Pas de pitié pour les croissants – Moon Knight par Doug Moench et Bill Sienkiewicz

Moon Knight par Doug Moench et Bill Sienkiewicz

Une expédition lunaire par JP Nguyen

VO : Marvel comics

VF : Panini Comics

Le héros qui pense toujours à amener les croissants

Cet article vous propose un survol des premières années de publication de Moon Knight, de 1975 et son apparition dans WEREWOLF BY NIGHT #32 à 1984 avec MOON KNIGHT #38, qui clôturait sa première série régulière. Entre 2015 et 2019, Marvel a republié tout ce matériel dans trois volumes Epic Collection, intitulés respectivement BAD MOON RISING, SHADOWS OF THE MOON et FINAL REST.

Ils ont été réédités fin 2021-début 2022 à l’occasion de la sortie de la série live chez Disney Plus. Dans la langue de Molière, le premier Epic Collection a été publié fin avril 2022 sous le titre MOON KNIGHT – L’INTÉGRALE 1975-1980.

Il y a bien des lunes, j’avais signé un de mes premiers articles pour le blog avec le MOON KNIGHT de Warren Ellis et Declan Shalvey. Dans mon parcours de lecteur, je n’avais jamais eu l’opportunité de me plonger dans ses premières aventures et notamment le run, souvent qualifié de séminal, de Doug Moench et Bill Sienkiewicz. Il faut dire que ces épisodes n’avaient été que partiellement traduits en VF, en 1984-1985, chez Aredit, alors que je me fournissais principalement chez LUG. Aux alentours de 2016, lorsque Marvel s’est lancé dans la réédition au format Epic Collection, j’ai pris le tome 2, SHADOWS OF THE MOON et… il m’est un peu tombé des mains ! Ne voulant pas passer à côté d’un run de référence des comics mainstream, j’ai persévéré et, début 2022, je me suis finalement résolu à lire les trois tomes.

N’ayant aucune nostalgie de ces épisodes, je vous livre dans les lignes suivantes mon humble avis de lecteur marvélien, parti décrocher la lune et revenu avec un peu moins d’étoiles dans les yeux qu’espéré : le bon voire l’excellent cotoient le passable et le kitsch. L’article suivra le découpage des Marvel Epic Collection.

BAD MOON RISING : le chevalier de la lune prend ses quartiers

Dans ce premier volume, on trouve toutes les premières apparitions de Moon Knight en tant qu’adversaire ou guest-star, huit épisodes backup parus dans un magazine consacré à Hulk et les quatre premiers numéros de sa série régulière.

Au départ, Moon Knight n’était donc qu’un antagoniste de passage dans WEREWOLF BY NIGHT #32-33. Engagé par l’organisation secrète du Comité, Marc Spector le mercenaire se voit remettre un costume et des armes lui permettant de devenir Moon Knight et d’aller capturer le Loup-Garou de la Maison des Idées. Déjà, le mercenaire est secondé par Frenchie, son fidèle pilote d’hélicoptère. Finissant par comprendre les sombres motivations du Comité, Spector se retournera contre ses commanditaires. Dans Marvel Spotlight #28-29, Moon Knight accède véritablement au statut de héros, opposé au Conquer-Lord, un vilain très générique au look kitschissime. Le justicier au costume immaculé voit son supporting-cast complété par son amante/assistante Marlene Alraune, le SDF/indic Crawley et la serveuse de bar Gena Landers. Moonie rejoint ensuite brièvement les Défenseurs pour affronter le Scorpion, dans un arc du run de Keith Giffen puis fait équipe avec Tête de Toile dans SPECTACULAR SPIDER-MAN #22-23 ou encore la Chose, dans Marvel-Two-One #52.


