Roll With It (Die)

Die de Kieron Gillen, Stéphanie Hans et Clayton Cowles

Un numéro hors-série de Chroniques d’Outre Monde dirigé par CYRILLE M

VO Image Comics

VF Panini

(c) Image Comics, Panini Comics

DIE est une bande dessinée en vingt épisodes publiés de décembre 2018 à septembre 2021. Il s’agit d’une œuvre de comics « creator owned » conçue par Kieron Gillen au scénario, Stéphanie Hans au dessin et aux couleurs et Clayton Cowles au lettrage de la version originale. La (très bonne) traduction en français est le fait de Makma / Mathieu Auverdin. Elle est disponible en quatre TPB (« trade paperback ») de cinq épisodes chacun. Ces quatre tomes forment la base de l’édition française. Leurs titres sont, dans l’ordre, Mortelle Fantasy (Fantasy Heartbreaker), Scission (Split the Party), Le grand jeu (The Great Game) et Acceptation (Bleed). Une édition omnibus de la version originale est prévue pour novembre 2022.

Les lignes suivantes dé-voilent à peine cette campagne.

Ça l’est dit dès la préface – non signée – du premier tome : DIE est l’histoire d’une obsession. Celle que nous connaissons toutes et tous, nous qui nous retrouvons sur des blogs geeks ou des forums à discuter musique, bédés, comics, mangas, films, séries télé ou jeux de toutes sortes : vidéo, de société et de rôles. Celle qui nous anime et nous passionne, pour le partage, pour rencontrer d’autres obsédé(e)s, pour comprendre, trouver les clés, les métaphores, et ainsi se confronter à nos besoins non vitaux pourtant primordiaux.

Après l’obsession du rock avec sa première vraie bd (c’est lui qui le dit) PHONOGRAM (pas lue), c’est donc à celle du jeu de rôle que s’attelle Kieron Gillen avec DIE. Première nouvelle : die, en Anglais, ne signifie pas seulement « mourir » (comme dans NO TIME TO DIE), mais également « dé », comme le dé à jouer, « dice » étant le pluriel, en fait.

L’aventure en bleu (comme toi)
(c)Image Comics, Panini Comics

L’histoire commence donc naturellement avec la création des personnages. Ils sont au nombre de six : Dominic, le narrateur, est surnommé Ash. En cette année 1991, accompagné de sa petite sœur Angela, il fête ses seize ans chez son meilleur ami Solomon, surnommé Sol, où il retrouve ses autres compagnons Isabelle, Chuck et Matthew. Sol a inventé un nouveau jeu de rôle dont il sera le maître afin d’égayer la soirée. Malheureusement, le fantastique s’en mêle et tels les protagonistes de JUMANJI, ils se retrouvent tous les six dans le jeu censé être imaginaire. Deux ans plus tard, seuls cinq en reviennent : Sol a disparu et Angela n’a plus de bras droit. Il est impossible pour eux d’expliquer ce qu’il s’est passé. Vingt-cinq ans après leur retour, Ash, marié sans enfant, reçoit un cadeau le jour de son anniversaire, qu’il ne célèbre jamais : le dé magique à vingt faces de Sol. Il rappelle ses camarades d’infortune, tous devenus adultes et ayant des problèmes personnels ou professionnels à gérer. Bien évidemment, ils vont y retourner : pourront-ils sauver leur ami cette fois-ci ?

Tout au long des vingt épisodes, nous suivons cette confrérie dans le monde d’Aléa, celui du jeu de rôle inventé par Sol. Ce monde à la forme d’un immense dé à vingt faces regroupe des styles disparates : le monde technologique presque steampunk de l’Eternelle Prusse, la guerre des tranchées, la ville d’heroïc fantasy idéale de Verdopolis et ainsi de suite. Dans ce jeu, chaque type de dé n’est utilisé que par un seul joueur. Gillen les caractérise par des stéréotypes (la fille forte et indépendante, le gars intelligent et déprimé, le bouffon chanceux, la geek divorcée) mais également par la symbolique du dé qui leur est associé. Ainsi, Angela, ayant choisi d’être une cyberpunk avec un bras mécanique, possède le dé à dix faces, qui n’est devenu populaire qu’au cours des années 80 et le seul à ne pas être un solide de Platon. Le dé à douze faces est lié à la Dresseuse de Dieux, le nombre douze pouvant être associé aux douze olympiens ou aux signes astrologiques : des images religieuses.

