The Drugs Dont Work ! (La mort de Rahan)

Focus: La mort de Rahan par Roger Lécureux et André Cheret

Première publication le 27 novembre 2014. Mise à jour le 05  août 2017.

par BRUCE LIT

L'image qui choqua une génération !

L’image qui choqua une génération !

Publiée en 1977 puis en 1981, La Mort de Rahan couvre les épisodes 101-102 de la série préhistorique. Parue aux éditions Vaillant et dans l’hebdomadaire Pif Gadget l »intégralité de la saga a été rééditée aux éditions Soleil.

Les scans étant plutôt rares, je les ai emprunté au site www.rahan.org.  Aucun Mammouth n’a été blessé pour la rédaction de cet article

La première fois qu’une bande dessinée m’ a traumatisé, donné des sueurs froides, de la tristesse et de l’excitation à la fois, c’était Rahan ! Plus spécifiquement la mort de Rahan ! Ouais, pas la mort de Jean Grey, de Gwen Stacy ou d’Elektra, mais celle du fils de Crao !

Chaque mercredi, chez ma nourrice, je passais des matinées à lire les Bd de son fils, essentiellement les Spidey avec les premiers X-Men mais surtout Pif Gadget que je dévorais pour Rahan. Un de mes grands bonheurs enfant, c’était d’avoir eu tout fier son coutelas en plastoc , une arme quand même capable de terrasser T-Rex et Buffles à cornes noires !

Mon premier orgasme…

Comme beaucoup de séries de cette époque, il n’était pas nécessaire de lire les épisodes dans l’ordre pour y comprendre quoique ce soit. Rahan, c’était la routine pépère : il arrivait toujours dans le feu de l’action en sauvant de pauvres nazes incapables de tenir un arc contre un mammouth. En remerciement il était invité / capturé dans un villages d’ignares à peine fichus d’allumer un feu. Sans qu’on ne lui demande rien et au péril de sa vie, Rahan  leur inventait le tourne-broche (véridique ! ), découvrait le caoutchouc ou mettait au point des systèmes d’irrigation.

Et puis un jour, comme ça à la fin de Rahan 100, Pif affichait une image atroce pour un gamin de 6 ans : Rahan pissant le sang, transpercé par des flèches. Et annonçait fièrement  La Mort de Rahan  !  Cette semaine fut la plus longue de ma vie d’enfant ! Mon héros allait mourir ! Assassiné ! Brutalement ! Pour la première fois, le petit d’homme que j’étais sentit l’impuissance et la rage de n’y pouvoir rien changer ! Et alors vint cette couverture noire, sans aucune lustration qui me confirmait l’horreur : cette histoire était le faire part de décès du héros fort, beau, intelligent et généreux que j’admirais.

Cest pas bien de faire souffrir le jeune Bruce...

C’est pas bien de faire souffrir le jeune Bruce…

Rahan c’était le Christ des enfants : un type dont l’altruisme le mettait en danger, qui luttait contre l’obscurantisme, infatigable pèlerin qui apportait la bonne parole et le progrès. Lorsque l’on relit La Mort de Rahan, le message est limpide : les enfants ne touchez pas à la drogue !

Pour sa dernière aventure Rahan commence pépère : il sauve un gringalet de deux Dents de Sabre ( oui ! le méchant de Wolverine ! Un crossover avant l’heure !). Le type a l’air un peu jeté du ciboulot mais Rahan va pas s’arrêter à ça, il en a vu d’autres et pour l’instant le combat lui a donné la dalle.

Mon premier récit qui commence par la fin !

Mon premier récit qui commence par la fin !

Il est accueilli à Woodstock-Magnon  avec des types ornés de colliers de fleurs partout qui passent leur temps à tripper grâce aux hallucinogènes que le sorcier Handdak leur prépare généreusement. Rahan tente de leur expliquer les dangers des paradis artificiels mais les proto-hippies s’en fichent comme de leur premier bison. Indigné par le spectacle d’enfants qui crèvent la dalle pendant que leurs parents s’envoient en l’air, Rahan va peinard chasser le buffle. Lorsqu’il en revient victorieux, c’en est trop pour le sorcier-dealer qui ne peut plus fourguer sa came.