Backup de HULK! #15 : le héros part pour une mise au vert…

Marvel Comics – Panini Comics

En 1978, alors que la série télé sur le Titan Vert connait un certain succès, Marvel a besoin d’histoires pour compléter la pagination de HULK! Magazine et Moon Knight arrive au numéro 11, dans un épisode dessiné par Gene Colan et écrit par Doug Moench. Le numéro 12 comporte un changement notable dans l’accoutrement du héros : il troque la cape de ses débuts, avec des attaches aux manches pour un design plus classique, qui permettra à de nombreux dessinateurs d’évoquer le motif du croissant de lune. Mais ce n’est qu’au numéro 13 que Bill Sienkiewicz arrive au dessin, dans un style très influencé par Neal Adams, avec une belle colorisation par Steve Ollif. Le premier arc est assez rocambolesque, avec une intrigue de statuette volée qui dérive vers une menace terroriste… Vient ensuite une rencontre nocturne assez anecdotique entre le Vengeur Argenté et le Colosse de Jade puis un récit assez sombre de tueur en série qui permettra d’en connaître davantage sur l’histoire familiale de Marc Spector. Enfin, dans Marvel Preview #21, nous avons de nouveau droit à un récit d’espionnage, où le passé d’agent de la CIA de notre héros sert de prétexte à la découverte d’un complot gouvernemental, une des marottes du scénariste Doug Moench… Le rythme des intrigues est dans la tradition de l’époque, très soutenu, avec des rebondissements qui s’enchaînent mais ce sont les dessins et leur belle mise en couleurs que je retiendrai avant tout.

Et ce n’est qu’avec le début de sa série régulière, en 1980, que Moon Knight se voit attribuer , par la grâce de la rétro-continuité, une origine le liant à Khonshu, divinité égyptienne de la Lune, ainsi qu’une Némésis en la personne de Raoul Bushman, redoutable chef mercenaire.

Sur le papier, ce volume ne me tentait pas vraiment mais sa diversité fait son charme et feuilleter, dans le même bouquin, du Defenders, du Marvel Two-In-One et du Sienkiewicz colorisé par Steve Oliff, c’est un cocktail au charme désuet étonnamment séduisant !

SHADOWS OF THE MOON : comme sur un plateau d’argent
Moon Knight #5 : une histoire de fantôme new-yorkais
Marvel Comics – Panini Comics

Ce second volume contient les épisodes 5 à 23 de la première série régulière du vigilant lunatique. Alors qu’on pourrait s’attendre à ce que la série décolle avec un duo stable de créateurs, je suis sorti de ma première lecture avec une impression très mitigée. Ces épisodes sont à peu près contemporains du run de Frank Miller et Kaus Janson sur DAREDEVIL et je n’ai pu m’empêcher de comparer les aventures de ces deux justiciers urbains. Là où Miller avait su construire une intrigue au long cours tout en troussant de chouettes one-shots, Moench nous sert une majorité d’histoires courtes et, lorsque les intrigues s’étirent, ce n’est pas forcément pour le meilleur, le pompon étant décroché avec les numéros 17 à 20 qui opposent successivement notre héros au Master Sniper (un sous-Deadshot) puis à Nimrod Strange/Arsenal. Ce dernier fait penser à une version du colonel Kadhafi en tueur super-entraîné entouré de femmes-gardes du corps en bikini… La galerie de vilains restera une des grosses faiblesses de Moon Knight : aucun de ses ennemis n’émerge particulièrement, le héros-titre ayant tendance à les éclipser.

Heureusement, même s’il se coltine souvent des adversaires insipides, Moon Knight se confronte aussi à des antagonistes plus intéressants, tel Stained Glass Scarlet (#14), femme vêtue de rouge à l’histoire tragique ou Morpheus (#12, 22 et 23), créature de cauchemar n’éprouvant plus le besoin de sommeil…

Ces épisodes sont l’occasion de voir évoluer le style de Bill Sienkiewicz, tour à tour encré par Klaus Janson (le résultat évoquant alors fortement le run de DD par Miller) , Steve Mitchell (qui a œuvré sur le IRON MAN alcoolique de O’Neil/McDonnell) ou lui même. Il se détache progressivement du néo-classicisme « à la Neal Adams » et distord de plus en plus les anatomies et les formes, avec un trait à la fois épuré et torturé.

Au scénario, Moench explore parfois les personnages secondaires et donne à chacun l’occasion de briller, même si la caractérisation de Marlene est assez inconstante, tantôt compagne d’armes et égale de Moon Knight, Moench la rétrograde parfois au statut de simple demoiselle en détresse.

Au final, c’est, à mon goût, le moins enthousiasmant des trois volumes : le cul entre deux chaises, avec des dessins fonctionnels mais dont la qualité fluctue et n’affirment vraiment leur personnalité que sur la fin du tome.

