LOVE DID TEAR THEM APART – CRIMINAL CRUEL SUMMER

CRUEL SUMMER par Ed Brubaker et Sean Philips

Des témoignages croisés de JP NGUYEN et PATRICK 6

VO : Image Comics

VF : Delcourt

Ricky Lawless : Ricky la pas-si-belle-vie…
© Image Comics

Cet article vous propose une review à deux voix sur l’arc CRUEL SUMMER, publié dans les numéros 1, 5 à 12 du cinquième volume de la série CRIMINAL, sortis en single-issues en 2019 puis compilés en TPB en 2020 (avec le numéro 1 en guise d’intro). On retrouve à la manœuvre des complices de longue date, Ed Brubaker au scénario et Sean Phillips au dessin, avec son fils Jacob Phillips en charge de la colorisation. L’histoire se passe en 1988 et on y croise pas mal de personnages déjà rencontrés dans les arcs précédents.

Cependant, il est possible de lire cette histoire sans avoir lu aucun autre tome de la série. JP et Patrick vont vous partager leurs avis complémentaires, entre vieux lecteur et néophyte.

JP : Je me souviens du lancement de la série CRIMINAL, en 2006. Ed Brubaker était tellement désireux de promouvoir sa création qu’il s’était inscrit sur le forum du site manwithoutfear.com uniquement pour poster des messages sur son nouveau bébé, tout juste mis au monde sous les crayons de Sean Phillips. C’était un peu maladroit mais la lecture des premiers numéros et du contenu éditorial additionnel ne laissait aucun doute : CRIMINAL est LA série que Brubaker voulait/devait écrire. Des histoires de braquages, de mafia, de femmes fatales, de trahison. Un amour de polar qui finissait mal, en général. Le premier arc, COWARD, était consacré à Leo Patterson, une légende parmi les braqueurs, connu pour ne jamais utiliser d’armes à feu et toujours filer à l’anglaise. Le deuxième arc, LAWLESS, se focalisait sur Tracy Lawless, ami d’enfance de Leo, revenu en ville pour enquêter sur la mort de son petit frère Ricky. Par la suite, Brubaker continuerait à nous promener dans son univers interlope, avec en fil conducteur la famille Lawless et tous les individus ayant pu croiser leur chemin, de près ou de loin.

C’est donc avec un certain entrain que je me plongeais dans CRUEL SUMMER, avec la promesse de découvrir une tranche de vie inédite de tous ces personnages. Je dois toutefois avouer que j’avais oublié un élément-clef de l’intrigue, qui avait été dévoilé dès la fin de COWARD. Au passage, tant mieux pour moi, la chute du récit a ainsi pu me prendre par surprise.

Et vous, Mister Patrick ? Comment avez-vous abordé cette histoire ?

P : Hum et bien figure-toi qu’un certain JP m’a un jour glissé nonchalamment dans l’oreille : « Hey Pat tu devrais lire CRUEL SUMMER, on y parle de JOY DIVISION ! » Comme le dit le célèbre adage : on n’appâte pas les Goths avec du vinaigre Disco ! Bref, il n’en fallait pas plus pour que je m’intéresse à ce TPB (Bon ok, il y aussi la référence aux BANANARAMA dans le titre, mais ça fait tout de suite moins crédible).

Paradoxalement même si j’avais déjà une profonde admiration pour Sean Phillips (son run sur HELLBLAZER a suffi à le faire briller pour toujours dans mon panthéon personnel – sans même parler de son passage sur SHADE THE CHANGING MAN), paradoxalement, disais-je donc, je n’étais absolument pas attitré par CRIMINALS ! Pourquoi ? Car, d’une part, le monde du Polar en général ne m’intéresse pas le moins du monde (ça commence mal) et d’autre part, sans vouloir critiquer la progéniture de Sean Phillips, j’ai trouvé l’esthétisme de l’œuvre très difficile d’accès tant la colorisation est faite à la truelle ! Les aplats de couleurs sont lourdingues à souhait et contribuent à plomber les pages, les rendant parfois à la limite du lisible. Les couleurs ne créent aucune atmosphère, ne soulignent aucun sentiment. Elles semblent simplement avoir été déposées (bâclées devrais-je dire) à la va-vite et en dépit du bon sens.
Bref, couleurs moches + Polar = Je n’avais pas envie de lire la série ! Comme quoi, il suffit parfois de bonnes références musicales pour me faire réaliser mon erreur… Mais j’y reviendrai plus bas. En tous cas merci JP de la recommandation.