Rahan défié en duel pense en venir à bout les flèches dans le nez. Sauf qu’il a été drogué et le voilà donc empalé par ce pauvre junkie, sans efforts. Le grand guerrier à terre, Handdak l’achève d’une lance en plein coeur ! Le petit garçon que j’étais apprenait le mot « médusé » utilisé par Lécureux pour décrire la réaction de l’assistance face au spectacle de la mort du héros, les yeux hagards, ses beaux cheveux baignant dans son sang…

Stop ! Stop ! Y a dla triche !

Stop ! Stop ! Y a d’la triche !

Oh comme je l’ai lue et relue cette histoire dans la même journée, chaque fois en scrutant le détail qui pouvait sauver le destin de Rahan quelques pages plus tard….Qui finissait par rencontrer sa fin inéluctable avec une mise en scène grandiloquente : la mort de Rahant était annoncée partout dans le monde et Lécureux nous rassurant en affirmant que la légende de Cheveux de feu vivrait jusqu’à la fin des temps.

Je ne me rappelle pas avoir pleuré. Ce qui est sûr, c’est que je passais ma semaine fasciné par les dessins de mon héros mort. Je tentais de dessiner ces derniers instants, ses mains crispées par la douleur,  tentais de saisir le mouvement de sa chute… Je remarquais aussi le teaser de Pif annonçant Pour Venger Rahan pour la semaine d’après.

L'image qui choqua une génération !

Il va se relever, c’est sûr ! 

En préparant cet article, j’ai lu que toute une génération s’arrêta à la mort de Rahan sans savoir qu’il ressuscitait comme le Christ et 90 % des Super-Héros dans l’épisode d’après. Handdak avait drogué son village pour asseoir son autorité et Rahan se réveille sans un bleu.

A peine remis qu’il sauve le village-Woodstock accusé d’avoir laissé mourir Rahan. Il empêche in extremis la vendetta en son nom qui allait brûler vifs  hommes, femmes et enfants. Il y va de son couplet la Vengeance c’est pas bien  et assiste satisfait à la destruction de drogues du village.

Que quelquun appelle une ambulance !!

Stop ! Une ambulance ! (Nb le jeune Bruce ne sait pas que même au Portugal, les ambulances n’ont pas encore été inventées….).

Le croirez vous ? Après cette histoire, j’arrêtais complètement la série. Rien ne pourrait me faire ressentir ce que je ressentis cette semaine là si ce n’est le vocabulaire commun des Super Héros : de l’action, des grandes intentions, de la noblesse, de l’altruisme et le refus de tuer son prochain, même la pire ordure….Et la résurrection et le retour au statu quo…

Bouhh, ils me lont tué... Quand je serais grand, je desterais Brian Bendis, cest sûrement sa faute...

Bouhh, ils me l’ont tué… Quand je serai grand, je détesterai Brian Bendis, c’est sûrement sa faute…

Aujourd’hui je relis ça un peu embarrassé mais en me rappelant qu’il était impossible pour un gamin des 70′s de ne pas aimer Rahan : des dessins extraordinaires ( Cheret a commencé par dessiner des affiches de cinéma de quartier), des dinosaures et beaucoup d’anachronismes. Et ce gimmick qui n’est pas sans rappeler l’Homme Dé, un roman de Luke Rinehart où un type décide de sa vie en fonction des statistiques de son dé. Rahan lui, suivait le chemin que son coutelas lui indiquait tout en sachant qu’il allait au devant des pires emmerdes.

Ouais ! Vengez le ! Tuez les tous ! TOUS !

Ouais ! Vengez le ! Tuez les tous ! TOUS !

