Les compères (Spidey/Human Torch)

The Amazing Spider-Man / Human Torch par Dan Slott et Ty Templeton

1ère publication le 21/07/16/-MAJ le 21/07/22

Un article de  : BRUCE LIT

VO:  Marvel

VF : Panini 

Ca va chauffer !

Ca va chauffer !©Marvel Comics

The Amazing Spider-Man / Human Torch est une mini série de 2005 scénarisée par Dan Slott, aux commandes depuis One More Day, auteur de Superior Spider-Man et illustrée par Ty Templeton. L’encrage est assuré par ce vieux routier de Tom Palmer. Toutes les couvertures sont signées par le légendaire Paul Smith.

Ces 5 épisodes sont auto-contenus et indépendants les uns des autres. Ils mettent en scène une histoire différente relatant l’amitié tumultueuse entre Johnny Storm et Peter Parker. Le temps tournant au ralenti chez Marvel, 12 ans sont censés s’être écoulés entre la première histoire situé à l’ère Romita et la dernière à notre époque.

Les connaisseurs de Spidey apprécieront les nombreux clins d’oeil aux moments clés des personnages (mort de Gwen, la rencontre de Crystal avec Johnny, la Spider-Mobile et le costume noir) mais il est tout à fait possible de jouir de l’écriture de Slott sans avoir rien lu de tout ça. 

Johnny cherche son meilleur profil

Johnny cherche son meilleur profil©Marvel Comics

Résumé des épisodes

Picture Perfect : Johnny Storm en plein ego trip souhaite faire la une du Buggle à la place de Spider-Man.  Il demande à Peter Parker dont il ignore l’identité secrète de couvrir un reportage le mettant en valeur. Pour se faire, Johnny décide d’attaquer Fatalis dans l’ambassade de Latvérie !

Coffee Bean : Suite à un pari, Spidey et Human Torch décident d’échanger leurs places; Johnny patrouille dans les bas fonds de NY à la recherche de Kraven tandis que Spidey avec sa guigne habituelle fait foirer une expédition des FF !

Auto Motives : Spidey veut customiser sa Spider-Mobile avec le rayon anti-gravité de Reed Richards. Johnny l’aide à voler son beauf tandis que rode Red Ghost et ses Super-Singes (oui….)

Cat’s Paws : Sexuellement attiré par la Chatte Noire (sic), Johnny Storm accepte de  l’aider à dérober un bijou précieux à l’ambassade du Wakanda ! Spidey tente d’empêcher l’incident diplomatique. Caméos adorables de She-Hulk et de T’challa, la panthère noire.

Together again : Au cours d’une prise d’otages, Johnny Storm apprend que Peter Parker = Spider-Man. Une discussion sur le sens de la vie super héroïque a lieu au sommet de la Statue de la Liberté.

Les deux compères évoquent leurs 400 coups (en fait les 4 épisodes précédents)

Les deux compères évoquent leurs 400 coups (en fait les 4 épisodes précédents)©Marvel Comics

Lorsque j’ai terminé ce volume, j’avais envie de sauter dans les gros bras de Dan Slott.  Lui dire que je lui pardonnais pour la résurrection de Kraven au vu de l’incroyable boulot fait sur cette mini-série. Voyons : des vilains ringards avec prix du jury au Red Phantom et ses singes savants, du soap en-veux-tu-en-voila,  aucun enjeu planétaire, des gentils prisonniers de leurs principes. Ce n’est pas donné à tout le monde de ressusciter notre âme d’enfant, celle qui dévorait les gentilles histoires de Spidey le magasine de Lug, tandis que Strange et Special Strange proposaient des histoires plus sombres avec les chutes de Matt Murdock, de Tony Stark et de Jean Grey.

Pour autant, le travail de Slott est-il infantile ? Que non !
Tout d’abord, Slott n’a rien du tâcheron. Il connait ses Spider-Man par Coeur (sic) et comme pour  Miss-Hulk et Superior Spider-Man, il se livre à un délicieux exercice d’équilibriste alternant entre l’irrévérence et l’amour authentique du personnage.
Certains moments sont purement irrésistibles : Johnny Storm qui cherche son meilleur profil sur deux photos analogues, Spidey qui, en souhaitant bien faire, tapisse de toile bien gluante le Quinjet des FF exaspérés. Le meilleur moment de l’album reste lorsque au  beau milieu d’une prise d’otage, Peter dévoile à son ami son identité secrète par le langage des signes auquel Johnny ne comprend NIB. A cela, s’ajoute mille et une petites répliques charmantes où Spidey fait preuve de son humour légendaire sans passer pour un abruti….

