mais jamais je n’oserai dire que c’était mieux avant. »

      Ben si, on peut le dire.
      Et pas juste parce que ce serait d’office toujours mieux avant dans une réflexion de boomer dépassé mais en développant des position de critique argumentées.
      La nécessité de hiérarchiser, ça a toujours fait partie de l’expérience esthétique et ça me parait être une bonne chose (au risque de se tromper, de changer d’avis avec le temps,…). Certains le font très bien, des critiques, des historiens du cinéma,… C’est intéressant de les lire et de se faire sa propre opinion en voyant des tas de films.
      Et alors, on peut dire « c’était mieux avant ». Ou pas.

      « mais j’ai toujours envie de dire : il faut vivre avec son temps »

      Et moi, j’ai envie de dire que ce n’est pas du tout la question.
      Chaque année, je regarde grosso modo une centaine de films sortis en France au cours de l’année. Des films issus de cinématographies très diverses et de beaucoup de pays différent.
      Le cinéma contemporain me passionne.
      Tout comme le cinéma de patrimoine qui m’a occupé intensivement pendant de nombreuses années (il y a une époque où je regardais jusqu’à 500 films par an).
      Et je dis que le niveau actuel du cinéma populaire américain est le plus bas de toute l’histoire du cinéma.

      • Jyrille  

        Merci pour toutes ces réflexions intéressantes Zen. Je ne suis pas d’accord avec ta conclusion mais avec tout le reste, si, ou presque. Tu as raison pour les spectateurs qui vont voir des films et d’autres du cinéma, mais on peut aussi faire les deux. Pour reparler de mes enfants (ma seule contribution importante au monde), ils ont été biberonnés à tous les cinémas et bien évidemment aux blockbusters, mais comme ma fille a pris option ciné et qu’elle continue à avoir des cours en fac sur ce sujet (elle vient de voir des Murnau que je n’ai jamais vus et même LE CHIEN ANDALOU), elle a toujours été curieuse de voir d’autres choses. Je leur ai montré Kubrick et Hitchcock et ça marche toujours, tout comme on a adoré revoir M LE MAUDIT et, pour ma part une première fois, CLEO DE 5 A 7. Ils s’intéressent à tout et développent leur sens critique mais, je l’espère, sans condescendance. Mais ils adorent certains films du MCU car au même titre que nous autres nés dans les années 70, ils ont leur STAR WARS avec le premier Gardiens de la Galaxie (je schématise).

        D’ailleurs, pour en revenir à ta conclusion, je trouve que les dessins animés sont de meilleures qualités maintenant que lors de notre enfance. Pas tous, mais lorsque je vois les premiers Pixar, je n’ai plus envie de revoir un Disney des années 70 ou 80.

        Lorsque je dis qu’il faut vivre avec son temps, je parle spécifiquement des avancées technologiques et donc de l’évolution du cinéma en conséquence, pour ramener les spectateurs. Souvenez-vous de la 3D avec le premier AVATAR.

        Tu as raison pour les boursouflures du ciné hollywoodien, mais dans une autre vidéo nommée de la même façon, Marty rappelle que c’était déjà le cas dans les années 60 : les studios produisent CLEOPATRA avec toujours plus de moyens mais ça ne sort pas les gens de chez eux. Ce qui les a fait revenir au ciné (selon lui), c’est Le nouvel Hollywood.

        youtube.com/watch?v=FbEV57RqOxg

        Ce ne serait donc pas nouveau. Je tâcherai de regarder ton lien aussi.

        Ah et sinon j’ai mis des commentaires sur l’article qui parle de INFERNAL AFFAIRS puisque j’ai enfin vu les trois films.

        • zen arcade  

          « Tu as raison pour les spectateurs qui vont voir des films et d’autres du cinéma, mais on peut aussi faire les deux. »

          Je pense que non.
          Quand on a pris le parti d’aller voir du cinéma, on ne peut plus aller voir un film.
          Il y a quelque chose qui s’est enclenché et qui est de l’ordre du non-retour.
          Et ça n’empêche pas d’aimer un film Marvel si on le trouve bien.

