Super vilains !

Spiderman’s Tangled Web par Collectif

La vie secrète des vilains !

1ere publication le 25/02/15- Mise à jour le 15/07/17

AUTEUR : TORNADO

VO : Marvel

VF : Panini (kiosque)

Cet article traitera de la série Spiderman’s Tangled Web, publiée en VO sous la forme de quatre recueils.

Il y a eu 22 épisodes en tout. Mais je ne les ai pas tous lus, car en VF, la série a été publiée de manière éparpillée et incomplète chez Panini Comics (les épisodes #10, 18, 19, 21 et 22 demeurent inédits en VF).

Certains épisodes ont été placés entant que bouche-trous dans le magazine Spiderman (Marvel France – 2° série N°40, 41, 42 et 50). Mais une bonne moitié a été publiée de manière distincte dans le magazine Spiderman Hors-série (Marvel France – 1° série N°8 à 11).

Je vous propose un petit topo des premiers épisodes, qui sont formidables. Ainsi que quelques autres que j’ai eu l’occasion de lire aussi.

Le Rhino se remet en question !

Le Rhino se remet en question !

En 2001, Marvel lance une petite série dédiée à Spiderman en marge des deux séries principales (« Amazing » et « Peter Parker »). Nommée « Spiderman’s Tangled Web », cette série propose à des auteurs de comics renommés qui n’ont pas l’habitude d’écrire sur le personnage de raconter ce qu’ils ont envie sur l’univers du « Tisseur de toiles », avec tout de même une consigne particulière : Mettre l’accent sur la caractérisation des super-vilains davantage que Spiderman lui-même, puisqu’il existe déjà deux autres séries qui développent le personnage.

Ils mettent ainsi en scène un ou plusieurs personnages côtoyant de près ou de loin l’univers de Spiderman. Certains sont connus, d’autres pas. Certains sont bel et bien des vilains, mais d’autres sont de simples petites gens.

Aïe aïe aïe ! Garth Ennis débarque chez Spiderman !

Aïe aïe aïe ! Garth Ennis débarque chez Spiderman !

Plusieurs scénaristes de premier plan vont donc se succéder, offrant de petites histoires se déroulant sur un, deux ou trois épisodes maximum. Le résultat est tout simplement jouissif, tant les auteurs en question sont libres de nous livrer des récits inédits, introspectifs et plus matures que d’ordinaire.

Le premier recueil VO est le meilleur de tous car il regroupe les six premiers épisodes de la série et nous permet de découvrir respectivement des histoires signées Garth Ennis, Greg Rucka et Peter Milligan !

- The Coming of the Thousand (Spider-Man’s Tangled Web #1 à 3) :

Garth Ennis, qui ne fait jamais rien de ce qu’on lui demande, commence très fort en inventant un super-vilain inconnu au bataillon ! Il imagine que dans le passé de Peter Parker, un horrible lycéen qui le martyrisait a été témoin de sa transformation et connait son secret depuis toujours. Alors qu’il végète depuis des années en pensant que Peter, en devenant Spiderman, lui a volé son destin parce qu’il le méritait davantage, il envisage de mettre sa vengeance à exécution…

Ennis donne dans le glauque et l’horrifique, n’hésitant pas à malmener un super-héros qu’il n’aime pas beaucoup (Ennis déteste les super-héros) et à faire mourir moult personnes dans d’atroces souffrances. Un récit très divertissant, mais qui, à force de s’éloigner de la mythologie interne du personnage, apparaît plus comme une sorte de « What if » que comme une véritable histoire liée au monde de Spiderman. Le dessin de John McCrea, une fois n’est pas coutume, est plutôt bon, grandement amélioré, il est vrai, par l’encrage et la mise en couleur de ses collaborateurs.

Non mais qu’est-ce qu’il est méchant avec les super-héros ce Garth Ennis !!!

Non mais qu’est-ce qu’il est méchant avec les super-héros ce Garth Ennis !!!

