Tu sais Widow, que j’suis morgane de toi !

Black Widow par Richard K. Morgan et Collectif

La Veuve Noire voit rouge…

La Veuve Noire voit rouge…©Marvel Comics

AUTEUR : JP NGUYEN

VO : Marvel

VF : Panini

Black Widow : Homecoming et Black Widow : The Things they say about her sont deux mini-séries consacrées à la super-espionne du Marvel Universe, Natasha Romanova, écrites par Richard K. Morgan et dessinées par Goran Parlov et Sean Philips, avec Bill Sienkewicz à l’encrage.

Publiées entre 2004 et 2006, elles ont toutes deux été compilées en TPB. En VF, seule la deuxième série « Ce qu’ils disent d’elles » a été tardivement traduite, en 2013.

Avertissement : cet article révèle certains points-clefs de l’intrigue.

Avant de devenir une super-héroïne de premier plan du Marvel Universe grâce à ses apparitions au cinéma, Black Widow avait connu une carrière en dents de scie. Personnage féminin charismatique et sexy, parfaitement capable de rivaliser avec n’importe quel héros urbain de Marvel, Natasha Romanova fut pourtant longtemps cantonnée au rôle de personnage secondaire, auprès de son compagnon du moment, Hawkeye, Iron Man ou Daredevil. Ses mandats de leader à la tête des Champions ou des Avengers ne furent pas vraiment inoubliables et ce lecteur fut davantage marqué par ses apparitions dans les aventures de l’homme sans peur. J’ai quand même souvenir d’un discours digne et courageux de Natasha devant l’Assemblée Générale de l’ONU pour annoncer l’intervention des Avengers à Genosha pendant le crossover Bloodties, dans les années 90.

Nonobstant, quelques coups d’éclat de cet acabit, le personnage restait relégué au second plan de l’univers Marvel. Mais au tournant du millénaire, dans le cadre du label Marvel Knights, Black Widow eut droit à deux mini-séries, l’une par Devin Grayson et JG Jones et l’autre par Greg Rucka et Scott Hampton. Ces histoires réinstallèrent sa réputation de super-espionne, l’éloignant des héros en collant pour la plonger de nouveau dans l’univers des barbouzes. C’est aussi à cette époque que fut introduite Yelena Belova, la « nouvelle » Black Widow, une jeune blondinette désireuse de succéder à la rouquine.

Les couvertures de Greg Land : un look glamour et lisse en total décalage avec le style des illustrations intérieures… et avec les intentions du scénariste

Les couvertures de Greg Land : un look glamour et lisse en total décalage avec le style des illustrations intérieures… et avec les intentions du scénariste ©Marvel Comics

C’est dans ce contexte que Richard K. Morgan, écrivain auteur de SF, récupéra le personnage pour lui faire vivre deux aventures, articulées en deux mini-séries de 6 épisodes chacune. Le scénariste est récemment revenu sur le travail effectué sur ces histoires, lors d’une interview publiée en mai 2015 sur le site io9.com.

Ses propos nous éclairent sur l’approche particulière qu’il avait du personnage et ses ambitions de l’époque. Faisant le même constat que ce lecteur en début d’article, à savoir que Natasha était un personnage sous-exploité, Richard K. Morgan souhaitait de surcroit apporter un message féministe dans les histoires d’un personnage pourtant longtemps réduit au rôle de sex-symbol. Pour Morgan, les comics étaient à la base un medium s’adressant en priorité aux adolescents mâles, où les héroïnes n’étaient jamais mises sur le même pied d’égalité que les héros. Morgan voulait changer cela et faire de Black Widow un personnage de premier plan, sujet et acteur de son existence de papier et non pas simple objet balloté de boyfriend en boyfriend. Même si je souscris à l’idée générale, il me semble que Morgan est un peu outrancier dans son diagnostic : Black Widow n’avait quand même pas été un personnage totalement insipide avant qu’il ne se mette à l’écrire…

Une itération du personnage tournant le dos au décorum de l'univers super-héroïque

Une itération du personnage tournant le dos au décorum de l’univers super-héroïque ©Marvel Comics

Dans Homecoming, Morgan amène une révélation d’ampleur sur le passé de Natasha, formée dans « The Red Room », un vivier de super-espionnes de l’ère soviétique. La Veuve apprend qu’elle a servi de cobaye pour expérimenter des traitements améliorant sa résistance physique, ses capacités de cicatrisation et sa longévité; et que sa carrière de ballerine n’est qu’un faux souvenir implanté. Bref, Black Widow par Morgan, c’est un peu l‘Arme-X, l’adamantium en moins et la chevelure rousse en plus.

Disséminées de par le monde, les 27 Black Widows façonnées par la Red Room commencent à disparaître une à une, assassinées. Natasha Romanova, qui coule une paisible retraite anticipée en Arizona, ne se laisse pas faire quand arrive son tour : elle neutralise son assassin et remonte la piste des commanditaires, établissant ainsi la lumière sur ses origines et se confrontant à des industriels véreux. Vu de loin, l’intrigue semble assez classique et c’est bien le traitement qui va faire toute la différence. L’auteur a choisi de faire de Black Widow un personnage fort, certes abîmé par la vie mais pas « fragile » pour autant. Natasha, espionne ayant servi le KGB, survécu au soviétisme et franchi le rideau de fer, est une coriace. Ses années d’expériences l’ont endurcie et même si elle a tout un bagage émotionnel, il n’est pas nécessaire qu’elle s’y replonge tous les quatre matins. Avec ce profil volontariste et déterminé, la Veuve se voit même accoler un sidekick : Phil Dexter, un ex-agent du SHIELD qui garde un faible pour elle mais que Natasha perçoit davantage comme un simple partenaire de travail.

Phil Dexter : un partenaire assez réticent…

Phil Dexter : un partenaire assez réticent… ©Marvel Comics

L’histoire se rapproche vraiment plus de du récit d’espionnage que de l’aventure super-héroïque, comme en témoigne le choix de Natasha de délaisser ses bracelets de Veuve au profit d’armes plus classiques. Du reste, le roi des espions du monde Marvel, Nick Fury, effectue quelques apparitions. Dans le camp ennemi, on trouve aussi un duo d’agents de la NSA, Max Hunter et Kestrel, évoquant un peu Fox Mulder et Dana Scully mais en beaucoup moins sympathiques.

Malgré l’importance des révélations faites dans « Homecoming », Morgan se paie le luxe d’inclure une intrigue secondaire : la rencontre fortuite de Natasha et Phil avec Sally Anne Carter, une jeune fille malmenée par deux camionneurs. Volant à son secours, la Veuve va malgré elle l’entraîner dans son univers trouble et dangereux. La pauvre Sally Anne fuyait son beau père qui abusait d’elle : ce choix narratif illustre assez bien le parti-pris de Morgan dans son traitement de Black Widow. C’est une femme forte et qui doit l’être car évoluant dans un monde de prédateurs masculins. Elle sait user de ses charmes et n’hésite pas à le faire mais en garde toujours un certain dégoût. En revanche, elle hésite rarement à faire usage de la violence et fait aussi appel à la menace et à la torture pour avancer dans son enquête. En fait, il s’agit quasiment d’une version MAX du personnage !

Nick Fury aussi, fait penser à sa version MAX

Nick Fury aussi, fait penser à sa version MAX ©Marvel Comics

La partie graphique de cette première mini est assurée par Goran Parlov, Bill Sienkewicz et Dan Brown. L’artiste d’Elektra Assassin illustre seul le premier numéro puis devient encreur sur les autres chapitres.

Connaissant le dessin de Goran Parlov par ses travaux sur Punisher MAX, force est de constater que l’encrage de Sienkewicz change énormément le rendu final des dessins. Les traits heurtés, les tâches d’encre, les déformations anatomiques de l’encreur métamorphosent totalement le trait de Parlov. Les planches plairont donc davantage aux fans de Sienkewicz. Toutefois, le croate possède un style suffisamment affirmé (en particulier pour les personnages féminins) pour que l’on puisse sporadiquement reconnaître sa patte, même fortement recouverte par l’empreinte du grand Bill. Les couleurs de Dan Brown apportent un discret supplément de texture et sont habilement agencées pour faciliter la lecture, .notamment via l’emploi de teintes saturées pour raviver certaines planches.

 Natasha retrouve Lyudmila Kudrin, ancienne biochimiste en chef de la Red Room, et obtient une révélation sur les transformations subies par les agents de la Chambre Rouge…

Natasha retrouve Lyudmila Kudrin, ancienne biochimiste en chef de la Red Room, et obtient une révélation sur les transformations subies par les agents de la Chambre Rouge…©Marvel Comics

« Homecoming » possède une intrigue assez bien construite autour de la société Gynacon, qui fabrique des produits de beauté dérivés des expérimentations effectuées par la Chambre Rouge. Richard K. Morgan fait un usage intelligent de la rétro-continuité pour redéfinir le personnage de la Veuve Noire. Le graphisme instaure une ambiance bien particulière tout en conservant une grande lisibilité. Pour ce qui est du fond, on peut saluer la volonté du scénariste de se départir du cliché de la femme fatale ou de l’héroïne à forte poitrine pour faire de Black Widow un être à part entière, affichant cynisme et fatigue après toutes ses années dans le monde de l’espionnage mais encore capable d’empathie.

Par son intermédiaire, l’auteur interroge le lecteur sur la condition de la femme dans le monde moderne : un sexe faible car considéré comme tel par les hommes et maintenu dans cette infériorité par un système aux valeurs patriarcales. L’auteur pointe en particulier le rôle insidieux des produits cosmétiques dans le conditionnement social de la femme. Si la réflexion sur le sexisme omniprésent dans notre société est salutaire, le traitement me semble toutefois manquer de nuances. Si l’on pardonne ce discours militant un peu trop martelé, on pourra apprécier un récit d’espionnage bien mis en image, avec une espionne en colère lâchée dans l’univers Marvel, dans un style plus « Jason Bourne » que « James Bond »…

Mélancolique ou enjouée, séductrice ou déboussolée, en colère ou d'une froide détermination : Natasha passe par tous les états !

Mélancolique ou enjouée, séductrice ou déboussolée, en colère ou d’une froide détermination : Natasha passe par tous les états ! © Marvel Comics

Bien que « Homecoming » ait fait un flop au niveau des ventes, Marvel accordera une seconde mini à Richard K. Morgan, « The Things they say about her » avec Sean Phillips au dessin.
Dans ce deuxième acte, les choses vont de mal en pis pour Black Widow, qui se retrouve confrontée aux conséquences de ses actes de la première mini. Les personnes qu’elle a torturées ou exécutées, la jeune fille qu’elle a voulu aider, tout lui revient en pleine figure.

L’intrigue redémarre à La Havane, où Natasha vient chercher asile, en faisant appel à Yelena Belova, la nouvelle Black Widow. En échange de sa protection, celle-ci demande un petit service à Natasha, qui va la renvoyer à Miami et la replonger dans des démêlés avec la société Gynacon pour ensuite la remettre sur la piste de Sally Anne Carter, portée disparue à la fin de l’arc précédent.

Nick Fury est aussi sur la sellette, car on le tient responsable des actes de son ex-agent. N’ayant plus les faveurs du bureau ovale, Fury ne peut empêcher l’inscription de Natasha dans la liste des personnes recherchées par le gouvernement des Etats-Unis. Ayant les mains liées; Nick fait appel à un certain justicier new-yorkais arborant un costume de diable rouge. Et lorsque Nick se retrouve envoyé à Guantanamo pour avoir aidé Natasha une fois de trop, c’est Matt Murdock qui vient à sa rescousse !
Alliés et ennemis de Natasha vont tous finir par se retrouver en Amérique Centrale dans la région du Darien, pour une explication définitive.

Les covers de la seconde série sont déjà plus raccord avec le contenu…

Les covers de la seconde série sont déjà plus raccord avec le contenu… © Marvel Comics

« The Things they say… » est dans la lignée de « Homecoming » (et on se demande comment Panini a fait pour publier cette série sans traduire sa devancière…) Richard K. Morgan conserve le même ton et fait toujours porter à Natasha un regard très critique sur le monde moderne, que ce soit par les dérives du Patriot Act, les effets désastreux de l’embargo sur Cuba, les collusions entre hommes politiques floridiens et pontes du crime organisé et bien sûr, le sort réservé aux femmes de par le monde.

Dans ce monde très noir, Nick Fury et Daredevil détonnent quelque peu, s’érigeant en parangons de justice et de droiture morale. Matt Murdock semble toutefois rapidement contaminé par toute la noirceur ambiante tandis que Nick Fury garde la tête froide (et dure). L’inclusion de ces personnages, de même que celle de Yelena Belova, la seconde Black Widow, donne un côté plus « marvelien » et super-héroïque à ce deuxième récit, même si seul Daredevil apparaît en costume.

Nick Fury va envoyer Matt Murdock bien loin de Hell's Kitchen

Nick Fury va envoyer Matt Murdock bien loin de Hell’s Kitchen © Marvel Comics

Graphiquement, « The things they say… » me plait moins que « Homecoming ». Sean Phillips s’est occupé du découpage et des crayonnés et Bill Sienkewicz a, comme à son habitude, abondamment encré par-dessus. Mais je trouve le mariage des styles moins réussi qu’avec Goran Parlov. Il me semble que Phillips dessine des personnages au physique assez ordinaire alors que Sienkewicz est davantage dans l’exagération, la déformation, étirant entre autres les silhouettes des personnages féminins. En cela, le style de Parlov s’accordait mieux avec le sien.

De plus, si la narration séquentielle est fluide et sans reproche notable, les décors sont moins bien rendus, avec moins de détails que dans la précédente série. A la colorisation, Dan Brown est resté fidèle au poste et permet de renforcer la continuité visuelle entre les deux séries.

Certains méchants de la série sont sinistrement réalistes.

Certains méchants de la série sont sinistrement réalistes © Marvel Comics

La mini-série permet à Morgan de clore plusieurs fils narratifs mais, au bout des six numéros, au moins deux intrigues secondaires restent en suspens. L’auteur n’aura hélas pas l’occasion de les conclure. Dans l’interview mentionnée en début d’article, il donne des pistes sur ce qu’aurait été la troisième mini-série, avec une Black Widow assassinant le président des Etats-Unis et aillant maille à partir avec une cellule d’intervention secrète de la CIA. Morgan prévoyait aussi le retour de la vieille Lyudmila de la Chambre Rouge, pour aider Natasha. Ainsi, des vestiges de l’ex-URSS seraient intervenus pour restaurer la démocratie aux Etats-Unis, rien que ça !

Dans un contexte post 11 septembre, avec le patriotisme exacerbé, Morgan avoue lui-même que ce pitch ne semblait pas garantir un futur radieux au niveau des ventes. Et c’est ainsi que Marvel a arrêté les frais au bout de cette deuxième mini-série.

Au début du sixième numéro, Natasha pense vraiment que sa dernière heure est venue

Au début du sixième numéro, Natasha pense vraiment que sa dernière heure est venue © Marvel Comics

Malgré ce run prématurément interrompu, Richard K. Morgan a laissé une empreinte assez forte sur le personnage de Black Widow, notamment en introduisant le concept de la Chambre Rouge où Natasha a été transformée en super-soldat et a vu ses souvenirs altérés. Ces éléments seront repris pas les auteurs qui lui ont succédé, alors que les bracelets émettant les décharges de la Morsure de Veuve feront inévitablement leur retour. Sur la durée, je pense que l’approche « espionnage pur et sans fioritures » n’aurait de toute façon pas tenu car les gadgets et les côtés outrés du décorum super-héroïque participent aussi au charme du personnage. Pour paraphraser un blogueur anglophone lu il y a quelques temps : « les super-héros sont des icones et les icones sont comme des pizzas. Pour en saisir toute la saveur, on ne peut pas se limiter à une portion, il faut la déguster toute entière. »

L’approche de l’auteur n’en reste pas moins intéressante, avec un message féministe et militant, même si son héroïne sombre parfois dans la misandrie. Sous la plume de Morgan et l’encre de Sienkewicz, Natasha Romanova est un être fascinant, bien plus intéressant à mon sens que la potiche de ciné incarnée par la splendide Scarlett Johansson. Alors, si vous n’avez pas encore lu ces épisodes, tentez votre chance avec la Black Widow de Richard K. Morgan ! Tout ce que vous risquez, c’est de finir comme ce lecteur… « morgane de Natasha » !

Une fin douce-amère appelant une suite qu'on ne verra hélas jamais…

Une fin douce-amère appelant une suite qu’on ne verra hélas jamais… © Marvel Comics

19 comments

  • Matt  

    Article intéressant. J’ai peut être loupé quelque chose alors.
    Je me souviens m’être fait avoir par Panini. J’ai pris la 2eme mini série, pensant qu’elle se suffisait à elle-même. Et j’ai vraiment eu l’impression d’avoir loupé plein de choses. Du coup ça m’avait déçu. Faut vraiment être débile pour publier la suite et fin sans le début…
    Je me prendrai peut être le début en VO, mais ça agace !
    J’aime assez le personnage de Black Widow justement pour le côté espionnage plus réaliste et sombre que l’univers super héroique habituel.

    • JP Nguyen  

      Oui c’est pas très pertinent de la part de Panini, surtout que la première mini était meilleure.

  • Bruce lit  

    « Femmes actuelles » 3/4
    Non ! Natasha Romanova n’est pas seulement la sidekick de Daredevil, l’ex de Matt Murdock, l’allumeuse chez Kevin Smith et la potiche de Joss Wheddon. Jean-Pascal Nguyen, victime consentante de la belle rouquine aime à rappeler qu’elle eut sa série façon Black Widow MAX mise en scène par l’écrivain Richard K Morgan et Goran Parlov, Sean Phillips et Bill Sienkiewicz aux crayons. Un article venimeux à la une de Bruce Lit.
    La BO du jour De « The Bride » à « The Widow », il n’y a qu’un pas, aisément franchissable pour les dures-à-cuire à la gachette facile. Et ce d’autant plus que le chanteur n’est autre que l’ancien producteur des Sex….Pistols : https://www.youtube.com/watch?v=KlHSqemPYuQ

  • Présence  

    C’est gentil d’avoir précisé le positionnement de ces histoires (que je n’ai pas lues) par rapport à celles de Devin Grayson. Je ne me souviens pas qu’il ait été fait allusion à la Red Room depuis ?

    Ton article donne envie de lire ces histoires, mais Marvel ne les a pas encore rééditées. C’est marrant que ce soit un homme (Richard Morgan) qui intègre une composante féministe, alors que Devin Grayson (une femme) ne l’a pas fait.

    • JP Nguyen  

      Franchement, Présence, si tu as l’occasion d’essayer n’hésite pas, je pense que cette lecture devrait te plaire.

  • Bruce lit  

    Jamais entendu parler de cette série….Je pourrais me laisser tenter même si l’interruption de la série est dissuasive.
    je ne me rappelle plus du discours de Bloodties, mince, je l’ai revendu ! Par contre je garde en mémoire un chouette Teamup avec DD en Top BD au moment de l’arrivée d’Apocalypse. Probablement mon épisode d’Annie Nocenti préféré, brillant de bout en bout.
    Ce personnage, je l’ai toujours vu en Sidekick sympathique, je n’aurai imaginé qu’elle eut sa série.
    The Red Room : tiens ! j’ai vu Age of Ultron la semaine dernière. Il y est fait allusion non ? Puisque il est mentionné un entrainement impitoyable et sa ligature des trompes. Je n’ai pas trouvé qu’elle faisait potiche, la Scarlett. Maintenant le film, ma femme dixit : tout ça pour ça ? . Comme d’habitude, c’est un excellent divertissement avec une première partie et des moments sur les personnages sympathiques. Ultron est vraiment un vilain à la con permettant de déchaîner les pouvoirs des héros sur des robots après les aliens du premier volet. La deuxième partie, prétexte aux affrontements est conventionnelle mais Whedon s’en sort bien. Ce n’est pas ce que je cherche au cinéma, mais bon, pourquoi pas, c’est du film pop-corn quoi, rien de dégradant là dedans si ça plait aux gosses….
    Yelena Belova : j’avais apprécié sa prestation dans Thunderbolts, grâce à ton article, je sais d’où elle vient. Les dessins ont l’air chouettes.

  • JP Nguyen  

    Remarque de puriste : c’était pas un Top BD mais un RCM. …

  • Jyrille  

    J’aime beaucoup le personnage de Black Widow. Pour le ciné, et notamment le dernier volet des Avengers, je rejoins complètement l’avis de Bruce : ce n’est pas qu’une potiche. C’était déjà le cas dans Iron Man 2 et le premier Avengers d’ailleurs… Quant à la Red Room, j’ai eu le même réflexe : Avengers l’ère d’Ultron y fait référence.

    Maintenant, je suis totalement sensible au fait de mettre des personnages féminins en avant, donc cette série devrait me plaire. Mais j’ai la flemme de me trouver ça, et tellement de choses à lire avant. Mais merci pour la culture, JP !

