Open Water (Richard Corben et Bruce Jones)

In Deep de Bruce Jones et Richard Corben

Une bouchée de BRUCE LIT

VO : Dark Horse

VF : Delirium

1ère publication le 14/01/19 – MAJ le 12/12/20

Attention, les spoilers seront aussi aiguisés que la Dent du Requin.

Un zeste de (requin) citron ! © Richard Corben / Dark Horse / Delirium

Un zeste de (requin) citron !
© Richard Corben / Dark Horse / Delirium

Notre article portera sur IN DEEP, une histoire de 10 pages parue dans le CREEPY # 83 des éditions Warren en 1976. Il s’agit de la dernière collaboration entre Bruce Jones au scénario et Richard Corben aux dessins.  Les non anglophones pourront trouver cette pièce en VF dans le volume 2 de EERIE&CREEPY PRÉSENTENT RICHARD CORBEN aux éditions Delirium dans un écrin de toute beauté. Car s’il fallait retenir un récit de ce volume, ce serait celui-ci qui a longtemps fait office de fan-favorite des deux maîtres de l’horreur.

Nous sommes en 1976. Steven Spielberg a réussi l’année d’avant avec son JAWS ce que seulement Hitchcok avait accompli avant lui : terroriser la planète entière et la dissuader d’aller se baigner (tandis que les femmes n’ont jamais repris une douche dans l’insouciance après PSYCHO). JAWS est un blockbuster, il en invente la définition et dévore sa place dans l’inconscient collectif dans des déclinaisons plus ou moins loufoques.

Celle qui nous intéresse, la bande dessinée ne sera pas en reste. En France, on retrouve le requin psychopathe et mangeur d’enfants dans les IDÉES NOIRES  de Franquin.  Son homologue Sergio Aragonès en fera de même dans MAD MAGAZINE dans des sketchs savoureux.  Chez les XMEN on ne comptera plus les fois où le Grand Blanc attaque Cyclope, croque (!) Magneto ou se fait déchiqueter par Wolverine.  Il était donc tout à fait normal que EERIE & CREEPY consacra un numéro entier aux Dents de la Mer.

Ne paniquez pas, c'est juste la fin du monde ! © Richard Corben / Dark Horse / Delirium

Ne paniquez pas, c’est juste la fin du monde !
© Richard Corben / Dark Horse / Delirium

Cette histoire qui fait à peine 10 pages est éblouissante de concision et de tension dramatique. Le prologue nous présente un survivant traumatisé recueilli par une flotte maritime.  Après cette brève présentation, le lecteur est immergé (!) dans un survival en haute mer : un couple assiste  à l’immersion de leur voilier. Les voici sur une bouée de sauvetage entourés de requins avec une seule bouteille de coca pour assurer leur survie.  Leur calvaire  peut commencer.

Il débute avec leur assertivité à ne pas céder à la panique et de se convaincre, sans y croire jamais,  que des secours vont arriver.  Nos amis font ce que l’être humain fait de mieux face à l’angoisse de mort : l’esquiver en abordant des souvenirs agréables portant sur des films qu’ils ont aimé, en faisant des devinettes ou en se rappelant de leur vie sexuelle. Mais cet effort de volonté, cette construction de notre civilisation s’effondre quand vient la nuit. La pyramide des besoins humains de Maslow le rappelle :  rien ne peut se construire si les besoins physiologiques primaires  (dormir, boire, manger) de l’être humain ne sont pas satisfaits.  L’amour, l’humour, l’art, la poésie de voir les étoiles scintiller au dessus de la mer, tout ça ne pèse pas lourd face à une nuit glaciale passée dans l’eau sans nourriture, ni espoir.

Lorsque le jour se lève, le héros voit sa femme mourir sans qu’il ne puisse rien y faire. Signe des temps : la femme est ici le maillon faible qui ne sait pas nager, qui souffre en silence et meurt la première.  Notre héros va désormais lutter contre les mouettes et les requins qui vont progressivement transformer le corps de cet être adoré en morceau de viande obscène.  C’est le dernier bien qu’il reste à protéger à notre héros, le vestige d’une vie dont il ne reste plus rien.  Lorsque les secours arrivent enfin, l’homme a triomphé des prédateurs mais il ne lui reste rien que la catalepsie pour finir sa vie.