- Severance package (Spider-Man’s Tangled Web #4) :

Greg Rucka nous livre ici un one-shot exceptionnel, sur fond de polar tendu sur le fil du rasoir, tel qu’il en a le secret. Spiderman est aux abonnés absents dans cette histoire, tandis que l’on nous montre ce qui arrive aux hommes du « Caïd » lorsqu’ils ratent leur coup après que « l’Homme-araignée » ait fait échouer un trafic d’armes ! Rucka construit son conte chez les gangsters de manière magistrale avec une précision inouïe : Enlevez une seule vignette et le récit ne fonctionne plus. Ajoutez-en une et l’histoire n’est plus la même. Le dessinateur Eduardo Risso, transfuge de la série 100 Bullets, est ici comme chez lui.

Un petit chef d’œuvre de narration séquentielle, immanquable, inoubliable. Tout ce que j’aime. Ce récit a d’ailleurs été nominé pour l’Eisner Award 2002 de la meilleure histoire en un seul numéro (Best Single Issue).

Chef d’œuvre !

- Flowers for Rhino (Spider-Man’s Tangled Web #5 et 6) :

Le « Rhino » tombe amoureux de la fille d’un caïd du syndicat du crime. Mais celle-ci, rebutée, le renvoie à sa bêtise et à sa suffisance. Désespéré, le vilain pachyderme demande au créateur de sa carapace de l’opérer afin d’augmenter son intelligence… Peter Milligan donne la vedette de ces deux épisodes au « Rhino », l’un des ennemis récurrents de Spiderman, mais aussi l’un des moins intéressants, puisqu’il n’a jamais vraiment eu l’occasion de bénéficier d’un récit lui donnant un peu plus d’épaisseur que le simple fait de défoncer des murs.

C’est à présent chose faite, car Milligan lui a concocté une histoire aux petits oignons, à la fois simple et profonde, anti-manichéenne au possible, dans laquelle le colosse aux pieds d’argile se révèle bouleversant. Une petite merveille, pleine d’esprit et d’humour, tout en finesse (c’est plutôt rare avec les séries Marvel !), de ces histoires sans prétention qui font exister leurs personnages. Au dessin : Un Duncan Fegredo impeccable !

Et si… le Rhino était intelligent ?

Et si… le Rhino était intelligent ?

- Gentlemen’s agreement (Spider-Man’s Tangled Web #7 à 9) :

Ce récit est écrit par le scénariste Bruce Jones et mis en image par le dessinateur Lee Weeks. Il focalise sur Charlie Clemmens, un simple chauffeur de taxi qui, depuis une certaine nuit, connait l’identité de Spiderman. De tragiques événements l’obligent à trouver une très importante somme d’argent dans un délai très court. Il suffirait pour Charlie de vendre l’identité de « l’Homme-araignée » à n’importe quel truand pour en tirer la somme nécessaire à ses projets. Mais Mr Clemmens est un homme d’honneur…

Disons le d’entrée, Spiderman est quasi-absent de ces trois épisodes. Il n’y a aucun super-vilain, juste un homme ordinaire avec une tragédie humaine. Les amateurs de comics à base de super-héros en slip et de bastons tous azimuts doivent donc passer leur chemin. Pour les autres, bienvenue dans ce qui se fait de mieux en matière de narration séquentielle.

Bruce Jones se penche sur l’homme de la rue…

« Question d’honneur » (titre de la VF) est une histoire poignante, construite de manière à laisser planer le suspense jusqu’au bout, et profonde quant à la caractérisation de son personnage principal. Charlie doit-il ruiner la vie de Peter Parker pour sauver la sienne, ainsi que sa cellule familiale, complètement disloquée ? Bruce Jones mènera le parcours de son antihéros au bout d’une logique sans faille, non sans gratifier le lecteur d’une pirouette scénaristique assez dense, de celles que l’on appelle un « twist ».

C’est pas du Spiderman censuré ça !

C’est pas du Spiderman censuré ça !

Du comicbook comme je les aime, construit de manière conceptuelle. La simplicité de l’histoire et le manque de clarté dans son dénouement l’empêche d’être inoubliable, mais c’est tout de même du très bon travail d’écriture. Le dessin de Lee Weeks, un habitué du personnage de Spiderman, très classique, est parfait.

Ces premiers épisodes sont des bijoux. Il faut dire que les auteurs convoqués au bal sont parmi les plus prestigieux du moment et qu’ils bénéficient d’une liberté créative totale ! Malheureusement, la suite va se révéler plus irrégulière que cette première moitié de la série, précisément à cause du choix des auteurs. Le niveau artistique va ainsi aller en décroissant, puisque certains des scénaristes suivants font davantage partie des artisans mineurs de l’industrie du comic-book.

