Sans peur et presque sans reproche (DD Netflix)

Daredevil –saison 1 – Netflix

Un article de   JP NGUYEN

1ère publication le 18/04/15 – MAJ le 01/03/20

Ah, ces aveugles, ça se cogne de partout…

Ah, ces aveugles, ça se cogne de partout…

Cet article couvre les 13 épisodes de la série Daredevil, disponibles sur Netflix depuis le 10 avril 2015. Outre leur diffusion sur une plateforme de streaming et non pas sur une chaîne de télévision, il faut noter que tous les épisodes ont été mis en ligne en même temps, permettant le « binge watching » auquel votre serviteur aura cédé. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, je limiterai les spoilers sur la série.

L’avis des copains de Comixity : ici.

Après la déception du film de 2003, réalisé par Mark Steven Johnson et avec Ben Affleck dans le rôle de Matt Murdock, j’étais plutôt méfiant sur une nouvelle adaptation « live » de mon super-héros fétiche. Mais les informations qui filtraient au fil des mois laissaient espérer une œuvre plus réussie et après visionnage de l’intégralité de la saison 1, force est de constater que les créateurs de la série, Drew Goddard et Steven DeKnight, ont effectué un quasi sans-faute. En commençant par un casting presque parfait, avec des acteurs collant particulièrement bien à leur rôle. Charlie Cox n’est pas roux, c’est là le seul bémol qu’un puriste pourrait trouver à redire, car sinon, il est très convaincant que ce soit en costume d’avocat ou en justicier nocturne.

Les personnages secondaires sont également très bien castés, de Foggy Nelson à Karen Page en passant par Ben Urich. Dans le camp d’en face, Vincent D’Onofrio en impose carrément dans le rôle de Wilson Fisk mais il n’écrase pas le reste de la distribution des méchants, ethniquement assez diversifiée (des russes, une chinoise, un japonais…). Fisk se fait parfois voler la vedette par son bras droit, Wesley, très bien interprété par Toby Leonard Moore, qui campe à merveille son rôle « d’arrangeur ».

Un Kingpin moins "larger than life" que dans la BD mais quand même très convaincant

Un Kingpin moins « larger than life » que dans la BD mais quand même très convaincant

La série démarre dans un New York en pleine reconstruction après la gigantesque bataille entre les Chitauri et les Avengers alors que Matt Murdock et Foggy Nelson débutent leurs carrières d’avocat,. Leur première cliente sera Karen Page, accusée du meurtre d’un de ses collègues, retrouvé poignardé à son domicile. Matt et Foggy vont sortir Karen de ce mauvais pas et celle-ci deviendra leur secrétaire. Par la suite, l’enquête sur la machination dont a été victime Karen permettra de remonter à des opérations criminelles de plus grande ampleur, orchestrés par Wilson Fisk. Les deux premiers épisodes comportent de nombreux flashbacks montrant l’enfance de Matt et sa relation avec son père, Battlin’ Jack Murdock. Ces scènes sont très réussies et établissent très bien la relation père-fils qui trouvera une issue tragique suite au dernier combat du boxeur.

Le ton de la série est très noir et les influences les plus notables sont à chercher du côté de Miller, Bendis et Brubaker, voire Nocenti (pour une critique sociale discrète mais présente). Mais les auteurs ont évité le piège de l’adaptation trop servile de tel ou tel arc déjà publié dans le comicbook pour raconter une nouvelle histoire, conservant l’essence du personnage de Daredevil et de son univers tout en s’écartant du matériau d’origine lorsque cela était nécessaire. Ainsi, le Kingpin ne pouvait être aussi monumental/monstrueux que dans les comics, de même que la transposition du grapin/lasso-canne du papier vers l’écran n’aurait pas forcément fonctionné. Et c’est donc dans un costume noir, assez proche de celui montré dans Man Without Fear, la mini-série de Miller et Romita Jr, que le diable de Hell’s Kitchen patrouillera la nuit.

Noir c'est noir, y compris au niveau du costume…

Noir c’est noir, y compris au niveau du costume…

Dans l’ensemble, les changements apportés par les auteurs de la série fonctionnent plutôt bien. Par exemple; Leland Owsley n’est plus le Hibou, le super-vilain des comics, mais le comptable de Fisk. Et Stick, l’ombrageux maître qui entraîne le jeune Matt, apparaît dans l’épisode 7 avec une personnalité mélangeant les traits du Stick de Frank Miller et du Master Izo de Ed Brubaker. Owsley et Stick sont aussi deux exemples de personnages aux répliques parfois très drôles, l’humour n’étant pas absent de la série et apportant des moments de légèreté bienvenus.