Puisque l’on en parle, soulignons l’érudition musicale d’Ed Brubaker. Il a, en effet, déjà construit son recueil précédent MES HEROS ONT TOUJOURS ETE DES JUNKIES autour du morceau « Stevie Smith » de VIC CHESNUTT ! (Mince ce scénariste ne s’intéresse qu’aux suicidés !). Dans tous les cas c’est la classe. Ah oui et aussi, pour rester corporate, signalons aussi que la traduction est signée par un certain Alex Nikolavitch… Un Serbe parait-il.

Des êtres cabossés, au propre et au figuré…
© Image Comics

JP : Dès la fin du premier chapitre, l’aboutissement de l’intrigue est dévoilé : Teeg Lawless va tomber amoureux et, avant la fin de l’été 1988, il décédera en ayant la cervelle explosée… La destination étant connue, c’est le voyage qui passionne, avec tous les personnages rencontrés/retrouvés au fil des pages. Teeg Lawless, le vieux dur à cuire qui se prend à rêver d’une vie meilleure avec l’élue de son cœur, au grand dépit de Ricky Lawless, son fils cadet, qui voit d’un très mauvais œil l’idylle de son père avec Jane, la femme fatale qui tente de fuir son passé, personnifié par Dan Farraday, un privé qui va prendre son enquête très à cœur. Brubaker parvient à nous faire rentrer dans la tête de ses personnages : tous amochés par la vie, ils ont tous une motivation différente pour continuer à avancer. Leurs fêlures sont évoquées de façon concise, au détour d’une case ou d’une simple ligne de texte.

Votre avis sur le casting, Mister Six ?

P : Le casting est tout simplement l’intérêt principal du comics ! Paradoxalement, si le rythme est assez soutenu, il ne se passe en réalité pas grand-chose tout au long de ce TPB ! Ce sont bel et bien les personnages et leurs évolutions qui tiennent le lecteur en haleine ! Étonnamment, pour qui n’a jamais lu la série CRIMINAL (comme moi, donc) les protagonistes sont tout simplement détestables ! Ça tue, ça ment, ça trahit en toute impunité et sans l’ombre d’un remord. Pire que des anti-héros, les personnages sont des belles ordures et ont tout pour qu’on les déteste ! Et pourtant on ne peut pas s’empêcher d’éprouver de la sympathie pour ces racailles.

Le coup de génie de Brubaker c’est de situer l’intrigue dans le cadre d’une tragédie, comme tu le soulignais, dès le début on sait que leur destin sera tragique, prenant au passage un aspect d’expiation et de rédemption. L’auteur nous place dans la peau des personnages et leur incapacité à échapper à leur destin. Tous tentent de fuir, leur passé, leur présent et évidemment leur absence de futur… en vain !

Alignement : chaotique-mauvais
© Image Comics

JP : Au dessin, Sean Phillips ne me surprend plus guère mais il délivre toujours une prestation aussi solide que la crosse d’un revolver. Les décors sont fonctionnels, il n’y a rien de tape-à l’œil, mais de bars louches en ruelles sombres, le dessin nous promène et nous immerge dans l’action. Les expressions faciales sont remarquables et les regards des protagonistes convoquent toute la palette des sentiments humains : gêne, admiration, colère, confiance, fragilité, joie, désespoir… Les couleurs de Jacob Phillips contribuent à installer les ambiances. Son style est par endroit déconcertant, puisque ses aplats de couleurs ne suivent pas toujours le trait d’une silhouette ou la courbe d’un visage. Il utilise aussi les conventions implicites pour certaines scènes, comme lors de la fuite sur les toits de Ricky Lawless et Leo Patterson, lorsque Ricky tente un saut très risqué entre deux toits, sur un fond de ciel totalement rouge.