Spiderman en pleine action sans bouger de chez soi !

- Ray of Light (Spider-Man’s Tangled Web #10) :

Celui-ci est un très court récit entièrement réalisé par Kaare Andrews. L’action se déroule dans un appartement à l’intérieur duquel deux jeunes frères regardent la télévision et se disputent à propos des super-héros, avant que Spiderman et Electro, en plein combat, ne traversent le mur et achèvent leur rixe à l’intérieur de l’immeuble. Une petite histoire sans prétention, fraîche et divertissante, joliment mise en image de manière infographique par l’artiste.

Rétro et cartoon : Le style Cooke !

Rétro et cartoon : Le style Cooke !

- Open All Night (Spider-Man’s Tangled Web #11) :

Ce N°11 est un épisode one-shot un peu plus long que la normale (38 pages) entièrement conçu par Darwyn Cooke. L’auteur au style « cartoon » nous conte les déboires de toute la rédaction du Daily Bugle, le journal dans lequel travaille Peter Parker, au soir de la St Valentin. Spiderman combat le Vautour pendant que deux jolies journalistes attendent un rendez-vous avec… Peter ! Pendant ce temps là, tout ce beau monde se télescope entre les locaux du « Bugle » et le Coffee Bean, petit troquet où il est coutume de prendre une pause.

Voilà un récit très rafraichissant, plein d’humour et d’imagination. Cooke donne dans le style « cartoony » encore plus que d’habitude et c’est très léger et très fun.

Tout mignon ! Mais plein d’esprit !

Tout mignon ! Mais plein d’esprit !

I Was A Teenage Frog-Man (Spider-Man’s Tangled Web #12) :

Le scénariste Zeb Wells fait son entrée chez Marvel avec ce one-shot irrésistible autour de la figure de Frogman, sans doute le super-vilain le plus grotesque du déjà fantastique bestiaire qui compose le rang des ennemis de Spiderman ! Wells focalise sur cette figure improbable de l’univers Marvel mais parvient à contourner tous les éléments qui auraient pu faire basculer son récit dans le ridicule en s’intéressant avant tout au fils du vilain, et à toutes les répercussions que peut engendrer les agissements d’un criminel sur sa descendance !

Pour autant, cet épisode ne manque pas d’esprit, d’humour et de sensibilité et l’on s’attache immédiatement à ces personnages de l’ombre. Excellent ! Au dessin, Duncan Fegredo assure avec son style réaliste et expressif.
A noter que le titre est un hommage aux vieux films d’horreur un peu désuets des années 50, qui s’amusaient à rajeunir les vieilles figures du fantastique (I Was a Teenage Werewolf et I Was a Teenage Frankenstein en tête !). Normal, étant donné que Zeb Wells s’était fait connaitre entant que cinéaste pour ses court-métrages qui parodiaient les super-héros, avant d’être repéré par Marvel

Mort de rire !!!

Mort de rire !!!

Double Shots (Spider-Man’s Tangled Web #13) :

Le « No-Name Bar » accueille tous les super-vilains de new-York. Ils vont s’y détendre entre deux mauvais coups et picolent en costume de vilain… Ce soir, quelques membres des « Sinister Six » se retrouvent autour d’une table et commandent double-whisky sur double-whisky (d’où le titre) ! Chacun raconte aux autres ses échauffourées de la semaine. Car ils ont tous eu maille à faire avec un certain… Spiderman !

Le No-Name bar !

Le No-Name bar !

Ce one-shot est un peu en dessous des autres du point de vue de l’intrigue. Le scénariste Ron Zimmerman opte pour l’humour et le second degré et décrit les vilains avec une « cool-attitude » qui les rend relativement attachants. « Badass » on appelle ça ! Sympathique, mais pas inoubliable.

En revanche, cet épisode nous donne l’occasion de voir le dessinateur Sean Phillips, un habitué des polars sombres et réalistes (Criminal, Fatale…), dessiner du super-héros maison ! Il s’amuse comme un petit fou et, s’il croque un Spiderman consensuel, il nous offre un Vautour exceptionnel et une Torche Humaine splendide !