Moon Knight #23 : Face à Morpheus
Marvel Comics-Panini Comics
FINAL REST : chimères d’enfer dans la clarté lunaire

Ce troisième volume va du numéro 24 au 38, pour conclure la première série régulière du Croisé au Croissant d’Argent.

MK #24 voit le retour de Stained Glass Scarlet, à nouveau pour un récit aux accents tragiques puis le 25 nous offre un récit ultra-compressé de chute et de rédemption du Chevalier Blanc face à son antithèse, le Black Spectre. MK #26 – HIT IT! – démarre sur une note de Jazz et se termine sur une critique de la violence comme méthode de résolution des problèmes, et m’évoque un peu l’épisode ROULETTE du Daredevil de Frank Miller, ou encore les QUESTION de Dennis O’Neil et Denys Cowan.

MK #27 nous propose une enquête sur un tueur de flics, mise en images par Joe Brozowski, avant que Bill Sienkiewicz ne revienne au 28 et n’emmène Marc et Marlene en voyage sur les terres de Khonshu. Le dessinateur s’en va au numéro 30, après deux épisodes qui voient le retour du Werewolf, histoire de boucler la boucle. Moench reste encore quelques épisodes, tournant autour d’un gang de rues, d’une boîte à musique et d’un prêteur sur gages, illustrée par un jeune Kevin Nowlan.

Tony Isabella écrit les numéros 34 et 35, on l’on peut notamment voir Moon Knight associé aux Fantastic Four et aux X-Men pour combattre la mutante Bora, capable de générer un vent glacial… Sans doute indisposé par les courants d’air, Marvel la gardera longtemps au placard, puisqu’elle a très peu d’apparitions à son actif, la dernière étant un cameo sur un écran de contrôle dans New Avengers #18 (2006) écrit par Brian Michael Bendis… Un exemple de plus de la faible galerie d’ennemis de l’émissaire de Khonshu.

Enfin, le dernier arc, écrit par Alan Zelenetz, éclaire les relations de Marc Spector avec son père et explore les racines juives du personnage.
Il y a un peu moins d’espionnage et de complots planétaires dans ce dernier volume, qui laisse davantage de place aux récits intimistes, même si l’action super-héroïque conserve ses droits. Avant de quitter la série, Moench et Sienkiewicz livrent quelques belles perles.

Moon Knight#26 : un des hits du run !
Marvel Comics – Panini Comics

TO THE MOON AND BACK

De cette plongée dans les dix premières années de publication de MOON KNIGHT, je ressors quelque peu mitigé. Certes, il y a de bons passages et quelques numéros remarquables mais aussi une palanquée de récits-clichés avec une mise en forme datée et une narration pataude qui seraient sans doute capables de momifier sur place un de mes chers confrères de la Bruce Team.

La plupart de ces épisodes ont été publiés dans des formats de revues non-soumises au Comics Code Authority. Mais en les lisant aujourd’hui, je ne distingue pas forcément un ton si adulte que ça, au bémol d’un certain penchant pour l’horreur, mais qui reste assez sage pour un lecteur contemporain. Au final, de Doug Moench, je préfère largement l’association avec Kelley Jones pour son run de Batman. Quelque part, la patte graphique affirmée de Jones et les histoires centrées sur les ennemis plus charismatiques du Dark Knight fonctionnaient mieux sur moi.

Ce dépoussiérage d’un run souvent cité en référence m’a toutefois éclairé sur la construction progressive du personnage :ses identités multiples, son passé à la CIA, sa résurrection par Khonshu, ses origines juives ; ce sont des strates cumulatives et non une conception monolithique, même si beaucoup d’éléments étaient présents dès Marvel Spotlight #28.

Cette lecture me fait réévaluer à la hausse les six numéros, courts mais haletants, du run de Ellis et Shalvey. En l’espace de quelques épisodes, ils ont redonné un élan au justicier tout de blanc vêtu et introduit des éléments (le costard-cravate de Mister Knight, le look de Khonshu) qui ont marqué le lectorat. Ce voyage imaginaire auprès du Crescent Crusader m’a également donné envie de me repencher de plus près sur le run de Jeff Lemire, partiellement chroniqué sur le blog par notre estimé collègue Présence. Et puis, il faudra sans doute que vous parle du relaunch de 2021 par Jed Mackay et Alessandro Capuccio, que je trouve assez réussi.D’ici là, que Khonshu veille sur vous !