L'horreur, l'horreur !  © Richard Corben / Dark Horse / Delirium

L’horreur, l’horreur !
© Richard Corben / Dark Horse / Delirium

C’est une histoire de civilisation comme dans tout bon Survival que Jones excelle à mettre en scène.  L’homme lutte contre les éléments, le premier prédateur de l’histoire de l’humanité (le requin) et les animaux les plus primitifs de la création : les oiseaux. C’est aussi un beau clin d’oeil à JAWS et aux  OISEAUX de Hitchcock. Deux films qui renvoient l’homme moderne à la peur primitive d’être attaqué, déchiqueté, dévoré.

On pourra chipoter sur les blocs de texte de Jones et son épilogue souvent vilipendé par les fans qui trouvent qu’il ne fait que de la redite. Je ne partage pas cette opinion. Car le texte de Jones est une fine analyse de l’espoir du héros qui sombre progressivement dans les abysses. Il s’agit, mine de rien, d’une histoire d’amour poignante  dont le twist régalera les amateurs de gore  et de romantisme sinistre.  Attaquer cette fin me semble même inapproprié tant il est vrai que les EENY & CREEPY avaient pour tradition les chutes toujours un peu lourdingues avec des blagues carambars.

Ce n’est pas le cas ici. Le narrateur refuse d’abandonner le coeur de Peggy qu’il a sauvé des requins. C’est, pour un lecteur sentimental, un geste d’amour ultime d’un homme dont la vie est de toute manière foutue. Car il y a Richard Corben à la mise en scène. Un drame incroyablement orchestré dans le découpage, le dessin et les couleurs. Il est souvent reproché à Corben la physionomie caricaturale de ses personnages. Pas ici. C’est même l’une des rares exceptions où ses héros ne sont pas des monstres hideux, laids d’apparence et d’âme. Corben soigne le physique de ses jeunes premiers, leur langage corporel et les expressions de terreur pour que le lecteur puisse compatir à leur histoire.

Une planche fabuleuse où Oiseaux et Requins dansent un ballet mortel. © Richard Corben / Dark Horse / Delirium

Une planche fabuleuse où Oiseaux et Requins dansent un ballet mortel.
© Richard Corben / Dark Horse / Delirium

Les angles de vue sont justes incroyables. En 10 pages, pas une seule fois la mer n’est représentée de manière identique.  Agitée, calme, noire et claire, solaire et ensanglantée, Corben enchevêtre volontairement le ciel et la terre pour raconter la chute de l’homme. Une chute où Poissons et Oiseaux semblent partager le même espace dans des plongées de caméra angoissantes où le héros est écrasé par les éléments. Et ces contre-plongées terrifiantes issues de JAWS où le corps humains est représenté du point de vue du requin. Corben alterne des flashbacks où Peggie est dessinée dans toute sa sensualité en plan large avant que de la découper en séquence hachée où le lecteur assiste impuissant à son démembrement par les mouettes. Il faudra attendre le BLACK FREIGHTER, 10 ans plus tard en 1986 dans WATCHMEN pour lire pareil cauchemar en pleine mer, c’est dire le niveau !

On dit souvent de Corben qu’il fut le maître des adaptations de Poe et de Lovecraft. C’est vrai mais ici, avec Jones il invente la meilleure suite des DENTS LA MER et quasiment le script de OPEN WATER, THE REEF ou INSTINCT DE SURVIE, ces films qui loin des couillonnades comme SHARKNADO ont évité à la sharksploitation de prendre l’eau.

Déjà vu ?

Déjà vu ?

—–

En à peine 10 pages Bruce Jones et Richard Corben réalisaient en 1976 avec In Deep la meilleure suite des Dents de la Mer qui ouvrira la voie au film Open Water. Une histoire toujours aussi terrifiante à découvrir chez Bruce Lit (avant de se ruer vers le volume Delirium pour se la procurer).
LA BO du jour
Et quand viendra le jour je deviendrai l’air et je deviendrai la mer
Et après son baiser, je rentrerai chez moi car rien ne pourra m’arrêter.