          Pour ce qui est des enfants, on a des expériences assez proches.
          On essaie de régulièrement regarder des films ensemble et d’en discuter.
          Le weekend dernier, on a regardé Peggy Sue got married de Coppola. Là, la plus jeune elle veut voir le Godzilla original de Honda et on le regardera certainement bientôt. On regarde du Hitchcock évidemment, de la comédie musicale 50’s. On a regardé Le cabinet du Dr Caligari récemment.
          C’est gai, c’est enrichissant.
          La plus grande, depuis qu’elle est étudiante en coloc, elle a commencé à fréquenté la Cinematek à Bruxelles. Elle a adoré le Wenders à Tokyo, le dernier Kaurismaki.
          Mais « le gros cinéma qui tache » à la Marvel, elle déteste.
          Elle a été voir Avatar 2 et son avis lapidaire, ça a été : « Les poissons sont beaux mais le scénario est super con. » Et pan dans la gueule au développement technologique. 🙂

          « Tu as raison pour les boursouflures du ciné hollywoodien, mais dans une autre vidéo nommée de la même façon, Marty rappelle que c’était déjà le cas dans les années 60 : les studios produisent CLEOPATRA avec toujours plus de moyens mais ça ne sort pas les gens de chez eux. Ce qui les a fait revenir au ciné (selon lui), c’est Le nouvel Hollywood. »

          J’ai failli évoquer cela dans mon message précédent mais je trouvais que j’avais déjà été assez long.
          A l’époque, c’est la généralisation de la télévision dans les foyers qui a poussé le cinéma à vouloir une plus-value lors de l’expérience en salle (cinémascope, premières expérimentations 3-D et course au gigantisme jusqu’à la boursouflure).
          Après l’âge d’or hollywoodien classique qui a culminé avec le cinéma des années 50, l’industrie a souffert lors des années 60.
          Aujourd’hui, on remplace la concurrence de la télé avec la série télé et la généralisation du streaming et on a une réponse de l’industrie en effet assez proche de celle que l’on a connu grosso modo au début des années 60.

          • Jyrille  

            Tu as sans doute raison, une fois qu’on s’ouvre l’esprit, on voit les choses différemment, même les films grand public. C’est cool pour les enfants parce que comme tu le dis, c’est un moment de partage et de communauté. Les miens adorent les super-héros depuis leur plus jeune âge (deux, trois ans) donc voir les Marvel au ciné était une évidence. Je n’ai pas vu tous les films que tu cites (je crois bien n’avoir vu aucun Kaurismaki) mais tout comme le premier, tout comme TITANIC, je voulais voir AVATAR 2 au ciné (et mes enfants aussi), uniquement pour cet aspect de réalisation. On savait que le scénar serait naze (on avait vu le 1) mais c’est pas grave, la technologie déployée vaut le coup de le voir au ciné et pas ailleurs. D’ailleurs je ne les ai jamais revus.

          • zen arcade  

            Pour ce qui concerne mes filles, leurs réferences sont beaucoup plus à trouver dans la culture populaire asiatique en général et japonaise en particulier (manga et anime) que dans une culture populaire américaine dans laquelle elles baignent beaucoup moins que moi enfant par exemple ou que nos générations de manière plus générale. Les super-héros, ça ne les intéresse a priori pas du tout..
            Alors, je les aiguille plutôt vers Ozu, Kitano, Wong Kar-Wai ou Hou Hsiao-Hsien par exemple. On a été voir le dernier Kore’eda ensemble. Elles adorent les vieux Jackie Chan.

            « c’est pas grave, la technologie déployée vaut le coup de le voir au ciné et pas ailleurs.  »

            Je comprends que ça puisse être un critère mais ça ne l’est pas pour moi.
            Jamais je ne regarderai un film, ni en salle ni ailleurs, pour la technologie qu’il déploie. Par contre, je peux me demander en quoi la technologie qu’il déploie sert ou pas le propos du film, en quoi elle est pertinente dans le regard que porte le réalisateur par rapport à ce qu’il montre à voir…
            Il n’y rien qui m’énerve plus que les pseudo-cinéphiles qui s’extasient devant telle ou telle prouesse technique, genre « t’as vu le plan-séquence de malade de 5 minutes dans xxx?  » sans jamais se demander ce que raconte ce plan ni si ce qu’il raconte sert le film ou pas. Ca, pour moi, c’est vraiment du bullshit et c’est ce qu’un cinéma spectaculaire contemporain sert à son public jusqu’à la nausée.
            Et quand ma plus grande me dit parfois des trucs du style « ça, c’est un film qu’il faut vraiment voir au cinéma », je lui réponds que c’est valable pour tous les films. Autant pour un Rohmer que pour un Cameron.

  • Tornado  

    Chouette article, même si Cyrille ne fout rien ! 😀
    Super, les catégories surréalistes !