Je-suis-Spider-Man !

Je-suis-Spider-Man !©Marvel Comics

Cet humour est une partie intégrante de la mythologie du personnage, de ses super-pouvoirs, cette capacité surhumaine de rire de tout avec tout le monde. La force de cette histoire est de réunir les deux clowns de l’univers Marvel, le troisième étant bien sûr Bobby Drake qui ressemble beaucoup à Peter : un type profondément gentil et angoissé à mort qui balance ses vannes sur le champ de bataille pour surmonter son mal être.

Il s’agit donc pour Slott de mettre en image l’amour vache entre les deux super héros rivaux autant en terme de pouvoirs (Johnny liquide –sic-en une image le Vautour avec une simple boule de feu), de super-vilains (Peter roule Doom dans la farine en employant une ruse tordante) et de femmes (Johnny constate effaré le tableau de chasse de Peter Parker : Gwen, Felicia, MJ).

La chatte fait ronronner nos héros

La chatte fait ronronner nos héros sous les crayons de Paul Smith©Marvel Comics

Slott est définitivement le scénariste de l’échange. le succès de son Superior Spider-Man était  de remplacer le héros par le vilain pour en constater les limites avant de se rappeler de ses qualités. Ici, c’est pareil : Johnny réalise que les aventures du tisseur constituent la fange du super-héroisme avec ces entrepôts pourris, ces vilains déguisés en animaux, ces enjeux qui ne dépassent pas le quartier quand les FF sauvent les univers qu’ils découvrent. Il  n’hésite pas à qualifier les aventures de son ami de série Z alors que celles de son groupe s’apparentent à un blockbuster.

Mais pour paraphraser Sacha Guitry, les comics c’est trop sérieux pour les laisser aux mains de rigolos. Et force de constater que Slott écrit aussi autre chose qu’une farce, l’ensemble étant aussi parfois émouvant, tendre, attachant. Et surtout très malin.
Il aborde avec beaucoup de finesse l’épuisant sentiment de culpabilité de Peter sous un angle nouveau et simple. Lorsque Johnny lui conseille après la mort de Gwen de prendre des vacances, il lui répond que le monde peut attendre de découvrir d’autres dimensions, que les vies des petites gens sont constamment en danger. Qu’il n’a rien pu faire pour sauver son oncle mais que lorsqu’il a donné son maximum pour Gwen, le résultat a été le même : une mort tragique par sa faute. Bien vu !

Miss Hulk en soubrette !

Miss Hulk en soubrette !©Marvel Comics

La force du récit est aussi de superposer les frustrations de nos deux héros, de nous introduire dans leur moi intime, celui qui rêverait d’occuper la place de l’autre. Peter rêve d’une vie d’aventure avec les FF au service de la science, de pouvoir aider son prochain sans se faire poursuivre par les flics et diffamer par J.J.Jameson. Une vie de légèreté et d’insouciance.
Tandis que, et c’est le plus habile tour de passe-passe de Slott, Johnny Storm envie l’existence de Peter Parker, le plus grand loser de l’univers Marvel ! Une tante toujours dévouée et aimante, un cercle d’amis fidèles et des filles magnifiques qui se pâment d’amour sincère pour lui. Un joli conte sur la confrontation entre l’image intime et celle que les autres ont sur nous. Je, moi, les autres.

L’histoire se termine sur la rencontre entre la famille Parker (durant l’ère Strazcynski) et celle de Reed Richards. Une ambiance conviviale, brodée de respect et de tendresse mutuelle immortalisée par des photos prises par un drone de Mr Fantastic. Et un pur instant de grâce lorsque Peter rebondit sur les propos du petit Franklin sur son oncle Ben (The Thing) en lui répondant que les oncles Ben ont toujours raison.

Où doit se dérouler une conversation virile ? autour d'une bagnole forcément !

Où doit se dérouler une conversation virile ? autour d’une bagnole forcément !©Marvel Comics

Les symboles sont décidément très forts dans cette histoire craquante qui évoquerait le pendant humoristique du travail anthologique de Tim Sale et Jeph Loeb. Le symbole d’un super héroïsme profondément humain, du côté de la vie, versant plus dans la névrose que la psychose post Civil War qui, comme par hasard se déroule juste après. Un monde où dirigés par les deux pithécanthropes Alonso et Quesada, les super héros sont devenus les flics nerveux d’un univers en perpétuel état d’urgence

Le comble de l’ambiguïté en fait : alors qu’enfant je rêvais d’histoires matures et violentes, voici que désormais il n’y a plus que ce genre de récit  qui parvient encore à m’émerveiller.  Marvel en anglais, à la base, ça veut bien dire ça, non ?

