Angel Heart (Batman : Étranges apparitions)

Batman : Etranges apparitions par Steve Englehart et Marshall Rogers

Un rapport d’incident signé   BRUCE LIT

VO : DC

VF : Urban / Eaglemoss

1ère publication le 24/04/2018 – MAJ le 29/05/22

Prends un petit poisson, glisse le entre....ahem....

Prends un petit poisson, glisse le entre….ahem….© Dc Comics

Étranges apparitions recueille les numéros 439 de 1974 puis 469-476 de la série Détective Comics.  Tous les épisodes sont scénarisés par Steve Englehart. Les dessins du #439 sont signés Walt Simonson. Les autres sont de Marshall Rogers avec -excusez du peu- un encrage de Terry Austin. 

Ces épisodes bénéficient d’une impeccable traduction de Jean-Marc Lainé.

Pour peu que la notion de spoilers soit transposable pour des histoires datant de 1977, je préfère sortir mon Joker.

Nous sommes en 1977.  Le Punk en Angleterre va bouleverser la culture pop occidentale en renversant ses institutions et donner un coup de jeune à un rock en voie d’anoblissement.  Sur notre perfide Albion, des jeunes punks de 2000 AD créent Judge Dredd, le flic aussi fasciste qu’invulnérable.

Chez Marvel ,Chris Claremont propulse les X-Men  vers des strates inenvisageables. D’ici peu, Frank Miller achèvera de faire de Daredevil une série majeure, adulte et littéraire.   Wolverine et le Punisher introduisent dans le monde des Super-Héros des antihéros cyniques, sombres, revenus de tout et qui ont oublié leur catéchisme.  Et du côté de DC, éditeur pas franchement réputé pour l’exploration des failles de ses personnages, on foutait quoi pendant ce temps ?

Et bien, Steve Englehart arrivait et-c’est pas moi qui le dit, mais la préface de Urban– inventait rien de moins que la version canonique de Batman : pince sans rires, froid et tourmenté. Pour qui découvre ces épisodes 40 ans après, sans plus d’affection que ça pour un personnage monolithique et sans émotions, c’est une sacrée bonne surprise.  Une narration nerveuse en totale adéquation avec la mise en scène inventive et réaliste de Rogers.

Où est Robert Mitchum ?

Où est Robert Mitchum ?© Dc Comics

Alors que Batman surplombe Gotham, il assiste impuissant à un braquage qui tourne mal : un criminel en s’enfuyant abat les parents d’un jeune garçon. Il n’en faut pas plus pour que le vigilant traque impitoyablement les braqueurs. En terme d’action, Engleheart fournit en moins de 22 pages son quota d’action aux jeunes mâles de l’époque : Batman se bat en ville, au bord d’une falaise et sous l’eau.

La force de l’histoire est pourtant ailleurs. Elle est tout d’abord dans le syndrome post-traumatique de notre héros qui se déroule sous nos yeux. En assistant au dit meurtre, Batman ouvre grand les yeux d’horreur : sa compassion pour le jeune orphelin le dispute à ses souvenirs douloureux. Walt Simonson entremêle de manière très fluide le présent et les souvenirs du jeune Bruce Wayne, avec dans les deux cas, l’impuissance d’un homme qui a embrassé sa carrière de justicier pour éviter ce cas de figure.

Ange gardien ou de la mort ?

Ange gardien ou de la mort ?© Dc Comics

A l’instar d’un Peter Parker déchaîné sur les traces du minable qui a abattu son oncle, Batman se lance dans une expédition sans surprise. C’est un code super-héroïque que l’on retrouvera par la suite dans les Shonen comme St Seiya ou Dragonball : un héros n’est jamais aussi dangereux que déchaîné.    Sauf que dans le cas de Batman, c’est une colère froide, silencieuse voire inquiétante.  Engleheart donne la parole aux vilains, qui, sans pouvoirs n’ont pas l’ombre d’une chance face à un justicier qui joue avec eux comme le chat avec la souris : se refusant au meurtre, Batman les laisse mijoter dans leurs angoisses et leur culpabilité.