    Je ne partage pas tout évidemment.

    J’ai un rapport étrange avec le MCU. Si je suis spontané, j’ai envie de crier que je déteste ça. Je trouve que c’est un sommet de BLING-BLING dégoulinant. C’est BLING-BLING de A à Z, depuis son esthétique épouvantable (les pires costumes de l’histoire du cinéma) jusqu’à son humour de merde, en passant par son wokisme hypocrite, ses scènes d’action vomitives, ses effets spéciaux dégueulasses et ses scénario moisis.
    Mais… je mentirais si je disais qu’il n’y a pas tout de même quelques films qui m’ont fait passer un bon moment. Et puis il y a aussi le fait que je les ai regardés à travers les yeux de mes enfants, que ça change la donne et que ça apporte une perspective complètement différente. J’ai même appris à aimer GOG2 en le revoyant une 2ème fois avec eux juste avant d’aller voir le 3 au cinéma.

    Mon classement perso :
    Les chefs d’oeuvre :
    – VANDAVISION
    – GOG 1, 2, 3
    Les films et séries qui m’ont fait passer un bon moment :
    – AVENGERS (Whedon)
    – CAPTAIN AMERICA 1 et 2
    – THOR RAGNAROK
    – SIPDERMAN HOMECOMING
    – WEREWOLF BY NIGHT
    – MOON KNIGHT (un ovni)
    Les films qui m’ont vaguement fait passer un bon moment mais dont je ne garde quasiment aucun souvenir :
    – IRON MAN 1, 2, 3
    – CIVIL WAR
    – ANT-MAN
    – AVENGERS INFINITY WAR + ENDGAME
    Les films que je considère comme de l’excrément :
    – THOR 1 et 2
    – L’INCROYABLE HULK
    – AVENGERS L’ÈRE D’ULTRON
    – SPIDER-MAN 1 et 2
    – Dr STRANGE 1 et 2
    Le reste, je n’ai pas vu et je ne regarderai pas. Je sature de tout cet univers. Je suis à la recherche d’un autre cinéma désormais. Je fuis ce BLING-BLING. Je veux une âme. Pour moi ce cinéma n’en a pas, malgré toutes ses qualités de mise en cohérence d’un univers partagé.
    Avant que Matt ne vienne me houspiller : Oui l’émotion de HOMECOMING a totalement fonctionné avec moi. De ce côté-là je suis faible. J’ai adoré par exemple le final gratuit de GHOSBUSTERS 3 avec le retour des anciens qui m’a filé la larme à l’oeil.
    Oui, j’ai beaucoup aimé RAGNAROK. L’explication est simple : Puisque cet univers et ce cinéma sont BLING-BLING, allons-y à fond et prenons ça à la déconnade et au 2nd degré assumé. Quand on a franchi ce palier, on est bon pour se régaler avec la trilogie GOG et avec RAGNAROK. Là, au moins, c’est fun, rigolo, et ça assume son côté débile.
    Et si je ne suis pas d’accord avec Cyrille qui adore le MCU dans sa globalité et trouve que c’est du bon cinéma, je suis d’accord avec lui pour affirmer que la trilogie GOG c’est du très, très bon cinéma, et que c’est une oeuvre d’auteur (surtout avec le 3°).

    • Jyrille  

      Merci Tornado ! Tu as raison, je n’ai rien foutu ! 😀

      Sinon je te rejoins sur plein de choses mais détrompe-toi : je n’apprécie pas le MCU dans son intégralité. Je ne trouve pas que c’est toujours du bon cinéma. Par contre je respecte l’essai de faire un univers partagé depuis seize ans maintenant, d’en faire des films, des séries télés, des animés, avec une vision, une logique, des essais, des tentatives de proposer des choses différentes, des ambiances diverses (les séries Netflix par exemple). Ce que j’appelle l’esprit du cinéma de quartier. Tout n’est pas bon (loiiiiiin de là) mais il y a quelques excellents films et séries que je peux revoir avec plaisir et que je reverrais toujours avec le même enthousiasme.

      • Tornado  

        Hors MCU, je trouve que DCU est encore pire. J’ai absolument TOUT détesté (et je me suis arrêté aussi).
        Sinon, j’adore la trilogie SPIDER-MAN de Raimi et les trois premiers X-MEN (oui, j’ai bien dit LES TROIS à chaque fois). Et j’ai beaucoup aimé le DD de Netfloux aussi.