https://www.youtube.com/watch?v=UB_GbMQftkA

47 comments

  • Patrick 6  

    C’est sans doute le comics le plus court (10 pages, ça va ce n’est pas trop long) auquel ce blog a consacré un article !
    A titre personnel je ne suis pas du tout fan du travail de Corben car comme tu le signales je trouve souvent ses personnages disproportionnés (la tête est généralement trop grosse) et vaguement disgracieux !
    Ici cela ne semble pas être la cas.
    Le gars qui essaie de protéger la dépouille de son épouse me fait penser (en quelque sorte) au « Vieil homme et la mer » d’Hemingway. Sauf que c’est le reste d’un espadon en lieu et place de sa femme ^^
    Bon par contre me taper un épais volume pour ces 10 pages, je ne suis pas sûr que cela se produise dans l’immédiat 😉

    • Bruce lit  

      Le comics le plus court : Peut-être…Je garde souvenir de l’analyse d’une planche de Franquin.
      Le travail de Corben me fascine ; plus d’une fois ses couvertures et ses couleurs, ces couleurs incroyables, cette ambiance qui se dégagent de ses planches m’ont attiré. Plus d’une fois j’ai reposé les volumes Delirium en me disant que c’était pas mon univers ou trop cher ou que j’avais plus important à acheter. Mais chaque fois j’y reviens et il y a un mois j’ai sauté le pas et mazette, je n’ai pas regretté.
      Bien vu pour la référence à Hemingway.

      • Nikolavitch  

        au besoin, je pourrai te prêter Grave et Rat God…

        • Bruce lit  

          Je les ai déjà. C’est très bien aussi.

    • Matt  

      Oh mais dis donc Patrick, on aurait un point d’accord sur les anatomies de Corben ?^^
      N’aimant pas non plus son travail en général, j’ai cette BD dans la revue numéro 4 Fantastik, trouvable sur le net d’occasion pour quelques euros, si tu veux juste cette histoire et pas le volume entier (il y a aussi 4 ou 5 autres histoires indépendantes tirés de comics de chez Warren, mais pas de Corben. Elles ont toutes un lien avec la mer, les monstres marins, le thème de ce numéro 4 étant « les histoires de la mer »)

  • Présence  

    Bruce Jones et Richard Corben : 2 créateurs qui ont élargi mon horizon de lecture ; ça me fait très plaisir de les retrouver dans un article sur Bruce Lit.

    L’image d’ouverture me rappelle ma fascination pour le travail sur la couleur, une approche aussi exubérante que ses dessins, avec une richesse peu commune à l’époque. J’ai beaucoup aimé ton observation sur la diversité des représentations de la mer, jamais pareille. Voilà un degré extraordinaire d’investissement de l’artiste.

    J’ai découvert les histoires courtes de Bruce Jones dans des publications comme Ère Comprimée et L’Écho des Savanes spécial USA. Quand je suis passé à la VO, j’ai pu mettre la main sur quelques numéros de Twisted Tales, Alien Worlds, puis The Twisted Tales of Bruce Jones, publiés par Pacific, puis Eclipse. Je garde également un excellent souvenir de Somerset Holmes, graphic novel dessiné par Brent Anderson.

    • Bruce lit  

      @Présence : là, pour le coup je ne connais rien. Par contre dans la dite anthologie, il y a une autre histoire fabuleuse où une femme ne cesse de grandir jusqu’à atteindre une taille gigantesque. Ce qui m’a rappelé le bouquin de Matt Kindt.

  • Tornado  

    Ah celui-là je l’ai mais je ne l’ai pas encore lu (je n’ai lu que le tome 1). J’ai bien envie de le lire et de revenir écrire un commentaire après… 🙂
    Les images sont splendides en tout cas. Et c’est vrai que c’est reposant de voir Corben dessiner des personnages « normaux ».

    • Bruce lit  

      Étonnant, d’autant plus que Mattie Boy m’a dit que tu lui avais conseillé cette lecture.

  • Tornado  

    Et bien je n’ai lu que le 1° tome de chaque collection (Eery, Creepy, Vampirella, Corben et Wrightson). Depuis, seules trois suites ont été éditées (Eery 2, Creepy 2 et Corben 2). Elles m’attendent sur mes étagères…

    • Bruce lit  

      A propos j’ai fini la première saison de PENNY DREADFUL hier soir et c’est très bien.

      • Jyrille  

        Ah cool Bruce ! Je suis content pour Penny Dreadful !

        Welcome back Mattie !