Matt Murdock débutant à la fois sa carrière d’avocat et de justicier, son dilemme moral constitue le fil rouge de la série. Confronté à une criminalité très violente, aux trafics divers (drogue, mais aussi femmes et enfants), à la corruption des forces de police et à l’influence tentaculaire de Wilson Fisk, qui semble inatteignable par les voies légales, Matt hésite sur les méthodes à adopter et la ligne à franchir ou non. Ce dilemme est assez classique mais la série parvient à le présenter de manière convaincante mais sans trop de lourdeur, à l’instar des entrevues de Matt avec un prêtre, où les questions morales sont discutées sans tomber dans le prêchi-prêcha.

Le manichéisme est également évité grâce à un scénario qui humanise même les criminels : les flics ripoux, les chefs de gang russes, tous révèlent des failles et des facettes attachantes. Mais le méchant le plus approfondi dans la série, c’est évidemment Wilson Fisk via son idylle avec Vanessa et sa relation d’amitié avec son second, Wesley, ainsi que par l’évocation de son enfance et de ses relations avec son père dans l’épisode 8. Là encore, on retrouve l’influence du run de Frank Miller dans le traitement du personnage, mais réinterprété dans des scènes originales.

Déchiré sur le plan moral, Matt Murdock est aussi meurtri dans sa chair. Malgré ses talents de combattant, il revient souvent en sale état de ses excursions nocturnes (ce qui rend le personnage de Claire Temple, « Night Nurse », tout à fait pertinent). Les âpres duels que livre l’homme masqué sont très bien chorégraphiés (mémorable séquence dans un couloir à la fin de l’épisode 2). J’avais peur de retrouver une surabondance de ralentis et d’improbables coups de pied volant mais les auteurs ont opté pour une approche plus « réaliste » (tout est relatif) et viscérale. Les coups pleuvent et font mal, très mal. Cela conduira Matt à adopter un costume offrant plus de protection, qu’il ne revêtira que dans l’épisode 13.

Même si la conclusion de la saison était assez satisfaisante, je l’ai trouvée un peu précipitée. Autre bémol, le costume rouge susmentionné n’est pas une réussite totale, notamment au niveau du masque. Sous certains angles, il fonctionne, sous d’autres, il parait un peu ridicule. Un dernier point un peu étonnant : notre héros n’acquiert son surnom de Daredevil qu’au terme de la saison !

Ces quelques petits défauts me font enlever une demi-étoile mais ils ne doivent pas vous arrêter si vous hésitez à vous plonger dans ces 13 épisodes, qui sont d’une grande richesse, piochant moult éléments dans le comicbook originel et les adaptant avec brio et inspiration, profitant pleinement du format de série pour explorer les personnages et dérouler une intrigue solide, là où certains films tirés de comics se contentent de saupoudrer quelques détails pour faire du fanservice ou fusionner maladroitement des histoires déjà publiées.

Si vous êtes un tant soit peu fan de Daredevil (plutôt période Miller ou Bendis que Waid), cette saison 1 devrait vous satisfaire. Vous y retrouverez tout l’univers de l’homme sans peur, revisité avec bonheur. Après la déconvenue du film de 2003, voilà enfin une adaptation dont tête à cornes n’aura pas à rougir !

Paradoxalement, le rouge lui va moins bien…

Paradoxalement, le rouge lui va moins bien…

 

50 comments

  • Bruce lit  

    Je vais faire mon chiant. J’ai vu le deuxième épisode hier soir, et je trouve ça un peu chiant. J’attends que ça décolle un peu. Je trouve toujours que la transposition des hyper sens est inexistante. Et je trouve que pour une personne qui ne connait pas le personnage, il n’y a pas grand chose, l’intrigue principale est un peu plate. J’espère avoir un peu plus de tension, d’intrigues secondaires et surtout de l’hyper sens de ce personnage si attachant. J’aimerais trouver le Matt sensible et pas la brute épaisse de Miller version origines.
    Enfin, la choregraphie des combats dans le couloir façon « beat em up » m’a fait pensé à « Old Boy ». Mais encore une fois j’ai trouvé ça un peu mou et un peu ridicule à l’écran. J’espère toujours le grand frisson. Quand est il sensé se produire ?