Sean Phillips chez les super-héros !

Sean Phillips chez les super-héros !

- The Last Shoot (Spider-Man’s Tangled Web #14) :

Brian Azzarello suit les traces de Greg Rucka et écrit un one-shot dans lequel Spiderman n’intervient pas. Il imagine l’envers du décor d’un événement remontant aux origines de la série : Le premier combat de Peter après que ce dernier ait obtenu ses superpouvoirs, c’est-à-dire sur le ring d’une salle de catch, contre le lutteur Crusher Hogan ! Azzarrello pénètre l’existence de Hogan et s’intéresse au quotidien de ce personnage de l’ombre, doté d’une belle épaisseur et d’un sens de l’honneur à toute épreuve.

Aux origines !

Aux origines !

Bref, un petit récit très bien écrit, qui éclaire un moment de la série sous un jour complètement neuf dans un style relativement naturaliste qui évoque parfois les films noirs hollywoodiens des années 50. On pense notamment à des perles comme Nous Avons Gagné Ce Soir de Robert Wise.

Le final est surprenant et aussi pessimiste que lyrique, qui voit une illustration en demi-page boucler le récit avec l’entrée en scène d’un Spiderman en civil, avec son collant sur la tête au moment de son arrivée dans le récit tel que nous le connaissons ! Au dessin, Giuseppe Camuncoli débarque chez Marvel et assure le spectacle dans un style aussi épuré qu’efficace.

Crusher, le premier adversaire historique de Spiderman !

Crusher, le premier adversaire historique de Spiderman !

The Collaborator (Spider-Man’s Tangled Web #15) :

Ce quinzième numéro est un peu décevant dans la mesure où il est entièrement réalisé par Paul Pope, un auteur ayant le vent en poupe… Une jeune lycéenne est une fan extrême de notre Spiderman (le titre de l’épisode en VF est d’ailleurs « la Groupie »). Mais sans le savoir, elle est également la fille d’un nouveau super-vilain : Le Scarabée volant !

Lorsqu’elle entend à la radio que ce vilain tout frais fait des siennes à quelques pâtés de maison de son appartement, la demoiselle file assister à la scène… Pope ne se révèle pas très à l’aise dans l’exercice du one-shot. Le récit ne décolle jamais et retombe platement. Dommage, car le pitch de départ était très prometteur…

La groupie !

La groupie !

Behind The Mustache (Spider-Man’s Tangled Web #20) :

Zeb Wells aime décidément l’univers de Spiderman ! Il revient donc rapidement nous offrir une seconde petite perle sans doute encore plus jouissive que la précédente ! J. Jonah Jameson s’est tellement mis en colère ce matin, qu’il a fait une crise cardiaque ! Car c’en était trop : Tout le monde s’était lié contre lui en essayant de défendre Spiderman, pauvre super-héros que Jonah assassine dans ses éditos depuis sa première apparition ! La compagnie d’assurance du Daily Buggle lui impose alors une psychothérapie. Et le médecin s’empresse de questionner son patient sur les origines de sa haine à l’encontre de ce pauvre homme-araignée ! Mais fichtre, Jonah ne sera pas un patient docile !

Wells nous fait un beau cadeau en installant le despotique rédacteur en chef du Buggle sur le divan du psy (le titre VO est tout de même bien plus pénétrant que sa traduction VF « Séance chez le psy »…). Nous suivons ainsi le moustachu (qui se croit hypnotisé alors que son hyperactivité le rend insensible à toute forme de suggestion !) dans ses souvenirs et son enfance, sa jeunesse et donc, ses origines !
Le récit est très inspiré et Wells réussit un parallèle étonnant entre la psychanalyse au sens médical et la mythologie des super-héros. Le tout est emballé d’un humour irrésistible et d’une verve dévastatrice ! Le dessin, caricatural, est affreux. Mais on passe quand même un super moment !

Jonah voit rouge !

Jonah voit rouge !