Touchant du début à la fin

Touchant du début à la fin©Marvel Comics

37 comments

  • PierreN  

    Un texte inspiré et inspirant (j’aime beaucoup la conclusion) sur ce que je considère être une des meilleures mini-séries des années 2000, et plus largement ce que Slott a fait de mieux avec She-Hulk.
    Le scénariste se montre exemplaire dans la gestion de la continuité, ce qui n’empêche pas pour autant le récit d’être reader-friendly, et également très drôle.
    Après l’interminable run de JMS et celui assez inégal de Bendis sur USM,, Slott aura redonné de la fraicheur et du fun à une franchise qui en avait bien besoin. De mémoire de fan ce scénariste est ce qui arrivé de mieux au personnage, depuis les runs de Stern, DeMatteis, et les épisode du duo Wieringo/Dezago.

  • PierreN  

    Sinon en ce qui concerne le retour de Kraven, cela correspond à la période de Brand New Day avec l’alternance des scénaristes. Après vérification, il s’agit de l’arc Grim Hunt auquel Slott n’a pas participé (après peut-être qu’il a donné quelques indications aux autres, mais c’était en tout cas avant qu’il ne devienne le scénariste unique du titre).

  • patrick  

    Une mini série cool et fun à posséder!

  • Matt  

    Comme je l’ai dit, je n’ai pas pu comparer la VF à la VO. Je n’ai lu que la VF. Je ne l’ai donc jugée que par rapport au niveau de français. Sans connaître la VO, c’est une VF tout à fait correcte. Après elle est peut être quelconque et moins drôle que la VO, c’est possible. Mais ce n’est pas du Coulomb déjà.
    Pour l’acheter JP, c’est le Spider-man hors série 21. Et…ben…ça se trouve sur des sites d’occasions. Gibert, Priceminister, etc.

    Je confirme que Slott est ce qui arrivé de mieux au personnage depuis le run de JMS. Et oui, She Hulk par Slott c’est génial aussi.
    Un bien bel article pour une mini série très agréable qui renoue en effet avec ce côté « fun » sans être idiot. Et au beau milieu de récits qui se la jouent toujours plus « dark » comme si ça signifiait forcément maturité, c’est très appréciable.

  • Nikolavitch  

    De slott, y avait aussi une maxi-série The Thing qui était très bien.

  • Jyrille  

    Je suis d’accord pour La chèvre. Je vi ns de revoir Rabbi Jacob c’est tout aussi drôle et bien plus crétin.

    Sinon ça a l’air très sympa cette mini série Bruce, tu l’as super bien vendue !

  • Présence  

    La dénégation de J Jonah Jameson à l’accusation portée par Spider-Man est effectivement énorme et inoubliable.

  • Présence  

    Il ne me reste plus qu’à espérer que la notoriété pérenne de Dan Slott aboutisse à la réédition de cette histoire.

    Et soudain, c’est le drame ! Une terrible erreur de continuité : les Fantastic Four se déplacent en Fantasticar, pas en Quinjet. 😉

    Ces vilains déguisés en animaux : vivement le retour de Frank Oliver ou Brian Hibbs, les 2 gugusses ayant adopté comme nom de supercriminel Kangaroo.

    Great Lake Avengers – J’ai tellement pris goût aux récits de Dan Slott que je suis près de succomber à la tentation et d’acheter la dernière anthologie de Squirrel Girl, pour lire ses Great Lake Avengers.

  • JP Nguyen  

    Acheté suite à l’article (en VO) et lu ce week-end. C’est très chouette et ça se tient bien. Petit bémol sur le dessin, à l’encrage inégal. Mais c’est une relecture réussie de la relation Spidey-Torche qui ramène effectivement à une époque où cet univers partagé était bien plus savoureux…

  • Matt  

    Alors je ne sais plus trop où mais je crois que Bruce se demandait dans quel épisode il était expliqué pourquoi Harry Osborn était en vie et tout ça.
    Et là par hasard, alors que je lisais la revue Spider-man 122 sorti en Mars 2010, qui contient 3 épisodes de Dan Slott dans une petite aventure avec les FF, je suis tombé sur le truc.
    Cette revue contient donc une aventure qui fait renouer Johnny Storm et Parker qui accepte de se démasquer à nouveau devant les FF parce qu’ils ont compris qu’un truc mystique les empêchait de se souvenir de son identité (un machin de Strange je crois) Du coup la torche et lui redeviennent les potes d’avant puisque les souvenirs reviennent dès l’instant ou Parker se démasque (cherchez pas, c’est magique^^)