En dépit des couleurs, avez-vous quand même apprécié les illustrations, Mister Malcontent ?

P : Comme dit plus haut, je bloque légèrement sur la colorisation qui, à mon humble avis, est clairement le maillon faible du comics ! Donnez un vrai coloriste à ce TPB et vous obtiendrez un pur chez d’œuvre ! Au lieu de ça, aborder l’œuvre demande un véritable effort visuel, ce qui est très dommageable à l’histoire.

Pour le reste, Sean Phillips est au sommet de son art, son trait est bien plus subtil qu’il n’y parait. Il joue perpétuellement avec les ombres. Les pleines pages ténébreuses sont régulièrement impressionnantes. Le dessinateur n’a pas son pareil pour créer une atmosphère sombre, empêchant que les scènes de dialogues deviennent ennuyeuses.

JP : Au final, j’ai adoré cette plongée dans l’été 88 de CRIMINAL. J’ai parfois été déçu par d’autres séries qui teasaient un élément du passé qui aurait tout changé. Lorsque la révélation avait lieu, ça pouvait être le pétard qui faisait pschitt (par exemple dans 100 BULLETS) ou le mystère Scooby-Doo totalement improbable. Mais ici, tout est d’une grande cohérence et en même temps, il y a cette ironie, ces détails qui font toute la différence, ces dominos qui tombent l’un après l’autre, jusqu’à la chute finale. Par amour pour Jane, Teeg monte un dernier grand casse qui causera sa perte. Désireuse d’aider Ricky, Jane commet une erreur qui permettra à Dan Farraday de retrouver sa trace. Jaloux de Jane, Ricky la mènera vers un destin funeste. Ainsi, la mention de JOY DIVISION dans ce comicbook n’est pas le fait du hasard. De tous les personnages de cette histoire, on pourrait attester que « Love did tear them apart »…

Alors, Monsieur Six, un verdict ?

P : Non coupable ! Enfin si, mais bon on se comprend, hein… Cette œuvre est parfaitement étonnante et dépasse (heureusement) de très loin le cadre étriqué du Polar. Peu importe la forme, il est avant tout, question de transmission générationnelle ici. Loin d’être positive c’est surtout la transmission des péchés des pères qui est évoquée. Le cycle sans fin de la colère, de la violence et du sang à travers les générations. Chaque personnage se débat dans la toile d’araignée, prisonnier de son destin. Au final, personne ne trouvera le salut dans cette époustouflante spirale descendante. Du Joy Division pur jus donc.

C’est beau, l’amour filial !
(c)Image Comics

//////

La BO du jour, elle est sortie en 1983 et pas en 1988 mais on prévoit que ce sera une sorte de souffrance pour une partie du lectorat, alors…

24 comments

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour à tous les deux.

    Un team up mené de fort belle manière. J’ai décroché de CRIMINAL avec les numéros spéciaux sortis. A priori je n’en possède aucune de ceux présentés ici mais j’ai des doutes (je dois avoir quelques VO qui trainent au milieu de mes VF Delcourt).

    Je rejoins Patrick sur la colorisation. Grand fan des œuvres du duo depuis longtemps je n’ai guère gouté aux changements de coloristes au fur et à mesure. Cela a beaucoup perdu d’une manière général sur ce sujet.

    La destination étant connue, c’est le voyage qui passionne, avec tous les personnages rencontrés/retrouvés au fil des pages. Cela implique quand même de se rappeler ou d’avoir lu les CRIMINAL, non ? J’avoue avoir la flemme de m’y remettre, mais surtout pas forcément envie de lire des récits pour lesquelles je connais déjà le destin des personnages. Je n’arrive pas à voir ce que cela va m’apporter de plus, sauf à être complétiste ?

    . Ah oui et aussi, pour rester corporate, signalons aussi que la traduction est signée par un certain Alex Nikolavitch… Un Serbe parait-il. ah ah aha !!!!