        • zen arcade  

          J’aime beaucoup les Spider-Man de Raimi également.

  • zen arcade  

    « Et puis il y a aussi le fait que je les ai regardés à travers les yeux de mes enfants, que ça change la donne et que ça apporte une perspective complètement différente. J’ai même appris à aimer GOG2 en le revoyant une 2ème fois avec eux juste avant d’aller voir le 3 au cinéma. »

    Alors, ça, c’est quelque chose qui ne m’influence pas du tout.
    Je suis heureux de partager des expériences cinématographiques avec mes enfants et ensuite d’en discuter ensemble. Comme je l’ai écrit plus haut, je trouve ça gai et enrichissant.
    Mais jamais je ne regarderai un film « à travers leurs yeux » ou en cherchant à retrouver la perspective de l’enfant que je ne suis plus.
    Je suis imperméable à cette nostalgie. Elle ne m’intéresse pas et je n’en veux pas.
    Une nostalgie qui n’a d’ailleurs à mon sens pas grand chose à voir avec les qualités ou pas du film.

    • Jyrille  

      Je ne vois pas ça du tout comme de la nostalgie. Parce qu’elle devrait forcément nous rappeler quelque chose de notre enfance, or ce n’est pas le cas de ces nouvelles créations (même si la base est ancienne… de mon côté, je n’ai jamais trop lu de comics de supers étant enfant). Je vois ça comme un changement de perspective perdu que l’on retrouve, les sensations du merveilleux que l’on a peu à peu laissé de côté. C’est exactement ce qu’il m’est arrivé sur le premier Avengers, j’avais l’impression d’avoir 12 ans.

      • zen arcade  

        On emploie le mot que l’on veut, nostalgie ou autre chose.
        Ce que je veux dire, c’est qu’aucun film ne me redonne l’impression d’avoir 12 ans et que ça ne m’intéresse pas du tout. Moi, je rapproche ça, peut-être à tort, d’un sentiment lié à la nostalgie et c’est quelque chose que je ressens très peu. Les formules du style « retrouver les sensations du merveilleux que l’on a peu à peu laissé de côté », j’ai toujours trouvé ça assez bateau et ça me laisse dubitatif.
        Mon penchant naturel, c’est la mélancolie. 🙂 C’est sous cette forme que je suis sensible au temps qui passe et qui s’échappe.
        Je n’aspire pas à retrouver quelque chose que j’aurais perdu en route. Je prends plutôt la mesure en tant qu’adulte de ce que j’ai irrémédiablement perdu. C’est donc bien plus une douleur qu’un plaisir.
        C’est marrant parce que c’est le sujet profond de Peggy Sue got married que je regardais avec mes filles le weekend dernier. J’avais le souvenir très lointain remontant à l’adolescence d’une comédie sur une adulte qui revit son adolescence mais en fait ce n’est pas du tout ça. Le film adopte un point de vue complètement adulte et fonctionne sur la tristesse de ce qui ne reviendra plus. Ma plus grande me disait que c’est un film qu’il est impossible de ressentir de la même façon quand on a vécu et qu’on est adulte. Et je trouve qu’elle a pleinement raison, qu’elle a perçu ce qui fait le coeur profond du film.
        Avec ce type d’expérience au cinéma, là, on est dans quelque chose qui me parle et qui me touche.
        Bon sinon, je recommande vraiment le film. C’est pas le Coppola le plus souvent cité, loin de là, mais sous ses dehors modestes il cache de bien belles choses.

        • Fletcher Arrowsmith  

          C’est le film de Coppola que j’avais cité lors de notre fameuse liste des 100 films sur Buzz Comics il y a 10 ans.

          Un très grand film, brillamment interprété (comme souvent chez Francis Ford).

          • zen arcade  

            Nicholas Cage cabotine à mort mais Kathleen Turner est très très bien.
            J’étais super fan de Kathleen Turner à l’époque. C’est con mais au rayon du cinéma d’aventures des années 80, sa seule présence me faisait préférer « A la poursuite du diamant vert » et « Le diamant du Nil » aux Indiana Jones.

        • Jyrille  

          Je ne cherche pas forcément ce sentiment que tu appelles nostalgie, mais s’il apparaît, je ne vais pas le repousser. J’essaie au maximum de prendre ce qu’on me donne sans tenter de juger, en essayant d’avoir assez d’ouverture pour comprendre les intentions ou le manque d’intentions.