Et voilà. Spiderman’s Tangled Web s’est arrêté au numéro 22. C’est terriblement frustrant de constater que, dès qu’une série consacrée à Spiderman sort des sentiers battus, elle ne fait pas long feu. En 1999, Marvel lançait la série Webspinners : Tales Of Spider-Man, dans laquelle d’excellents auteurs proposaient une relecture des anciennes aventures du « Monte en l’air ». Au bout de 18 épisodes, la série était stoppée faute de succès.

Plus récemment, les mini-séries Spider-man Noir n’ont pas non plus cassé la baraque, de même que le run de J.M. Straczynski sur la série principale, révolutionnaire, a été jeté aux oubliettes au terme de One More Day. Car le gras du lectorat préfère manifestement se cantonner au mainstream le plus commun. Raison de plus pour ne pas passer à côté de ces épisodes précieux… Fortement recommandés pour tout amateur de comics bien fichus.

Du Spiderman sans Spiderman ? Oui, mais c’est du bon, du très bon Spiderman !

Du Spiderman sans Spiderman ? Oui, mais c’est du bon, du très bon Spiderman !

—-
La Bo du jour : par la moustache de JJ Jameson !

71 comments

  • Matt  

    En continuant mes recherches sur des petits récits sympas de Spidey, je suis tombé sur Keemia’s Castle dans les numéros 615 et 616 de « amazing spider-man ». Une histoire en 2 épisodes sur l’homme sable qui essaie de s’occuper de sa fille Keemia, en lui racontant qu’elle est une princesse et en bâtissant un chateau entier de sable dans laquelle elle peut dormir alors qu’elle semble à la rue. En réalité l’homme sable a des troubles de la personnalités et pour rester propriétaire d’une zone de la ville abandonnée dans laquelle sa fille peut vivre, il a tué sa mère, tué un avocat, etc…mais il ne s’en rappelle pas.
    Bref c’est une jolie histoire, un peu triste aussi quand la gamine au final est placée dans une famille d’accueil et en veut à Spider-man de l’avoir séparée de son père et de son royaume.

    ça se passe techniquement durant « the gauntlet », une longue période durant laquelle les Kravinov envoient des ennemis de Spidey contre lui pour le briser…du moins d’après ce que j’ai compris car je n’ai pas tout lu et ça ne m’intéresse pas trop. Mais il n’y a aucune référence à ça dans ces 2 épisodes.
    C’est de Fred Van Lente. Je sais que le boss ne l’aime pas pour ses « X-men : noir » mais ça fait 2 fois que je lis des épisodes sympas de lui, avec les numéros 601 à 604 « red-headed stranger » qui racontaient une sympathique histoire avec le caméléon.

    Dispo là dedans :

    http://www.bulledair.com/index.php?rubrique=album&album=revue2_spiderman131

    • PierreN  

      Comme Matt, j’ai bien apprécié cet arc de Van Lente (qu’il ne faudrait pas réduire à ses X-Men peu convainquant; à côté de cela il a fait plein de bonnes choses : Incredibles Hercules avec Pak, Action Philosophers, Modok’s 11), qui reste à ce jour une des rares bonnes histoires de l’ère « The Gauntlet ». Pour la période BND, je retiens surtout les arcs de Slott avec JRjr et Marcos Martin.

      • Matt  

        Je farfouille dans ce qui précède Superior Spider-man en fait.
        Et je me rends compte que je n’accroche pas à Big Time. Enfin…j’aime bien le début avec le nouveau super bouffon et black cat, mais après ce sont des histoires too much comme Spider Island ou Ends of the Earth qui ne m’intéressent pas à cause de leur caractère trop over the top.

        Spider-man n’est pas intéressant dans les crossovers plein de gros monstres avec des enjeux planétaires. Spider Island était fun et léger comme Slott sait bien le faire, mais d’un autre côté je n’ai aucune envie de le relire tant il ne se passe rien de marquant. Juste des grosses bastons avec plein de cameo. Le plus marrant c’était surtout de voir certains personnages avec des pouvoirs d’araignée…comme Jameson. Mais au bout d’un moment c’est l’overdose de spider-people. C’est pour ça que je ne risque pas de lire spider-verse. J’en ai absolument rien à carrer de voir des team-up entre plein de spider-men. Ce n’est pas ça qui m’intéresse. Je préfère des trucs plus terre-à-terre avec des civils et pas des conflits multi-dimensionnels qui semblent exister pour vendre des jouets de nouveaux personnages avec des « spider pouvoirs ».