    • Matt  

      Ici Matt depuis l’antichambre de l’enfer, là où attendent les morts en sursis.
      Euh…Tornado, cette histoire est dans le numéro 4 de la revue Fantastik. « histoires de la mer » ou un truc comme ça. Tu es celui qui m’a parlé de ces revues, et tu m’as dit avoir les premiers recueils. Je pensais donc que tu l’avais lue.
      mais ouais, même moi qui n’aime pas Corben, j’ai bien aimé cette histoire. Il ne dessine pas des anatomies toutes bizarres pour le coup et le récit marche très bien.

      • Bruce lit  

        @Mattie Boy Ça me fait plaisir de te voir braver tes vicissitudes actuelles (je ne les nommerai pas sur un espace public) pour venir te connecter. As-tu perçu toi aussi les analogies avec Open Water ?

      • Matt  

        Oui, ou encore The Reef.
        Le plus efficace c’est quand même ce côté horreur lié au fait que le mec reste accroché à ce qui reste de sa copine.

        Sinon je suis content d’avoir ce récit dans une revue parce que je ne suis pas assez fan de Corben pour acheter tout un recueil de lui. Mais les revues Fantastik sont devenues de petits trésors pour moi, pour « échantillonner ». Je ne tiens pas forcément à avoir l’intégrale des Eerie/Creepy, mais un recueil ou 2 + les revues Fantastik et je suis comblé.

        Encore faudra-t-il que je survive assez longtemps pour lire celles qui m’attendent à la maison.

  • Surfer  

    Quel plaisir de voir du Bruce Jones chroniqué. J’ai découvert l’auteur dans les revues Special USA – USA Magazine. Ses collaborations avec R. Corben ou B. Wrigtson sont toujours très réussies (mention spéciale pour son Jenifer qui a inspiré Dario Argento).
    Depuis, j’essaie de suivre toutes les sorties de cet auteur et je suis rarement déçu.
    J’ai bien aimé « la foire aux montres (Freak Show en VO) » , son run sur Hulk qui est devenu un classique et puis il y a cette petite histoire sur Spider-man  » Question d’honneur (Gentlemen’s agreement en VO) qui est absolument géniale mais malheureusement peu connue.
    .

    • Bruce lit  

      @Surfer : merci pour ce retour. Le run de Jones pour HULK a été chroniqué ici . Concernant Corben, il revient lundi prochain dans une interview du patron des éditions Delirium. Une délicieuse anecdote concernant Dario Argento t’y attendra.

    • Matt  

      Il y a pas mal d’histoires de Bruce Jones sympas dans les revues Fantastik, notamment le cauchemar de Mrs Agatha, tiré de Vampirella 72 (on est pas près de le voir chez Délirium celui là vu qu’on attend déjà le 17 depuis 3 ans)
      Une histoire d’une vieille dame qui rêve qu’on la cambriole, puis cela rejoint la réalité, avec un chouette graphisme. Paru dans le Fantastik N° 11 qui a pour thème « la peur, le courage »
      Du moins je crois que c’est du Bruce Jones.

      • Bruce lit  

        @Matt : concernant Vampirella, la réponse de Delirium relative à la parution d’un volume 2 t’attend lundi prochain dans l’interview de Laurent Lerner.

        • Matt  

          Ok.
          M’enfin même avec un volume 2, qui va probablement publier 15 ou 16 numéros, on est encore loin du 72^^
          C’est aussi l’intérêt des revues Fantastik. ça pioche dans des numéros souvent tardifs. Creepy 125, Eerie 94, etc.
          Pour les impatients et pour ceux qui veulent des échantillons sans acheter les 15 tomes qui seront (peut être) sortis d’ici 2030.

  • Tornado  

    @Matt : J’ai effectivement la plupart des revues Fantastik. Mais je suis loin de les avoir lues entièrement. Je ne me rappelais même pas de cet épisode (que j’ai donc en double), c’est dire !
    J’ai beaucoup lu ces magazines en transversale, lisant certains épisodes et laissant les autres pour plus tard. Enfin, comme d’hab, quoi… ^^

    @Surger & Bruce : Le Spiderman par Bruce Jones a également été chroniqué ici : Dans l’article sur la série Spiderman Tangled Web.

    • Matt  

      Bruce Jones a même fait un récit sur Conan pas mal du tout, après le départ de Roy Thomas. C’est une période ou il y a à boire et à manger et la qualité descend en flèche, mais les enfants de Rhan de Bruce Jones est une jolie petite histoire.