    Ce serait pourtant un bon départ, ces deux mini-séries, pour que le film Black Widow puisse exister autrement que comme le Saturday Night Live le prédit : https://www.youtube.com/watch?v=j_5KgpN38hM

  • JP Nguyen  

    Potiche n’est sans doute pas le bon terme. Tout de même, sur les films que j’ai vu (3), je trouve son rôle plutôt secondaire et décoratif. Et avec Hawkeye, c’est la seule avenger à ne pas avoir eu son film.

    • Punky Jyrille  

      Dans Captain America 2, qui est sans doute le meilleur Marvel à ce jour (je ne compte pas les Spider-Man de Sam Raimi), elle a une présence bien plus conséquente.

      Sinon j’ai oublié de te dire que j’ai l’impression que Présence a un peu déteint sur toi lorsque tu parles du dessin.

      • JP Nguyen  

        @Cyrille : tu fais allusion à mon commentaire sur le manque de décors dans les dessins de Phillips ou à autre chose ?
        En tout cas, c’est un honneur d’être comparé à Présence mais même au meilleur de ma forme, je n’ai pas sa puissance analytique… Du coup, j’essaye de me rattraper comme je peux (jeux de mots, format originaux ou sujets dont personne n’a entendu parler…)
        Du reste, je suis assez satisfait des articles en duo que j’ai co-écrit récemment (avec toi et avec Présence… ah le teasing !!!)

        • Jyrille  

          Un paragraphe comme celui-ci par exemple : « Sean Phillips s’est occupé du découpage et des crayonnés et Bill Sienkewicz a, comme à son habitude, abondamment encré par-dessus. Mais je trouve le mariage des styles moins réussi qu’avec Goran Parlov. Il me semble que Phillips dessine des personnages au physique assez ordinaire alors que Sienkewicz est davantage dans l’exagération, la déformation, étirant entre autres les silhouettes des personnages féminins. En cela, le style de Parlov s’accordait mieux avec le sien. »

          Merci pour le teasing ! :) Et de rien, quand c’est mérité.

          • Présence  

            Quand je me regarde dans la glace, je ne suis pas sûr que ce soit un honneur d’être comparé à moi. Par contre, j’ai beaucoup apprécié ces remarques sur les dessins. Cela fait des années que je m’oblige à rédiger quelques phrases sur l’aspect graphique des comics (et des BD), car les dessins portent une part significative de la narration, et peuvent parfois me dissuader de lire un ouvrage. L’identité du dessinateur n’est pas neutre dans la qualité de la narration, et donc dans le plaisir de lecture.

  • Tornado  

    Je suis complètement passé à côté de ça !
    C’est vraiment tentant cette version « MAX » (sans en être). Mais bon… Paninouille qui ne sort pas le tome 1 et un tome 3 jamais sorti… Ça aide pas trop…
    Merci en tout cas, JP, pour l’article !

  • Matt  

    Bon eh bien j’ai lu cette série et je suis assez d’accord avec l’article de JP. Une bonne mini série enfin disponible en VF (collection hachette « le meilleur des super héros tome 13, à choper en occaz si vous ne voulez pas vous abonner)
    Du coup maintenant j’hésite à me racheter la suite « ce qu’ils disent d’elle ». Je regrette de l’avoir revendu mais en même temps j’avais rien compris (sont cons aussi Panini de sortir ça sans sortir le début)
    Je ne me souviens même plus comment se termine ce 2eme arc. Apparemment c’est interrompu au niveau des intrigues aussi suite à l’arrêt de la série. Hum… Peut être que je pourrais me contenter du 1er arc alors. Mais c’est vrai que, sans se finir sur un cliffhanger, il y a quand même le sort de cette jeune femme kidnappée qu’on ignore à la fin du premier arc.

  • Matt  

    Bon…je me suis re-procuré la partie 2 dont je me souvenais à peine tellement elle est incompréhensible sans la partie 1 (ce qui est logique mais pas chez Panini apparemment)

    Je trouve que c’est vraiment une bonne série. Et au final l’abandon de la série n’est pas si gênant. L’histoire est bouclée dans sa globalité. Disons seulement sans trop spolier que Natasha est une fugitive recherchée par les états unis à la fin, avec quelques ennemis secondaires peu importants qui lui en veulent aussi. Rien de bien déroutant dans un univers comme celui de Marvel qui laisse souvent de nouvelles pistes à explorer à la fin d’une histoire. Disons qu’après avoir tout relu à la suite, je trouve cette histoire satisfaisante et que l’absence de « vraie » fin qui innocente tout le monde ne doit pas vous empêcher de vous y intéresser. J’ai préféré cette série à la série Marvel Now sur black widow de Edmondson dont la fin m’avait paru trop surréaliste (la nature du « méchant ») et même abrupte dans la mesure où pas mal de questions restaient sans réponse.

    De plus, je pense que cette fameuse suite qui n’a jamais eu lieu aurait été peut être too much. Black Widow assassinant le président ? oh ça peut être bien tourné bien sûr, mais comment revenir au statu quo après ça ? Le personnage aurait été détruit. Rien de gênant dans une série indépendante, mais dans du mainstream chez Marvel, c’est autre chose. Je dirais même que sans ça, la série est déjà couillue.
    Bon chacun est juge de si cette idée aurait été bonne ou non. Mais toujours est il que là, il suffit de se dire qu’avec une ou deux pirouettes politiques et le changement de gouvernement qui a eu lieu depuis (dans la diégèse de l’univers Marvel comme dans la réalité, on peut obtenir une conclusion à cette série. Et que l’absence de suite n’est pas si dommageable que ça selon moi.

    Je conseille donc aussi.

  • Matt  

    Pour les fans de l’espionne russe, on peut trouver 3 mini séries des années 2000 dans une collection Carrefour.
    Des formats souples au papier mat (hélas) mais qui coutent à peine 8€ pour 240 pages.
    Le volume consacré à Black Widow réédite les mini séries de la période Marvel Knights (Itsy bitsy spider et Breakdown de Devin Grayson et Greg Rucka) + Deadly origin (moins bonne série mais bon…)

  • Matt  

    Euh oui, c’est la collection « la renaissance »
    Les autres volumes éditent des trucs moins intéressants ou déjà publié en librairie.

    Avengers
    The Mighty Avengers #1-6 (Bendis / Cho)
    New Avengers #11-13 (Bendis / Finch)

    Black Panther
    Black Panther (1998) #26-29 + #19 (Priest / Velluto / Coker)
    Black Panther (2005) #14-18 (Hudlin / Eaton / Andrews)

    Black Widow
    Black Widow (1999) #1-3 (Grayson / J.G.Jones)
    Black Widow (2001) #1-3 (Grayson / Rucka / Hampton)
    Black Widow: Deadly Origin #1-4 (Cornell / Raney / Paul Leon)

    Captain America
    Captain America (2002) #1-3 (Ney Rieber / Cassaday)
    Captain America (2005) #1-6 (Brubaker / Epting)
    Captain America (1968) #616 (II) (Brubaker / McGuinness)

    Deadpool
    Deadpool (2008) #1-3, #4-5, #6-7 (Way / Medina / Barberi)
    Deadpool #10-12 (Way / Medina)

    Iron Man
    Iron Man (2005) #1-6 (Ellis / Granov)
    Iron Man: Director of SHIELD (2008) #29-32 (Stuart Moore / Pagulayan / De La Torre / Kurth)

    Phénix
    X-Men: Phoenix Endsong #1-5 (Pak / Land)
    X-Men: Phoenix Warsong #1-5 (Pak / Kirkham)

    Spider-Man
    Amazing Spider-Man (1999) #30-35 (JMS / Romita Jr)
    Amazing Spider-Man (1968) #546 (II) (Gale / Guggenheim / Slott / Wells / Romita Jr)
    Free Comic Book Day 2007 (Spider-Man)+ Amazing Spider-Man (1963) #546-548 (Slott / Jimenez / McNiven)

    Wolverine
    Wolverine (2003) #20-25 (Millar / Romita Jr)
    Wolverine (2003) #62-65 (Aaron / Garney)

    X-Men
    New X-Men #135-138 (Morrison / Quitely)
    New X-Men #146-150 (Morrison / Jimenez)
    Marvel Holiday Special 2004 (II) (Aguirre-Sacasa / Cruz)

  • Eddy Vanleffe  

    C’est vrai que le Black Widow est une vraie manière de faire un sorte de piqûre de rappel sur la belle espionne russe…

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