    Bref…en supplément dans la revue il y a l’épisode Spider-man family 4 écrit pas DeMatteis qui raconte comment Harry est revenu dans la vie de Peter. L’explication en elle-même est vachement évasive (erreur d’identité et diagnostic faux, et Harry est parti en Europe pendant 3 ans ou il a fait une nouvelle dépression, et ignorait qu’on le pensait mort) mais bon en même temps on sait que c’est une obligation éditoriale. Donc le truc intéressant c’est pas tant l’explication que les retrouvailles qui sont pas mal puisqu’au travers de quelques flash back, DeMatteis revisite le début de la relation entre Parker et Harry. Pourquoi Harry se foutait de sa gueule devant Flash pour avoir l’air cool, pourquoi il a toujours porté un masque aussi et comment ils sont devenus potes réellement. Et comment Parker accepte son retour même s’il se méfie vachement au départ.

    Voilà.

    • PierreN  

      Il aime bien revisiter le passé ce DeMatteis. Je crois que c’est lui qui avait relaté la dernière soirée heureuse entre Peter et Gwen (juste avant que le héros n’aille au Canada pour se fritter avec Hulk, et avant que la rechute d’Harry ne fasse effet boule de neige).

  • Kaori  

    Ah que je les aime ces deux-là !

    Même si Ben Grimm était toujours présenté comme le « meilleur ami » de Johnny Storm, j’ai toujours pensé que le vrai, c’était Peter (et vice-versa). Y a un « truc » entre ces deux-là.

    J’ai toujours adoré les voir en team-up, je n’ai pas lu ces épisodes, il va donc falloir que je remédie à ça très très vite !!

    Ah, et le scan sur les signes pour faire comprendre à Johnny que Peter est Spider-man m’ont fait mourir de rire !!

    Je suis d’accord avec toi (bon, c’est récurrent quand même, va falloir que je sois plus discrète), c’est ça, le « Marvel ». Moi c’est ce dont j’ai besoin en tout cas !

    • Bruce lit  

      Contente que tu aies aimé Kaori. C’est assez facile à trouver pour pas trop cher.

  • Matt  

    Bon j’ai entendu dire que la reprise de Spider-man par Nick SPencer était sympa.
    On pourrait presque sauter tout le bullshit de Slott après Superior avec son Parker milliardaire qui fait des OPA sur des entreprises, etc.
    Apparemment il perdrait le bénéfice de ses études quand il est prouvé que c’est Otto qui a rédigé sa thèse de fin d’études et paf on retrouverait un Parker qui ne ressemble pas à Tony Stark.
    Même la chatte noire serait de nouveau pote avec lui.
    Bon…je dis pas que c’est forcément bien le statu quo, mais perso j’en avais rien à carrer de ses aventures de milliardaire.

  • Eddy Vanleffe  

    Grâce à la collection d’été de Panini à 2.99€, j’ai pu enfin me lire ce petit récit sympa.
    sympa, mignon mais sans plus. Slott ne parvient pas à proposer un truc qui va au delà de l’hommage énamouré de fanboy.
    Oui Bruce a raison, c’est une façon de revenir à ce que les héro représentaient pour nous jadis. oui je préfère lire ça 1000 fois plutôt qu’un tuc version « raclures & salopards » comme depuis Civil War. (la vraie raison de mon désamour, plutôt que le ton adulte, on peut très bien être adulte sans vouloir salir à tout prix)
    je mettrais cette histoire en parallèle avec les deux mini de Christos Gage et Mario Alberti sur le même concept avec les FF et les X-Men…
    Je remarque que Slott a une vision de Johnny en total queutard débile… ça m’amuse parce que je la partage totalement…^^

  • JB  

    « alors qu’enfant je rêvais d’histoires matures et violentes, voici que désormais il n’y a plus que ce genre de récit qui parvient encore à m’émerveiller »

    Je pense qu’enfants et ados, nous nous faisons une fausse idée de la « maturité », associée dans nos jeunes esprits à la violence et au sexe plutôt qu’à la complexité des rapports humains ou à la recherche d’une vie équilibrée et satisfaisante.

    J’avais adoré la scène de la découverte de l’identité de Parker par Johnny, surtout pour le comique de MJ qui pointe Peter en même temps que son mari

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour,

    j’avais gagné le HC lors d’un concours comics il y a quelques années et j’ai attendu le début de cette année pour lire enfin cette mini assez inspirée je trouve.

    Cela ne va pas très lojn, mais l’esprit de camaraderie et chamaillerie entre les deux protagonistes est contagieux, surtout que Dan Slott (dont je n’ai pas du tout apprécié sa trop longue prestation sur le monte en l’air) ne propose pas une écriture lourdingue. Et puis la revisite de différente époque se fait en douceur, sans que cela soit forcé ni sans besoin d’un bac+30 en Marvelogie.

    Des bons sentiments, bien utilisés.

    • Bruce lit  

      Hello Fletch.
      La prestation de Slott a été entachée par deux faits marquants : trop de multiverse et de versions multiple de Spider-Man pour coller aux films. Et puis encore et toujours ce maudit Humberto Ramos.

      • Fletcher Arrowsmith  

        Salut Boss,

        je n’ai pas exactement la même approche surtout que je suis particulièrement admirateur du trait de Humberto Ramos et cela depuis DV8-GEN13 (j’ai découvert ses FLASH et IMPULSE plus tard).

        Je n’ai pas aimé la vision de Slott sur le titre. Déjà pas apprécié son écriture de Peter Parker, qu’il met peu en valeur au fur et à mesure. Puis les nombreux costumes gadget de Spidey, très peu pour moi. Enfin même si il y a clairement une volonté de faire évoluer le personnage et d’essayer de retrouver le fun des débuts, cela ne fonctionne pas selon moi. Le pompon reste l’horrible Spider-Verse. Je n’ai plus acheté un comics Spider-Man depuis (série régulière) mais j’avais tenu jusque là.

        Clairement un des auteurs que j’ai le moins aimé sur ce titre. Et puis oui les films ont fait beaucoup de mal surtout que je mets su un piédestal la trilogie de Sam Raimi (surtout le 1), les autres films n’ayant pas trouvé grâce à mes yeux, loins de là même (surtout pas les hometruc et far from machin).

        • Tornado  

          D’accord avec Fletch. Je n’ai lu que le SUPERIOR SPIDERMAN (plusieurs dizaines d’épisodes quand même (et une autre mini sur son passé : DEVENIR UN HOMME)) et, passé l’originalité du pitch, j’ai trouvé a très mauvais. C’est du mainstream de base, bordélique, et qui ne vole vraiment pas bien haut. La caractérisation des persos est nulle. Non, vraiment, Slott est un scénariste de base, plutôt laborieux. Son talent est très surestimé. Je ne vois aucune « lecture adulte » là-dedans.

  • Alchimie des mots  

    L’une de mes meilleures séries que j’ai lue et j’ai en ma possession !
    Le comics qui conclut leur premier affrontement dans les magazines Strange !
    UNE Bromance Mangnifique!

  • Matt  

    Euh…encore moi. Tu parles bien de « One moment in time » ?
    Mais ça fait un moment. Je l’avais lu parce que c’était censé rendre OMD plus digeste.
    ça commence avec l’épisode du mariage (dessiné dans le même style que l’épisode historique) mais avec la fameuse modification qui fait qu’ils ne vont pas se marier mais juste vivre ensemble, et que rien d’autre n’est annulé de la continuité. Tout a eu lieu (Kraven last hunt, etc…mais ils étaient ensemble et non mariés)
    Déjà…c’est très douteux comme modification temporelle…mais bon c’est Mephisto, c’est magique gnagnagna…
    Au moins ça ne fout pas en l’air les 20 ans d’histoires vécues. ça les rend juste incohérences quand ils se nomment « mari » et « épouse ».
    Pour être honnête, il y a de jolis passages qui pourraient être touchants (comme justement le refus d’effacer la mémoire de MJ) si la motivation de fond n’était pas si conne (toujours le coup du mariage à effacer parce que ça dérange les lecteurs)
    C’est mieux que OMD (mais c’est pas dur de faire mieux)
    En ce qui me concerne je préfère tout de même oublier tout ça et faire comme s’ils s’étaient séparés.
    Les dessins sont beaux.

  • Tornado  

    « One moment in time »: J’avais trouvé ça pas mal à l’époque.
    Bon, faut dire que moi j’aime OMD, hein.