          Je n’ai jamais vu Peggy Sue. Mais je sais que si beaucoup ont souffert en lisant Madame Bovary au lycée, moi qui ne l’ai découvert qu’à l’aube de mes 40 ans, j’ai pris une énorme claque. Il est évident que les oeuvres nous parlent différemment selon notre âge (et selon nos centres d’intérêt lié à cet âge). Tornado disait qu’il était impossible de revoir les dessins animés Hanna Barbera et je pense qu’il a raison.

        • Tornado  

          Pour ma part ce n’est absolument pas de la nostalgie. C’est un changement de « regard » pour employer ce terme que les cinéphiles n’arrêtent pas de rabacher comme un mantra (je ne partage pas du tout cette idée que c’est un mantra). On comprend un « regard » différent, on perçoit et on juge le film différemment. Tout simplement.

          J’ai vu PEGGY SUE l’an dernier et je l’ai trouvé génial. J’adore ce genre de film et cette thématique en particulier. Et je ne suis pas d’accord à propos de Jack Nicholson… 🙂

          • zen arcade  

            Ok, j’avais mal compris ton propos. 😉
            Et cool pour Peggy Sue. 🙂

      • Fletcher Arrowsmith  

        « C’est exactement ce qu’il m’est arrivé sur le premier Avengers, j’avais l’impression d’avoir 12 ans. »
        Pas moi. En fait, à de rares exceptions près je trouve qu’il y a un fossé entre la bande dessinée et les adaptations sur écran.
        Quand je lis une bande dessinée, c’est ce médium qui m’intéresse. Le coté graphique, un scénario manipulant l’art séquentiel, prévu pour tenir sur des planches papiers pas sur pellicule.
        Je ne fais pas parti de ceux qui ont toujours rêvé de voir leur héros d’enfance au cinéma.
        Quand on vient me parler des X-Men ou des Avengers je pense comics, pas cinéma.

        Parfois, souvent sous l’impulsion d’un réalisateur (ou d’un scénariste), l’adaptation proposée arrive à proposer quelques choses d’innovant, qui capte à la fois ce qui fait le sel de la matière première et le transposant, avec ces codes, dans un nouveau médium.

        Mais comme pour les livres, c’est compliqué, frustrant et quand même souvent raté.

        Et dans le genre je trouve que le MCU (ou DCU …) se vautre. Rien que dans l’idée de tenter d’offrir une « continuité » entre les produits …. comme dans le comics. Ce qui marche (pas tout le temps en plus) sur le papier ne fonctionne pas dans le format Hollywood.

        Quand les films avaient cette prétention de rester dans leur pré carré, de partir du matériau originel, de le modeler et d’en faire autre chose on a eu des productions intéressantes (pas forcément extraordinaire) :
        – Batman le défi de Tim Burton
        – Spider-Man de Sam Raimi
        – X-Men 1 de Bryan Singer
        – Hellboy de Guillermo Del Toro (mais là on est déjà dans l' »indé » que je mets de côté dans mon argumentation, même si …)

        Les Batman (le 2 et le 3) de Nolan sont, à mon avis, à ranger dans cette catégorie (même si je ne les apprécie pas).

        • Jyrille  

          Comme je le dis souvent, je n’ai pas de souvenirs forts (à part quelques dessins gravés en mémoire) de super-héros dans l’enfance. C’est peut-être pour ça que je suis plus libre de ressentir un quelconque émerveillement. C’est exactement ce que dit le Fossoyeur de films tiens, la perte de l’excitation.

          Dark Knight Rises n’aurait jamais dû exister, c’est un des films les plus mal écrits que je n’ai jamais vu.

        • zen arcade  

          Batman returns est sans doute mon film préféré de Tim Burton.
          Mais c’est à mon sens avant tout un grand film de Burton avant d’être un grand film de Batman. Et c’est sans doute pour cela qu’il est si bon.
          Et puis, petit plaisir personnel, la chanson de Siouxsie est somptueuse. 🙂

          • Jyrille  

            En effet (même si je dois le revoir), c’est moins un Batman qu’un Burton. J’ai revu le premier par contre, j’avais pas aimé à l’époque (le Joker assassin des parents Wayne, j’ai jamais compris l’intérêt, ça casse tout), j’aime encore moins maintenant malgré des qualités esthétiques évidentes et un casting sympa même si Nicholson en fait des tonnes.

          • zen arcade  

            Nicholson, c’est une des plus grosses arnaques de l’histoire du cinéma américain. 🙂

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