    Une telle BO en ce moment alors que l’on se pèle les miches à la maison et en battant le pavé, c’est gonflé de votre part. Mon poêle ne vous dit par merci.

    • Patrick 6  

      Merci à toi 🙂 Je peux te confirmer qu’un nouveau lecteur peut prendre le train en marche sans se sentir perdu pour autant (bon évidemment certaines allusions passeront forcément à l’as, mais l’ensemble est parfaitement compréhensible). Pour le reste l’histoire c’est un peu le syndrome du Titanic : tu sais que le bateau va couler mais cela t’empêche pas de regarder le film 😉
      Pour la BO c’était les Bananarama ou Joy Division, curieusement JP a préféré ces premières ^^

      • Fletcher Arrowsmith  

        On voit bien qui est le numéro 1 dans votre Portmeirion personnel …. Mais je ne connais pas Joy Division. Je veux connaitre Joy Division.

        Je ne suis pas un nouveau lecteur (j’ai pratiquement tous les Brubaker/Philips jusqu’à fin 2021, PULP, il me semble) mais un lecteur, feignant, qui n’a pas envie de s’y remettre.

        • Jyrille  

          Commence par leur dernière chanson alors, celle qui a inspiré ce titre d’article : LOVE WILL TEAR US APART. Après tu écoutes leur reprise de SISTER RAY du Velvet Underground, puis DISORDER, NEW DAWN FADES, DEAD SOULS (reprise par Nine Inch Nails pour la BO de The Crow), ISOLATION (reprise par Therapy?), ATMOSPHERE. Et après tu seras chaud pour te lancer dans leur premier album, UNKNOWN PLEASURES.

          Ou alors tu te fais leur best of. https://en.wikipedia.org/wiki/The_Best_of_Joy_Division

  • Bruce lit  

    Malgré un faux départ entre Brubaker et moi, je suis devenu un inconditionnel des productions de ce duo depuis KILL OR BE KILLED. Merci de le remettre en avant. De mémoire, il n’y avait jamais eu de teampup entre JP et Patoche. Je ne comprends d’ailleurs ni ton aversion pour les couleurs de la série ni pour le genre polar Patrick.
    JP : c’est fou ce que tu m’apprends sur le fait que Brubie postait timidement ses productions sur manwithoutfear.
    La BO : pourquoi pas. Si l’on fait abstraction du clip ringard (les meufs qui dansent en téléphonant dans une cabine ou en réparant leur bagnole), c’est une chanson assez triste je trouve. Elle sonnait vachement bien dans le 1er KARATE KID.

  • JP Nguyen  

    @Fletcher : l’intérêt de cette histoire réside dans le traitement des personnages et de leurs caractères, pas dans l’intrigue.
    Et en même temps, j’ai été happé dans ce récit, très immersif, un autre exemple de  » ce que ça raconte importe moins que comment c’est raconté ».

  • Présence  

    Je n’ai pas encore lu ce tome de Criminal… mais même pas grave, je lis quand même l’article !

    Un amour de polar qui finissait mal : c’est un peu une catastrophe bligée depuis les polars des années 1930, en particulier ceux de Dashiell Hammett, et Moisson rouge (1929) en particulier.

    Joy Division / Bananarama : fight !!! Je constate en arrivant à la fin de l’article que c’est JP qui a gagné. Après avoir écouté la BO, je ne suis pas sûr d’avoir gagné au change par rapport à Joy Division, et pourtant…

    Colorisation à la truelle […] Son style est par endroit déconcertant, puisque ses aplats de couleurs ne suivent pas toujours le trait d’une silhouette ou la courbe d’un visage – Un parti pris de colorisation original, en décalage avec l’approche photoréaliste, ou celle aux milliards de nuances en dégradé. Il m’a fallu un peu de temps pour m’y habituer, mais ça donne une identité unique à la série et assez régulièrement, ça fonctionne étonnamment bien.