Si vous n’aviez pas compris, le patron, c’est le dé (Alerte ! Phrase à double sens !)
(c) Image Comics, Panini Comic

Tout cela est précisé dans les nombreux bonus de chaque tome : en plus de magnifiques couvertures alternatives et de croquis, plusieurs articles complètent la lecture. Ils peuvent être des entretiens de concepteurs de jeux ou les réflexions des auteurs sur leur œuvre : Hans est clairement la co-créatrice de cet univers. Loin d’être rébarbatifs, ces textes sont passionnants, éclairant la bd d’un autre angle. Ainsi, le concept de DIE va bien plus loin : tout à son obsession, Gillen en a fait un jeu de rôle dans lequel les participants jouent une personne du monde réel qui se retrouve piégée dans un jeu de rôle, reprenant le point de départ du comic book. La création de ce jeu et ses obligations inhérentes sont elles-mêmes relatées dans les addenda.

Cela semble donc ludique, mais le ton de l’histoire ne l’est pas du tout. S’agissant d’adultes souvent amers, leurs aventures n’ont rien d’enthousiasmant. Au contraire, connaissant tous les clichés des scénarios autant que les déceptions, qu’elles soient dans un monde ou l’autre, ayant vécu la perte de leurs idéaux, les personnages de Gillen font tout pour pervertir le monde d’Aléa et les règles imposées par Sol. Les adultes font souvent ça pour s’en tirer. Aucune surprise donc lorsque l’on se rend compte que Hans et Gillen évitent toute description des combats : ceux-ci ne durent jamais plus de trois cases. Les décisions prises par les aventuriers d’Aléa en deviennent rafraîchissantes pour des lecteurs adultes : pas de méchant du mois, pas de frissons en suivant un héros trop connu, simplement des gens face à leurs contradictions.

Aidée par les superbes couleurs directes de Stéphanie Hans, utilisées sciemment et souvent lourdes de sens, la bd navigue constamment entre horreur et émerveillement. Les pensées et explications du narrateur nous rappellent sans cesse le tragique de la situation. N’étant plus des adolescents en éveil et confiants en l’avenir, les joueurs ne se bercent pas d’illusions ou de victoires métaphoriques. Ils jouent littéralement leur vie.

Bon, on va où maintenant ?
(c) Image Comics, Panini Comics

Lorsque vous ouvrez un jeu de rôle ou un livre dont vous êtes le héros, les illustrations en constituent un élément central. Elles seules peuvent aider les participants à se projeter dans le monde imaginaire, fournissent des canevas sur lesquels extrapoler et embrasser l’idée principale et le ton général, ce qui s’avère fondamental pour ce type particulier de jeux. Le choix de l’artiste s’en révèle très important, et l’autre force de DIE tient dans les dessins de Stéphanie Hans. Son style s’appuie énormément sur la couleur directe, son trait peint avec très peu d’encrage confère une identité visuelle propre au comics. Son aspect éthéré insiste sur l’intangibilité racontée, sur le merveilleux des événements. En plus de fournir de splendides planches très iconiques, elle crée un univers cohérent – malgré des éléments déjà vus sous de multiples formats – en y appliquant un vernis onirique.

Hans choisit donc la suggestion plus que la représentation. Cette direction artistique paraît logique et parfaitement compléter le postulat de départ de Gillen. Mais elle parvient également, sans apparente difficulté, à utiliser un autre style de dessin lorsque le récit a besoin de retours dans le passé, narre un souvenir ou des leçons historiques. Elle peut alors délivrer un style semi-réaliste plus classique et encré tout en lui conférant une typologie précise, comme l’Art Nouveau.

