Welcome to the 70’s ( Starsky & Hutch, la série TV)

Encyclopegeek : Starsky & Hutch, la série TV

Par TORNADO

1ère publication le 11/09/19 – MAJ le 03/05/20

Le p’tit brun, et le grand blond. © video.fnac.com

Le p’tit brun, et le grand blond.
© video.fnac.com

Comment serait-il possible que j’essaie de vous vendre une série TV aujourd’hui tombée dans la désuétude et dans la catégorie des ringardises gentiment vintage au même rang que les tables en formica et les albums de Pucho & his Latin Soul Brothers ? Comment vais-je essayer de vous convaincre que STARSKY & HUTCH est une des meilleurs séries TV de tous les temps alors que d’ordinaire je vous assomme en essayant de rabaisser la SAGA DU PHENIX NOIR ?

Je vous propose d’éviter les vains discours d’éloge et les démonstrations pompeuses. Et si nous essayions, à la place, de voyager dans le temps ? Venez donc avec moi, à bord de ma DeLorean, et je vous emmène illico pesto dans les années 70. Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, vous êtes à présent avec un spécialiste, je m’occupe de tout !

Deux icônes des années 70. Photo du domaine public Source : Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Starsky_et_Hutch#/media/Fichier:Paul_Michael_Glaser_David_Soul_1975.JPG

Deux icônes des années 70.
Photo du domaine public
Source : Wikipedia

1975.

En 1975, il ne se passe pas grand-chose. C’est l’année de la création de Microsoft mais, surtout, au rayon des bonnes nouvelles, celle de la mort de Franco.
Valérie Giscard D’Estaing crée le G7. C’est le feu en Afrique, où les guerres civiles s’accumulent. Ça s’enflamme à Beyrouth. C’est le début des boat-people où l’on voit des milliers de familles vietnamiennes s’enfuir vers d’autres continents. Les Sex Pistols donnent leur premier concert. Michel Simon, Pierre Dac, Joséphine Baker, Pierre Fresnay et Mike Brant meurent…
Le reggae, le hard-rock, le disco et le punk sont en marche avec Bob Marley, Kiss et Boney M en superstars… Chez nous, ceux qui vendent le plus de singles se nomment Michel Sardou, Dave, Annie Cordy, Nino Ferrer, les Martin Circus, Joe Dassin. A l’international, ce sont 10CC, Abba, Demis Roussos, Julio Iglesias, Morris Albert et les Rubettes. Et l’album le plus vendu de l’année est WISH YOU WERE HERE, de Pink Floyd.
Au cinéma, les films les plus remarqués sont BARRY LINDON, HISTOIRE D’O, LA TOUR INFERNALE, LE VIEUX FUSIL, VOL AU DESSUS D’UN NID DE COUCOU (Oscar du meilleur film) et, surtout, LES DENTS DE LA MER. A la télévision, on découvre L’HOMME QUI VALAIT TROIS MILLIARDS…

Quant à moi, je suis tellement petit que je ne me rappelle de rien de cette année là. A part d’une soirée qu’avaient organisée mes parents, avec un gros chien -sans doute un doberman- qui me terrorisait, et les portes battantes (comme dans un saloon) qui se refermaient toutes seules à l’entrée de la cuisine. Dehors, il faisait chaud et il y avait un magnifique saule pleureur.
C’est en tout cas la pleine époque des pantalons à pattes d’éléphant, des cuisines en formica (la notre était toute rouge). Les trente glorieuses touchent à leur fin…

A ce moment là, les amerloques sont en quête d’une nouvelle série TV dans laquelle on y mettrait des flics, mais d’un genre nouveau. Du genre cool, parce que certaines séries du début des 70’s, comme CHAPEAU MELON & BOTTES DE CUIR et surtout AMICALEMENT VOTRE, ont montré la voie du succès, et que Steve McQueen a popularisé ce type de policier dans BULLIT.
Le scénariste William Blinn, sous l’égide des producteurs Aaron Spelling, Leonard Goldberg et Joseph T. Naar, pense d’abord à créer une série dans laquelle les héros seraient incarnés par deux acteurs black, histoire de surfer sur la vague de la blaxploitation mais aussi parce qu’il pense sincèrement qu’il s’agirait d’une belle opportunité de plaider pour la cause noire et une belle avancée pour le medium télévisuel. Il n’y parviendra pas mais réussira néanmoins à ce que les deux personnages principaux, David Starsky & Ken « Hutch » Hutchinson, soient proches de la communauté afro-américaine en ayant un meilleur ami indic (Huggy les bons tuyaux) et un chef de police (le capitaine Dobey) qui soient tous les deux des hommes de couleur. Un parti-pris qui annonce d’emblée que le duo prendra fait et cause, à la moindre occasion, pour les afro-américains en essayant de défendre leurs droits.

Une affiche détournée qui montre l’affiliation avec Bullit et par extension avec la cool attitude. Source : Flickr https://www.flickr.com/photos/alienartagency/3026656701

Une affiche détournée qui montre l’affiliation avec Bullit et par extension avec la cool attitude.
Source : Flickr

Cela n’a l’air de rien mais, à l’époque, la mouture finale de la loi anti-ségrégation raciale ne date que de 1967, soit huit ans à peine ! La série est par ailleurs en partie produite par Aaron Spelling, magnat tout puissant de la TV à qui l’on devra, outre STARSKY & HUTCH, rien de moins que les séries suivantes : DRÔLES DE DAMES, LA CROISIERE S’AMUSE, L’ÎLE FANTASTIQUE, POUR L’AMOUR DU RISQUE, DYNASTIE, BEVERLY HILLS et MELROSE PLACE. Ce n’était donc pas une mince affaire, de la part de William Blinn, de réussir à introduire des éléments de la blaxploitation dans sa série policière…

Autre raté pour le créateur de la série : il voulait se démarquer des programmes habituels en encrant ses personnages dans un univers urbain nocturne, peu importe le lieu (raison pour laquelle les aventures de Starsky & Hutch sont sensées se dérouler à Bay City, ville fictive de la côte ouest, alors qu’en vérité tout est filmé à Los Angeles). Hélas, les contraintes budgétaires obligeront Blinn à abandonner cette idée. Et seul le pilote de la série sera tourné intégralement de nuit, ce qui lui procurera une ambiance que l’on ne retrouvera pas dans la série, mais qui annonce les films de Michael Mann et certains polars de Clint Eastwood, notamment quelques opus de la saga DIRTY HARRY.

Parlons-en de DIRTY HARRY. C’est en découvrant l’acteur David Soul jouant les flics ripoux dans MAGNUM FORCE (1973) que les producteurs de la future série STARSKY & HUTCH ont l’idée de lui confier le rôle de Hutch. Celui-ci tente de négocier le rôle de Starsky, beaucoup plus haut en couleurs. Peine perdue : Il aura Hutch ou il n’aura rien.
Pour le rôle de Starsky, des dizaines d’acteurs sont auditionnés. Tous sont recalés en jouant les durs, jusqu’à ce que… débarque Paul Michael Glaser qui, décontracté, joue la scène en mangeant des cacahuètes ! Il est engagé dans la foulée…
Alors qu’ils sont persuadés que leur aventure ne dépassera pas l’épisode pilote, Soul & Glazer sont embauchés pour toute une série. Car le succès est gigantesque ! Ils deviennent illico des stars, des sex symbols et doivent même supporter un magazine à leur nom !
Les deux acteurs s’étaient déjà rencontrés à Broadway. Leurs retrouvailles occasionnent une complicité immédiate. Celle-ci ne se démentira jamais à l’écran ni dans la vie, puisqu’ils resteront intimes pour toujours. De cette relation naitra ainsi l’alchimie unique du show STARSKY & HUTCH, dans laquelle vont également se mouler les acteurs interprétant Huggy et le capitaine Dobey (respectivement Antonio Vargas et Bernie Hamilton), jusqu’à former un quatuor immuable et inénarrable, devenu culte avec le temps.