Ce qui me traumatisa enfant, me demande maintenant une lecture goguenarde 15 minutes à tout casser. Et les autres Rahan sont difficilement lisibles malgré la meilleure volonté du monde. Il est très embarrassant pour moi aujourd’hui de voir cet Aryen qui passe sa vie à éduquer des arriérés bruns simiesques.  Pourtant, trois décennies plus tard, je n’ai jamais touché aux drogues !  Merci Rahan ? Allez savoir !

Moi aussi quand je serais mort, je veux être réveillé par la pluie !

25 comments

  • Jord Ar Meur  

    Bruce, je n’ai pas lu « La mort de Rahan » en Live fin des années 70 car j’étais déjà dans la vie active depuis un an et je ne lisais plus Pif depuis longtemps.

    Ton analyse est très intéressante et prouve que Rahan n’a pas était ressenti de la même façon suivant les générations.
    J’ai volontairement omis de parler du parti communiste dans mon article, car Pif n’était pas un outil de propagande mais bien un magazine de BD destinée à la jeunesse quel que soient les opinions politiques de leurs parents. Ceux-ci ignoraient souvent que Pif ait pu avoir un rapport avec la politique, contrairement aux revues « chrétiennes » des éditions Fleurus qui se vendaient même dans les églises. Je lisais donc aussi « J2 Jeunes » puis « Formule 1″, appelé auparavant « Cœurs vaillants », revue qui publia le Iznogoud de Goscinny et Tabary dans les années 60 (après « Record » et avant « Pilote »).

    Une génération nous sépare et nous n’avons évidemment pas la même façon d’aborder ce Rahan intemporel qui continue aujourd’hui sa carrière en faisant découvrir les sites archéologiques de France, avec postface contenant photos et commentaires, aux jeunes actuels.

    Je n’ai jamais vu Rahan comme un « Aryen qui passait sa vie à éduquer des arriérés bruns simiesques ».
    D’abord, ceux-ci ne sont pas tous simiesques et idiots dans les épisodes. Et Rahan est blond aux yeux bleus à l’origine pour ne pas être confondu avec Tarzan.
    Ensuite parce qu’à l’époque où je le lisais, l’extrême-droite se différenciait des personnes que tu nommes « hippies » justement pas des cheveux ras. Et il était très facile au lycée dans les années 70 de voir de quel côté de la barrière on se trouvait par la chevelure. Et pour rien au monde je n’irai chez le coiffeur pour suivre la mode actuelle à cause de ça (les Afro-Américains ne se rasaient pas le crâne dans cette période car « crâne rasé » était pour eux le signe de l’esclavage). Je m’aperçois d’ailleurs dans la vie réelle qu’il existe à présent un vrai racisme contre les cheveux longs (j’ai toujours les yeux bleus et ma chevelure n’est plus de la couleur de celle de Rahan avec l’âge, mais je n’ai jamais eu de chemises à fleurs ni un joint au lèvre.). Retour à ma jeunesse où je me faisais contrôler et même un fois giflé par la bienveillante maréchaussée dans le métro quand je me rendais à la « Mine »… Pardon!… sur mon lieu de travail. Rien ne change vraiment à part les modes !

    Bien, j’aurais voulu continuer un peu et commenter plus en détail ton article, mais j’ai été réveillé par la pluie ce matin et tu sais que je vous quitte… Put… Purée… Déjà 8H…

    Kenavo forzh peur !

    Petit PS puisque tu parles de Bendis et des comics – Définition de « Marvel » dans le dictionnaire breton
    (avec traduction en VF mise pour le fun) : « Marvel : tonket da vervel dre natur (destiné à mourir par nature), An dud zo marvel (les hommes sont mortels), a zegas ar marv (qui apporte la mort), ur c’hleñved marvel (maladie mortelle).. ».

  • Tornado  

    Belle déclaration d’amour à un souvenir d’enfance vibrant !