    • JP Nguyen  

      Alala, mon cher Bruce, je ne peux pas te répondre, tout dépend de ce que tu attends vraiment…
      Déjà, la scène de baston à la fin de l’épisode 2 m’avait bien scotché. Matt, déjà bien amoché, qui vient se farcir une dizaine de mafieux russes… même pas peur, quoi. Et une lutte âpre, où les combattants reprennent leur souffle, trébuchent… ce parti-pris de « réalisme » m’avait bien plu…
      N’attends pas le « sens radar », il ne sera (presque) jamais montré en tant que tel mais l’ouïe et l’odorat de DD seront sollicités à plusieurs reprises.
      Sinon, l’épisode 3 est plus violent (ça démarre fort) mais comporte aussi une scène de plaidoierie sympa et ambivalente, avec aussi l’apparition de Ben Urich et de Wilson Fisk…
      Il « devrait » t’amener une partie de ce que tu recherches (subplots et Matt face à un dilemme…)

  • Bruce  

    Episode 3 donc…..
    Le cliffhanger avec le Kingpin est bien. Va t’il enfin se passer quelque chose dans cette série ? Matt est une tête à claques et surtout, non, je n’aime pas l’option DD version Miller / Jr Jr brute épaisse. DD torture un mec en lui enfonçant un couteau dans l’épaule ????? Euh…à quand le crossover avec le Punisher ?
    Je trouve les intrigues bien minces et plus axées sur une ambiance dark and gritty que sur l’histoire de DD. Pour l’instant je ne suis pas convaincu. Ce parti pris de ne pas faire du spectaculaire façon Whedon est sympa mais pour l’instant un peu factice je trouve.

  • Bruce lit  

    Enfin ! C’est fini ! Bon je n’ai pas aimé du tout ! J’ai trouvé ça très moyen,pas nul non plus mais si la saison 2 était annulée ( ce qu’elle n’est pas puisque le Punisher et Bullseye sont annoncés), je n’en ferais pas une jaunisse….
    Bon, n’exagérons rien, la série a des qualités : elle montre que les comics ont un avenir à la TV ce que l’on savait déjà depuis Walking Dead. C’est définitivement cette itération façon DD MAX que je préfère plutôt que les trucs grands spectacles au cinéma…Il y a du sang, de la violence et un peu ( mais alors un tout petit peu ) de sexe.

    MAIS

    1/ Le rythme est lénifiant, l’intrigue péniblement étirée sur 13 épisodes. Cela n’ajoute pas d’avantage de suspense, ni de personnalité aux personnages qui restent égaux à eux-mêmes : Matt est obsédé, Karen une insupportable pleurnicharde qui se lamente à longueur d’épisode et Foggy qui fait des blagues pas drôles…. Tout ce petit monde se plaint de ne pas avoir d’argent et arrête pourtant de travailler à l’épisode 3…. Le reste du temps, ce sont des détectives bénévoles…..

    2/ Le casting est à la hauteur, mais est totalement écrasé par Vincent D’Onofrio qui vole la vedette au reste de l’équipe. Du coup DD semble bien fade et sans charisme face au Kingpin peut-être plus réussi que la BD.

    3/ Mais de quoi parle cette série ? ON peut en distinguer quelques lignes directrices : la culpabilité par exemple, le mal mais cela est à mon sens au niveau des pâquerettes. Pour qui ignore complètement le monde des comics, c’est un échec. WD aborde plein de métacommentaires sur la constitution d’une société. DD, rien du tout mis à part un vague dilemme de savoir si Wilson Fisk doit tomber par les poings ou la justice. On a l’impression que Netfix a listé un ensemble de composants de ce qui pourrait plaire au public mais sans donner la preuve de développer. Ca donne un truc creux et superficiel.

    4/ Ce qui passe en BD ne marche pas à l’écran : le sort d’une ville se décide entre un vilain et un héros qui semble bien mou…Les HYper Sens ne sont jamais mis en scène et sans l’aide de la BD, bien malin celui qui pourrait devenir que Matt est doté d’un flair exceptionnel, d’un toucher qui lui permet de lire et d’un radar ici jamais évoqué. Il ne s’agit pas de se demander si Spidey c’est mieux avec ou sans lance toiles ! Mais plutôt de se dire que cette dimension extra sensuelle fait partie du personnage ! Murdock ressent son environnement, ce sont ses hypersens qui rendent le personnage fascinant. Ici rien de tout ça, pas de voix off façon Dexter qui nous ferait vivre le personnage de l’intérieur….
    5/ OUi Wesley est magnifique
    6/ et je m’arrêterai au chiffre du diable, le costume rouge façon San Kou KAi est ridicule…..