Entre les illustrations denses et patinées, les nombreux blocs de texte, les informations égrenées au compte-goutte par le scénariste et de nombreux visages d’anonymes, la lecture de DIE apparaît ardue à certains moments. Surtout lorsque l’on ne sait pas où se dirige l’histoire, quelles sont les connexions, Ash et les autres s’évertuant à être les plus imprévisibles possibles et leur obscur passé dans Aléa revenant sans qu’il soit possible d’en appréhender la portée. Mais là où Gillen atteint son objectif, c’est lorsqu’il introduit dans son récit fantastique une réflexion sur l’imagination tout en relatant l’histoire des jeux. Il met ainsi en scène les liens littéraires évidents et ceux moins attendus de célèbres créateurs de fictions avec les mécaniques du jeu et de son univers. Et ceci va bien au-delà des citations mises en exergue avant chaque épisode. En n’oubliant pas de donner une psyché à chacun des aventuriers, posant quelques questions sociétales ou philosophiques au détour de dialogues sans prolonger le débat, il semble évident après lecture que les auteurs aient eu besoin de tant d’espace et de mots pour emballer de tels cadeaux.

Que ce soit dans l’écriture, le dessin ou la structure dans son ensemble, le travail fourni est titanesque. Vous vous demandez sûrement si la méconnaissance des jeux de rôles et de leur jargon pourrait être un frein à la lecture de DIE. Je ne le pense pas. Peu de termes sont utilisés et le contexte suffit à leur compréhension, surtout que Gillen développe des concepts que je ne connaissais pas, telles les classes des personnages, différentes des classiques Paladin, Clerc ou Voleur. Il vaut mieux connaître les nombreuses références à Tolkien et à pas mal de pop-culture. En revanche, grâce aux articles complémentaires, j’ai énormément appris sur l’origine de ces jeux ainsi que sur leur actuelle vigueur, l’existence des jeux en ligne, de ceux téléchargeables ou encore des parties que vous pouvez suivre en direct ou en différé. En plus d’être un divertissement original totalement validé par une seconde lecture, DIE fait presque le tour de la question ou au moins, élabore un tableau quasi complet du sujet à l’heure actuelle.

La BO du jour n’est pas le titre de Oasis qui m’a donné celui de l’article mais une chanson inspirée par le roman L’HOMME-DÉ de Luke Rhinehart, ce qui se voit bien dans le clip.

48 comments

  • JB  

    Un jour, DIE sera mien. Les couvertures et previews m’ont toujours donné envie et cet avis très positif confirme les échos que j’en ai eu.

    Une note quand même : je trouve intéressant le principe de l’histoire (le jeu devient réel pour les protagonistes) quand l’une des premières controverses liées au JDR est le mythe urbain selon lequel un étudiant se serait donné la mort en confondant une campagne de D&D avec la réalité (rumeur retranscrite dans LES MONSTRES DU LABYRINTHE)

    • Jyrille  

      Merci JB, j’espère que tu reviendras ici donner tes sentiments une fois lue ! En ce qui concerne les gens qui se suicident à cause des jeux (de rôle ou vidéo) ou du rock (à la séparation des Smiths ou lorsque les fans de Metallica prennent FADE TO BLACK trop au sérieux) je pense que l’excuse est trop facile. Ce n’est pas prendre ses responsabilités que de faire des généralités, mais bon, ce n’est pas nouveau.