Comme certaines histoires de Wolverine ou du Punisher, Batman est vu en focalisation interne : Engleheart est un narrateur omnisicient décrivant les tourments intérieurs du Justicier qui ne laisse rien paraître de l’extérieur. Celui-ci semble privé de parole,  comme un enfant qui ferait voeu de silence en expiation de ce qu’il n’a pas pu empêcher.  Un parti pris narratif que reprendra un Matt Wagner dans son très réussi Zorro  avec un Bernardo se murant dans le silence après avoir assisté au viol et au meurtre de sa mère.

Le Batman a perdu la parole. A quoi bon dialoguer avec la racaille ?

Le Batman a perdu la parole. A quoi bon dialoguer avec la racaille ?© Dc Comics

Tout au long de cette histoire Batman se montre à la fois arrogant ou suicidaire : il tombe volontairement d’une falaise, s’expose aux balles sans bouger ou simule la noyade pour tuer psychologiquement ses antagonistes. La surprise est dans la conclusion de l’histoire : Bruce Wayne le temps d’une séquence enlève son masque et s’effondre en larmes. Une scène que j’attendais depuis longtemps et qui humanise notre héros. Pleure t’il ses parents ou ce qu’il est devenu ? La conclusion de Engleheart est sans ambages et touchante. Un classique instantané, même pour un lecteur habituellement insensible aux aventures du Batman.

Suivent alors 3 épisodes que j’ai trouvés parfaitement dispensables où Bats affronte Le Pingouin, le Dr Phosphorus et Deadshot et qui m’ont rappelé pourquoi l’univers de Batman m’est souvent resté indifférent : sa galerie de vilains grotesques (au sens étymologique du terme) qui ne fonctionne pas sur moi. Ces épisodes se lisent plaisémment, même si le volet psychologique s’efface derrière des affrontements ordinaires.

Bruce Wayne pleure ses parents ou sur ce qu'il est devenu ?

Bruce Wayne pleure ses parents ou sur ce qu’il est devenu ?© Dc Comics

Il existe pourtant un fil narratif entre ces histoires : la mise au ban de Btaman par le Conseil Municipal de Gotham qui décide de se débrasser de cet empêcheur de corrompre en rond.  Même si aujourd’hui, un Bendis ou un Millar iraient beaucoup plus loin dans la traque réaliste du héros, il reste suffisamment de trame narrative pour présenter un héros enchaînant blessures et fatigue au fil des combats. Un procédé qu’utilisera formidablement par la suite Ann Nocenti sur son DD qui a beaucoup en commun avec ces histoires.

En trame secondaire, on rencontre Silver St Cloud, une femme que Bruce Wayne va aimer sincèrement. Elle inspirera par la suite le personnage de Vicky Vale dans le Batman de Burton. Insuffisamment développée à mon gout, cette idylle continue de montrer la richesse de l’écriture d’Engleheart. L’identité du héros est au centre de ce travail. Le Dr Hugo Strange la découvre et joue les imposteurs comme le fera Kraven avec Spider-Man. Le Joker refuse d’apprendre qui se cache  sous le masque de son meilleur ennemi. Et Silver reconnait le langage corporel de Bruce Wayne sous la cape du sombre héros (sic).

Qui suis-je ?

Bruce is Strange© Dc Comics

Avec les épisodes Hugo Strange, Englehart remet Bruce Wayne en situation de faiblesse : drogué et affaibli, il est volé de son costume, de son identité. On le voit quasi nu et impuissant (re-sic) : l’évidence que Bruce Wayne est une enveloppe vide sans cape noire pour cacher tout ce qu’il veut montrer (comme dirait l’ami Gainsbourg). J’ai beaucoup aimé ces épisodes qui m’ont rappelé non pas les films de Nolan que je déteste, mais les jeux Arkham Asylum, notamment le premier : cauchemars et hallucinogènes.

Encore une fois l’écriture de Englehart est moderne : il sait trouver le juste équilibre entre le récit de super-héros traditionnel et ses grosses ficelles (la maison piégée, des serpents qui tombent sur la tronche de Batou et-vlan- un antidote pile poil sous la main pour contrer la morsure d’un mamba….) et ce qui sera la maturation des super héros de Miller : une psychologie encore balbutiante d’un héros qui n’est pas le moins fou de son bestiaire.

Welcome to my nightmare !

Welcome to my nightmare !© Dc Comics

Cet équilibre est en fait très délicat et peu savent le maîtriser : ce moment de grâce où le super-héros accomplit ce pourquoi il a été conçu : botter de vilains culs tout en abordant les rivages du symbolique, du social et du psychanalytique.  A ce titre, Le poisson qui rit contentera les fans du Joker qui le découvriront tel qu’ils l’aiment : dangereux, imprévisible et complètement cinglé. Mais pas tant que ça.

La situation est absurde : en contaminant les poissons de Gotham en leur donnant son visage, le Joker espère….toucher un copyright et s’adresse à un juriste pour s’enrichir. Est-si délirant ?  Et bien non ! En Europe on est en plein No Future et le Joker pourrait bien être le nihiliste des Sex Pistols qui ne sait pas ce qu’il veut mais devine comment l’obtenir.  Et nous sommes du coup raccord avec le Joker de Nolan, celle qui a fasciné toute une génération.

Ça doit être épuisant d'affronter ce taré....

Ça doit être épuisant d’affronter ce taré….© Dc Comics

Que ce soit Strange, le Pingouin ou le Joker, tous veulent être le Batman à leur manière. Un homme qui s’approprie la loi pour assouvir ses pulsions. Mais, surtout, et c’est un aspect qui est souvent passé sous silence, sa richesse matérielle. Les vilains veulent s’enrichir et mener le train de vie d’un….Bruce Wayne un personnage qui lui la dilapide pour attraper des criminels qui pervertissent le rêve américain.

Or, les ambitions du Joker de lancer sa marque de poisson n’a rien d’inconcevable au pays du dollar. Qu’on se rappelle de la Bible altermondialiste No Logo de Naomi Klein qui donnait des exemples édifiant de tentatives ratées d’industriels américains pour s’enrichir tel que que Coca-Cola qui voulait acheter la couleur rouge pour en percevoir des copyrights internationaux  ou projeter son logo sur la lune….Un problème de logo que le Batsignal a depuis longtemps résolu !

Enfin, filons une rapide métaphore religieuse : le Joker veut imprimer son visage sur des poissons. Le poisson est le symbole du Christ, sauveur de l’humanité. Batman étant, celui de Gotham, nous avons encore une fois la preuve de la complicité voire l’amour du Joker envers notre héros. Une dimension ambiguë qui n’échappera pas à Miller et Morrison qui balanceront du Chéri  entre le Joker et Batman.

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Ne me mets pas en colère, tu n’aimerais pas ça….© Dc Comics

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Et vint Steve Englehart pour inventer la version canonique du Bat-Man et d’un Joker mortellement dangereux. Les origines revisitées de Bruce Wayne, son séjour en psychiatrie et l’obsession du Joker pour les poissons :  Tous ces épisodes sont sortis chez Urban et Eaglemoss et passés en revue chez Bruce Lit.

La BO du jour : Bien sûr il est des drames atroces ; mais voir Bruce Wayne pleurer….

17 comments

  • Eddy Vanleffe  

    l’encrage fin mais tramé rend ces épisodes d’une rare élégance. il me semble que le premier épisode qui t’a tant marqué est l’ouvre graphique d’un jeune artiste italien qui ne s’est pas intégré au système américain, ses deadlines et ses contraintes. d’ailleurs cet épisode est exceptionnel avec des images de fous notamment celle ‘un Batman dans le ciel dont la silhouette évoque réellement une chauve-souris.
    Les histoires sont de l’accabit du dessin animé des 90″s qui y puisera une inspiration flagrante.

  • artemus dada  

    Ahaha .. Je suis sûr que ni Pat Mills, ni John Wagner, pas plus que Carlos Ezquerra n’étaient ni ne se considéraient, comme des « punks ». Mais c’est vrai que le zeitgeist a dû jouer.

    Pas plus que Dredd n’est un fasciste.
    Il est surtout une belle intuition, celle de faire de la BD de science-fiction à un moment où ce n’était pas si évident que ça, et un règlement de compte.

    Peu de temps avant son invention, un hebdomadaire de bédé anglaise avait eu a subir les foudres de la censure, Action, tel était son nom.
    On y voyait de jeunes prolétaires être des héros, et même un boxeur Noir. Schocking !
    Qui plus est, le ton y était très violent (déjà).

    Judge Dredd est donc en partie, la réponse de Mills à la censure, en prenant le contre-pied d’Action est en faisant de Dredd un policier, que n’aurait pas renié Mickey Spillane.

    Autrement dit un représentant de ce même l’Etablisment qui avait fait des misères à son magazine, et tout aussi violent que les personnages d’Action.
    De là à faire de Dredd un fasciste, il y a un pas que je ne franchirai pas.

    Surtout après 40 ans d’une existence, très très loin d’être binaire.

    • Bruce lit  

      Hello Artemus,
      Je ne connais pas assez la bio de 2000 AD, mais le punk plutôt pas trop mal et ce que j’en ai lu ont souvent cité Dredd comme le flic luttant contre l’anarchie prônée par les pistols. Je me rappelle aussi avoir lu ses aventures dans de vieux magazines de métal.
      J’ai de la sympathie pour Joe Dredd un flic brutal mais non dénué de valeurs. Lorsque j’en ai parlé à ce bon vieux Pat Mills lors du dernier Comic con (et j’ai eu le temps de lui tailler une bavette voir ici), il m’a confirmé que la société de Dredd était une société fasciste (les habitués savent que cette question me travaille).

      Mais je veux bien concéder ceci : le fascisme est devenu le raccourci commode de tout comportement et société autoritaire alors qu’il en existe des milliers de déclinaisons. Fascisme et nazisme ont été souvent accommodés à toutes les sauces.

      • artemus dada  

        Je suis bien sûr d’accord avec Mills et toi, la société où vit Dredd est une société totalitaire, et on peut effectivement dire fasciste. Toutefois, il n’y a pas d’apologie d’un parti politique.
        À moins de considérer la Justice, dans les outrances dont elle se pare à Mega-City One, comme un parti politique.

        Seulement Dredd, n’est pas -de mon point de vue- un fasciste en tant que tel, même s’il vit dans une société qui l’est, est qu’il en est un des plus farouches représentants.
        Dans nombre d’aventures il fait preuve d’humanisme, voir de compassion, ce qu’un fasciste ne ferait sûrement pas.
        En outre ses nombreuses aventures, aux tons parfois très différents, montrent un homme très complexe ; des aventures où toutes les idéologies (et donc les partis politiques) sont souvent raillées.

        Et, mais c’est un argument spécieux, je te l’accorde, Dredd combat souvent types qui eux, mériteraient d’être qualifier de fasciste.
        Voir le Juge Cal, personnage que l’on peut découvrir dans le tome 3 des Affaires Classées commercialisé par DELIRIUM, même si pour le coup c’est sur le ton de l’absurde.

  • JP Nguyen  

    Ceux-là non plus, je ne les ai jamais lus. A une époque, je tournais autour mais en feuilletant la VO, je n’avais été totalement séduit par les dessins de Marshall Rogers…
    Et les déclarations de désamour de Tornado avec ses épisodes ne m’avaient guère incité à m’y replonger.
    Ceci dit, avec la VF qui doit se trouver maintenant assez facilement, je devrais peut-être retenter l’affaire…

  • Présence  

    Ce sera vraiment la semaine des paradoxes, puisqu’ayant lu ces épisodes il y a quelques années, je n’avais pas réussi à m’intéresser. Il est vrai que j’avais déjà lu de nombreuses histoires de Batman auparavant, et certaines que je trouvais plus abouties que celles-ci. il est vrai aussi que je n’avais pas en tête le contexte que tu évoques : Steve Englehart inventant rien de moins que la version canonique de Batman. Du coup, c’est vrai que c’est un peu injuste que je juge ces histoires sur la base de celles qui ont suivi, en empruntant la direction donnée par Englehart.

  • Bruce lit  

    @Artemus Dada : on est totalitairement d’accord ! le personnage me rappelle souvent Frank Castle dans son monolithisme, son côté pète-sec et ses fenêtres d’humanité insoupçonnées. Les choix qu’il doit faire sont souvent les moins pires à prendre en situation d’urgence et face, il faut dire à une sacrée racaille :). J’aime beaucoup les histoires comme Demokratia où ses méthodes sont remises en questions. Il me tarde de lire le travail d’Ennis sur le perso.

    @Tornado : come as you are. C’est pas si grave, j’ai plus que flingué en mon temps aussi. C’est pas du jeu sinon. J’aimerais vraiment avoir l’avis de spécialistes du personnage.

  • nicolas  

    Souvenirs de jeunesse ça, cette vision inquiétante du Joker dans un Batman Poche (Sagédition), souriant et complêtement psychotique. Effrayant. Je vais aller lire mon hardcover avec l’intégrale des episodes. Pour frissoner un peu 🙂

  • Matt  

    The laughing fish est un des épisodes les plus marrants de la série animée Batman des années 90. Il va bien falloir que tu tentes le pas de la regarder, Bruce. S’il y a UNE série animée sur un super héros à ne pas louper, c’est celle là. Il faut te l’offrir aussi pour te convaincre ? 😉

    https://www.youtube.com/watch?v=gf7Tbt9ewY8

    • Jyrille  

      Non tu n’es pas seul… j’ai commencé à mater la série mais je manque de temps là, et il faudrait que je trouve une plateforme correcte.

      • Matt  

        Je lui ai tout filé. Mais pour l’instant il m’a dit que bof, pas bien fan^^
        Je lui dirais bien de continuer parce que tous les épisodes ne se valent pas. Mais bon…

        • Bruce lit  

          @Matt : je les regarde tous les soirs avec ma fille qui est fan. Le doublage est vraiment excellent. Les histoires aussi même si l’univers de Batman et son casting ne me parlent pas plus que ça.

          @Jyrille : je réécoute bcp de Lee Hazlewood en ce moment. Un vrai cauchemar à trouver en occaz’.

        • Matt  

          A l’occasion jette un oeil à la VO (il y a les 2 pistes sonores, tu peux choisir si tu lis ça avec un lecteur comme VLC)
          Juste pour entendre Mark Hamill qui fait la voix du Joker, et notamment ses rires complètement dingues. La meilleure voix du Joker ever !

    • Alchimie des Mots  

      Déjà, je lis ça, encore une fois, très tardivement 😅
      Comme d’habitude, un bon retour sur cette période sombre du croisé à la cape.
      J’ai acheté cet album car je cherchais des récits complets liés au joker, ce n’est pas totalement le cas mais comme toi le premier épisode m’a littéralement scotché.
      Une histoire intemporelle qui séduit aussi bien les néophytes que les initiés.
      La force du Batman réside dans ses débuts, fan ou pas, tout le monde les connaît.
      Du coup, cet épisode résume parfaitement sa mission et on comprend son acharnement, sa finalité, grandiose !
      Et en tant que grand fan de la série animée comme Matt, toute cette panoplie de vilains évoquée dans les récits m’ont fortement rappelé ceux que je voyais dans la série.
      À part la découverte du Dr Phosphorus, l’anime a parfaitement, à mon sens, retranscrit l’ambiance du comics. Et revoir l’origine de cette scène du poisson, c’était magnifique.
      Une belle madeleine de Proust!
      Nolan avait cité dans une interview lors de la réalisation de son film The Dark Knight concernant les récits Batman : « On les lit tous! ».
      Je ne peux qu’acquiescer lorsque je m’aperçois que les entrées en scène du Joker sont identiques aussi bien sur papier que sur grand écran.
      Bon, j’avoue, c’était l’inverse pour moi mais la magie était là. 🤭
      Alors oui, il y a des longueurs, c’était parfois, voire un peu trop souvent, kitsch mais l’ambiance d’époque est là et c’est vraiment plaisant.

  • Jyrille  

    C’est toujours un plaisir de découvrir les réflexions d’un Bruce qui lit du Batou. J’avais entendu parler de ces histoires via les coups de gueule de Tornado, mais là je vois beaucoup mieux la chose et la raison de l’aura de ces épisodes. Ton article est super.

    Même si cela m’intrigue, je n’investirai pas là-dedans, mais je serai curieux de les lire tout de même. C’est terrible, tu me donnes envie de relire le run de Morrison sur Batman, alors que j’ai des dizaines d’albums qui m’attendent ! Cela dit, je suis en plein Final Crisis – Seven Soldiers of Victory de Morrison et je suis bien content de les avoir en VF. Et je retrouve le plaisir de lire du Morrison.

    La BO : magnifique. Je suis en train de me réécouter Scott Walker, je me suis donc dit qu’il était temps que je rippe mes cds de Brel, cela fait bien longtemps que je ne me suis pas perdu dans sa discographie. Va falloir s’y mettre.

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