    • JP Nguyen  

      Bon ben, ça t’a pas plu, chai pas quoi dire, certaines choses restent, à mon humble avis, très subjectives…

      1 : Le rythme : le fait que tous les épisodes soient dispos en même temps et que j’ai aménagé mon emploi du temps à l’époque m’ont permis d’enchaîner tous les épisodes en 3 jours (et certains cliffhangers étaient très prenants).
      L’évolution des personnages : le MAtt du début n’est quand même pas le même à la fin (expérience du combat réel, tombé dans des traquenards et confronté au choix de tuer ou non)
      Concernant ce dernier choix, Karen aussi s’y trouve confrontée et cela change aussi son perso…

      2 : C’est normal que le Kingpin écrase tout, c’est lui le plus gros… Non, blague à part, les rôles principaux sont tous bons, chacun à l’occasion de briller (en un seul épisode, Stick laisse un souvenir mémorable)

      3 : De quoi parle la série : des choix qui guident notre vie. Celui de Matt et Foggy de fonder un cabinet indépendant plutôt que d’intégrer un grand groupe. Celui de Matt de défendre ou pas un accusé qu’il sait coupable. Celui de Karen de signer ou pas l’accord proposé par sa boîte. Ce lui d’Urich de laisser tomber ou pas pour s’occuper de sa femme malade…
      Cela offre un contrepoint assez bienvenu aux grosses machines du ciné ou le choix est plutôt dans la méthode de dézinguer le grand méchant…

      4 : La difficulté est de retranscrire visuellement les sens de Matt. Mais via des dialogues entre Claire, Stick et Foggy avec MAtt, on arrive quand même à comprendre l’acuité des sens de Matt…

      5 : Tu vois que le Kingpin n’écrase pas tout le monde 😉

      6 : Y’a pire, le costard va être importé dans les comics…

      • Bruce lit  

        1 / Oui, Matt est moins violent qu’en début de série, c’est un fait…
        3/ Oui mais on reste un peu dans le cliché je trouve
        4/ A une époque où WD met en scène des zombies, je crois surtout que les producteurs ne se sont pas foulés sur les FX, ni sur les décors d’ailleurs…..
        5/ PLus que quelques épisodes de Waid de DD et de Remender pour Uncanny Avengers et Marvel pourra organiser des crossovers avec Ronald Mcdonald dans mon indifférence totale….

        • Tornado  

          Je viens de finir la série. Les vacances m’auront ainsi permis de boucler les 13 épisodes en deux jours seulement (on est geek ou on ne l’est pas ! ).
          J’ai beaucoup aimé ! C’est incontestablement une réussite, à la fois par rapport au film de 2005 (que j’aimais bien comme un film pop-corn/comics mais là on touche un autre niveau !), et à la fois par rapport aux blockbusters Marvel qui écument les écrans récemment, qui alignent les bastons sans toile de fond.

          Cette nouvelle version de DD ressemble à une version « MAX », adulte, violente et (relativement) réaliste. Et cette première saison reprend le pitch du GN « Daredevil L’Homme Sans Peur » de Miller et JR jr, en le saupoudrant de références aux runs de Smith (avec le volet religieux), Bendis et Brubaker. Tout ce que j’aime sur le personnage, quoi…

          Toutefois, j’ai été un peu déçu par la première moitié de la saison. Arrivé à l’épisode 6, j’ai trouvé ça extrêmement longuet et plat. L’intrigue principale axée sur les organisations de gangsters qui gangrènent la ville est convenue et plutôt inintéressante. Et elle est étirée à l’excès (ce qui est un peu l’apanage des séries TV d’aujourd’hui, où l’on se dit que l’on pourrait raconter la même chose avec moitié moins d’épisodes).
          Le réalisme du traitement devient paradoxalement ennuyeux, à cause encore une fois d’une intrigue sur la banditisme vraiment assez creuse. A ce stade de la saison, je me faisais la réflexion que c’était uniquement la présence des personnages, superbement caractérisés, qui me donnait envie de poursuivre l’aventure. Et pourtant je trouvais que vous exagériez tous avec le charisme du Caïd, qui à ce stade du récit n’était encore qu’un gros tout mou s’excusant en permanence face à ses rivaux.