  • Matt  

    Intéressant.
    Mais je ne sais pas si c’est pour moi.
    Je n’ai jamais fait de JDR, j’ai un peu de mal avec le roleplay, et puis faut connaitre des gens pour en faire.
    Les concepts ne me sont pas étrangers du tout cela dit, ce sont souvent les mêmes que les jeux vidéo de type RPG (sauf qu’il n’y a pas de hasard avec les dés, mais les classes de perso, les stats, les aptitudes propres, tout ça je connais)
    Mais en BD je ne sais pas…je ne suis pas plus attiré que ça. Les dessins, les tonnes de texte explicatifs, ça fait pas trop rêver. Après peut-être que les planches choisies de rendent pas justice au truc mais ça me donne plus l’impression d’un guide illustré qui serait joint à un vrai jeu auquel jouer tu vois^^
    « ok cool c’est les persos, leurs dés, leur histoire…bon il est où le jeu ? »

    Tiens c’est marrant ton lien vers la chaine de Mahyar. Je connais ce MJ.

  • Doop O'Malley  

    j’avais vraiment beaucoup aimé au départ mais je me suis perdu en route. Superbes dessins. il faudra peut être que je les reprenne. Merci pour l’article qui réveille mon interêt.

    • Jyrille  

      Merci Doop ! C’est cool si je t’ai redonné envie. Tu nous diras ce que tu en as pensé si tu replonges ?

  • Tornado  

    Mon désintérêt pour les jeux de rôles risque de me tenir éloigné de la chose mais c’est sûr que ton article montre bien en quoi c’est original, impressionnant et virtuose. Il y a un je ne sais quoi de Stephen King dans le pitch (en fait je sais, c’est ÇA…), et sans doute d’autres auteurs avec lesquels je n’arrive pas à faire la connexion consciemment.
    20 épisodes c’est cool. Une bonne moyenne. En médiathèque ?

    La BO : Fan for life. Je ne connaissais pas la réf’ ! (comme disent les jeunes. une nouvelle expression apprise ce week-end : « J’ai trop le seum » !)) 😀

    • Jyrille  

      Je pense que tu peux aimer sans t’intéresser aux jeux. Ca a été le cas pour Présence, et je ne suis pas sûr qu’il soit adepte des jeux de société en général. Pour CA tu as complètement raison, j’ai trouvé la même référence sur l’article idoine sur top comics [https://topcomics.fr/die-tome-1-reussite-critique-pour-kieron-gillen-et-stephanie-hans]

      Détrompe-toi, c’est dense à lire, même si il n’y a pas non plus des tonnes de textes (c’est pas Blake et Mortimer). Pour la BO, j’ai vérifié sur le site, et la seule autre occurrence sur le roman L’HOMME-DE vient de toi ! Content de t’apprendre un truc 😉

  • Matt  

    J’ai feuilleté en VO sur un site.
    Bon en fait ça semble cool. J’avais peur qu’il n’y ait pas tant de pages de BD que ça, et plein de dossiers et explications, et des artworks trop abstraits. Tu en montres peu dans l’article, et je sais que tu aimes les concepts abstraits où les BD ressemblent à peine à des BD mais plus à des albums illustrés. Donc j’étais pas sûr…

    • Jyrille  

      Merci Matt ! Alors oui, je me suis peut-être mal exprimé, mais c’est une vraie bd, jamais perturbée par des schémas ou autres explications du jeu comme pourrait a priori le faire Hickman sur les derniers X-Men. Le premier scan ici présent en atteste. La page avec les patrons de dé que j’ai choisie est en fait la page de présentation des personnages principaux à partir du tome 2, comme c’était le cas avec WALKING DEAD par exemple. Mais il y a beaucoup de pleines planches aussi, ou alors avec un insert en bas.

      Pour les jeux de rôles, je ne pratique plus, mais des fois j’aimerais bien retenter. Comme tu dis, il faut trouver des gens, et de préférence des gens avec qui on s’entend bien.

  • Surfer  

    Ces comics ne sont pas pour moi, malgré le bel article dédié et les éloges.
    Comme Matt, je ne me suis jamais intéressé aux jeux de rôle et il est peu probable que je m’y intéresse aujourd’hui 😔
    Par contre, une chose qui m’a toujours fasciné est les conséquences que peut avoir une décision prise sur un coup de dé.
    Et j’ai tout de suite pensé à l’ALCHIMISTE de Paolo Coelho: Dans ce roman philosophique, il est question de 2 pierres OURIM et TOUMIM, une blanche et une noire. Celles-ci vont guider le héros. Il en sortira une de sa poche lorsqu’il aura des difficultés à prendre une décision objective ! La noire signifiant OUI et la blanche NON ( Ou l’inverse 😀😀😀).

    La BO : Pour le coup, ce titre de TALK TALK est parfaitement choisi.
    Je dois avoir 2 albums du groupe dont celui d’où est issue cette chanson. Lorsque j’écoute l’album, je suis toujours aussi impressionné par la pertinence de la mise en scène de sons capturés à des animaux. C’est original et… ça le fait vraiment bien 👍.

    • Jyrille  

      Merci Surfer ! J’ai lu l’Alchimiste, je sais exactement quand (j’étais à l’armée) mais je n’en ai aucun souvenir, merci de me rappeler ça. La bd reste très adulte et à mon avis, si la question des choix te taraude, elle ne peut que t’intéresser.

      Pour la BO, je t’invite à cliquer sur le dernier hyperlien (« clip »), il te renverra vers mon article sur l’avant-dernier album du groupe, SPIRIT OF EDEN.

      • Tornado  

        SPIRIT OF EDEN : chef d’oeuvre !!!

      • Surfer  

        Je ne savais pas que lien hypertexte « clip » permettait d’envoyer vers un article sur SPIRIT OF EDEN. Merci de me le signaler, sinon je n’aurais jamais cliqué.
        C’est le 2ème Album du groupe que je possède et je l’aime beaucoup.
        Je viens de lire ta chronique et je trouve que tu fais une très belle analyse. Notamment lorsque tu évoques la couverture de l’album..Bravo 😉👍

        • Jyrille  

          Merci beaucoup Surfer, content de savoir que tu as aussi ce disque (je ne l’avais pas retenu dans ta longue liste Discogs) !

  • Le fils  

    J’ai la chance de découvrir le jdr papier en même temps que ce comic, tout et travaillé et pensée avec minutie, je suis presque jaloux de ne pas jouer un des perso et de faire un simple D&D.
    hâte de dévorer la suite merci pour la chronique
    point bonus pour la BO

    • Jyrille  

      Oh yeah !! Est-ce bien toi qui a pris les 4 tomes ce week-end ?

      • Le fils  

        Je ne peux rien te cacher ahah

  • Jyrille  

    Hello tout le monde, merci déjà beaucoup pour les retours ! Je reviendrai plus tard vous répondre à chacun en détail 😉

  • Matt  

    C’est marrant le monde « d’Aléa »
    C’est le même choix de traduction que dans le jeu LOST IN RANDOM. Le monde de Random = le monde d’Aléa en français.
    Là c’est le monde de Die qui devient le monde d’Aléa.
    Bon les gars…
    Le monde de Dé aurait été bizarre certes, sans le double sens.

    • Jyrille  

      Oui, j’aime beaucoup cette traduction, qui tend donc vers aléatoire, même si dans les derniers épisodes ils font aussi référence au jeu sous le nom de Die.

  • Jyrille  

    J’ai oublié de préciser que

    1) j’avais mis un lien sur l’article du blog sur les JDR (celui de JP, Eddy et moi-même) sur les mots « Chroniques d’Outre Monde » mais il n’est pas passé. Je note de ne pas mettre de lien dans cette partie de l’article.

    2) A ma seconde lecture, je n’ai pas relu les articles et les bonus et ça passe nickel, j’ai vu plus de liens et références dans l’histoire elle-même, et je suis certain qu’il y en d’autres que je n’ai pas encore vus.

    • Matt  

      Déjà lu 2 fois ?

      Si jamais je me penche dessus, ce sera avec l’édition de novembre. ça fera moins cher.

      • Jyrille  

        Yep, deux fois en VF. En VO, j’aurais beaucoup plus pris de temps…

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour Jyrille,

    j’ai lu le premier tome et je me rappelle très bien avoir apprécié cette lecture novatrice, âpre et complexe. D’ailleurs je m’y étais repris à deux fois. Gillen n’est pas forcement le scénariste le plus simple à suivre mais il reste quand même plus accessible que des Hickman, Ellis mal luné ou Morrison. Le comics est exigeant, dans le bon sens du terme.

    J4avoue ne pas forcément saisir les débats sur connaitre ou pas les jeux de rôles. après tout quand je vois le nombre de spectateurs devant un film de super héros alors que nombre d’entre eux (la plupart ?) n’ont jamais ouverts un seul comics. Je dois dire que c’est même un argument décisif , s’immerger dans un univers inconnu, voyager, sortir de sa zone de confort.

    Hans choisit donc la suggestion plus que la représentation. Cette direction artistique paraît logique et parfaitement compléter le postulat de départ de Gillen voilà, cela sort des sentiers battus. Je peux admettre par contre que graphiquement c’est superbe mais comme pour le scénario, il faut s’accrocher sur certaines planches. Cela ne m’a pas dérangé, cela tend même vers du Franco Belge.

    Bon reste que les tomes 2 à 4 sont toujours dans mes souhaits d’achat. Financièrement je n’avais pas pris le tome 2 à l’époque ….. mais le tome 1 est toujours dans ma pile à relire. Donc ton très bon article me pousserait presque à modifier mes achats pour les semaines à venir.

    • Jyrille  

      Merci Fletcher ! Ca fait plaisir de savoir qui d’autre l’a déjà lu, au moins partiellement.

      « saisir les débats sur connaitre ou pas les jeux de rôles. après tout quand je vois le nombre de spectateurs devant un film de super héros(…) » Ah mais tout à fait. Super argument, que j’aurais dû moi-même utiliser pour convaincre un peu plus.

      « s’immerger dans un univers inconnu, voyager, sortir de sa zone de confort. » Voilà, tu as tout dit, un grand merci ! Comme tu le soulignes, cela demande des efforts mais ça en vaut la chandelle. Je crois que je n’avais pas lu de comics aussi élaboré depuis LOCKE AND KEY.

      • Fletcher Arrowsmith  

        Je suis un très grand fan de LOCKE AND KEY. Assurément un des comics (en tant que série) qui m’a le plus marqué ces dernières années.

  • Eddy Vanleffe  

    Un peu de CA, un peu de Jumanji et beaucoup de références JDR, je vais peut-être redonner une chance à Gillen que je n’aime pas du tout d’habitude
    tu me l’as presque vendu… 4 tomes…ça se tente
    Thanks!

    • Jyrille  

      Merci Eddy ! J’espère que tu pourras tenter avec une médiathèque.

  • Bruce lit  

    C’était mal parti : Gillen et moi, ça ne colle pas : ses Xmen sont insipides, Phonogram médiocre, The Wicked and The Divine tout l’archétype d’un comics survendu. Mais il y avait les covers et les dessins de Hans comme argument de ventre et je me suis lancé dans le tome1.
    Aie.
    C’est un comics l’un passionné de jdr pour les passionnés de jdr. Et avec des personnages assez antipathiques et toujours cette écriture un peu pénible, la passion ne fut pas contagieuse.
    Content que tu y aies trouvé ton compte Cyrille, cette BD était faîte pour toi.
    C’est tellement bien d’avoir une histoire complète avec la même équipe artistique.

    La BO : je ne savais pas que cette chanson parlait de L’HOMME DE !!!

    • Jyrille  

      Merci chef pour la publication express, ça fait plaisir ! J’ai relu ton article sur PHONOGRAM et cela ne m’attire pas du tout, le dessin étant vraiment repoussant pour moi. Est-ce que tu as lu les 5 premiers épisodes lorsque tu parles du tome 1 ? Parce que oui, ça parle de jdr par un passionné, mais ce n’est pas que ça, je pense que même les non-passionnés peuvent prendre plaisir à lire cette histoire qui est clairement très adulte. Et tu loupes les meilleurs passages sur la littérature par la suite… Je t’invite à retenter surtout que les dessins de Hans sont impressionnants et uniques 😀

      Et ouais les gars, je l’ai appris relativement récemment pour la BO. Je suis assez content d’avoir lu le bouquin (c’était y a quatre ans je pense).

      • Bruce lit  

        Oui j’ai lu le 1er tome.
        Et j’ai abandonné pour les mêmes raisons que la dernière saison de STRANGER THINGS : les JDR et leurs aléas ne m’intéressent pas du tout.

  • Kaori  

    Très chouette cet article, je le relirai mercredi pour cliquer sur les hyperliens.
    J’ai bien aimé les petits jeux de mots. Mais je n’ai pas compris le double sens…

    Pour DIE, tu vends ça drôlement bien, je me laisserais bien tenter à l’occasion…

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Kaori ! Le double sens est simple : les dessins que l’on voit à côté de chaque personnage sont des patrons pour créer des dés (celui du D4, puis D6 etc…) et donc, dans le livre, on pourrait dire que le boss, c’est le dé, c’est Die…

  • JP Nguyen  

    Je reste circonspect. Sur le papier, ça coche pas mal de critères : série terminée, pas trop longue, la même équipe artistique tout du long, beaux dessins, thématique JdR, fantasy et plus si affinités.
    Mais…
    Je n’ai jamais rien lu de Gillen qui me soit resté en mémoire (et la chro de Bruce sur Phonogram est un parfait tue-l’amour, elle montre aussi qu’une belle note d’intention ne garantit pas la qualité de l’œuvre)
    Lorsque j’ai feuilleté en librairie, j’ai trouvé ça froid et Bruce dit que les personnages sont antipathiques…
    Le fait d’associer les personnages à un dé : pourquoi pas, le jeu Earthdawn utilisait tous les dés en désignant, selon la race du personnage, un dé de Karma, utilisable en bonus sous conditions. Les elfes avaient un D6, les humains un D8, les Sylphelains un D20 etc…
    Mais est-ce que les caractéristiques et compétences sont aussi transposées ?
    Dans le genre « voyage dans la fantasy », les mangas et anime du genre Isekai se sont multipliés ces dernières années. Mes préférés sont à ce jour Grimgar et Sword Art Online.

    La curiosité étant sans doute trop forte, je vais tenter de lire le tome 1…

    • Tornado  

      Alors, en ce qui concerne Gillen… Si j’ai énormément apprécié son Dark Vador, je vous rappelle avoir cor-dia-le-ment dé-tes-té son YOUNG AVENGERS qui a fini par atterrir à la poubelle (avant que je me ravise pour le revendre)… Du coup, je l’avoue, plus que frileux je suis à la seule mention de son nom, désormais…

    • Jyrille  

      Merci JP ! Alors oui cela peut sembler froid et les personnages pas trop attachants. Mais j’ose affirmer que cela change à partir du tome 2 ^^ En tout cas je t’invite à revenir une fois que tu auras lu le tome 1 😉

      Gillen cite un jeu auquel je n’ai jamais joué et que j’avais oublié : Shadowrun. Earthdawn, je ne connaissais pas du tout avant que tu n’en parles. Pour répondre à ta question, non, on ne connaît rien sur les compétences ou caractéristiques des personnages, il n’y a pas de fiche comme tu l’avais fait sur Marvel.

      Tu as raison, Maël m’a parlé de SAO, mais je n’ai jamais regardé.

      Je suis certain que DIE est la seule bd de Gillen que j’aie jamais lue.

  • Fletcher Arrowsmith  

    De Kieron Gillen, je n’ai apprécié que ses JOURNEY INTO MYSTERY (et ses THOR juste après JMS).

    J’ai clairement du mal avec son écriture.

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