  • Jyrille  

    Faire un article sur une bd de 10 pages c’est déjà un exploit ! Je n’ai vu aucun film que tu cites et j’ai très envie de me ruer sur la réédition Delirium dont tu parles mais j’ai pas mal investi ces derniers temps, il faut que je me calme… Les planches sont magnifiques en tout cas et tu donnes très envie !

    La BO : super, il faut que je réécoute ça.

  • Surfer  

    @Bruce: merci pour l’info, j’attends avec impatience cette interview du patron des éditions Délirium qui au passage fait un excellent boulot. Pouvoir avoir tout ces classiques de la BD américaine dans de si beaux livres c’est toujours très appréciable.

    @Tornado: Je viens effectivement de lire ton excellente chronique sur la série Tangeled Web et je ne peux être que d’accord avec ton analyse sur le Spiderman de Jones.

  • Fab_5  

    On apprends toujours beaoupc de culture ici. Merci

  • Logan San  

    Salut, je vous lis depuis longtemps mais je trouve que cette reprise est laborieuse. Je m’explique : il n’y a pas eu d’articles thématique sur Marvel depuis facile 3 mois. Au lieu de ça il y en a que pour les indépendants et le cinema. La semaine dernière a été interminable avec Walking Dead. C’est se mettre le doigt dans l’oeil car ce qui fonctionne, tout le monde le sait, c’est du Marvel .DC. On attend chez Bruce lit des articles sur les TItans de Netflix ou Spiderverse, pas du Sankukai kitsch, du Doc Savage naze ou du vieux Richard Corben. Faudrait se mettre à la page ! On veut du Marvel !!!!!!!!!!!

    • PierreN  

      -D’après ce que disait le boss (dans l’interview de la fin de saison 5), Bruce Lit n’a pas forcément vocation à toujours être obligé de se conformer à l’actualité (à part Infinity War, la mort de Stan Lee et autres exceptions ponctuelles) et ainsi à suivre la même démarche que d’autres sites (le focus sur les adaptations comics au détriment du matériau source, le moderne privilégié au vintage, etc…)
      -Le crédo du blog vise au maximum de variété et d’éclectisme, c’est un élément intrinsèque de sa plus-value
      -La thématique de cette semaine inclut une série Marvel et une série DC (des séries périphériques ne portant pas sur des héros majeurs, mais qu’importe ça compte quand même)
      -Les rediffs de ces dernières semaines n’occultent pas les titres mainstream

    • Matt  

      Tiens ça me fait regretter de revenir maintenant ce message.
      J’ai presque l’impression que c’est une blague un commentaire pareil. Vous êtes conscient que vous réclamez des trucs à la mode et surtout pas de l’indépendant et des BD anciennes ? ça vous parait normal ? C’est comme ça qu’il faut être selon vous ? Baver devant les nouveautés à la mode et mépriser le reste ? Être un gentil mouton avec des ornières qui ne s’intéressent à rien d’autre que ce qui est matraqué dans les médias ?
      Je vous plains tiens. Vos centres d’intérêts sont visiblement uniquement dictés par ce dont les autres (et les médias) parlent.

      Si Sankukai redevenait à la mode d’un coup avec un reboot, alors d’un coup on serait des génies visionnaires ?

  • Logan San  

    Nul besoin de prendre la mouche, c’est vous qui vous ridiculisez sur ce site qui vaut mieux que ça. Black Panther, Aquaman, Titans, Wasp et Antman, Spiederverse vous en parlez jamais. Quand vous faites du MDCU c’est pour dire que c’est de la merde pour verser dans la nostalgie casimir avec Sankukai dont tout le monde se branle. Il faut accepter les critiques et évoluer. Entre Corben ou le Batman de Marini que vous zappez également, mon choix est fait.

    • Eddy Vanleffe....  

      Je ne peux parler que pour ma part:
      J’en ai plus rien à foutre de Marvel.
      Bruce m’a offert une rare opportunité d’écrire et de partager les choses dont j’ai envie de parler et dont j’ai l’audace de croire que mon point de vue ou mon analyse puisse intéresser quelqu’un.
      c’est une sorte de rêve en soi.

      Bruce lit n’est pas un site d’actu, mais plutôt des « miscellanées » de la culture pop en tout genre. comme nous aimons les comics, on en parle pas mal, mais c’est loin d’être notre seul source de plaisir.
      j’ai 41 ans et les thèmes abordés et surtout la manière dont ils sont abordés chez Marvel ne parlent plus que de loin en loin.
      Je préfère largement l’univers Valiant qui m’offre des histoires originales et variées, avec une dose de sophistication qui me sied.
      C’est vrai que du coup, ce que vous cherchez au quotidien ne figurent peut-être pas, mais parfois vous pourriez tomber sur un truc que vous n’auriez lu nulle part ailleurs. c’est ce qui m’a attiré ici en premier lieu.

      • Logan San  

        Le comble du snobisme est de préférer maintenant Valiant à Marvel. Je vous plains.Salut.

        • Matt  

          ça s’appelle une opinion que les gens ont le droit d’avoir. Il est autorisé de ne pas aimer Marvel, hein. Faut vraiment être con pour ne pas comprendre ça.
          Salut en effet. Ce genre de lecteurs, on s’en passe.
          Au moins ceux qui resteront seront peut être moins débiles.

        • Bruce lit  

          @Logan San : le comble de la maladresse est de donner une opinion respectable sur un ton un peu donneur de leçon mais c’est pas si grave venant de Wolverine ;).
          Je veux juste te dire ce qui est dommage : c’est que tu te manifestes alors que tu sembles aimer notre travail pour « juste » le critiquer. De mon experience, il n’y a rien de mieux pour braquer les gens. En 6 ans, on en a fait des choses sans avoir aucun retour ni en bon ni en mauvais.
          Ta remarque me semble injuste sur quelques points : si tu aimes Blit, c’est parce que le contenu est sensiblement différent des sites d’actu. Je n’ai, je l’ai dit, ni l’envie, ni les moyens de faire de l’actu. Un article par jour sur de l’actu ? Impossible !
          Par contre mis à part les films XMEN, j’ai vérifié : tous les MDCU passés en revue sur le blog ont été encensés. S’ils sont cassés, c’est surment de mon fait parce que je m’en fous de ces films. Et je suis souvent ramené à la raison par Mattie Boy, le gars avec qui tu te frittes, qui les défend très justement.

          Ma ligne éditoriale est ce qu’elle est mais je pense qu’il y a malentendu :
          Ceci n’est pas un site de comics mais une discothèque ! On y passe des tubes, des classiques, des trucs inconnus, des merdes ringardes et du kitch nostalgiques. Pendant les slows on attend son tour…On a du rock après Cloclo !
          Ceci n’est pas un blog de reviews mais un atelier d’écriture qui permet à chacun d’écrire ce qu’il veut quand il veut comme il veut s’il le veut.
          Ceci n’est pas un site de comics mais un club entre un potes qui faute de retour en adéquation entre le nombre de lecteurs présents mais silencieux discute entre eux quitte à en oublier les autres et se défendre les uns les autres.

          Ceci est un site de Comics et bien plus et rien de moins.

          Bien à toi

          (Snikt).

        • Eddy Vanleffe....  

          moi qui voulait temporiser, je ne m’attentais pas à une réaction hostile…

          mais juste sur un point: Evidemment que je préfère Marvel dans l’absolu. mais aujourd’hui je me suis dirigé d’avantage vers Valiant. pour un tas de raisons.

          – je suis un grand fan de Trevor Hairsine, Doug Braithwaite Mico Suayan etc…
          -les thèmes sans être « gore à mort » sont plus sérieux que chez Marvel actuellement.
          -J’apprécie vraiment les scénaristes Joshua Dysart, Fred Van Lente et Matt Kindt
          -L’univers est pour l’instant cohérent et n’est pas encore tombé sous la complexité et les résurrections nawak.

          les couleurs, le côté cartoony et perpétuellement méta des chez Marvel ne font plus vibrer.

          C’est la première fois qu’on me traite de snob… C’est perturbant.

    • Matt  

      On se ridiculise parce qu’on ne parle pas de Marvel ? Mais vous avez vu ça ou que c’était un blog dédié à Marvel ou DC ?
      Je prends la mouche parce que vous vous pointez en disant ce qu’on blog devrait faire. Et pour vous c’est parler des blockbusters cinéma récents et en rapport avec la mode super héros. Et ? C’est tout ? Votre horizon se limite à ça ?
      Vous avez le droit après tout, mais pas de vous pointer en expliquant aux gens de quoi ils doivent parler. Vous pourriez vous intéresser à d’autres trucs, ça vous ferait peut être du bien de voir qu’il existe autre chose que les super héros.
      Et si vous ne voulez pas, ok. Mais nous, on a le droit de parler d’autre chose que des trucs à la mode.
      Et dans un sens, ça nous permet aussi de parler de choses dont on parle nulle part ailleurs. Il n’y a pas assez de sites qui parlent des derniers films sortis ?