Le chevalier d’argent de l’âge de bronze des comics…
Marvel Comics – Panini Comics

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La BO du jour :

21 comments

  • Tornado  

    Chouette article qui hulule quelques bons jeux de mots (et merci de me citer, c’est toujours touchant).
    Comme beaucoup de lecteurs de comics VF, j’ai découvert MK dans de vieux albums Aredit en 2nde partie de Hulk (je comprends désormais le pourquoi de cette association). C’est un personnage qui me fascinait pas mal quand j’étais gamin. L’un des plus fascinants de la Maison des idées pour son look radical et mystérieux.
    Plus tard j’apprenais que Marvel l’avait créé avec l’idée de se faire sa propre version de Batman (Spector est également un orphelin très riche, créature de la nuit sans pouvoirs mais avec ses sbires).
    J’avais retrouvé un de mes vieux Aredit il y a quelques années et j’avais relu l’épisode de Moench & Scienky qui était dedans. Effectivement, ça ne m’avait pas donné envie d’aller plus loin (mais c’était déjà mieux que l’épisode de Hulk)… (https://www.comicsvf.com/scans/vf/aredit/hulkgeant/6.jpg)

    J’ai toujours la première partie du run de Charlie Huston (avec David Finch, que j’avais bien aimé à l’époque), ainsi que les run de Bendis & Maleev et de Ellis & Shalvey qui dorment encore sur mes étagères….

    La BO : Connaissais pas cette chanson de Sting. Ou alors je l’ai oubliée.

  • Eddy Vanleffe  

    Cela semble être tout à fait pour moi, tyotalement fan des comics de cette époque.
    ‘jajoute et sans faire de prub que Panini a pour la coup fait fort en publiant dans la foulée les épisodes vintage et modernes …je pense bien me faire les trois….
    Merci JP pour ce passage en revue.

  • Présence  

    Un article qui tombe à pic. Je n’avais lu que quelques épisodes des Moench & Sienkiewicz, et je conserve un souvenir très vague d’avoir lu quelques pages de Hulk Magazine. Cela fait quelques mois que je suis indécis quant à la lecture de ces 3 Epic Collection. Je découvre que chacun d’entre eux présente un attrait de nature différente.

  • JP Nguyen  

    @Tornado : je ne doutais pas que tu te reconnaisses dans l’article, même sans te citer nommément 😉 !
    Il y a longtemps que je voulais écrire cet article, dès la lecture du Epic 2… mais j’avais été plutôt déçu et je me sentais en décalage avec l’avis général sur ce run. Là, en ayant lu l’ensemble de la période, je me suis fait mon avis et je rappelle que ce n’est que ma subjectivité. Je n’ai pas lu ces numéros lors de leur sortie. Peut-être que dans leur contexte de publication, ils se démarquaient davantage…
    Je pense que le run de Ellis et Shalvey te fera passer un bon moment.

    @Eddy : tu me diras ce que tu en as pensé. Pour ma part, si je devais résumer, je dirais que j’aurais voulu les aimer davantage.

    @Présence : allons, tu es un lecteur tout-terrain, il te faut lire du mainstream classique aussi ! Je suis persuadé que tu y trouveras quelques pépites, sans que cela ne puisse prétendre au statut de chef d’œuvre.

    • Présence  

      Lire du mainstream classique aussi : je suis en train de lire le tome Epic Collection 3 de Conan, du vrai classique également. Je souffre avec le volume de texte de Roy Thomas, mais je me régale avec les dessins de John Buscema & Ernie Chua.

  • Jyrille  

    Bravo déjà pour le titre, du Club Dorothée, respect, je n’y aurais jamais pensé. Si je comprends bien, pour le moment, un seul tome sur 3 a été publié en VF ? De toute façon, je ne compte pas les prendre, c’est juste pour ma culture, au cas où je jetterai un oeil à l’objet.