    Signalons aussi que la traduction est signée par un certain Alex Nikolavitch… Un Serbe parait-il. – The Bruce Lit connexion, une vraie mafia.

    La destination étant connue, c’est le voyage qui passionne : le voyage est plus important que la destination, life is journey, not a destination.

    Paradoxalement, si le rythme est assez soutenu, il ne se passe en réalité pas grand-chose : je suis toujours déstabilisé quand je lis qu’il ne se passe pas grand-chose, ou rien en plus de 250 pages.

    Le cadre étriqué du Polar : ah non mais, pardon, pas du tout étriqué. Brubaker a une immense culture polar, genre qu’il maîtrise comme peu d’auteurs et il s’en sert à chaque fois pour rendre compte d’une réalité sociale, avec sous-jacent un discours critique, voire contestataire, un vrai roman noir. Il connaît tellement le genre Polar qu’il sait en écrire avec toute la palette développée depuis les années 1920. Chaque récit de la série initiale s’inscrivait ainsi dans une sous-branche spécifique, différente des précédentes.

    Les protagonistes sont tout simplement détestables ! – Décidément, après Battlestar Galactica, voilà à nouveau une série aux personnages trop humains pour être admirables.

    • JP Nguyen  

      Ma nuance se fait entre le personnage imparfait et le personnage imbuvable. Avant cette histoire, Ricky Lawless était le truand cinglé, dans l’ombre de son père et de son grand frère. CRUEL SUMMER lui donne de l’épaisseur et le rend plus attachant, comme dans la scène où il revient dormir chez son pote Maître de Jeu de rôle…
      Je ne cherche pas à admirer des personnages, mais j’ai envie qu’ils me touchent, afin que leur sort m’importe. Dans ce tome de Criminal, Brubaker parvient à donner vie à quasiment tous ses personnages, animant ainsi un univers glauque, dangereux et fascinant.

  • Jyrille  

    Désolé les gars, ce livre, ainsi que les deux intégrales de CRIMINAL, sont dans ma BAL / PAL, donc vos avis me seront plus précieux après lecture… Je repasserai ici, mais je ne sais pas quand !

    La BO : je valide. J’aimais bien à l’époque (tain ça ramène de sacrés souvenirs) et j’aime toujours bien.

  • Tornado  

    Un team-up aussi concis et fluide, ce serait criminel de s’en passer… J’en reste baba.
    Aussi étonnant soit-il, et bien que j’ai toute la collection Delcourt des oeuvres du duo Brub/Phil dans ma bibli, je n’ai lu que le premier CRIMINAL ! J’avais adoré. Un de ces quatre je vais me lancer dans toute la série (et oui j’attendais que la série soit complète avant de me lancer justement pour ne pas être largué parce que dès le premier tome (qu’il faudra donc que je relise), on comprend que tout sera lié et qu’il vaut mieux tout garder en mémoire).

    Alors sinon je ne vois aucun souci avec la colorisation, perso. Avec ma déformation professionnelle, je dois être habitué.

    La BO : Punaise. Je ne me rappelais plus à quel point c’est du tout-synthé ! C’était pas un groupe de super musiciennes les Bananarama ? Je confonds avec les Bangles ?

    • Bruce lit  

      Tu confonds effectivement avec les Bangles.
      Tu peux de suite lire CRIMINAL : ce sont des histoires auto contenues un peu à la SIN CITY. La série pourrait continuer ou s’arrêter que ça ne changerait rien au plaisir de lecture et aux intriques.

  • JP Nguyen  

    Après avoir envoyé l’article, je me disais qu’on avait été très synthétique. On aurait pu tartiner sur notre scène ou personnage préféré. Mais l’essentiel est là et je crois que l’article retranscrit bien que, pour ma part, ce tome était un excellent moment de lecture.
    Et je suis content que Patrick n’ait pas non plus été déçu, pour un conseil d’achat à l’argument assez ténu (vas-y, ça cause Joy Division !)