Toutes les vraies stars ont leur magazine ! © Starsky & Hutch Magazine Source : WorthPoint https://www.worthpoint.com/worthopedia/starsky-hutch-magazine-paul-michael-434253442

Toutes les vraies stars ont leur magazine !
© Starsky & Hutch Magazine
Source : WorthPoint

1976.

L’année 1976 est une année bissextile. C’est la Guerre froide et le début de la dictature en Argentine. C’est le feu au Liban et en Syrie. Les israéliens décident d’exproprier les arabes de Galilée et c’est le début de la catastrophe dans cette zone du monde. Fin de la dictature en Espagne. Abolition de la peine de mort au Canada. Election de Jimmy Carter (un démocrate) aux USA. Un tremblement de terre en Chine fait 240 000 morts (autant que Hiroshima et Nagasaki et autant que le tsunami de 2004 à Sumatra). Mort d’Agatha Christie, de Luchino Visconti, de Fritz Lang, de Jean Gabin, d’André Malraux…
Au rayon musique, Bruce Spingsteen amorce son ascension. Les plus gros succès à l’international sont remportés par The Eagles (HOTEL CALIFORNIA) et David Bowie (CHANGESONBOWIE, première compil de l’artiste). En France, c’est Georges Brassens (DON JUAN), Johnny Hallyday (DERRIERE L’AMOUR) et Véronique Samson (VANCOUVER) qui vendent le plus. Au niveau des singles, Abba emporte tout sur son passage (DANCING QUEEN, FERNANDO, MONEY MONEY MONEY, MAMMA MIA), suivi par la grande vague des représentants du disco.
Au cinéma, les plus grand succès sont remportés par le KING KONG de John Guillermin, LE CASANOVA DE FELLINI, CARRIE de Brian DePalma, L’AILE OU LA CUISSE de Claude Zidi (avec Louis de Funès) et TAXI DRIVER décroche la palme d’or au festival de Cannes tandis que l’Oscar sera attribué (l’année suivante comme de coutume) à ROCKY, premier volet de la saga du sieur Stallone.

Ouh punaise ! Y a même un comic book ! © MAD

Ouh punaise ! Y a même un comic book !
© MAD

Sinon, 1976 c’est l’année du Concorde, Gainsbourg crée le scandale avec son premier film (JE T’AIME MOI NON PLUS), c’est le début des JEUX DE 20 HEURES sur FR3 avec Maitre KPLO, c’est l’ascension de Michel Platini au sein de l’équipe de France de foot, c’est la mode du polaroid qui envahit les foyers, c’est la canicule record en été (avec le genre de sécheresse dont on nous dit aujourd’hui que c’est le réchauffement planétaire comme s’il n’y en avait jamais eu avant), c’est l’année où les enfants découvrent les playmobil, la voiture à la mode c’est la 304 Peugeot, la baguette de pain coûte 1 franc, l’essence 2 francs le litre (!), le paquet de clopes aussi (!!!), la place de cinéma 11 francs et Yves Mourousi est sacré chouchou des français pour son journal télévisé.

Et les chouchous des américains s’appellent STARSKY & HUTCH. Persuadés qu’ils avaient engagé deux jeunes acteurs inconnus et dociles, les producteurs se sont mis le doigt dans l’œil : Soul & Glaser sont des artistes exigeants qui ne vont cesser de négocier leur implication sur la tonalité générale et sur le concept de la série. Et c’est ainsi qu’ils vont considérablement influencer le show en y développant l’un de ses thèmes principaux, à savoir celui de l’amitié.
Leur proposition est la suivante : STARSKY & HUTCH sont avant tout deux hommes ordinaires qui bossent ensemble et qui vivent des journées ordinaires. C’est autour de leur relation particulière que doit naitre le scénario. Voilà le point de départ. Vient ensuite le fait qu’ils s’adorent et sont complices, c’est un plus. Et vient enfin, en dernier, le fait que leur boulot, c’est d’être flic. C’est la cerise sur le gâteau.
C’est dans ce sens qu’il faut envisager le projet. Et c’est au final ce qui a fait l’apanage de la série :
1) La relation de deux mecs qui bossent ensemble dans la vie de tous les jours.
2) Ils développent une complicité et une amitié exclusive qui s’élève au dessus des autres impératifs de la vie.
3) Ce sont des flics et donc, ils mènent des enquêtes.
Ce dernier point sera néanmoins le prisme par lequel vont être développés tous les nombreux -les très nombreux- thèmes de la série, autour d’un dénominateur commun, à savoir celui de la justice.

Hélas pour les fans, c’est l’époque où le succès de la saga DIRTY HARRY et du film UN JUSTICIER DANS LA VILLE alertent la censure qui commence à mener une campagne contre la violence à la télévision. STARSKY & HUTCH tombe directement dans le collimateur de la dite censure et les artisans de la série doivent fatalement verser de l’eau dans leur vin.
Sans vouloir mettre la violence sur un piédestal, le fait est que la liberté créative des auteurs lors de la première saison leur permet d’aborder de nombreux thèmes liés à la justice. On peut voir ainsi les deux policiers lutter sans cesse contre les injustices d’un système dans lequel les laissés pour compte deviennent la proie de la vilénie, rendue aisée par le fait que le monde moderne est une jungle urbaine où tout un chacun ne peut être protégé. C’est la maltraitance des prostituées, celle des enfants esseulés, les ravages de la drogue, la délinquance juvénile qui vire au drame et à la bavure policière, le viol à répétition commis sur une handicapée mentale, les prises d’otage qui tournent mal, les violences policières à l’encontre des Afro-Américains, le piège des jeux d’argent, les ravages de l’homophobie, les remises en liberté abusives… Autant de thèmes douloureux mais importants, qui vont peu à peu se raréfier au profit d’une tonalité plus légère, et ce, dès le début de la saison 2 en 1976…

Une vraie panoplie de héros ! © Sony Pictures, Spelling Goldberg Productions et Columbia Pictures Television

Une vraie panoplie de héros !
© Sony Pictures, Spelling Goldberg Productions et Columbia Pictures Television

1977.

En Mars, les Nations unies officialisent la journée internationale des droits de la femme.
Les USA encouragent la création d’un état Palestinien. Ça chauffe énormément de ce côté de la planète…
C’est la dernière exécution à la guillotine en France.
Henri-Georges Clouzot, Jacques Prévert, Howard Hawks, Maria Callas, René Goscinny, Charlie Chaplin et Elvis Presley meurent…
En musique, Jean-Michel Jarre, Peter Gabriel, Blondie et Umberto Tozzi cassent la baraque. En France c’est l’ascension de Laurent Voulzy et de Téléphone. Si le disco vit son apogée avec le film SATURDAY NIGHT FEVER, c’est aussi l’explosion du punk en Angleterre avec l’album des Sex Pistols NEVER MIND THE BOLLOCKS.
Les albums les plus vendus de l’année sont signés Bob Marley (EXODUS), Abba (THE NAME OF THE GAME), Fleetwood Mac (RUMOURS), Pink Floyd (ANIMALS), Boston (BOSTON), la BO de SATURDAY NIGHT FEVER, Meat Loaf (BAT OUT OF HELL), Billy Joel (THE STRANGER), Foreigner (FOREIGNER), Queen (NEWS OF THE WORLD) et… heu… que dale pour les punks (rire narquois)…
Au cinéma, les grands succès sont remportés par LE CRABE TAMBOUR, RENCONTRES DU 3ème TYPE mais, surtout, par le premier STAR WARS ! L’oscar ira à ANNIE HALL de Woody Allen.