  • Logan San  

    Je m’excuse si je vous ai fachés ou vexés. Je pensais juste donner un bon conseil, pas troller. Je vous lis souvent et du coup j’avais envie que vous alliez plus loin. Bruce ta réponse est kiffante, désolé encore.

  • JP Nguyen  

    @Logan San : « ce qui fonctionne, tout le monde le sait, c’est du Marvel .DC. »
    Bruce Lit est un site gratuit. Un article lu 2 fois ou 200 fois, ça nous ramène la même thune. Que dalle. On cherche pas particulièrement l’audience, on partage sur ce qu’on a lu, vu voire écouté.
    Et avec le temps, et à quelques exceptions, on préfère parler de ce qu’on aime plutôt que ce qui nous a fait gerber. Si il y a beaucoup moins de Marvel/DC qu’aux débuts du blog, c’est que dans la Team, on est de moins en moins nombreux à en lire.
    J’ai lu le Batman de Marini. Je pourrais même envisager d’en faire un article un jour, quoique je ne suis pas sûr d’avoir quelque chose de super original à dire dessus (je trouve que c’est très bien, avec quelques bémols). Mais si je fais l’article, ce sera par envie de partager, pour le plaisir d’écrire et d’être lu, d’échanger dans les commentaires.
    Pour le plaisir et pas parce que ce serait ce que le lectorat nous « commande ».

  • Matt  

    @LoganSan : Bon…déjà c’est bien de se calmer. Je me calme aussi alors.
    Le truc c’est que les conseils, selon comment c’est formulé, genre « bougez vous, faut se mettre à la page » ça peut paraitre vachement méprisant ou prétentieux. Comme si on ne savait pas ce qu’on fait. Non, ce qu’on fait, on le fait en toute connaissance de cause, on parle de trucs qu’on aime, même vieux ou ringards (pour certains^^)
    Et le rythme de parution (1 article par jour quand même), ça permet justement d’explorer plein de trucs sans rester 6 mois sans parler de Marvel ou de choses plus mainstream. Certains blogs publient un article par mois, alors bon…faut être patient aussi, il y aura encore surement du Marvel puisque Présence n’abandonne pas les nouveautés. Et moi j’ai 3 ou 4 articles sur du Marvel des années 2000 en coulisses qui attendent d’être publiés.

    C’est juste qu’il y a plein d’autres trucs qui nous intéressent, voilà tout^^

  • Tornado  

    Voilà, je l’ai lu (je l’ai effectivement en double !). En fait tu as déjà tout dit dans ton article. La seule chose qui m’a surprise, c’est que l’ensemble est encore plus noir, cruel et désespéré que ce que j’en avais perçu !
    Le premier scan n’est pas dans la BD. C’est une couverture.

    • Matt  

      Le pire c’est même pas les requins je crois, c’est le coup des mouettes^^

    • Bruce lit  

      Tu trouveras le scan en question Tornado à la fin de l’anthologie Delirium.

  • Tornado  

    Oui oui, c’est que je disais : Il s’agit de la couverture d’un N° de Creepy (celui avec Indeep dedans j’imagine).
    C’est étonnant : Dans le magazine FANTASTIK dont parle Matt (le N°4), ce même épisode est publié avec les planches en décalé par rapport à l’édition Delirium. Dans cette dernière édition, le prologue est à droite et la planche suivante est de l’autre côté. Dans le FANTASTIK, le prologue et la 1° planche en couleur sont côte à côte, respectivement à gauche et à droite.

    • Matt  

      Oh bah c’est des trucs qui arrivent assez souvent ça.
      Genre quand Panini ne met pas les couvertures et décale toutes les pages par rapport à la VO^^
      Ce qui les oblige parfois à ajouter une page de rien du tout lorsqu’ils se retrouvent avec une double-page au mauvais moment…
      Pour savoir qui a raison en l’occurence, encore faudrait-il mettre la main sur le magazine Creepy VO^^
      mais au final on s’en fout un peu non ?

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