    J’en ai déjà parlé dans l’article consacré au run de JMS: Pour moi, OMD a subi un effet boule de neige négatif hallucinant et sans précédent.
    Il y a eu « l’effet tribu » ! Bien sûr que le pitch est idiot ! Bien sûr que le statuquo est énervant ! Bien sûr que ça bousille la continuité !
    Mais au moins, c’était formellement somptueux et superbement écrit. La classe.
    Hé ? Ho ? Combien de comics Marvel nous font ce p….n de coup de Trafalgar au moins toutes les deux minutes et demi ??????????????????????
    A peu-près à la même époque, il y a eu un « Captain America Reborn » tout aussi putassier et, ma foi, personne n’a rien dit et tout le monde criait : « C’est beauuuu! ».
    Pour moi, OMD est 10 000 fois plus classe que « Reborn », car ça peut faire une superbe fin pour la série si on le prend comme ça.
    Pourquoi personne ne vient aujourd’hui répéter que « Captain America Reborn » était à chier ? Non, il faut toujours que ce soit OMD !
    6 mois plus tard, les sagas cosmiques tuaient et ressuscitaient toutes les deux secondes des personnages majeurs (Adam Warlock, Super Skrull, Moondragon). C’était complètement débile, et tout le monde trouvait ça génial !
    Alors moi je-me-marre ! OMD est la débilité la plus classe de tout cet imbroglio éditorial !

    Du coup j’aime bien « One moment in time », tiens…

  • Matt  

    Ben non, c’est juste très différent. Et je ne parle pas au nom de l’effet tribu, hein !
    Mais genre dans une saga cosmique…sérieux…COSMIQUE ! Avec des Dieux, des titans, des êtres d’énergie pure…ça te choque qu’ils explosent et reviennent à la vie ? On est en pleine mythologie débordante de pouvoirs, de voyages dans le temps et de distorsions d’univers.
    Un héros urbain, c’est pas pareil.
    Et puis pour Reborn, les conséquences ne sont juste pas les mêmes. Un perso revient, c’est tout. Un perso dont on se doutait bien qu’il ne resterait pas mort.

    OMD c’est un mic mac improbable à base de magie dans une série urbaine au service d’un propos complètement con qui vise à annuler un mariage d’une autre façon qu’un divorce. ça représente tout ce que je hais en matière de politique éditoriale Marvel : on chamboule 20 ans d’histoires, on annule les idées de JMS, pour un retour au statu quo sans mariage. C’est tellement démesuré et ça a tellement de conséquences merdiques (JMS a eu les boules d’ailleurs, et je le comprends) que c’est insupportable. Même en tant que fin de série pour moi, c’est nul. Parce que finir comme ça avec de la magie et Mephisto le chasseur de mariage (ooouuh ça fait peur !) c’est triste.

    Mais bon…on ne tombera jamais d’accord là dessus. Inutile d’épiloguer^^ Mais j’essaie juste d’expliquer pourquoi je m’acharne sur OMD et pas d’autres trucs. Pour moi ça n’a pas du tout le même impact. Et je refuse d’être vu comme un suiveur de tribu^^
    Mais One moment in time c’est le moins pire de OMD on va dire. Donc pour qui aime OMD, faut le lire.

  • Matt  

    Pour le cosmique, si tu penses au run de Abnet et Lanning avec la mort des gardiens contre le Magus, je dois dire que ce sont des fausses morts qui sont là pour faire peur au lecteur le temps de quelques pages. Qu’on aime ou pas, ça reste cohérent dans la mesure ou le pitch de l’histoire à ce moment c’est l’alignement de 2 réalités pour créer un futur différent et que les gardiens se promènent dans le temps avec les premiers gardiens (des années 70) depuis le début de l’histoire. Donc on peut s’attendre à ce genre de rebondissement.

    De plus, ce ne sont pas des morts « commerciales » comme le fait Marvel en annonçant la mort d’un perso iconique à la fin d’un event. Et en alimentant la « hype » sur son retour. C’est juste un rebondissement comme il pourrait y en avoir dans une série de SF hors Marvel, mais à force d’en avoir marre de voir des morts ressusciter, ça passe tout de suite mal comme idée. Et je le comprends. J’ai moyennement aimé aussi. Mais ça n’a rien à voir avec une politique éditoriale ou l’idée que Marvel se fait de la nécessité de revenir au statu quoi pour attirer des lecteurs, etc. En gros la trame de l’histoire n’est pas dictée par des raisons commerciales.

  • PierreN  

    Après vérification ce très bon épisode, c’est le 259. C’est à partir de là (et en un sens déjà au moment de la mort de Gwen) que le personnage de Mj a été plus développé.