          Et puis vient l’épisode 7, avec l’arrivée de Stick, l’épisode 8 avec les origines du Caïd, et l’épisode 9 avec le ninja. Paradoxalement encore, ces éléments fantaisistes parachutés dans une atmosphère réaliste vont libérer le récit, qui devient à la fois plus fun, plus tendu et même plus profond. Car cette deuxième moitié de saison commence vraiment à développer ses thèmes sur la justice, qui font au final un parfait écho à l’univers original du personnage (voir l’illustration de l’allégorie de la Justice dans le générique).
          Cette toile de fond ne développe rien de bien nouveau. mais ce n’est pas grave. Des thèmes comme ça, il faut aussi savoir les relayer aux nouvelles générations. « Thème universel », ça s’appelle !

          Les personnages gagnent tous en épaisseur dans cette deuxième partie, et le caïd peut enfin donner toute sa démesure. J’ai aussi beaucoup aimé l’acteur principal; très convaincant sans être roux… (Ben Urich est très bien aussi en noir !).
          L’atmosphère générale de la série est superbe, et assène une claque monumentale aux bouses kitsch et clinquantes comme « Thor 1 et 2 », et même aux « Avengers » (bien aimé, mais kitsch quand même !).
          Maintenant, comme tout le monde, je trouve le costume final foireux, et milite pour celui de Ben Cornfleck, qui était quand même beaucoup plus beau (aïeu ! ne jetez pas de tomates !)…
          4 étoiles.

  • JP Nguyen  

    Content de voir que ça t’a plutôt plu, Tornado.
    Concernant Fisk le gros tout mou, la scène de décapitation par prtière intervient bien en première partie de saison, pourtant ? Et puis, ils manipulent bien les russes pour les faire tous sauter…
    Et j’ai bien aimé l’épisode où Matt devait défendre un coupable, avec sa plaidoierie mi-figue mi-raisin. Je trouve que c’est une des meilleures scènes de Murdock en civil.
    La seconde partie de la saison donne plutôt l’occasion aux autres persos de briller (Karen, Foggy, Ben, Fisk…)

  • Tornado  

    La scène de la « portière » ne m’a pas tellement impressionné. Etant habitué aux films de Scorcese, je trouvais qu’on était très loin de Joe Pesci !
    Concernant les hypersens, je suis moins déçu que Bruce. Je trouve que les auteurs ont abordé ces pouvoirs avec une certaine finesse, en douceur, par touches successives. Et je pense qu’ils se laissent le champ pour les développer encore par la suite.

    • Jyrille  

      Je rejoins l’analyse de Tornado. Je suis tombé totalement sous le charme de Ben Urich notamment, et j’ai vu une série où les personnages pouvaient exister et évoluer. Je n’ai pas senti de réelle lenteur ou une coupure à la moitié. En fait, j’ai eu une longue coupure entre les épisodes 1 et 2 puis le 3. Et dès que j’ai repris, c’est ce troisième épisode, violent à souhait, qui m’a fait définitivement entrer dans la série. Il se termine avec l’apparition du Caïd, qui lance toute la suite. Je suis sans doute trop bon public, mais je ne vois vraiment pas de défauts autres que ceux cités par JP. L’ambiance est constante de réalisme dur, la photo joue un rôle primordial, sombre même en plein jour, comme dans Six Feet Under. Et pourtant, on rigole aussi, on voit la joie : le personnage de la vieille espagnole est une raison suffisante pour Matt et ses amis de faire justice coûte que coûte.

      Bruce, une théorie quant à l’arrêt de travail du cabinet après l’épisode 3 : ils ont gagné le procès, ils ont reçu plein de fric…

      • Jyrille  

        Je trouve ça dommage, j’ai vraiment adoré. Je ne vois pas en quoi on ne peut pas parler de réussite. Alors c’est effectivement éloigné du DD de Yellow par exemple (un peu mélancolique), mais comme je connais mieux le personnage via Miller et Bendis, je trouve que ça colle parfaitement. Par essence, DD, c’est du polar pour moi.

  • Jyrille  

    Enfin, j’ai fini de mater cette saison. Je suis incroyablement lent et incapable de faire du binge watching : deux épisodes par soirée, c’est mon maximum.

    Pour une fois, je vais râler sur la longueur de l’article, mais dans l’autre sens : c’est beaucoup trop court ! Il y a tellement de choses à dire sur une série… Sache cependant que je suis d’accord à 100% avec toi, JP. L’humour, le casting parfait, le costume final pas totalement convaincant, l’ambiance Miller / Bendis… Bref, personnellement, j’ai adoré cette série. J’ai adoré tous les personnages, j’étais happé, je croyais à tout, et pour moi, DD est de cet acabit. J’ai adoré les discussions avec le prêtre, je me suis senti frustré par la rapidité de l’épisode final, j’ai tremblé à chaque coup de poing, les cliffhangers m’ont fait du mal, on est très loin de l’arrogance de Games of Thrones 🙂

    Maintenant, faut que je lise vos 41 commentaires (et sans doute les arguments de Bruce qui n’a pas aimé).

  • Sim Theury  

    DD est mon personnage préféré depuis mes 10 ans et si ça n’avait pas été le cas, je pense franchement que je n’aurais franchi le cap du 4ème épisode.
    Un rythme lent, très lent, sans aucune surprise.
    Soit c’est fort fidèle aux différentes facettes qui constituent la mystique du personnage, les scènes de combat très réalistes tranchent avec les blockbusters actuels ou adaptation de 2003. C’est glauque, c’est noir, l’influence de Miller est omniprésente. Le perso du Kingpin est je trouve plus complexe dans le comics et c’est une bonne surprise.

    Mais définitivement je ne parviens pas à entrer dans cette histoire aux intrigues cousues de fil blanc.
    Pire, la série tombe dans les mêmes travers que le film : un DD ultra violent parfois gratuitement.
    Sur l’aspect superhéroïque, la représentation ou la non-représentation des pouvoirs de DD et son costume franchement loupé ne me laissent qu’une impression négative au final.

  • Manu  

    J’ai commencé la série en étant très méfiant. Le visage de l’acteur qui joue Matt me faisait craindre le pire. L’ambiance noire m’a fait dire que ça serait mieux que certains films des Avengers que je trouve de plus en plus gnan-gnan et remplis de vannes qui cassent le sérieux des scénarios.
    Je me suis vu les 2 saisons dispo sur Netflix, et je suis enchanté. Tout n’est pas parfait certes, mais quelle ambiance ! L’acteur qui campe Fisk est génial, Wesley aussi a son propre charisme, et voir la baston finale de l’épisode 2 où Matt est a la fois essoufflé et blessé m’a fait définitivement rentrer dans la série.
    Le rythme global ne m’a pas gêné outre mesure. Foggy est complètement à sa place, et Ben Urich également. Karen, j’attends la suite pour en juger.
    Bref affaire a suivre, mais je suis content pour l’instant de voir une série Marvel pas pour tout public.

    • Jyrille  

      Fonce sur la saison 3 ! Elle doit encore être sur Netflix.

      • Tornado  

        Ah oui, si tu as aimé jusque là, la saison 3 est vraiment une belle récompense !

    • Manu  

      Merci pour le conseil les gars! Je fonce!

      • Tornado  

        Normalement entre les saisons 2 et 3, il y a la saison (unique) des Defenders qui fait le lien. C’est vraiment pas terrible, mais va au moins voir le résumé sur Wikipedia, tu comprendras ainsi pourquoi DD est dans un tel état au début de la saison 3.

        • Jyrille  

          Exact !

          • Eddy Vanleffe  

            Le hasard veut que ma fille s’est piquée de vouloir regarder iron Fist…
            on a beaucoup chié sur cette série, mais en fait elle ne fait qu’incarner un problème qu’il y a sur toutes les séries Marvel /Netfllix.
            UN SEUL PUTAIN D’ARC sur 13 épisodes… c’est looooooooonnnnng…. j’ai envie de mourir, je ne tiens plus en place….
            tout ces dialogues dans le blanc des yeux, ces séquences qui ne servent à rien….
            la seule encore c’était la première saison de DD…parce qu’il y avait des trouvailles (les combat couloir/fatigue, je trouve ça sympa) et deux arcs.
            je sais que la mouvance actuelle est de mépriser « the vilain of the week » mais au moins, on avait l’impression de regarder quelques chose.

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