Et sinon 1977 c’est la Mère Denis, une simple mémé qui devient une star par les spots publicitaires. C’est la création du centre George Pompidou à Beaubourg (une architecture iconoclaste qui crée, aujourd’hui encore, la polémique !), c’est la déferlante du MUPPET SHOW qui va s’installer pour un bon moment les dimanches après-midi à la télé, en même temps que le clip LOVE IS ALL de Roger Glover et « Ronnie James Dio (que la chaîne Antenne 2 diffusait comme interlude pour pallier les difficultés techniques), c’est l’essor des discothèques telles qu’on les connait aujourd’hui (et de la boule à facettes), celui du skate-board ; le roi Pelé fait ses adieux au football, et l’on voit des 504 Peugeot partout (même à la maison puisque c’était la voiture familiale, celle qui nous amenait en vacances et que j’adorais).

Jouet collector chez Corgi, avec les voitures de Batman, de Kojak et du Muppet Show ! © Corgi

Jouet collector chez Corgi, avec les voitures de Batman, de Kojak et du Muppet Show !
© Corgi

Starsky & Hutch, eux, ont une voiture rouge. Une Ford Gran Torino aujourd’hui entrée dans la légende, avec une zébrure blanche sur les côtés (une idée de George Barris, le designer de la Batmobile dans la série BATMAN des 60’s). En réalité c’est la voiture de Starsky. Hutch en a une marron très moche et en mauvais état. La rivalité des deux copains autour de leurs voitures sera l’occasion d’un bon paquet de gags, chacun se moquant de l’autre et Hutch comparant souvent celle de Starsky à une tomate. L’ironie de la chose, c’est qu’en réalité l’acteur Paul Michael Glaser détestait cette voiture rouge qu’il trouvait ridicule car trop facilement repérable pour un détective. Du coup, il essaiera sans cesse de la démolir en ne se retenant jamais de la cogner dès lors qu’il la conduira sous les caméras !

Il faut savoir que William Blinn s’était inspiré de deux authentiques policiers new-yorkais pour imaginer ses deux héros (Lou Telano et John Sepe), des types qui travaillaient systématiquement sous couverture en se déguisant et en se faisant passer pour des hippies, des femmes ou pour un couple gay ! Et il se trouve que ces deux policiers avaient une voiture de sport rouge !

Une adaptation au ciné, en 2004 © Warner Bros

Une adaptation au ciné, en 2004
© Warner Bros

Comme on l’a dit plus haut, David Soul et Paul Michael Glaser étaient très complices et ils bataillaient quotidiennement afin d’apporter de l’épaisseur à leurs personnages et à leurs interactions. Par exemple, ils improvisaient beaucoup sur la scène finale des épisodes, que les américains appellent « tag ». Cet épilogue apportait une touche d’humour et de légèreté aux épisodes les plus sombres et le spectateur en repartait avec la pêche et le baume au cœur.
Avec le temps, le public a gardé en mémoire ces passages humoristiques au détriment de la densité dramatique des épisodes. En témoigne l’adaptation cinématographique réalisée en 2004 avec Ben Styler et Owen Wilson, une comédie entièrement axée sur le fan-service mais passant complètement à côté de l’identité initiale de la série. Celle-ci était pourtant assez sombre dans le fond, avec une constante dramatique tout du long puisque les deux policiers étaient sans cesse confrontés aux pires injustices qui gangrènent la société. STARSKY & HUTCH était par ailleurs le miroir inverse de COLUMBO, puisque dans la série interprétée par Peter Falk, le policier enquêtait auprès des riches, souvent à Hollywood et Beverly Hills, tandis que les deux compères de Bay City passaient le plus clair de leur temps avec la populace au cœur des quartiers les plus sordides.

Avec le temps, le souvenir de la série aura néanmoins été noyé dans les blagues, le doublage de Francis Lax et Jacques Balutin qui se lâchaient complètement dans les improvisations (voir la série en VO est franchement une toute nouvelle expérience, tant le jeu des deux acteurs américains est subtil), la cool attitude sexy de ses héros et la musique groovy, phénomène rendu encore plus hystérique chez nous à cause de cette horrible chanson substituée à la bande-son originale très orientée blaxploitation de Lalo Schifrin et plus tard de Tom Scott et Mark Snow (pour l’anecdote, Lionel Leroy, qui chante le générique français mais qu’on entendait aussi dans celui de DALLAS, L’AMOUR DU RISQUE et même GOLDORAK, était le mari de Sheila…).
A partir de la saison 3, la pression de la censure va encore s’accentuer et les scénaristes vont devoir ralentir un peu plus la violence de leurs nouveaux épisodes…


Le générique français…
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1978.

L’Afrique est toujours en flammes, en particulier au Chad et en Lybie.
La Chine et le Japon signent un traité de paix et d’amitié. Le Vietnam fait la même chose avec l’URSS…
l’ayatollah Khomeyni est expulsé d’Irak par Saddam Hussein. Il se réfugie en France où il jouit de toute liberté pour enregistrer ses diatribes.
On arrête la production de la Coccinelle chez Volkswagen.
Début des attentats en Irlande du nord. Election du pape Jean-Paul 1er. Il meurt. Election de Jean-Paul II dans la foulée…
Jacques Brel et Claude François meurent.
Musicalement, émergent Daniel Balavoine, Dire Straits, Toto et Kate Bush. La comédie musicale STARMANIA crée l’événement en France. Les albums les plus vendus sont ceux de Van Halen (VAN HALEN), la BO de GREASE, Billy Joel (52nd STREET), Boston (DON’T LOOK BACK), Foreigner (DOUBLE VISON), Jackson Browne (RUNNING ON EMPTY), The Cars (THE CARS), The Rolling Stones (SOME GIRLS), Julio Iglesias (AIMER LA VIE). Le singles sont ceux de Plastic Bertrand (ÇA PLANE POUR MOI) de Claude François (ALEXANDRIE ALEXANDRA), d’Umberto Tozzi (TI AMO), des Village People (YMCA), de Queen (WILL WE ROCK YOU), d’Adriano Celentano (DON’T PLAY THAT SONG), de Barry Manilow (COPACABANA), de Gerry Rafferty (BAKER STREET), mais surtout des Bee-gees, avec pas moins de quatre tubes issus de la BO du film SATURDAY NIGHT FEVER ! Idem pour John Travolta & Olivia Newton-John qui cartonnent avec celle du film GREASE !
Au cinéma, on retiendra particulièrement GREASE, LA CAGE AUX FOLLES, LES BRONZES, HALLOWEEN et VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER, qui remportera l’Oscar.