  • Tornado  

    Moi aussi. Et je suis énervé d’ailleurs ! 😀 Mais contre personne, juste contre l’idée de ne pas comprendre les proportions de la haine anti-OMD alors que je déteste tout autant toutes ces conneries de morts/résurrections que tout le monde a fini par trouver normal. Et que je trouve que la mise en forme de OMD sauve les meubles avec une classe narrative et une esthétique largement au dessus du lot.
    En relisant certains passages parfois, je trouve qu’il y a des moments et des planches magiques.
    En contrepartie, les morts/résurrections sont pour moi l’apanage du versant infantile des comics de super-héros et c’est pour cette raison, entre autres, que je n’aime pas beaucoup le mainstream en général, et que les gens nous regardent du coin des yeux quand on lit un comics de super-slips dans le train.

    Abnett & Lanning : Oui, c’est le mainstream de base que je fuis à présent. Ils m’ont attiré avec les premières sagas cosmiques, refermant le piège au moment de la mise en route des GotG avec les 3000 personnages interconnectés dans le présent, le futur et les dimensions parallèles.
    Un moment parmi les pires : Super-Skrull meurt au milieu de la saga Annihilation dans le bruit et la fureur… et ressuscite deux ou trois épisodes plus loin avec une explication d’une bêtise abyssale ! C’est un peu là que j’ai commencé à être en colère envers la rage anti-OMD en me disant : « Mais mais mais… c’est encore plus con là ! c’est bête à manger du foin et tout le monde trouve ça normal ! » 😀

    Annuler un mariage avec Méphisto le briseur de mariage c’est effectivement complètement con. Annuler le meilleur run de tous les temps sur la série Amazing Spiderman de manière aussi idiote est effectivement malhonnête.
    Mais je continue de penser que des trucs largement aussi cons pullulent chaque jour dans l’univers Marvel, en 100 fois moins bien foutu.

  • Matt  

    Ben c’est juste pour ça je pense que la haine anti OMD est si grande. Super Skrull qui revient, c’est con aussi…mais ça n’a aucun impact. ça n’annule pas un run génial.
    Haine d’une ampleur inégalée pour connerie aux impacts inégalés.
    Moi j’aime le run cosmique de Abnet et Laning, même si je reconnais que ça part en couilles à ce moment là avec les vieux gardiens, les nouveaux, etc. Mais c’était bien avant (Annihilation, début des gardiens) et ça redevient bien après (l’arc sur l’église universelle de la vérité des gardiens et Thanos Imperative)
    Quoi comment ça c’est chiant que Thanos ressuscite aussi ? Mais…c’est l’amant de la mort ! Si y’en a bien un qui peut revenir d’entre les morts sans que ce soit choquant, c’est bien lui. Non, honnêtement le cosmique c’est un univers dans lequel je m’en fous un peu. Parce que justement on est dans une espèce de mythologie de dingue et je trouve que c’est le seul contexte où ça passe de faire ça. Et puis ils ont vraiment dépoussiéré des personnages en beauté.

    Après je ne trouve pas les morts et résurrections agréables, mais oui je les trouve « normales » dans du comics mainstream. c’est peut être pour ça que je suis plus souvent en colère quand des persos meurent que quand ils ressuscitent. Parce que s’ils savent qu’ils ne peuvent les tuer pour des raisons commerciales, qu’ils trouvent d’autres rebondissements que leurs morts !! Après tout les auteurs de Tintin ne tuent pas Tintin ! ça paraît logique ! Sinon fini les aventures.

  • Tornado  

    Oui Matt, tu as raison, la mort/résurrection du Super-Skrull n’annule pas un run. Mais ce n’est quand même pas très honnête de prendre à ce point là le lecteur pour un imbécile. Dans ces moments là, je finis par me dire que les gens ont raison de penser que les lecteurs de comics superslips sont des attardés. Et c’est dommage.

    Quant à la résurrection de Captain America, je la trouve largement aussi dégueulasse que OMD, je persiste sur ce coup là.
    J’avoue avoir été naïf : Oui, je pensais que cette mort serait pérenne, ce qui la rendait magnifique.
    Remettons les choses dans leur contexte : Je suis revenu à Marvel avec Civil War après une absence de 20 ans. Et là, je me suis dit que Marvel était enfin entré dans une sphère strictement adulte (quand je dis que j’étais naïf). Et j’y croyais vraiment ! Faire mourir son premier super-héros était pour moi une note d’intention forte et j’ai même adhéré au slogan : « L’univers Marvel ne sera plus jamais comme avant »…
    Ainsi, cette résurrection (complètement con en plus), je l’ai vécu comme une déception largement aussi énorme que OMD, mais en moins bien raconté !