    De plus, ce Teamup me rapproche de l’objectif de faire équipe au moins une fois avec chaque membre de la Team… 😉

    • Jyrille  

      Ah et j’aime bien votre titre (forcément…)

      • Patrick 6  

        En plus c’est JP qui a trouvé le titre ! Priceless 😉

  • Surfer  

    J’ai bien envie de me plonger dans cet arc puisqu’il peut se lire, indépendamment du reste de la série CRIMINAL et qu’en plus, il est compilé dans un seul et même volume.👍
    Alors, contrairement à Patrick 6, ce ne sont pas les références musicales qui me donnent envie de lire ce TPB…Mais plutôt le duo d’auteurs que j’ai adoré sur « FONDU AU NOIR »
    J’ai aussi beaucoup aimé la prestation de Brubaker sur Daredevil !

    La BO: Ça sonne très eighties…. Rien à dire c’est ce qu’il fallait pour cet article,
    Par contre, comme pour VENUS (qui est un autre tube du groupe) je l’ai trop entendu malgré moi ☹️. Il passait partout ! Et , vous remettez une couche 😠

  • doop  

    Un super team up ! Bravo ! Et super concis.
    En revanche, même si je reconnais la qualité, ca me tombe des mains à chaque fois. J’ai jamais rien pu finir de Criminal, Pas intéressé, pas mon univers en fait !

  • Alchimie des mots  

    Salut,
    Je pense l’avoir, au cas où, mes meilleurs vœux !
    Santé, bonheur, prospérité et beaucoup de comics!
    J’aime beaucoup le concept de cet article 👍🏾
    Toujours plaisant de lire des avis sur cette magnifique série et ses récits dérivés.
    Merci à vous !

  • Fusain  

    Hello,
    Un team up au cordeau pour un hommage sincère au duo Brubaker-Philips. Pas lu ce cruel été mais vous en faites une proposition qu’il sera difficile de refuser.
    La punchline hardboiled du jour est.pour JP « Au dessin, Sean Philips ne me surprend plus guère mais il délivre toujours une prestation aussi solide que la crosse d’un revolver. »
    Présence évoquait le patronage de Dashiel Hammet, et je pense également à Jim Thompson et Raymond Chandler quand je lis Brubaker.
    By the way, très envie de découvrir Friday qui vient de paraître chez Glénat avec Marcos Martin au dessin, dans un univers apparemment très différent.
    Bananarama, Robert de Niro’s waiting est une sucrerie toujours aussi savoureuse.

    • Eddy Vanleffe  

      @Matt
      Je vais me refaire FATALE pour la dimension fantastique…
      Est-ce que tu connais NOCTURNALS? Un big délire polar fantastique mâtiné de monstres Universal…

  • Eddy Vanleffe  

    Pffouuu…
    Très bon article.
    CRIMINAL m’a ennuyé, j’ai trouvé ça très bien écrit, mais bon un loser rencontre un autre loser, ensemble ils vont faire des mauvaises rencontres, prendre les mauvaises décisions et ça va (o surprise) foirer… Je trouve qu’il manque pour un moi un élément fascinant qui va me transporter. Je reste dans mes chaussons en lisant ça…pas de surprise, pas de moments forts, pas de réplique culte…
    Je vais sans doute m’y remettre un jour, mais je suis pas motivé…

  • phil  

    vous mettez le projo sur cet excellent duo, alors bravo à vous 2
    J’aime tout de ces deux là quand ils bossent ensemble

    • JP Nguyen  

      Hey, Phil, si tu repasses par là, je suis preneur de ton avis sur la colo de Jacob Phillips…

  • phil  

    Surpris au début, j’aime assez ce parti pris brouillon
    S’il systématise un peu trop le côté « je déborde exprès » je trouve qu’il donne une touche moderne au dessin par moment plan plan de son père, tout en ne le dénaturant pas
    Beau trio du coup au final

  • Glen Runciter  

    Je cite: « Cette œuvre est parfaitement étonnante et dépasse (heureusement) de très loin le cadre étriqué du Polar. »
    Faudrait m’expliquer ce qu’est « le cadre étriqué du polar ».
    Ce n’est pas grave mais les clichés ont la vie dure.

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *