La louve-garou de Milan (Ulula)

Ulula de Giovanni Romanini

Un article de MATTIE BOY

VO : Edifumetto

VF : /

Une autre beauté fatale italienne

Aujourd’hui je vais vous parler d’une autre curiosité italienne, comme les BD de Magnus telles les 110 PILULES ou SATANIK. Cette fois-ci il s’agit d’une BD de Giovanni Romanini parue en 1981 (donc tout de même bien après les débuts de SATANIK) chez l’éditeur milanais Edifumetto. Qui est Giovanni Romanini ? Je l’ai mentionné brièvement dans mes articles sur SATANIK. C’était un ami et collaborateur de Magnus. Son plus grand « disciple » même, tant il a imité son style. Il a repris certaines de ses séries (il a notamment signé quelques épisodes tardifs de SATANIK ou KRIMINAL.) Si vous pensez que les illustrations qui parcourent cet article sont de Magnus, eh bien c’est que Romanini émule parfaitement son maître. Evidemment, si on compare à SATANIK, Romanini a un style plus détaillé dans ULULA. Mais il faut rappeler que SATANIK est une plus vieille série et que Magnus s’est aussi amélioré par la suite tout en enrichissant son dessin dans les BD grand format. Donc la comparaison n’est pas pertinente. Globalement le style des deux artistes est très similaire. Giovanni Romanini est décédé récemment, le 20 mars 2020 à l’âge de 74 ans. Il a eu plus de chance que Magnus qui est mort à 56 ans en 1994.

Attention aux âmes sensibles, cette BD est un croisement entre SATANIK et des BD plus érotiques et gores telles que NECRON ou les 110 PILULES dont j’ai déjà parlé. En effet il y a du sexe, et très explicite (mais pas à toutes les pages, rassurez-vous.)

Il s’agit encore d’une BD qui n’existe pas chez nous. Ou du moins je n’en ai pas trouvé de traces. Et je vais seulement vous présenter les 4 premiers épisodes qui forment deux histoires. Ces épisodes, je les ai évidemment encore traduits moi-même, comme pour beaucoup d’épisodes de SATANIK. Ils sont au même format, c’est-à-dire en format de poche avec 2 vignettes par page et constitués d’un peu plus d’une centaine de page chacun. Je n’irai pas plus loin que ces quatre-là car par la suite cela fonctionne beaucoup avec des histoires s’étalant sur 3 ou 4 épisodes, et non seulement je n’ai pas envie de me relancer dans un projet chronophage comme avec SATANIK, mais en plus je n’ai pas trouvé des masses d’épisodes constituant des histoires complètes.

Ulula, une autre histoire de femme qui change d’aspect.
©Edifumetto
©Giovanni Romanini

Mais alors pourquoi traduire tout de même ces premiers épisodes ? Eh bien parce que cette BD est dans la tradition des fumetti neri inspirés par le cinéma d’horreur et d’aventure. Et j’aime bien ça. Oui, il y a du sexe, mais il y a aussi une histoire et une ambiance. D’ailleurs sur ces 4 épisodes qui constituent environ 430 pages, il doit y avoir moins de 80 pages érotiques. Bon ok peut être qu’on atteint la centaine de pages si on compte les dessins montrant une poitrine à l’air. Mais niveau scènes sexuelles explicites, on ne doit même pas dépasser les 15 pages par épisode. Et on parle de pages de 2 vignettes à chaque fois. Ce n’est pas non plus la BD érotique la plus hardcore que vous verrez de votre vie. Il y a grosso modo une scène X complète par épisode, et quelques images éparpillées. J’ignore si ça devient beaucoup plus X dans les épisodes suivants, mais là on se focalise sur le début de la série.

Alors c’est quoi l’histoire d’ULULA ? Eh bien…si je vous dis tout, je vous spoile les 2 premiers épisodes car ça débute par une origin story. Le récit commence alors qu’on nous présente Ulla, mannequin célèbre et populaire qui s’ennuie après un défilé et demande à un groom de son hôtel de passer la nuit avec elle. Mais elle lui dit bien de s’en aller avant minuit. Le groom s’interroge si Ulla attend le retour d’un mari, mais non, Ulla n’est pas mariée. Et son manager et meilleur ami Jo est un homosexuel très heureux de l’être et occupé ailleurs. Du coup, ne comprenant pas où est le risque et pourquoi cette célébrité super sexy qui s’offre à lui veut absolument qu’il parte avant minuit, il décide de mentir sur l’heure pour rester à s’amuser plus longtemps. Ce sera une erreur fatale car à minuit tapante, Ulla se transforme en loup-garou et dévore le pauvre homme (c’est là qu’elle devient Ulula…parce que c’est un jeu de mot italien : Ulula veut dire « hurle ». Hé ! Ça marcherait presque en français s’il s’agissait d’un hiboux-garou…)

Mieux vaut la courtiser en dehors des nuits de pleine-lune
©Edifumetto
©Giovanni Romanini

A son retour, son manager Jo constate le massacre et visiblement, ce n’est pas la première fois, il semble au courant du secret de son amie. Il réveille alors Ulla qui prend conscience qu’elle a encore tué quelqu’un sans le vouloir et ensemble, ils vont se débarrasser du corps tandis que Ulla pleure sur sa malédiction.

C’est là que le récit nous propose de nous plonger dans le passé cinq années plus tôt, alors que Ulla rendait visite à son oncle dans un vieux château gothique que n’aurait pas renié Dracula. Et nous allons alors apprendre ce qui lui est arrivé et pourquoi elle s’est retrouvée avec cette malédiction qui la change en loup féroce incapable de se contrôler.

Le personnage d’Ulla n’est pas méchant en soi. Ce n’est pas une sainte non plus car comme on peut le constater à diverses reprises, elle est également devenue plus sauvage et animale dans sa façon de penser. Mais elle est tout de même loin d’une SATANIK. En général les meurtres qu’elle commet, c’est par erreur lors d’une perte de contrôle d’elle-même.

Ulla, un personnage qui subit sa malédiction, soutenue par son ami Jo
©Edifumetto
©Giovanni Romanini

Le personnage de Jo, même s’il représente un peu le cliché de l’homosexuel qui ne pense qu’à ça (mais bon, on est dans une BD à forte connotation érotique, il n’y a pas beaucoup de gens chastes…), n’est pas qu’une blague ambulante pour autant puisqu’il a mille ressources et tire Ulla de mauvais pas à plusieurs reprises.

Dans la seconde histoire (épisodes 3 et 4), Ulla et Jo sont invités sur le yacht d’un riche industriel arabe du nom de Karkoggi. Et si tout d’abord Karkoggi cherche à mettre la main (et plus) sur Ulla car il n’arrive pas à se satisfaire de ses femmes, bientôt l’intrigue part dans le fantastique avec des personnages qui cherchent à l’assassiner en suivant les ordres mystiques d’un étrange maître qui se manifeste sous la forme astrale d’un cobra. On apprend que Karkoggi cherche le trésor du (fictif) pharaon Kabach et que des hommes mystérieux essaient de l’en empêcher. Ulla se fait l’alliée de Karkoggi en éliminant un de ces hommes sous sa forme de loup. L’épisode 4 continue l’histoire alors que nos héros ont débarqué au Caire et vont quérir l’aide d’un papyrologue pour trouver la tombe du pharaon. C’est une histoire au parfum exotique naïf d’un vieux pulp façon INDIANA JONES, et qui développe un peu l’amitié entre Jo et Ulla, et la capacité progressive de cette dernière à se contrôler (elle parvient à reconnaître et épargner la vie de Jo sous sa forme de loup-garou.)

Aventures égyptiennes, tombes antiques, squelettes…sommes-nous vraiment dans une BD X ?
©Edifumetto
©Giovanni Romanini

Alors certes les aventures d’ULULA peuvent faire un peu cliché, inspirés de films connus ou de vieux pulps naïfs. Mais un cliché n’est pas désagréable en soi sauf s’il est utilisé dans une histoire qui se prend énormément au sérieux. Je m’explique. Un cliché est par définition quelque chose qui a été trop utilisé et qu’on voit venir à des kilomètres. Une histoire profondément sérieuse et dramatique ne peut pas y avoir recours sans avoir l’air kitsch ou perdre toute notion de suspense.

Mais il y a 2 cas où on peut apprécier de voir venir ces clichés : par nostalgie, lorsqu’on veut se replonger dans des histoires au parfum d’antan, plus naïf mais représentatif d’une époque foisonnantes d’idées débridées où les auteurs imaginaient plein de choses (comme dans pulps, les EC comics, les vieux films fantastiques ou de SF), ou lorsque ces clichés sont détournés avec humour. Et sans être un détournement méta des clichés, ULULA (tout comme SATANIK et autres fumetti de ce genre) utilise ces clichés dans un cadre beaucoup plus politiquement incorrect, avec personnages immoraux ou ajout de sexe et de gore qui sortent du cadre enfantin des vieilles histoires tous publics. Je pense que les auteurs savaient pertinemment qu’ils ne racontaient pas des histoires extraordinaires d’originalité (ce ne sont pas des BD hyper ambitieuses mais des pockets érotiques décomplexés) mais ils s’amusaient à reprendre des formules d’histoires d’horreur ou d’aventures en se mettant soit du côté des monstres, soit en rendant les conséquences de certains actes bien plus violentes et obscènes, soit en faisant de l’humour noir. Au final on se retrouve avec une BD qui n’invente rien de spécial en termes d’intrigue, mais dont le changement de ton en fait son originalité. Et c’est de là selon moi que ces BD tirent leur charme. De là et du dessin évidemment.

Ulla va progressivement se contrôler ou se sortir de mauvais pas grâce à sa forme de loup
©Edifumetto
©Giovanni Romanini

Comme je l’ai déjà dit pour le dessin de Magnus (et celui de Romanini en est extrêmement proche), outre le soin apporté aux ombres et à l’atmosphère, le style en ligne claire est doux et élégant, sans exagération dans le gore ou le sexe, ce qui fait que ça reste très supportable et qu’il suffit de peu de chose (une expression ridicule sur un visage, une phrase humoristique) pour faire basculer une scène dans la dérision. Lorsque ce doit être sérieux, le dessin l’est assez pour véhiculer l’horreur, mais lorsque ce doit être comique ou ridicule, la transition est aisée.

On pourra remarquer une différence de style entre Magnus et Romanini au niveau des visages, lorsque ceux-ci sont dessinés en gros plan, avec des différences dans les détails des expressions. J’aime d’ailleurs beaucoup le design d’Ulla. Regard félin féroce, coupe de cheveux qui est un mélange entre celle de Wolverine et de la fiancée de Frankenstein (pour les mèches blanches sur les côtés), le résultat est à la fois sexy et bestial. D’ailleurs on appréciera le souci du détail à ce niveau en constatant que dans le flash-back du premier épisode, elle n’a pas la même coiffure avant sa première transformation. Donc par la suite, on peut considérer que cela fait partie de sa nature animale.

Il y a même un vieux château gothique et une momie !
©Edifumetto
©Giovanni Romanini

Parmi les scènes X, il y a une scène non-consentie qui peut être déplaisante. Mais comme je l’avais lu dans une analyse anglaise très pertinente, le but de ce genre de scènes, tout comme les scènes de torture ou de gore dans des films d’horreur, ce n’est pas de procurer du plaisir au spectateur avec quelque chose de répugnant, c’est un délicat équilibre d’attirance et de révulsion qui est au cœur même du divertissement d’horreur. On ne regarde pas un film d’horreur parce qu’on est des pervers sadiques, ni pour se sentir extrêmement mal. Mais on cherche malgré tout à se faire peur ou à être mis mal à l’aise (dans la limite du raisonnable), simplement pour le plaisir de ressentir des émotions complexes au travers d’une fiction.

Une scène gore avec torture ou simplement des scènes de meurtres existent à la fois pour stimuler notre curiosité avec des tabous, et nous pousser à détourner les yeux, jouant sur nos émotions contradictoires. Une scène de viol c’est la même chose. Evidemment, tout comme pour la torture ou autres joyeusetés condamnables, le tout est de ne pas faire trop durer la chose (et c’est également plus supportable en dessin qu’en film.) Mais suffisamment pour qu’on perçoive la menace, la cruauté, et qu’il soit encore plus satisfaisant de voir l’agresseur de faire trucider par la suite (et rassurez-vous, cela se produit dans la BD !) C’est un jeu d’équilibriste qui selon moi ne tombe pas dans la perversité gratuite. Mais rassurez-vous tout de même, ce type de scène ne se produit qu’une fois sur les 4 épisodes.

Blog tout public oblige…je ne mets pas les passages les plus crus.
©Edifumetto
©Giovanni Romanini

ULULA est clairement une BD d’horreur/aventures pour toutes ces choses que j’ai mentionnées, de l’utilisation du gore aux scénarios « pulp », en passant par les références à des classiques du cinéma d’horreur, fantastique ou même policier (j’ai feuilleté les épisodes suivants, et il y a des intrigues à base de mafieux.) Et c’est pourquoi cela m’a plu, indépendamment de la présence de scènes X qui auraient d’ailleurs pu être moins frontales sans que la BD n’en souffre (comme avec SATANIK, qui ne montre quasiment rien.) Mais c’est comme ça, c’est un genre de la BD italienne typique de l’époque. Avec une censure sans doute moins impitoyable (mais malgré tout présente) que dans les années 60, ces séries héritières des fumetti de Magnus comme KRIMINAL et SATANIK en sont arrivées à insérer des scènes de sexe explicites. Il faut prendre ce genre pour ce qu’il est. Ce n’est évidemment pas pour tout le monde. Mais ce serait une erreur de considérer cela comme un enchainement de scènes X bêtes et méchantes à base de plombiers qui viennent réparer la tuyauterie de bourgeoises vicelardes comme dans n’importe quel porno du pauvre. Ce sont des BD de genre avec une atmosphère comme dans les vieux EC comics.

En conclusion, ULULA est une BD que j’ai suffisamment appréciée pour me lancer dans une traduction de 4 épisodes. Il y a sans doute peu de chances de voir arriver cela en France, même s’il ne faut jamais dire jamais, car depuis quelques temps, l’éditeur Dynamite en France a édité quelques BD érotiques de poche italiennes dans une collection appelée FumettiX. Pour l’instant la collection ne m’attire pas trop car les titres retenus semblent très très porno avec pas grand-chose à proposer à côté. Il y a le PORNOSTAR du même Giovanni Romanini qui a été publié d’ailleurs mais le titre parle un peu de lui-même, cela semble très porno. Pas forcément ce qui m’intéresse. Un titre comme ULULA par contre, avec un peu de sexe au milieu de vraies aventures teintées d’horreur, ça ne me dérange pas du tout, je passe un bon moment. Le sexe n’est pas au cœur de l’histoire, il y en a peu, et il s’insère logiquement comme une autre composante du ton irrévérencieux « sans tabou » de ces BD. Après ma lecture (et traduction) je me souviens davantage d’une histoire d’une femme loup-garou qui doit redoubler d’efforts pour ne pas tuer ses amis ou d’une malédiction d’un pharaon que des scènes sexuelles. C’est au final plus proche d’une série comme SATANIK. Et c’est pourquoi j’en parle, parce que ces BD oubliées, à moitié disparues ou carrément inconnues chez nous méritent un petit coup de projecteur.

La classe sauvage
©Giovanni Romanini

26 comments

  • JB  

    Merci pour cette présentation. On a quand même l’air d’être dans quelque chose d’un peu plus recherché graphiquement et scénaristiquement que mon seul point de référence dans le genre sexe/gore européen : les publications Elvifrance

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour Matt,

    je suis novice en Fumetti à mon grand regret. Avec les années qui passent je suis de plus en plus attiré et curieux de ce type de BD. J’ai souvenir d’un séjour à Milan où l’appartement où nous logions était rempli de Fumetti de genre différent. Sans parler Italien, ce fut un plaisir pour les yeux.

    Graphiquement j’aime beaucoup ce que tu présentes. C’est beau tout simplement avec un trait maitrisé qui n’a pas à rougir de ce que la production franco belge ou américaine produit. J’y vois du Gene Colan, du Neil Adams ou même du Bryan Talbot voire du Arthur Adams sur la dernière Pin-up.

    Belle analyse sur ce que l’on vient chercher dans le gore, l’horreur ou encore l’érotique-soft. Cela fait réfléchir.

    Je suis impressionné par ta démarche : traduction, temps passer. Clairement le travail d’un passionné.

  • Eddy Vanleffe  

    Bon pas évident de lire ça vite fait à la pause du bureau… ^^
    Mais je suis super content de te relire sur du fumetti éro-gothique…
    du coup, je me demande si tu aimes les films de Jean Rollin?

    • Matt  

      Ah pardon Eddy je n’avais pas vu ta question.

      Eh bien figure toi que je suis complètement inculte en Jean Rollin ^^
      Je n’ai rien vu du monsieur.
      Béh ouais on peut pas tout connaître…
      C’est quoi les meilleurs à voir ?

      • Eddy Vanleffe  

        Je suis comme toi, c’est un peu pour avoir une sorte d’avis éclairé « proche du mien » que je posais la question.
        En matière de cinéma, je me retrouve dans tes analyses et j’aurais tendance à me fier à tes conseils.
        Ce que je sais de ses film c’est que ça mélange horreur gothique et érotisme soft, un peu comme ces fumettis d’ailleurs
        Je sais qu’ils vont rééditer DELLAMORE DELLAMORTE, je vais me le faire je crois.

        • Matt  

          J’ai mis un message sur l’article de DELLAMORTE DELLAMORE. Sorti il y a quelques jours, je l’ai en ma possession^^

          Je dois avouer avoir longtemps boudé le cinéma français.
          Parce que face à la pauvreté du genre fantastique/horreur à l’époque moderne (ou le fait de surtout voir des films franco-américain genre ceux de Aja qui est vite parti bosser là bas, ou Jacques Tourneur pour les vieux films qui a fait toute sa carrière à Hollywwod), j’ai du me dire bêtement que ç’avait toujours été ainsi.
          Alors que non, il y a eu pas mal de films fantastiques. J’ai lu un dossier super intéressant là dessus d’ailleurs dans les magazines L’ecran fantastique vintage.
          Je connais pourtant LES YEUX SANS VISAGE de Franju depuis longtemps, mais sinon j’ai pas grand chose du panorama cinématographique français.

          • Eddy Vanleffe  

            L’écran Fantastique? je lai pris aussi^^

          • Matt  

            ouais le format « vintage » avec double dossier.
            On les chope avec Torndo, ça cause de ciné italien, français, de Harryhausen, de la Hammer, c’est super cool^^

  • Jyrille  

    Merci énormément pour la découverte Mattie ! Je n’avais bien entendu jamais parler de ça et en effet, on dirait bien du Magnus. Je dois d’ailleurs continuer à lire SATANIK… Je suis assez étonné des scans : à quand un spoiler NSFW sur les articles de Bruce Lit ^^ ?

    Complètement d’accord avec toi sur le paragraphe parlant des clichés.

    Dans les scans, lorsque c’est en VF, c’est de toi ou tu les as trouvés sur le net ?

    Pour le viol, c’est aussi utilisé pour expliquer l’évolution d’un personnage, le trauma qu’il a vécu. On a ça dans BUFFY et THE SHIELD par exemple.

    Bravo encore pour sortir de l’ombre (et des ombres du fumetti) ce genre de bd totalement inconnue pour moi et ta présentation claire et complète. Comment en as-tu entendu parler d’ailleurs ?

    • Matt  

      C’est de moi la VF. Jamais eu de VF à ma connaissance sur cette BD. Ou alors j’ai pas trouvé.
      Je suis tombé dessus en m’intéressant à Romanini parce qu’il a fait quelques épisodes de Satanik très tardifs (dans les épisodes 100 et quelques)

      Pour le NSFW, au début j’avais mis des smiley sur les scans pour censurer. Bruce m’a dit de virer ça^^
      Mais j’ai vraiment mis un scan soft. Il y a bien pire.

  • Bob Marone  

    Super découverte ! C’est vrai que le dessin ressemble beaucoup à celui de Magnus. Tout aussi élégant. Et c’est drôle, le personnage d’Ulula me fait penser à Soo Catwoman, la punkette du Punking London.

    Comme à chaque fois : bravo pour ton travail d’archéologie. C’est vrai que l’on peut rêver pour une traduction/édition française. Quoique… Delcourt avait aussi tenté de publier quelques BD érotiques italiennes : de mémoire Sam Bot et Leone Frollo je crois. Mais j’ai l’impression que ça n’a pas rencontré son public, selon la formule consacrée.

  • Bruce lit  

    J’adore le dessin et c’est cool de te retrouver ici Matt (même s’il s’agit d’un article décongelé). Tu n’as pas ton pareil pour déterrer des objets insolites et j’espère vraiment que nous pourrons faire la saison 10 (!) en ta compagnie (des loups ?)
    Voilà des histoires qui mériteraient une édition Néofelis. Ulula a de petits airs de Malicia des années 80 je trouve.

  • Tornado  

    Ouh pinaise, cet article m’a valu une belle déconvenue ce matin : Oublié de geler l’écran géant de la salle de cours (pas de bol) pendant que je jetais un oeil sur les scans en plein cours avec des ados (j’avais quelques minutes à tuer pendant qu’ils bossaient)…
    Les risque du métier on appelle ça…

    En lisant le titre, je pensais d’ailleurs au légendaire « 36 15 code Ula ». J’aurais quand même dû être plus vigilant. Nobody’s fault but mine…

    Très chouette article, sinon, avec une légère frilosité sur le versant érotique qui revient quasiment comme un running gag du début à la fin !
    C’est vraiment du travail d’archéologue du 9ème art, tout ça. Excellent.

    • Jyrille  

      Ahahah 😂

    • Matt  

      Ah ouais pas mal mec^^

      Frilosité ? Béh…c’est juste qu’on est sur un blog tous publics, moi j’ose pas trop non plus mettre des scans hardcore.
      Dis toi que ç’aurait pu être pire ta déconvenue si j’avais choisi des scans plus hard^^

    • Matt  

      Bon et puis ça vient aussi du fait que ça peut être mal vu de causer d’une BD uniquement orientée cul sans scénar. Et d’ailleurs moi-même ça ne m’intéresse pas trop s’il n’y a pas autre chose.
      C’est tout de même facile de trouver du contenu x si c’est tout ce qui intéresse…n’est-ce pas ? Bon…donc j’essaie de rassurer les lecteurs qu’il y a des histoires^^

  • JP Nguyen  

    Bon, j’avoue, Ulla, ça m’évoque davantage un service Minitel qu’un fumetti !
    Belle présentation et beau travail de restauration/traduction sur cette bd oubliée !

    • Eddy Vanleffe  

      Pour la trad etc…Je me demande si ne devrais pas obtenir les droits et monter un projet Ulule… si ça se trouve c’est faisable.

      • Jyrille  

        Excellente idée !

      • Matt  

        ça sent la blague pour le jeu de mot Ulule^^

        Mais en répondant srieusement…tant qu’à faire avec le taf que j’ai fait, c’est Satanik qui me brancherait plus.
        Mais bon j’ai pas cette ambition non plus.

  • Surfer  

    Salut Matt,

    C’est un plaisir de te lire…Cela faisait longtemps.
    Jolie chronique sur un Fumetti qui mélange fantastique, érotique…Et qui ne prends pas la tête.👍
    Dommage qu’il n’existe pas en version française 😩.
    De tous les genres internationaux : Franco belge , comics, manga…. C’est probablement celui que j’ai le moins lu. Je dois avoir un recueil TEX en version italienne que j’avais ramené d’Italie. (Pour les dessins car je ne parle pas italien). Dylan DOG me faisait aussi de l’œil avec un très beau graphisme mais finalement je ne l’ai pas pris par manque de place dans ma « valise cabine avion ».

    C’est toujours enrichissant de s’intéresser à tous ces genres. La bande dessinée espagnole ou d’Amérique du Sud vaut aussi le détour.
    Par exemple l’espagnol Esteban Maroto est un artiste exceptionnel… son style se rapproche beaucoup de celui d’un Buscema.
    Il a fait des œuvres de d’Heroic fantasy et de SF de très grande qualité 👍.

    • Matt  

      Merci à toi de ton retour.

      « La bande dessinée espagnole ou d’Amérique du Sud vaut aussi le détour. »

      Je ne connais pas du tout pour le coup.
      C’est dommage, il y a surement plein de trucs à découvrir.
      Après on ne peut pas lire tout ce qui existe, mais j’ai une tendance bizarre à m’intéresser à ce qui n’est pas mis en lumière^^
      Ce n’est pas par snobisme, mais des fois face à l’offre trop importante de BD, on se retrouve à ne plus savoir quoi tester. Et c’est le machin bizarre qu’on découvre un peu soi-même via de vieilles BD de poche ou (pour moi) la première BD érotique que j’ai ouverte en étant au collège (les 110 pilules de Magnus) qu’on va se pencher sur un auteur peu ou pas réédité.

      • Jyrille  

        Personnellement, d’Amérique du Sud, je ne connais que Mafalda de Quino et Mordillo… je pense.

  • Présence  

    Quel plaisir de découvrir un nouvel article sur un fumetti, merci beaucoup.

    Ces épisodes, je les ai évidemment encore traduits moi-même : total respect.

    Ça marcherait presque en français s’il s’agissait d’un hiboux-garou… Voilà qui m’a bien fait sourire, merci.

    Ils vont quérir l’aide d’un papyrologue pour trouver la tombe du pharaon. C’est une histoire au parfum exotique naïf d’un vieux pulp façon Indiana Jones : je suis bien d’accord avec le développement qui suit. Ton analyse (par nostalgie, , ou lorsque ces clichés sont détournés avec humour) exprime très bien mon attrait pour ce genre de récit.

    C’est également plus supportable en dessin qu’en film : à nouveau, c’est exactement mon ressenti.

    • Matt  

      Des fois je me dis que je pourrais en traduire d’autres, mais je crois que les 4 épisodes suivants se suivent, donc ça fait directement 400 pages et des poussières…euh…ça calme.

      Merci de ton retour.
      Oui les clichés c’est rigolo quand c’est au second degré ou en hommage à de vieilles histoires.
      ça passe moins bien si tu cherches un récit moderne très sérieux.

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