    Encore une fois, cet aryen diaphane qui inculque le savoir aux crèves-la-fin basanés ne me choque pas du tout dans la mesure où je remets les choses dans leur contexte. C’était une époque naïve et les auteurs faisaient ce qu’on leur disait pour gagner leur croûte (oui, tout comme Hergé envoyait Tintin éduquer les p’tits nègres pour l’abbé Valez).
    Plus tard, Coluche et quelques autres sensibiliseront les français sur le racisme latent et les éditeurs feront attention au sous-texte de leurs productions dès qu’il s’agira de confronter les ethnies, les cultures, etc.
    Lorsqu’on voit que, quarante ans plus tard, le Front national est en bonne lice pour gouverner le pays, comment en vouloir à ces jeunes auteurs influençables qui travaillaient dans une atmosphère où personne n’était encore sensibilisé à ce genre de contre-valeur ?

    Aujourd’hui, cette série n’intéresse que les anciens lecteurs de Pif et ne représente guère un danger pour les nouvelles générations. Et puis, comme le dit Bruce, elle n’a pas fait de nous des communistes en herbe (je n’ai jamais non plus voté pour les faux cils et le marre tôt).

    N’empêche ! Quel souvenir que ce numéro de Pif Gadget ! Je me souviens que le lendemain de sa parution en kiosque, tous les gamins (dont moi), ne parlaient que de ça dans la cours de l’école !
    Plus personne n’avait le moral et les jeux de billes et de colin-maillard étaient suspendus pour cause de deuil virtuel…
    J’ai vérifié ma collection de Pif Gadget : J’ai tous les numéro depuis le 401 jusqu’au 550. Avec, donc, ceux de la « Mort de Rahan »…

  • Leo Swampy  

    « Aryen qui passait sa vie à éduquer des arriérés bruns simiesques ».
    C’est amusant, je n’ai jamais vu ça comme ça. Plutôt comme un gars qui allait vers ses semblables, aussi différents (ou ressemblants) qu’ils soient.
    Je me rappelle d’un épisode ou un couple était enlacé dans la mort, un homme Blanc, une femme Noire, il me semble.

    Au contraire, j’ai relu il y a peu Photonik et la représentation des Africains est catastrophique et caricaturale à souhait. Pourtant j’adore ce perso, et le trait de Tota… Mais on va dire que les mentalités étaient différentes. Pourtant, exactement les mêmes années, Mittob montrait de toutes autres images, dans Mikros. Un jeune Maghrébin sauvait le héros principal dans les rues de Paris…

    Bon, je m’éloigne du sujet.
    Je n’ai jamais lu cet épisode de Rahan. Je suis même étonné des images, pour un Pif, je suis… médusé.
    Comment le scénariste explique t’ il la supercherie, donc? Le village a halluciné la mort du héros?

    Mon Christ, comme tu le sais, c’est Actarus. Il était tout ce que j’imaginais de la bonté. Malgré la violence du feuilleton Goldorak. Un Surfer d’Argent en chair et os. Au moins, les deux avaient les cheveux longs…

    Cette couverture de Pif, toute noire, me rappelle celle de cet épisode mal aimé de Strazinsky et JR JR sur Spiderman sur le 11 septembre. Sauf que cet épisode me gonfle…

    La Mort du Capitaine Flam. J’avais 6 ans, je crois. Voilà qui m’avait choqué. Et l’épisode « Les Amoureux d’Euphor » chez l’ami Goldorak. Les quelques années de différence entre nous font que nous n’avon pas été touchés exactement par la même chose… pas de suite.

    • Bruce tringale  

      @ Leo : Les traits de ceux qui marchent debout sont vraiment simiesques de profil….
      Oui, il n’ y a eu aucune censure de Pif pour le bain de sang de Rahan. La veille de « sa mort », le village absorbe un hallucinogène qui leur permet de croire à la mort de Rahan….
      La mort du Captain Flam, j’ai l’impression qu’on va lire ça bientôt….

  • Bruce tringale  

    Ps Tornado : le deuil national dans la cour de récre m’a fait bien rire. Je me rappelle avoir eu 7 ans lorsque Hergé est mort et avoir vraiment ressenti la mort de Tintin. J’étais très abattu. Et un camarade sadique me détaillait la mort de Tintin tel qu’il l’imaginait : poignardé, Haddock écrasé par une voiture, Milou hurlant à la mort sur la tombe de son maître. Ah…. le sadisme des enfants….

    • Tornado  

      J’ai également été très affecté par la mort d’Hergé, car c’était l’époque où ma grand-mère m’offrait un album de Tintin chaque semaine et j’étais vraiment « dedans ».

      Je croyais que tu n’aimais pas The Verve…

      • Bruce lit  

        Non je HAIS The Verve. J’ai pensé à un titre de Manson : I Dont like the drugs but the drugs likes me mais malheureusement celui de la bande à Ashcroft était mieux approprié.

  • Leo Swampy  

    « The Drugs don’t work »… Pas de S, dit le grammar nazi.

    Et donc, le rare Stéphane reposa sa question: Comment est expliquée la résurrection du Suédois? :/

  • Tornado  

    Ah moi j’adore The Verve. « Hurban Hymns » est pour moi l’un des grands albums de l’histoire du rock. Et il y a « The Drugs don’t work » dedans.

    @Stéphane : En fait Rahan n’était pas mort. C’est le sorcier qui a fait croire à sa mort en droguant le village…

    • Leo Swampy  

      Thanks, mr T. ! :)

  • Présence  

    Ce n’est plus un article, c’est un « Bruce spécial origines ». Il ne me semble pas avoir lu cette histoire, j’ai dû arrêter la lecture de Pif avant. A quand un article sur Doc Justice ?

  • Jyrille  

    Bruce, superbe article, très drôle, très enlevé et très intéressant. Tu condenses beaucoup de choses importantes (la jeunesse, la vision enfantine, les valeurs, la vision adulte, l’intérêt de la bd et de l’art en général) dans un article léger et très nostalgique. Je me souviens bien de la couverture, mais pas du tout de l’histoire. En fait j’ai perdu beaucoup de souvenirs de cette période, et ai pratiquement tout jeté de l’époque. Je n’ai plus aucun Pif, par contre j’ai gardé tous mes Spirou.

    J’aime beaucoup ton analyse qui te conduit à donner des points communs à tous ces héros de bd, et comme tu le dis, le dessin de Rahan ne peut que plaire. Merci.

  • Bruce lit  

    Merci Cyrille,
    Je me suis beaucoup amusé à l’écrire, si cela se ressent tant mieux ! Nostalgique….je ne sais pas….C’est chouette de garder des souvenirs précis de ces instants de lecture enfant. Et de faire un lien entre cet enfant et l’adulte devenu. Mais pour ma part, je suis beaucoup plus heureux à 40 ans qu’à 20.

    • Leo Swampy  

      J’ai spoté des profils de Rahan assez simiesques, aussi, mais en effet, bien moins que beaucoup de personnages de passage.
      Mais d’un côté, le « héros » de BD est souvent plus beau que « le commun » qu’il croise (c’est affreux, d’ailleurs, dit comme ça…) que ce soit dans les comics, les mangas et donc, la BD européenne…

      J’ai aussi de très bons souvenir de Doc Judtice. Je crois n’en posséder aucun, malheureusement. Il me semble que des albums avaient été édités?

      @Bruce: Tout pareil pour les 20 et 40 ans…

  • Jyrille  

    Pareil que vous les gars, bien mieux à 40 qu’à 20. Et tu as raison Leo, souvent, le héros est plus beau. Mais avec le temps, le beau va avoir d’autres canons, et ce sera mieux.