  • Matt  

    Attardés ? Quand même…n’exagérons rien. Ce n’est pas parce qu’on aime certaines persos et que donc on s’en fout de les voir revenir qu’on est attardé.

    Autant je suis d’accord pour des persos secondaires ou à l’origine de certains personnages (Oncle Ben) et certains vilains qu’on imagine pouvoir tuer sans qu’ils aient besoin de les ramener (ils pourraient en inventer d’autres au lieu de faire revenir Kraven par exemple), autant pour Captain America, je n’ai pas été dupe une seconde. Et du coup le tuer était un peu dommage car on savait qu’on se taperait une résurrection.
    Pour moi Reborn est mauvais aussi, on est d’accord. Il n’a juste pas l’impact de OMD sur la série de Cap. Cela n’annule rien (enfin je crois…non ?). Donc on se dit que c’est de la merde et on l’oublie. Comment oublier OMD ? Pour qui sauterait cette histoire, la série n’a plus de sens (comment ça ils n’ont jamais été mariés ? J’ai rêvé toutes les histoires que j’ai lu depuis 20 ans ?)

  • Tornado  

    Attardés = l’opinion publique. Le blog de Bruce Lit a été créé pour lutter contre cette idée préconçue. Contre ce cliché. Mais ce type de connerie éditoriale (Mort/Résurrection) ne nous aide pas à lutter contre.

    Je vois à présent ce que tu veux dire pour OMD. Je suis obligé de te donner raison sur le fait que cet épisode a un impact plus important que les autres sur la continuité.
    Je continue néanmoins de le trouver beau et bien foutu. Et c’est l’un de ceux que je préfère relire.

    Par contre les lecteurs ont eu raison de zapper « Brand New Day ». Ils ne l’ont peut-être pas fait exprès, mais ils ont ainsi évité une période carrément insipide ! Je m’étais arrêté après « La première Chasse de Kraven » et j’avais fait une petite rechute à l’occasion de « One Moment in Time ». Je n’ai plus rien lu ensuite.
    J’ai acheté l’intégrale de « Superior Spiderman ». Mais je ne l’ai pas encore lue.

  • Eddy Vanleffe  

    voilà une mini qui mériterait une réédition…
    Dan Slott est pour moi un des meilleurs auteurs marvel actuel. il aime cet univers, et ça fait toute la différence avec ceux qui s’en battent les steaks…
    Mark Waid
    Peter David
    Dan Slott
    sont ceux dont j’aime encore lire les épisodes…
    Marc Guggenheim est assez sympa à lire aussi mais sans génie

    Christos Gage est aussi assez méconnu. j’aimerais remettre la main sur AREA 10 en noir et blanc avec Samnee aux dessins

  • PierreN  

    « Il y a par exemple une histoire que j’aime bien dessinée par Darrick Robertson où Spidey et Jameson partent au camping ensemble. »

    Le truc déjanté avec le Scorpion ,? J’aime bien aussi.
    C’est le genre d’histoire qui a vocation à rester en kiosque ça, puisque avec une one-shot complètement à part* comme celui-là, je vois mal dans quel album librairie il aurait pu être casé.

    *Zimmerman n’ayant pas fait grand chose dans cet univers, mis à part des histoires courtes impliquant généralement le fils de Kraven.

  • Matt  

    @Bruce : Alors oui je suis d’accord sur le mélange des séries que je n’aime pas non plus.
    Mais non concernant ces revues Spider-man qui publient Amazing spider-man dans l’ordre sans rien d’autre avec (ou alors des petites séries connexes liés au tisseur comme le « amazing spider-man family » de DeMatteis » que je mentionne) et ça pendant un bon paquet de numéros.
    J’en ai parlé dans mon article sur la période Brand new day, cette série de revues est bien sympa.
    Et Tornado a aussi fait des articles sur les « hors série » ou « extra » qui sont très bien.

  • Présence  

    J’ai lu les 3 premiers tomes : j’ai bien aimé, mais Nick Spencer est inégal. Par contre j’apprécie son humour dans les réparties de Peter Parker. Commentaires détaillés pour la VO à l’endroit habituel.

  • PierreN  

    Il est plus inspiré sur Superior Foes of Spider-Man que sur Amazing Spider-Man (ou The Fix plus récemment en indé).

  • Matt  

    Sauf que je m’en fous des superior foes^^
    Je veux du amazing qui renoue avec la période pré OMD.
    Je fais mon fanboy, m’en fous ! Je vais me lire quelques épisodes et j’arrêterais quand je serai content de voir rétablies certaines relations gachées par OMD

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