Mais 1978 c’est aussi la série CHARLIE ANGELS (DRÔLES DE DAMES), le chanteur Renaud devient l’idole des loubards et popularise les santiags et le bandana, Mireille Mathieu représente Marianne dans les mairies françaises (remplaçant BB). Bernard Hinault gagne son premier tour de France. GOLDORAK fait son entrée le lundi 3 juillet sur Antenne 2 (mon héros, pour toujours !). Et puis c’est la coupe du monde de football remportée par l’Argentine alors en pleine dictature. Et puis et puis… la série STARSKY & HUTCH débarque enfin sur TF1 (le samedi 10 juin)…


… et le générique original de Lalo Shifrin…
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Lorsque les français découvrent cette nouvelle série, elle a déjà trois ans d’existence aux USA et n’a plus que quelques mois « à vivre ».
Depuis le début de la saison 3, David Soul et Paul Michael Glaser ont encore négocié leur position sur la série afin de s’impliquer toujours plus dans son écriture, en exigeant par ailleurs de passer à la réalisation. Ils réaliseront chacun plusieurs épisodes.
Mais ça ne change pas le fait que la censure oblige les auteurs à édulcorer leurs scripts et, petit à petit, le volet comédie et l’aspect exotique (des épisodes doubles sont apparus qui délocalisent le duo dans des endroits plus séduisants, comme Las Vegas, les Caraïbes ou encore un paquebot de croisière), prennent de plus en plus d’importance. Certains épisodes sont même franchement axés sur le délire, comme celui sur le vampire (interprété par John Saxon) dans la saison 2, ou sur le maniaque danseur de disco dans la saison 4 !
Attention, cela ne signifie pas que la qualité n’est plus au rendez-vous, mais il est certain que la série perd de son intensité. En revanche elle gagne ses galons d’objet de culte au fur et à mesure que les personnages revêtent une certaine forme de « panoplie » symboliquement reconnaissable, tels le gilet Cardigan et les baskets Adidas bleues SL76 pour Starsky (baskets officielles de l’école de police), et les bottes et la veste en cuir marron pour Hutch.
Ainsi, plus la série avance, et plus elle troque son identité première axée sur les thèmes dramatiques liés à la justice, pour un décorum plus léger où les personnages principaux deviennent des icones populaires…

Des jouets très populaires (oui mais quand même vachement moches, même pas ressemblants et sans la panoplie consacrée…) © Mego

Des jouets très populaires (oui mais quand même vachement moches, même pas ressemblants et sans la panoplie consacrée…)
© Mego

1979.

Alors en 1979 il y a le deuxième choc pétrolier. Des guerres de partout en Afrique (destitution de Bokassa) et un conflit sino-vietnamien important, en plus de la guerre en Afghanistan avec les russes. Saddam Hussein devient président de l’Iraq.
L’Ouragan David en Dominique Républicaine fait 2000 morts (l’un des pires au XXème siècle).
Mère Térésa obtient le prix Nobel de la paix. Margaret Thatcher devient premier ministre au Royaume-Uni (et la première femme à occuper ce poste).
Le monde dit adieu à John Wayne.
En musique on découvre Francis Cabrel, Police, Prince et Madness. Le rap voit hélas le jour avec le néanmoins très bon tube de Sugarhill Gang : RAPPERS DELIGHT.
Succès pour MANUREVA (Alain Chamfort et Gainsbourg), ROSALIE (Carlos), LE CHANTEUR (Daniel Balavoine), JE L’AIME A MOURIR (Francis Cabrel), GOLDORAK (Noam), GIMME ! GIMME ! GIMME ! (Abba), LE FREAK (Chic), BORN TO BE ALIVE (Patrick Hernandez), SPACER (Sheila & B Devotion), THE LOGICAL SONG et GOODBYE STRANGER (Supertramp), MY SHARONA (The Knack), I WILL SURVIVE (Gloria Gaynor), GLORIA (Umberto Tozzi), IN THE NAVY (Village People), I WAS MADE FOR LOVIN’ YOU (Kiss), HONESTY (Billy Joel), SONG FOR GUY (Elton John).
Les albums les plus vendus sont THE LONG RUN (The Eagles), OFF THE WALL (Michael Jackson), IN THROUGH THE OUT DOOR (Led Zeppelin – dernier album), HIGHWAY TO HELL (ACDC), HEAD GAMES (Foreigner), CANDY O (The Cars), BREAKFAST IN AMERICA (Supertramp), et surtout THE WALL de Pink Floyd, album le plus vendu de tous les temps après THRILLER de M Jackson…
Au cinéma, retenons ALIEN, APOCALYPSE NOW (future palme d’or), LES BRONZES FONT DU SKI, GALIGULA, BUFFET FROID, C’ETAIT DEMAIN (H.G. Wells rencontre Jack l’éventreur !), ELLE (de Blake Edwards avec Bo Derek), MANHATTAN, MOONRAKER, SUPERMAN, STAR TREK LE FILM et ROCKY 2. L’Oscar sera pour KRAMER CONTRE KRAMER.

En 1979 on a aussi Gainsbourg qui devient enfin une star après vingt-cinq ans d’attente grâce à son premier album reggae AUX ARMES ET CAETERA. On a Sim et Patrick Topaloff qui font rigoler la France avec leur parodie de GREASE (OU EST MA CH’MISE GREASE ?). On a l’émission APOSTROPHES de Bernard Pivot ultra populaire, on a la naissance des DJs en boite de nuit, l’arrivée de TEMPS X sur le petit écran, la mode du Walkman qui déferle, le billet de 100 francs avec la tête de Delacroix qui débarque, le COLLARO SHOW et sa playmate, la légalisation de l’avortement. Le pain coûte désormais 1,50 francs, le vin 3,57 F le litre, la place de cinoche 15 F, le litre d’essence 3 F et le paquet de clopes 2,50 F…

Des enfants mignons jouent avec des jouets affreux ! JP ! Fais-moi des customs ! © Mego

Des enfants mignons jouent avec des jouets affreux ! JP ! Fais-moi des customs !
© Mego

Ceux qui connaissent la série STARSKY & HUTCH savent qu’elle ne dure que quatre saisons (et 92 épisodes). Alors pourquoi parler de l’année 1979 ? En réalité elle était diffusée à cheval sur deux années civiles et s’est donc achevée le 15 mai 1979 aux USA. Mais pourquoi une série si populaire s’est-elle arrêtée si vite ?
Tous ceux qui ont en tête le célèbre générique visualisent parfaitement le moment où Hutch saute depuis un mur en atterrissant sur le capot d’une voiture en position assise. Fort de sa condition d’athlète complet (en baseball et en ski), David Soul tenait à effectuer ses cascades lui-même. Ainsi, alors qu’il tournait l’épisode pilote a-t-il réalisé cette cascade à l’issue de laquelle il s’abîme un disque de la colonne vertébrale. Il ne s’en remettra jamais et, surtout, aggravera la situation lors d’un accident de ski à l’issue de la saison 3. Il apparaitra ainsi très diminué dans la saison 4, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. La série va s’arrêter, et sa carrière ne s’en remettra pas.

David Soul avait pourtant d’autres cordes à son arc et, durant quelques années vers le milieu des années 70, il a eu son heure de gloire dans la chanson (dans le registre folk bluegrass) aussi bien aux USA qu’au Royaume-Uni ou en Australie, où il a souvent occupé la première place des charts. Il a même été le plus gros vendeur de disques en Angleterre de l’année 1977 ! Ceux qui connaissent bien la série ont d’ailleurs remarqué qu’il ne se faisait pas prier pour glisser ici et là (guitare à la main) certaines de ses chansons.

Et dire que ça vaut une fortune aujourd’hui… © Mego

Et dire que ça vaut une fortune aujourd’hui…
© Mego

Puisque la censure harcelait les auteurs de la série, ceux-ci, épaulés par la complicité de leurs acteurs, développèrent encore davantage les relations entre les personnages et étoffèrent leurs liens. Au fil du temps, le show a donc effectué une subtile mutation en troquant ses réflexions sur la justice contre une étude solide des liens d’amitié, de respect et de fidélité mutuels qui peuvent se développer au sein du travail et de la hiérarchie, voire de la rue. Ou l’amitié entant qu’aventure humaine, avec ses difficultés, ses épreuves, ses embuches, ses rivalités, mais aussi ses valeurs inviolables et exclusives. Symboliquement, le tout dernier épisode s’achève sur le lit d’hôpital de Starsky (blessé), autour duquel le capitaine Dobey, Huggy et bien évidemment Hutch viennent plaisanter et sceller leur complicité, histoire d’entériner le fait que STARSKY & HUTCH était avant tout une histoire d’amitié indéfectible autour d’un petit groupe d’américains cosmopolite.

Belle parabole sur la confiance et la fidélité entre les êtres malgré leurs différences, réflexion sur la justice, développement d’histoires policières basées sur le terreau social des grandes villes, telles étaient les vertus principales de cette série hors du commun. Et pour ce qui est de son parfum et de son style, n’oublions pas la réunion d’un panel d’acteurs truculents en totale osmose, la musique de Lalo Shiffrin et une qualité d’écriture hors-pair, bénéficiant des meilleurs auteurs du genre avec notamment l’immense Michael Mann en personne, qui écrit plusieurs épisodes de la première saison. Faut-il encore que j’ajoute quelque chose ?

Avec le temps, la série STARSKY & HUTCH a donc rejoint les vieilleries vintage et c’est bien dommage. Car elle peut prétendre à trôner parmi les meilleures séries de l’histoire du petit écran, que ce soit par la classe de son concept, par son casting (certains acteurs célèbres tels Jeff Goldblum, Kim Cattral et Mélanie Griffith y ont été révélés, et moult guest stars ont participé à l’aventure, tels John Carradine, Joan Collins et Linda Carter (WONDER WOMAN)) ; par son originalité et sa dimension sociologique. Certes, revoir un épisode aujourd’hui nécessite de faire l’effort de passer les barrières du temps et de ne pas rire devant ces pantalons à pattes d’éléphant, ces coupes afro, ces cols en pelle à tarte et tout ce décorum aujourd’hui obsolète. Ou bien alors rions franchement et ajoutons un élément supplémentaire au plaisir de revoir l’ensemble !
Depuis toutes ces années, des fans venus des quatre coins du monde se bousculent à toutes les conventions STARSKY & HUTCH où se réunissent David Soul, Paul Michael Glaser et Antonio Fargas, toujours amis intimes malgré les années et la distance géographique qui les sépare (ils vivent respectivement à Londres, Los Angeles et Las Vegas).
Et moi dans tout ça ? Et bien je me refais la série en boucle, regardant un épisode de temps en temps pendant les vacances. Et à chaque fois, la magie opère : Je retrouve mes vieux copains -quasiment des amis intimes- auxquels moi aussi je suis resté fidèle depuis toutes ces années, à jamais nostalgique des années 70…

En boucle ! © video.fnac.com

En boucle !
© video.fnac.com

Hutch-Style (c) Collection putain de personnel de Tornado !

Hutch-Style
(c) Collection personnelle de Tornado !

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Si je vous propose de remonter le temps à bord d’une voiture, vous allez immédiatement penser à celle de RETOUR VERS LE FUTUR.

Et bien non ! Chez Bruce Lit, on ne fait jamais comme tout le monde, c’est à bord de la DeLorean de Starsky et Hutch que Tornado vous restitue cette série culte et son contexte historique ! 

On a toujours besoin de ses amis pour avancer. Quand ça ne va pas je sais ainsi vers qui me tourner !

53 comments

  • Matt  

    Ah ce Tornado, il a beau essayer, il n’arrive pas à faire des articles plus courts^^
    Blague à part, c’était très intéressant.
    Évidemment je connais cette série de nom et la musique du générique.
    Par contre à côté de ça…jamais vu un épisode^^
    Mais je suis prêt à te croire sur les qualités « cachées » ou « détournées » par la VF et le changement des musiques. Ces délires de l’époque ont fait beaucoup de mal à des séries animées ou même des films chinois qui sont devenus grotesques avec des doubleurs en roue libre et de la musique disco à la place…ben…de la bande originale.
    Je suis même étonné des thèmes que tu évoques dans la saison 1. ça semblait osé pour l’époque.
    Et la censure qui a suivi ne m’étonne pas non plus.^^

    Bon, il y a quand même peu de chances que je me lance là dedans, parce que je n’ai aucune nostalgie pour la série, je ne suis que moyennement friand de séries TV en général, et…ben voilà^^

    Pfiou j’ai cru que j’arriverais pas à lire toutes les références musicales dans la description des années. Mise en forme amusante de l’article, mais presque trop de détails^^ (surtout quand on n’y connait rien en musique comme moi. ça m’a fait l’effet de balancer des noms dans tous les sens et…j’ai sauté quelques phrases j’avoue^^)

    • Tornado  

      Les musique, non, mais les films je suis certain que tu y as été plus attentif, n’est-ce pas ? 😉

      Cet article est clairement adressé aux nostalgiques en premier lieu et en particulier à ceux des années 70. Il a été pensé de cette manière. Il n’a aucune velléité à donner envie de regarder la série. Seulement de défendre sa mémoire et de réhabiliter ses qualités.

      Pour ce qui est de la dernière photo, je ne dirais qu’une chose : Les deux gars sont de piètres cosplayeurs et, ce soir là, ils ressemblaient davantage à Dave et un Gypsy King qu’à Starsky & Hutch…

  • Sébastien Zaaf  

    L’ancêtre de tous les cop show des années 80. Michael Mann écrit effectivement plusieurs épisodes de la saison 1. C’est d’ailleurs une relation de longue durée puisque Paul Michael Glaser et David Soul ont réalisé des épisodes de Miami Vice, une série qui mériterait aussi un focus tant elle a révolutionné la télé dans les années 80 (avec aussi Hill Street Blues). Dans ma mémoire, à la même époque que Starsky et Hutch, Kojak, qui est tourné sur l’autre côte est aussi très sombre avec un New York sale et assez intrigant. Pour en revenir à S&H, la plupart des épisodes se regardent encore assez bien malgré les 40 ans qui nous séparent. Un conseil : zappez le générique de cour de récré en VF et profitez un max des intros jazzy en VO.

  • Eddy Vanleffe  

    Comment ça peut être le même mec qui nous a pondu le truc sur le phénix pour plus tard illustrer son article sur une série patte d’éph avec des jouets…?

    Bravo pour cet article énamouré qui nous donnerait envie de se refaire l’intégrale…

    Allo ici Zebra 3!!!!

    Je n’ai jamais été plus fan que ça de Strasky et Hutch, pas plus que des autres séries comme Magnum, L’homme qui tombe à pic, Agence tout risques etc…
    mais oui tout ce que tu dis est la vérité vraie de l’Evangile, c’était fun et cool et ça donnait envie de sauter sur les capots de bagnoles….

    Merci pour cette replongée dans l’époque avec ces rappels politiques, musicaux et cinématographique, j’ai apprécié la remarque sur le punk 🙂 …

    J’apprends beaucoup de choses etc ‘est un plaisir.

  • Manu  

    Bon les mecs vous avez décidé de me mettre le moral à zéro cette semaine… Hier on parlait des jouets Secrets Wars, et maintenant çà. Mais purée de punaise de petits pois, je suis vieux maintenant 🙁
    L’article est tellement bien foutu qu’il m’a projeté à l’époque où je regardais ça gamin. Et maintenant que je lis toutes les explications et les anecdotes de la série, j’ai une furieuse envie de la revoir. Tu vends bien le truc mec, bravo !
    Et personnellement j’aime beaucoup quand les articles sont très longs.

  • Olivier Bonnard  

    Un article qui soulève de nombreux points intéressants! Notamment sur l’idée d’un miroir inversé de « Columbo », qui se déroule dans les beaux quartiers de Beverly Hills ou Bel Air, tandis que Starsky et Hutch pataugent dans les bas-fonds..
    Je ne sais pas si « Starsky & Hutch » est une grande série (« Columbo », en revanche, oui), mais c’est un putain de bon cop show, bien plus violent et poisseux à la revoyure.
    Je ne dirais pas que le doublage de Lax et Balutin affaiblit la série, mais il en fait « autre chose », les deux comédiens partageant une incroyable alchimie, au point que cette série US fait un peu partie de notre patrimoine culturel national.. C’est aussi dû au générique français culte de Lionel Leroy, qui coexiste avec la BO démente composée par Lalo Schifrin pour la saison 1.

    BONUS: https://www.youtube.com/watch?v=7j6ala8ojOs

    • Kaori  

      Merci pour cette pépite !!!

      Après toutes ces années, je découvre le visage qui va avec la voix de Han Solo… Merci ! (et du coup je réalise aujourd’hui que Hutch et Han étaient donc doublés par la même personne !!! Toujours un train de retard…)

    • Manu  

      Oh purée, c’est énorme cette vidéo de doublage O_O j’adore

    • Jyrille  

      Merci pour la vidéo de doublage ! J’avais oublié la tête de Francis Lax… La vache, à l’instar de Manu, c’est un peu déprimant tout ça !

  • Kaori  

    Un article long (bah, c’est Tornado, en même temps…) mais très intéressant.

    Merci pour ce voyage dans le temps vers des années que je n’ai pas connues.

    STARSKY ET HUTCH, je n’ai jamais été fan. Trop jeune. Je crois que j’aimais bien Hutch quand j’étais vraiment petite. Après, ben, c’était pas mon truc. Du coup, j’ai appris plein de trucs dans cet article. Notamment l’idée originale, le contexte, les thèmes, l’impact des acteurs…
    Et j’ai beaucoup aimé la revisite de chaque année.

    Concernant le générique, ben en regardant l’original, y a comme un hic. Ça colle pas. J’entends tout ce jazz que je n’aime pas, déjà. Donc pour moi, c’est clair, même si c’était nul, non respectueux, marketing ou que sais-je, ben je préfère le générique VF… Culte et indissociable de la série pour moi. Un peu comme Balutin et Lax, Ou Michel Roux sur Amicalement vôtre. Le doublage devenait une part de l’identité de la série.

    • Eddy Vanleffe  

      Il se murmure sur Amicalement votre que la série a plus de succès en France qu’ailleurs grâce à son doublage …il me semble que cette série (The Persuaders en VO) n’a même pas été reconduite aux USA…

      • Kaori  

        C’est bien possible, Eddy, c’est une série à très peu d’épisodes… Après recherche : seulement 24 (plus que je pensais… j’avais toujours l’impression de revoir les mêmes…)

      • JB  

        En Allemagne aussi, il me semble

  • Jyrille  

    Pensées du matin :

    « Bon sang, c’est une encyclopegeek, et Tornado parle de sa série fétiche que je ne peux plus voir en peinture… Je vais regarder l’iconographie… purée mais ça ne finit jamais ! Et y a tellement de choses que je ne connais pas !

    Il va falloir que je mette une ligne de plus dans ma to do list avant de venir au bout de ce pavé… »

    La BO : ah ben j’adore ! Enfin, le titre de fin hein. Quelle splendide reprise, si éloignée de l’originale.

    • Bruce lit  

      Je déteste cette chanson : la question est laquelle de ces versions me saoule le plus : l’originale dont je n’ai jamais ni la progression d’accords (putain elle est vraiment chiante à jouer à la guitare) , ni la voix monocorde de Ringo. Ou cette version de Joe Cocker que je trouve boursouflée. Il en fait des tonnes, ça m’est pénible.

      • Jyrille  

        Il en fait des tonnes mais il le fait avec conviction. J’y crois, à cet appel à l’aide.

        • Bruce lit  

          Je ne doute pas une seule seconde de sa sincérité. Cocker avait déjà déclaré que chanter c’était sa vie.
          Mais trop emphatique pour moi.

          • Eddy Vanleffe  

            je n’ai jamais supporté Joe Cocker qui a toujours fait des reprises….

            « sauf que lui, il rajoute de l’âme… »

            C’est quoi l’âme en vrai?

          • Bruce lit  

            Oh putain Eddy, tu me tues !
            Le bac philo c’est l’année prochaine !

  • Bruce lit  

    Euh Tornado, tu postules pour une nouvelle rubrique là ?
    On appellerait ça Sociologeek (je plaisante à moitié).
    Mes contributeurs m’ayant si souvent habitué à l’excellence, je dois tout de même baisser mon chapeau voir mon genou gauche : quel travail ! quelle structuration ! Les raccords sont très habiles entre le contexte international, français et celui de la série.
    Je n’ai jamais été plus fan que ça de cette série et j’apprends plein de chose ici, notamment la censure flottante autour d’un show ambitieux et qui socialement avait des choses à dire notamment sur le traitement des noirs.
    J’ai toujours pensé que Glaser et Soul se détestaient (j’avais dû voir ça dans mon Téléstar de l’époque), là encore c’est émouvant ce ciment entre l’équipe artistique et les producteurs.
    Sur ta frise chronologique, mine de rien je comprends certaines choses : en alignant tel que tu le fais , les succès varietoches et disco, je saisis mieux le purisme rock et punk de l’époque.
    Si on prend ces chansons individuellement, elles ne sont pas mauvaises mais elles définissent le son d’une époque peu en aspiration avec l’idéalisme de la sauvagerie rock. J’en ressors donc doublement instruit. Clairement mon article de toi préféré ( et je sais pas pourquoi, j’ai trouvé ça moins long que ceux sur la Hammer 😉 )

    Maintenant sur mon souvenir du show, je le classe parmi tous ceux de l’époque : Chapeau Melon, Mission Impossible, Amicalement Votre, puis Agence Tout Risques, Magnum, Sheriff’…bref des trucs que je regardais l’après midi chez mes grands parents le WE sans déplaisir mais sans grande conviction. C’était souvent l’heure de la digestion, mais surtout je n’y ai jamais trouvé ce que je cherchais et cherche toujours dans une oeuvre : de l’émotion et du danger.
    C’était des shows pépères, cools (et j’ai bcp aimé ta remarque sur le doublage) où les personnages n’étaient jamais en danger , ne basculaient pas et sans liens entre les épisodes. Je me rends compte que la série TV commence à m’intéresser avec TWIN PEAKS puis X-FILES (oui !!!! de la scifi !) où apparaît une notion de continuité et donc de drama qui me manquent.
    A cet égard, pour en revenir avec nos conversations lundi, LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE défrichent ce territoire pour moi avec la saga des chevaliers d’or et les Comics avec le Phénix Noir.
    Merci pour ce moment énorme et dès le début de saison !

    @Olivier Bonnard : pas un mot sur les figurines ?

    @Manu : tu n’es pas vieux, c’est le temps qui n’est plus jeune.

    @Kaori : Amicalement Votre, voilà une série dont le générique m’a toujours plus convaincu que les épisodes qui en découlaient. C’était chiant…

    @Sebastien : je n’ai pas de souvenirs traumatisants de Miami Vice. Il faudrait m’expliquer l’engouement autour de cette série, je suis passé à côté. Je crois qu’à l’époque je regardais Manimal et Hill Street Blues, ouais, ça c’était vraiment bien.

    @tous, gros travail d’exhumation hier de mes mails pour retrouver cette photo du jeune Tornado qu’il m’envoya comme carte de visite lors de nos premiers échanges. Le gars, ça passait ou ça cassait ! J’espère qu’elle vous plait !

    • Kaori  

      C’est vrai que je n’ai pas souligné la photo qui m’a bien fait rire, bravo pour le cosplay (impossible que ça ne passe pas, avec un tel sens de l’autodérision !!).
      J’avoue que j’ai oublié de le mentionner, tellement l’article est bon. Moi qui pensais (un peu comme Cyrille) m’y ennuyer, que nenni ! (j’aime bien cette expression…)

      Concernant Amicalement Vôtre, mon père adorait cette série qu’il regardait chaque fois que ça passait. Et ça passait et repassait en boucle à une époque… Moi je restais surtout pour le générique que j’adorais, entre la mise en parallèle des deux acteurs et cette musique si puissante…
      Et puis j’aimais beaucoup Tony Curtis.

      Enfin, pour la BO, je crois bien qu’elle illustre également un article que je t’ai envoyé, mais pas dans la même version 😉
      Chanson que j’adore…
      Joe Cocker, c’était un ovni pour moi, avec ses manières, ses tics, il me questionnait beaucoup. Un artiste que mon père aimait beaucoup également. Moi je ne suis pas fan. Sauf de cette reprise (et j’avoue sans honte que je n’ai jamais entendu l’originale !!)

    • JB  

      L’une des scènes qui a défini Miami Vice, c’est la dernière partie du pilote, sur la chanson « In the air tonight » de Phil Collins : mise en scène inhabituelle pour le petit écran, estéthique et musique 80. Et la série décolle à l’arrivée de Castillo (vers la moitié de la première saison ?) incarné par un magistral Edward James Olmos.

    • JB  

      Manimal, un plaisir coupable. Mais j’ai mieux (ou est-ce pire ?) : Chasseurs d’ombres ! A quand une rétrospective ?

    • Olivier Bonnard  

      Haha! Tu parles du gift set Corgi? J’ai pas eu, mais c’est du beau jouet, bien réalisé en die-cast metal. Du Corgi, quoi. Faudra faire un truc sur leurs réalisations. Ma préférée: le vaisseau de Buck Rogers.

    • sebastien zaaf  

      Miami Vice a vraiment une construction différente des séries de l’époque. L’utilisation de la musique et surtout des tubes du hit parade (Peter Gabriel, Simply Red, Dire Straits, Meat Loaf) qui font de certaines séquences de véritables clips à la MTV (la scène de fin du pilote avec In the Air tonight). Beaucoup de guests ont commencé dans cette série : Viggo Mortensen, Benicio del Toro, Julia Roberts, Bruce Willis, Liam Neeson… On y voit même certains musiciens comme Phil Collins, Frank Zappa, Leonard Cohen ou Glenn Frey des Eagles qui a écrit aussi pas mal de morceaux pour la série (Smuggler’s blues, You belong to the city…). Il y a une déconstruction dans la façon de filmer avec des angles nouveaux surprenants pour l’époque. Les thématiques abordées ne se résument plus juste à l’enquête, les vies personnelles des protagonistes sont toutes aussi importantes. La fin de chaque épisode reste souvent inattendue : là où les cop shows classiques se terminent sur une arrestation avec la jolie fille, la veuve, l’orphelin ou l’accusé à tort qui sont sauvés, avec une belle scène humoristique de fin façon photo de famille, dans MV les fins sont toujours amères. Le criminel court parfois toujours, les limites de la loi sont atteintes, les flics ont dû sacrifier quelque chose pour arriver au but, bref il n’y a jamais de happy end. Ca annonce clairement les séries suivantes comme Un flic dans la mafia, NYPD Blue, The Shield, The Wire… Et il n’y a pas de statu quo dans le sens où les rôles ne sont pas toujours fixés en cop = nice et gangsters = bad. Les flics sont à la limite, toujours borderline. Le second épisode, Heart of Darkness avec Ed O’Neill (Al Bundy de Marié 2 enfants) offre une plongée chez les flics en couverture, qui ne savent parfois plus qui ils sont, oublient leur famille et vivent comme les truands à tel point que même les autres flics finissent par douter d’eux et les pense de l’autre côté. Le contre-coup arrive dans la fin de la saison 4 pour le perso de Don Johnson qui perd la mémoire et croit qu’il est son alias, Sonny Burnett, trafiquant. La série a été en général un véritable laboratoire pour Michael Mann qui s’est beaucoup inspiré de ce qu’il avait fait sur la série pour sa carrière au cinéma (la télé est en général son labo puisqu’avant Heat il réalise L.A Takedown et avant Collateral il produit Robbery Homicide Division et prépare les gigantesques plans nocturnes de Los Angeles). On retrouve dans Miami Vice des références à Manhunter par exemple sur un épisode de la saison 3. La série offre vraiment une histoire complète. Ce n’est pas juste une succession d’enquêtes, il y a plusieurs fils rouges, des personnages récurrents (Calderone, Lombard, Hackman…) avec une vraie progression / régression (suivant le point de vue) pour les protagonistes principaux. Et Mann, en tant que producteur a laissé aussi une véritable liberté à ses acteurs. C’est Don Johnson qui comprend assez vite que le look golden boy qu’il avait envisagé n’est pas possible à Miami et épure son style sans cravate, sans chemise, sans chaussettes, les manches de veste retroussées. Quand le personnage de Castillo arrive, James Edward Olmos faisait exprès de ne pas regarder Don Johnson et lui demandait de fermer la porte du bureau ce qui provoquera une colère monstre de Johnson ce qui crée une véritable tension entre les deux, le jeune loup et le vieux baroudeur qui cherche à affirmer son autorité. Il y a des scènes hallucinantes comme le pilote de la saison 2 dans lequel un banquier de Wall Street explique à Crockett et Tubbs que le gouvernement et les banques ferment les yeux sur le trafic de drogue. Les USA prêtent de l’argent aux pays d’Amérique Latine et du Sud pour combattre le communisme, il faut bien que ces gens remboursent et ça ne peut pas être en vendant des fruits et des paniers en osier. C’est une prise de position novatrice et plutôt culottée en 1985 à la télé américaine en prime time. Et les Américains plongeaient un peu plus dans ce Miami des cartels décrit par Brian de Palma dans Scarface. Après je comprends que le côté gigantesque clip MTV couleurs flashy pastels ne plaise pas forcément.

      • Tornado  

        C’est quasiment un article que tu nous fais là. Merci pour cet éclairage.
        Je ne doute pas que la série soit bonne puisque c’est du Michael Mann. C’est juste que je suis passé à côté. Du coup je n’ai même pas regardé le film, probablement l’un des seuls que je n’ai pas vus de cet auteur.
        Un jour peut-être rattraperai-je ce retard à priori inadmissible 🙂

      • Bruce lit  

        des tubes du hit parade (Peter Gabriel, Simply Red, Dire Straits, Meat Loaf)
        Non !
        Phil Collins, Frank Zappa, Leonard Cohen ou Glenn Frey des Eagles
        NFW !(No Fucking Way !)
        Je comprends mieux pourquoi je n’ai aucun souvenir….si ce n’est de Johnson et son aligator.

        • JB  

          Si je te dis que Sheena Easton joue un rôle semi-récurrent dans la saison 4, je suppose que ça n’arrange rien ?

        • Chip  

          Et une apparition d’Arielle Dombasle 🙂

        • Jyrille  

          T’exagères Bruce. Frank Zappa c’est pointu. Leonard Cohen c’est magnifique. Peter Gabriel ce n’est pas si mainstream. Et Phil Collins c’est super 😀

          • Bruce lit  

            Heing…
            Traite moi de marseillais à dire que j’exagèreuuuuh tout le temps en ce moment Cyrille.
            Leonard Cohen c’est très bien dans les 70’s. Je déteste le son de ses disques dans les années 80-90.
            Zappa me fait chier à part HOT RATS et GRAND WAZOO. C’est trop technique pour moi, mais je sais que Présence est fan.
            Tous les autres de Gabriel à Collins, vous savez ce que j’en pense.

      • Chip  

        Vous faites chier. J’ai pas le temps de mater S & H ou Miami Vice.

      • Jyrille  

        Merci beaucoup Sébastien pour cette explication de longue haleine sur Miami Vice ! J’adorerai lire d’autres choses sur Michael Mann et toute cette période.

    • Jyrille  

      Moi aussi Bruce je regardais plus Hill Street Blues (chef d’oeuvre) et Manimal (nul) que Miami Vice. Je pense que pour cette série tout tient dans l’image, ce sont des nouvelles icônes, très éloignée du peuple, avec un sous-texte extrêmement violent. Après tout, Michael Mann en a fait un film que je trouve bof mais qui est esthétiquement impeccable. Après il faut suspendre sa crédulité et accepter que ces flics sont en fait espions, agents secrets, comédiens, mecs du SWAT etc…

  • Tornado  

    Et bien merci pour tous ces retours. Je suis très pris pour le moment et je tâcherais de repasser plus tard pour vous répondre dans les détails. Merci pour vos compliments qui me vont droit au coeur, c’est un article ambitieux auquel j’ai consacré beaucoup d’affectif ! 🙂

  • Kaori  

    J’ai oublié de dire : y a un truc avec les adaptations de séries. Et Starsky et Hutch n’a pas été la seule à en pâtir.
    La première qui me vient à l’esprit, c’est 21 Jump Street. Alors là, je n’ai absolument pas compris.
    Série à la base dramatique transformée en comédie. Le film n’est pas TROP mal, mais franchement, c’est loin, très loin de l’esprit de la série. Rien à voir du tout, en fait… A part peut-être le caméo de Johnny Depp et Peter DeLuise, les acteurs originaux (à noter que tout le monde a souligné le caméo de Depp, mais DeLuise, tout le monde s’en fout !)…
    Pour Baywatch, je pense qu’on peut dire pareil (bon, je n’ai pas vu le film, mais vu ce que j’en ai vu, ça ressemblait en tout point à une comédie…)
    Même la reprise de Jumanji est une comédie.
    Comme si le sérieux était devenu synonyme de chiant, de pompeux…
    C’est quoi cette génération qu’on nourrit avec des produits faits pour rire et surtout pas pour réfléchir ??

  • Eddy Vanleffe  

    il se trouve que le Hollywwod actuel a horreur de tout ce qui est clivant, il est important que le film quel que soit son sujet, soit fun, rempli de répliques à la con etc…
    En plus les anciennes séries, si elles sont « cultes » pour un certain public sont surtout des cibles faciles pour le pastiche et l’ironie.
    le nouveau Baywatch insiste à fond sur les bikini et les ralentis pour bien redire à ceux qui l’auraient pas compris au au fond de la salle que c’était une série pour garçons qui aiment reluquer des filles en maillots de bain. a ce compte là, à quoi bon réadapter la série? la nouvelle version montrent deux gars à la tête complètement vide, faire de blagues de bac à sable devant laquelle la série mère pourrait passer pou un modèle de finesse et de bon gout…
    Mais Voilà il faut surtout pas stresser et détendre même en pleine guerre…
    Ca passera…

  • Vindicator  

    Quel travail ! respect

  • Nicolas B  

    Me vendre S&H ? Mais évidement j’achète c’était un des bon moment de mes week-end de gamin cette voiture rouge avec la belle bande blanche sûrement le début de mon amour pour les voitures américaines (celles qui ont des bandes pas le Suburban !). Merci surtout pour la frise chronologique avec tous les petits moment d’histoIre agrémentés de R&R car c’est pour beaucoup la musique que j’aime par dessus tout !

    Signé un vieux croûton !

  • Patrick 6  

    Ahah excellent ! Je vois que le voyage temporel promis est effectivement au rendez-vous ! Une jolie madeleine de Proust télévisuelle, merci à toi 😉
    Ceci dit c’est amusant que tu parles de la scéne du générique où Hutch tombait fesses les premières sur le toit de la voiture car je me souviens très bien avoir pensé à chaque fois « La vache ça doit faire super mal ! » J’apprends tristement hélas que j’avais raison 🙁
    Les photos les plus récentes le montre du reste sur une fauteuil roulant 🙁
    Je découvre aussi à l’occasion de cet article la musique originale… Paradoxalement si le générique français n’a pas très bien vieilli je trouve qu’il colle quand même d’avantage aux images (100% actions) que la musique US un peu moins rythmée…
    Enfin je ne connais pas non plus les voix originales, mais j’adore le doublage Français qui à l’instar d’Amicalement votre (voir plus haut dans les commentaires) apporte une dimension très humaine et (à priori) totalement raccord à l’atmosphère de la série. Je regarderai la VO à la première occasion pour vérifier ton opinion.

  • JP Nguyen  

    Gros travail pour replacer l’oeuvre dans son contexte historique ! Et quelle déclaration d’amour à cette série !
    Elle a beaucoup été rediffusée dans les années 80, si bien que, même sans en avoir revu un épisode depuis des années, j’ai encore des flashbacks…
    Un certain nombre d’épisodes m’ont collé la frousse, quand j’étais gamin. Celui avec un tueur en série poignardant les hommes au lit avec leur conquête d’un soir, celui de la secte sataniste (« Gloire à Satan ! ») et un autre sur la secte de Simon, ou encore celui de l’acteur qui récitait du Shakespeare (« la vie est une pièce pleine de bruits et de fureur… »)
    Mais à côté, il y avait aussi plein de passages légers… Les relations entre les deux flics, avec leur capitaine et les scènes avec Huggie… Ou encore un épisode se passant sur un plateau de cinéma où Hutch décroche un rôle de figurant et se plante dans son texte, pourtant très basique (« Steve McCoy est là ! »)
    Je me rappelle de plein de détails, comme Starsky qui utilisait un pistolet tandis que Hutch avait un gros revolver. Hutch qui portait la moustache sur certains épisodes et qui avait une bagnole pourrie.

    Le film de 2004 n’est pas si mal mais effectivement, en choisissant exclusivement l’angle humoristique, il dénature l’essence de la série d’origine.
    Sinon, vers la fin des 90 ou au début des années 2000, M6 avait diffusé un dessin animé intitulé « Funky Cops » qui puisait pas mal d’inspiration dans Starsky et Hutch (mais avec des scénars un peu inconsistants, qui ne m’avaient pas trop accroché, à l’époque…)

    Bon, allez, Zebra 3, je décroche…

    • Tornado  

      Et bien JP je peux t’assurer que ta mémoire sélective a bon goût car les épisodes que tu cites sont parmi les meilleurs de la série (la scène hilarante ou Hutch joue comme une patate dans un western fait écho à celle où il danse comme une merde dans une boite de nuit ! 😀 (ce qui est d’autant plus savoureux qu’en principe c’est plutôt Starsky le clown de service)). Pour l’époque certains épisodes étaient très angoissants et les passages de comédie équilibraient un ensemble plutôt éprouvant. Merci beaucoup de venir partager ces souvenirs ici. Si j’avais sû, on en aurait discuté la dernière fois autour de la pizza !

  • JP Nguyen  

    Ah, et moi j’aime bien la chanson choisie pour la BO du jour !
    Je connais les paroles d’intro par coeur. Et je connais aussi la version des Wet wet wet. Mais j’aime beaucoup celle de Joe Cocker, utilisée aussi comme générique pour la série « Les années coups de coeur » (The Wonder Years, en VO)

    • Kaori  

      C’est comme ça que j’ai connu ce titre… J’aimais beaucoup cette série, et le générique apportait quelque chose…

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