  • Bruce le squateur  

    J’ai toujours bien aimé les héros laids : Gaston, Tintin , Asterix, Obelix ne sont pas forcément des sex symbols. C’était intéressant dans les années 80 de découvrir Wolverine. Je me rappelle de mon cousin qui me disait : « Tu as vu lui, il est tout poilu ! » C’est vrai que Logan n’avait rien d’un super héros : petit, laid, poilu, une musculature de camionneur plutôt que de body builder, une haleine pas fraîche et des aisselles pareilles.
    Dommage que même Logan soit rentré dans le moule via Hugh Jackman ! Qui aurait cru que Wolvie, un peu le gainsbourg des super héros deviendrait un jour un sex symbol ?
    On joue ? Qui serait le héros le plus beau physiquement ?
    Question comics j’ai toujours hésité entre Scott Summers et Matt Murdock : deux adeptes de lunettes teintées.
    En BD Je dirais Thorgal avec sa cicatrice classe juste sous la joue.
    En Manga, euh …Shun d’andromède pour le volet androgyne ?

    • Leo Swampy  

      Androgyne veut dire beau? Beuhhh.

      Il a changé physiquement, le griffu? Eh beh…

      Faut dire, les persos de Byrne ne sont pas « beaux » Même Johnny Storm avait une gueule comment dire… Le contraire du dessin de Jim Lee, quoi.

      En comics, les « beaux mecs »: Euh… Beuh…
      ça change tellement avec les dessinateurs.
      Tout le monde, par Jim Lee -_-’

      Non, disons… Peter Parker. Bobby Drake. Vance Astrovik.

      Mangas: Bah, Actarus!

      BD Européenne : Tu m’en poses une là.
      Siegfried, de Alex Alice?

      Et les plus belles meufs des trois catégories, alors?

      • Bruce lit  

        Mangas : Shun d’Andromède ! Je plaisante, j’aime bien le côté femme enfant d’Ayako . On a tout de suite envie de la réparer.
        BD…..Mlle Jeanne ? Je cale…Kriss de Valnor mais ce n’est pas mon style….
        Comics Jean Grey of course. Lorna Dane. Kitty Pryde pour son intelligence et sa joie de vivre. Raina de BLankets pour sa vulnérabilité. Dans un autre genre Dizzy de 100 bullets pour sa sensualité latine.

  • Jyrille  

    Corto Maltese. Matt Murdock. Pour les mangas et les filles, c’est trop. Androgynes et les filles bien faites sont légions, c’est d’ailleurs un des critères qui font que la bd est considérée encore de nos jours pour les ados attardés.

  • Matt & Maticien  

    Génial cet article spécial origine de Bruce. Je rejoins Présence sur ce point. J’ai beaucoup souri à la lecture de cet article. Je me suis souvenu avec plaisir de mes lectures de ce héros un peu scientifique. J’ai toujours apprécié son côté mac gyver;) très bien écrit. Bravo

  • Matt & Maticien  

    Je regrette de ne pas avoir lu cette histoire en mode séquencé pour expérimenter ce frisson de lecteur bien des années après. C’est bien la première fois que je vois un avantage à la publication en feuilleton; )

  • Marti  

    La couverture du Pif annonçant la mort de Rahan fait quand même très « une de journal », je suis sûr d’en avoir déjà vu du même type mais je suis incapable de remettre la main sur un exemple concret.

    Je me rappelle d’un épisode, une mini-série Wolverine/Elektra il me semble, où la bele ninja grecque disait quelque chose comme « Il est petit, poilu, pue, mais il m’attire tellement ! », tout le Wolverine d’avant quoi, avec poil sur et sous les bras.

  • stevich  

    Mais à se trimballer à moitié à poil, Rahan n attrape jamais froid?

    • Bruce lit  

      Hello Stevich,
      Tu as dû louper l’épisode où Rahan invente le Fervex….

  • Jyrille  

    Je me souviens de Doc Justice ! Le même genre de dessin, mais moins bien. Et des histoires assez ridicules il me semble. C’était pas italien ?

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