    Du personnage, je ne connais que la série live de Disney+ que j’ai récemment terminée. Elle est sympa et ne va pas du tout là où on l’attend.

    Il est vrai que pendant un moment, j’aurais pu prendre la version de Ellis, Shalvey et Bellaire (la même équipe que sur INJECTION) mais finalement j’ai eu la flemme… et je pense que ça va continuer.

    Les scans sont chouettes mais à part sur celui légendé « Face à Morpheus », je ne reconnais pas le Sienkiewicz que je connais. Ce sont ses débuts non ?

    Chouette article au final, très informatif, et qui m’explique pas mal de choses sur le personnage, étant incapable de me remémorer les articles précédents du blog, à part leurs auteurs respectifs. Le costume cravate est donc le fait de Ellis ! Dans la série, c’est un peu différent… Bref, merci JP !

    La BO : je suis fan. L’album beaucoup moins mais cette histoire de loup-garou m’a toujours plue.

  • Chiplefien  

    Merci pour cette recension qui rejoint mon ressenti en l’exprimant mieux que je ne l’aurais pu.

    Les intrigues et la narration de Moench ont terriblement vieilli, mais certains thèmes et leur exploitation visuelle par Sienkiwicz font tout le sel de cette époque. Et il est vrai que la mise en couleur pour le Hulk magazine est classe, du type de ce qu’on verra réservé aux Graphic Novels plus tard, sur des planches certes classiques – surtout au vu de ce qui suivra – mais d’un classicisme influencé par Adams dont la teneur me réjouit, d’autant plus qu’il s’agit de son premier job dans les comics.

    • Chiplefien  

      Damn, perdu l’occasion de dire que j’étais « en phase » avec ton opinion. On se serait bien marée.

    • Chiplefien  

      Ah, et dernier point, je ne sais pas ce qu’il en est dans les éditions actuelles, mais les couv de Sienkiwicz pour ce run alent plus qu’un coup d’oeil, notamment celle du #24, en zappant celle du #19 qui a été sabotée.

  • Surfer  

    J’ai découvert le personnage au même temps dans les revues AREDIT m/ARTIMA et dans un épisode du Magazine NOVA où il faisait équipe avec Spidey.
    J’ai été complètement déstabilisé et intrigué. On ne savais pas grand chose du personnage et en fonction des revues le costume n’était pas le même !
    Je garde un excellent souvenir du graphisme des épisodes de Sienkiewicz. Un trait proche de celui de Adams ( que j’appréciais beaucoup) tu as raison de le mentionner.👍
    Je suis heureux de lire ton article qui me semble objectif car tu as découvert ces épisodes récemment et que, par conséquent, le facteur nostalgique ne peut pas biaiser ton jugement.😉

    La BO: Je possède l’Album dont est issu ce morceau. Je l’ai acheté à sa sortie. Je conseille du même Album le titre « RUSSIANS » qui est tristement d’actualité.

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour JP,

    Merci beaucoup pour cette review, truffée de bonnes phrases et jeux de mot dont je me suis régalé.

    Cela fait longtemps que j’envisage de lire ces épisodes mais je n’ai jamais sauté le pas bien qu’ayant eu les EPIC en main. Mon envie est en fait plus liée à la prestation de Bill Sienkiewicz qu’au personnage. Il y a deux semaines j’ai préféré me prendre l’intégrale PUNISHER. Je crois que tu m’as convaincu de garder mes sous sous pour d’autres plaisirs .

    Néanmoins j’attends plutôt avec impatience la publication du deuxième volume de MOON KNIGHT avec les épisodes de Chuck Dixon et Sal Velluto, publiés partiellement en format VI par Semic fin des années 80/début des années 90.

    J’aime bien ce qu’ont fait Ellis et Shalvey mais je préfère la version de Jeff Lemire.

    La BO : j’adore ce single et l’album. Pour le single, Sting a puisé son inspiration dans INTERVIEW WITH THE VAMPIRE D’Ann Rice. Cela avait d’ailleurs eu pour conséquence d’envisager Sting (rumeur plus qu’autre chose) en Lestat dans les projets de film. Mais que fait donc la police 😀

  • Bruce lit  

    Moi tellement content de relire du JP que je pourrais envisager de mettre la main sur cette intégrale pour lire du Marvel Vintage pour lequel mon degré d’indulgence est assez élevé.
    Par contre clicker sur du Sting, faut pas pousser Bruce Lit dans les orties.
    Qu’entends tu par l’exploration des racines juives du personnage ?

  • JP Nguyen  

    @Cyrille : nous feras-tu l’article sur la série ?

    @Chip : toutes les covers sont reproduites dans les Epic. Il y a même un peu d’éditorial qui éclaire sur des covers refusées pour des soucis de composition.

    @Surfer : aucune objectivité revendiquée dans mes articles, j’essaye d’éclairer sur « ma » subjectivité. Sur les sites en langue anglaise, ce run est souvent porté aux nues. Depuis quelques années déjà, j’essaye de glisser dans mon texte quelques mots pour expliquer de quel point de vue je me place. Ca peut paraître évident mais, quand j’étais plus « jeune » je prenais moins de précautions…

    @Fletcher : le run de Dixon/Velluto commencera dans l’Epic 4, annoncé pour septembre, avec les mini-séries intermédiaires entre les deux ongoings.
    J’avais loupé la publication VF en Version Intégrale de Semic et j’en ai lu quelques numéros en ligne la semaine dernière, sans être vraiment conquis.

    J’aime vraiment bien le run en cours de MacKay/Cappuccio et j’attends que leur douzième numéro paraisse pour en faire un article, même si apparemment, leur run se poursuit au-delà…

    Et pour me mettre à niveau, j’ai lu des bouts de AGE OF KHONSHU et ça mériterait un petit bullshit detector tellement c’est concon comme la lune.

    • Jyrille  

      @JP : ce n’est pas prévu et elle ne m’a pas assez inspiré pour ça je pense. A moins que tu ne veuilles faire un team-up…

  • JP Nguyen  

    @Bruce : c’est un ajout de Alan Zelenetz, qui inventa à Marc Spector un père Rabbin, qu’il a fui pour embrasser une vie de violence…
    Plus tard, d’autres scénaristes, comme Max Bemis ou Jed MacKay, reviendront sur le rapport du personnage avec la religion de son père…

    @tous : merci pour l’accueil accordé à cet article, qui a une saveur un peu spéciale, car c’est le premier écrit après un break pour gérer des évènements imprévus de la real life…

  • JB  

    J’arrive en retard ! Merci pour ce panorama. J’ai un tendre souvenir des premiers numéros de la revue Arédit/Artima dédiée au personnage, mais c’est vrai que ses adversaires sont peu mémorables. Hormis Bushman, Stained-Glass Scarlet et Black Spectre, il me semble que Midnight ne reviendra que peu dans les titres Moon Knight (et sera remplacé par son fils) tout comme Morpheus dont les apparitions sont très ponctuelles. En fait, la première série régulière est moins restée dans les mémoires pour ses histoires que pour ses splendides couvertures, j’ai l’impression.

  • Kaori  

    Ah toi aussi tu apprécies le run de MacKay ?
    Moi ça m’a emmené à commencer celui de Lemire.
    Par contre je n’ai pas spécialement envie de lire ces premiers numéros. Je n’arrive pas à apprécier la lecture de vieux comics que je n’aurais pas lu étant jeune…

    • JP Nguyen  

      Moi ça dépend. En « vieux » comics que j’ai lus sur le tard et adoré, il y a les Warlock de Starlin.
      Et dans une moindre mesure, les Hulk de Mantlo/Buscema. Y’en a d’autres, mais ça m’échappe à l’instant.

    • Eddy Vanleffe  

      Chez moi, le temps n’existe pas. je saute d’une période à l’autre, il me faut simplement une connexion avec l’auteur. une connexion que je n’ai pas avec Steve Engleheart part exemple… du coup, moyen
      mais Chris Claremont, Roy Thomas, Jim starlin, Marv Wolfman, Gerry Conway, Bill Mantlo en général, ça passe tout seul…
      et puis je suis victime du syndrome « mais comment ça a commencé? »
      j’avoue être intéressé par le run Moench et celui d’Ellis et compagnie puis de Lemire… Mac kay ce sera si j’ai adoré le reste et s’il me reste quelques piécettes après tout ça… ^^

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