        • Bruce lit  

          Dans mes bras…
          C’est tout à fait la raison pour laquelle, mis à part SSM, je ne poursuivrai pas le run de Slott.

          • Matt  

            Et avec Spider-Gwen et Gwenpool, on touche le fond des idées à la con. A quand Iron Oncle Ben ? Fantastic Jameson ? Ces idées de prendre des civils et d’en faire des héros à la con, ça va à l’encontre de l’intérêt même de ces personnages qui existaient sans avoir besoin d’être des super-people. Et en plus aller les chercher chez les morts…
            Ah pardon, dans des univers alternatifs ou tout peut arriver. Moui, ça change tout.

          • Bruce lit  

            Ahaha….
            Fantastic Jameson (of a bitch) : Badass !

      • Matt  

        @PierreN : Au fait, toi qui semble avoir tout lu, il est devenu quoi le fils de Harry ? Je sais que Harry lui-même a été ressuscité après tout le bazar de OMD, mais son fils qu’il a eu avec Liz ? Il est passé par le vide ordures de la rétro continuité ? Parce que c’est quand même très con, surtout si c’est pour lui filer un nouveau fils direct après. Apparemment il a eu un gamin avec Lilly Hollister alias Menace, une énième déclinaison du bouffon vert. J’ai lu des trucs comme quoi Lilly aurait couché avec Norman (décidément elles y passent toutes depuis le retcon avec Gwen) et qu’il y avait une chance que le gamin soit de Norman…et puis en fait non c’est celui de Harry. Alors il a 2 gosses ou le premier a été effacé ? (ça m’agace rien que d’évoquer tous ces trucs incohérents qu’a généré OMD)

      • Matt  

        Et ça vaut le coup de lire tout ce machin avec Menace d’ailleurs ? Bieng ? Ou pas bieng ?

        • PierreN  

          Harry est revenu ces derniers temps en tant que membre de l’entreprise de Parker.
          Son premier fils est toujours avec Liz (et lorsque celui-ci a été aperçu dans la série Superior il était devenu un peu antipathique, de là à dire qu’il suit les traces de son grand père, il n’y a qu’un pas) et il s’occupe lui-mêm du second.
          Tous les arcs autour de Menace, je n’en garde pas un souvenir impérissable, hormis « New Ways to Die » de Slott er Romita Jr, avec le face à face entre Spidey et les Thunderbolts d’Osborn.

          • Matt  

            Ah on voit son premier fils dans Superior ? J’ai lu la série mais je n’ai pas relevé…
            Merci pour l’info.

  • Matt  

    En fait cette période « brand new day » écrite par plein de scénaristes est donc dépourvue d’une vision d’auteur unique. Elle est donc parsemée de récits de merde…mais aussi de quelques bons récits isolés. J’ai déjà parlé de ceux de Mark Waid (le 578 et 579) qui sont très sympas.
    Je crois que les épisodes de Joe Kelly c’est pas l’éclate par contre.

  • Bruce lit  

    Voilà! Ai trouvé ça à 2€ à Gibert !

    Ennis- : Du mal avec les dessins de Mc Crea, mais ses genoux tordus collent bien avec le volet désarticulé de SM. SUr l’histoire, j’ai été très surpris par l’investissement d’Ennis plus grand que pour son Thor. Il écrit un Peter Parker tout à fait honorable et n’exclut pas de belles scènes de tendresse avec May… Étonnant ! Le vilain est un peu ridicule mais il réussit à introduire une touche de gore dans l’univers aseptisé de Marvel.

    Le Rhino_ Superbe ! Rien à dire, tu as bien vendu ta came Tornado ! Ah si ! As tu remarqué les discrets mais savoureux clins d’oeil à Marlon Brando : le restaurant où mange Stella s’appelle ….Marlon. Mais c’est surtout la scène du balcon où cette grosse brute de rhino entre dans la peau de Stanley Kowalski et reprend le Steeeellla ! d’un Tramway nommé désir ! Succulent !

    Risso : superbe histoire concise et implacable, magnifiquement dessiné par Risso. 100 Bullets chez Marvel ! Implacable ! Youpi ! Je me suis régalé !

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *